04.05.2010
FORUM : REFLEXIONS SUR LE FRONT FRANCOPHONES
*FRANCE, par courriel - un couloir à Bruxelles, la Wallonie (demandeuse de rien), en compensation, un couloir à la Flandre. Et pour la Wallonie, quelle compensation ? <><>Pour aller dans les Fourons, ils doivent passer par le pont de Visé. C'est là que nous les attendions quand ils venaient se promener, jusqu'à ce que les assurances ne veuillent plus assurer leurs cars. Là, ils sont passés par la Hollande et traversaient la frontière à pied par les prés. J'imagine Visé coupé en deux par un ruban de Flandre ! Pourquoi ne pas plutôt demander cette compensation à la Hollande ? <><>Le Limbourg s'est peut-être vu attribuer les Fourons mais il n'en est pas moins la province vilain petit canard de la Flandre, Il verrait d'un bon oeil son rattachement au Limbourg hollandais. (D'ailleurs, à l'époque des promenades du dimanche, il n'était pas rare que des démocrates limbourgeois alimentent le fonds de combat de l'Action fouronnaise.) Et comme dans la région de Maestricht, il existait et il existe peut-être encore un mouvement politique pour le rattachement à la province de Liège, nous voilà revenus au point de départ de 1963, mais avec, en plus des Fourons, le Limbourg hollandais lui-même grossi du Limbourg flamand. Quelle revanche ! Comme quoi, on ne guérit jamais d'avoir été Principautaire !+ + + +* Robert BALSAUX, par courriel - Je pense que depuis très longtemps Flamands et Wallons sont plongés dans un faux débat. Sous prétexte linguistique, l'esprit de conquête a toujours en réalité été cultivé dans les Flandres. Car il n'y a pas si longtemps, si les bourgeois cultivés se parlaient en latin, dans les villages du nord et du sud on s'exprimait uniquement en patois, d'ailleurs souvent différents d'un village à l'autre. Je ne parle pas de Charleroi ou de Liège car sans être un expert ne distingue-t-on pas le wallon de Jumet de celui de Châtelet ou le wallon du Sérésien de celui du Herstalien. D'ailleurs j'ai connu moi-même l'époque pas si lointaine où un Anversois voulant s'expliquer avec un Courtraisien, pour se comprendre n'avait d'autre solution que de s'exprimer en français. <><>Pour ceux qui examinent de très vieux grimoires en latin, du temps des comtés et des duchés, on trouvait déjà à cette époque des cartes géographiques anciennes où un énorme lion étendu sur les Flandres la gueule ouverte, tenait dans ses griffes l'Artois, la Picardie et les Ardennes. Le Flamand se sent un conquérant depuis la nuit des temps et le Wallon est très conciliant. Pourquoi ? <><>Il est vrai que les Flamands furent parmi les premiers émigrants à venir dans nos mines qui, rappelons-le furent exploitées durant 2500 ans et utilisées par l'industrie wallonne depuis 1189. Ils venaient il est vrai ces Flamands, travailler et détruire leur santé, côte à côte avec les mineurs locaux aussi mal lotis, quoiqu'on en dise. Ils furent suivis selon les époques par des Russes, des Polonais, des Italiens, des Grecs et même des Turcs. Je ne m'étendrai pas ici sur l'origine de ceux qui les exploitaient, ce n'est pas mon propos. Pourtant retenons cette leçon de savoir-vivre: Ceux qui y sont venus travailler dans les pires conditions, sont restés parce qu'ils étaient bien reçus et pour cette raison qui échappe aux Flamands y ont pour la plupart fondé une famille wallonne. + + + +* Philippe LANGE, membre fondateur de W+, par courriel - J'ignore ce que la Flandre va faire. Va-t-elle faire un coup d'Etat en votant unilatéralement l'annexion pure et simple des communes à facilités en scindant BHV ?Lorsque j'étais enfant et adolescent, j'ai vécu de près l'invasion fouronnaise, car mon grand père y est né, et habitait à Aubel tout près des Fourons. Aubel a d'ailleurs comme Welkenraedt failli être annexé au Limbourg flamand. S'il n'y avait pas eu une claire menace de guerre civile, ils auraient tenté cette annexion. Un jour cela reviendra sur le tapis à mon avis. Si Bruxelles demande un couloir vers la Wallonie, la Flandre demandera un couloir vers Fourons et la Communauté germanophone. <><>La Flandre est expansionniste de façon inavouée …
16:41 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : wallonie, philippe lange, limbourg, flandre, flamands, wallons, fourons |
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26.01.2010
FORUM DE DISCUSSION DE LA LIGUE WALLONNE DE LA REGION DE BRUXELLES...
OBJET : Le Jardin Botannique + + + Denis GRIESMAR, par courriel - Je vous remercie de votre envoi concernant le Jardin botanique, et la grave menace pesant sur l'avenir scientifique francophone des disciplines associées en Belgique. <><>En lisant l'article, je pensais également, de façon spontanée, à Tervuren, avant même de voir cette institution mentionnée.<><>Que dire ? Que les politiques francophones en Belgique ne défendent pas, ou plus, leurs électeurs ? Le fait est aujourd'hui flagrant. <><>Que ce soit par culpabilité "historique" mal placée (envers ces pôvres Flamands, si longtemps Victimes, n'est-ce pas ?), par manque de fermeté ou par incompétence, le résultat est là. Il serait probablement le même dans n'importe quelle institution fédérale. <><>Il me semble que lorsqu'on en arrive là, la question de la cohabitation avec la Flandre au sein d'un même Etat devrait se poser. <><>Si elle ne se pose pas encore officiellement, sauf de façon encore très minoritaire, elle est dans tous les esprits, et l'on est bien obligé de conclure que les politiques francophones en Belgique préfèrent boire le calice jusqu'à la lie, plutôt que de perdre leurs sièges et leurs positions. De compromission en compromission, ils auront bientôt tout perdu, y compris l'honneur. <><>Il me semble donc que le travail mental à faire, lorsqu'on est Francophone de Belgique, consiste à réexaminer, et à remettre en cause, l'Histoire telle qu'elle est enseignée, et cette sorte de "religion officielle" qu'est le pirennisme, ou belgicanisme, dont le rapport à la réalité devient de plus en plus ténu, et qui finit par s'apparenter à de l'illusionnisme. <><>Déjà, par exemple, on pouvait sourire en notant le terme de "belgo-romain" employé à la place de "gallo-romain", qui semblait ne pas porter à conséquence, mais qui en réalité bornait l'horizon de la réflexion. Déjà, j'avais noté que dans les Fourons, les protestations de Retour à Liège et de M. Happart étaient inaudibles, parce que se confinant volontairement dans le cadre belge ... L'observateur étranger ne pouvant prendre au sérieux encore une "histoire belge" supplémentaire ... <><>C'est donc de ce piège infernal qu'il faut sortir. Vous connaissez mon opinion sur la question. Elle rejoint ce que pensait le général De Gaulle. C'est la raison pour laquelle j'avais écrit les textes que je vous ai communiqués. Lorsqu'une situation est habituellement décrite d'une façon tellement complexe, on se dit, comme en mathématiques, qu'il doit y avoir une explication principale plus simple permettant de mieux rendre compte de la réalité. <><>Pour moi, les Wallons et les Bruxellois sont victimes d'un syndrome de Stockholm collectif. Ils sont en réalité des "Français empêchés", qui n'ont plus aucun intérêt à rester dans le cadre belge. Reste à définir un chemin pour rejoindre ce que l'Histoire, de par la longue opposition des Etats germaniques, a longtemps bloqué : la réunion à la France. Reste à surmonter les divisions et bisbilles entre ceux qui refusent de garder plus longtemps la tête dans le sable. Jusqu'à quand les Wallons et Bruxellois resteront-ils "battus, cocus et contents" ? Si je ne m'abuse, les agriculteurs de Waterloo paient encore une redevance aux descendants du duc de Wellington ! <><>Il ne s'agit pas, pour un Français, de faire la leçon, car le gouvernement actuel de la France n'est, hélas, en aucun cas un exemple de fermeté dans la défense des intérêts du pays et de notre langue. Mais les gouvernements passent, les peuples restent. Pour moi, les Wallons sont Français, et les Bruxellois, qui se sont longtemps crus Bourguignons, et donc anti-Français, sont aujourd'hui au pied du mur : encore une fois, il leur revient de choisir entre le destin de Lille et celui de Dantzig. <><>Voilà ce que je crois, et qu'une discussion ouverte de ces idées permettrait de faire avancer les choses. Le délitement de la Belgique, et une affaire comme celle du Jardin Botanique, montrent que le temps presse.+ + + NDRL : Diffuser le blogue et le site de la Ligue Wallonne de la Région de Bruxelles. Participer activement à la défense et à la promotion de la langue française
16:49 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardin botanique, tervuren, illusionnisme, fourons, happart, de gaulle, syndrome de stockholm, delitence, compromission |
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14.12.2009
BHV : UNE REEDITION DU LACHAGE DES FOURONS ? ...
Les déclarations de Philippe Moureaux, PS, président de la Fédération PS de Bruxelles, Vice-Président du PS fédéral, et de Jean-Claude Marcourt, PS, ministre régional wallon, auxquels est venue se joindre Laurette Onkelinx, PS, vice-Première ministre, ministre fédérale, sont claires : le PS admet la scission de BHV, même s’il les tempère par quelques molles conditions. Le coup des Fourons repassé à la Périphérie bruxelloise. Les deux territoires ont une similitude politique : les deux ne sont pas socialistes ; les Fourons à majorité stable sociale-chrétienne, la Périphérie bruxelloise à majorité stable libérale-sociale chrétienne. Pour le PS, c’est simple : il faut éliminer de Bruxelles-Capitale les communes extérieures qui rapportent un nombre de voix appréciable aux partis politiques rivaux. La particratie.<><>Les politiques socialistes ne sont pas cependant sans savoir que la scission de BHV entre dans la logique d’indépendance brandie par la Flandre pour faire pression sur les tenants de la Belgique une et indivisible, leurs plus fidèles partisans, collaborateurs dans leur politique expansionniste. Les Flamands ont encore besoin de ces naïfs francophones car la Wallonie n’est pas encore d’une manière irréversible « carpocapsée » par la larve du papillon flamand. Mais ça progresse : les classes d’immersion linguistique en néerlandais se multiplient, la flamandisation des institutions publiques progressent lentement mais sûrement, le bilinguisme néerlandais-français s’impose dans les esprits de la classe politique wallonne…<><>Le beau rêve des Wallons repliés sur la Wallonie s’évanouira quand le fruit « Wallonie » sera bien colonisé par le carpocapse flamand ; la Flandre tranchera : flamandisation généralisée. Le flamand leur sera imposé ; ils subiront le même sort que les Fouronnais et que les francophones de Bruxelles et de la périphérie bruxelloise : s’adapter, abandonner son identité française ! Les Flamands auront réalisé leur objectif : la reconstitution des Pays-Bas du Sud unilingues néerlandais ! Les Wallons n’auront plus que leurs yeux pour pleurer sur leurs illusions autonomistes perdues ! <><>Que les Wallons autonomistes soient persuadés que l’indépendance de la Wallonie passe par la bataille de la Senne !
14:34 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fourons, immersion linguistique, independznce, flamandisation |
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10.08.2009
LES FOURONNAIS, CES OUBKIES...
An 2000 – Le groupe flamand Voerbelangen conquiert, avec l’installation massive de Hollandais, la majorité au Conseil communal. + + An 2006 – Consolidation de la majorité flamande aux élections communales. + + Dans l’indifférence. La flamandisation fait son œuvre. Le français recule. + + Le bourgmestre Huub Broes, professeur de français de formation, sur les injonctions de la Communauté flamande ne répond plus aux interpellations formulées en français. Il justifie son mutisme : « On m’a fait remarquer que j’étais dans l’illégalité lorsque je répondais en néerlandais aux interpellations francophones et que si je persiste dans cette attitude, les décisions prises par le Conseil communal risquent d’être annulées par la tutelle ».+ +Conséquemment dans les Fourons : tolérance zéro avec pour objectif de flamandiser tout ce qui peut l’être et d’éjecter tout le reste de la commune. Résultat : vente des immeubles et des bois, volonté de casser tous les liens organiques avec la Wallonie, attaque planifiée sur les enfants (plaine de jeux), expulsion du S.I. des Trois Frontières... + +Voici le témoignage d’un citoyen, Michel Lixon : « ... « Aux Fourons, l’épuration ethnique est en cours et rien ne l’arrêtera : on vend des maisons louées par des francophones, on interdit à un artisan wallon son métier de menuisier car cela gêne un « étranger orangiste », on coupe les arbres plantés par les francophones... et, dernière invention de la majorité flamingante, les fonctionnaires de la maison communale ne peuvent plus se parler en français, ni même écouter la radio dans cette langue ; ils doivent désormais s’exprimer en flamand... ».+ + +José Happart, PS, fondateur de l’Action fouronnaise, dans une interview donnée au journal Le Soir, déclarait en février 2005 à propos des Fourons : « ... On travaille avec mon frère Jean-Marie au niveau de l’Action fouronnaise pour déposer, soit un projet de loi, soit des amendements de projet qui sortira des discussions au Fédéral à propos de la scission de Bruxelles-Hal-Vilvorde... Ramener Fourons dans le débat pour qu’on lui accorde le statut régional. C’est, me semble-t-il, une solution apaisante...». + + +Les Fourons retombent épisodiquement dans l’oubli. Au cours de la 31e fête du peuple fouronnais, qui s’est déroulée le dimanche 30 septembre 2007, au Centre culturel de Fouron-Saint-Martin, le drame des Fourons a été resoulevé . Elio Di Rupo, président du PS présent à la Fête du peuple fouronnais, s’est exclamé : « ... En cas de radicalisation des exigences flamandes, il faudra du côté francophone mettre sur la table une révision fondamentale du statut des Fourons... ». « Il faudra... ». Propos de circonstances ou propos de sincérité ? Serait-ce un véritable retour du statut des Fourons dans les discussions communautaires : un statut birégional et bicommunautaire ?
15:03 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fourons, jose happart, oubli, propos de sincerite, statut, conseil commuanl, action fouronnaise |
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05.08.2009
COMMUNAUTAIRE : DES PROPOS DE CIRCONSTANCES OU DES PROPOS DE SINCERITE
Au cours des fêtes de la Wallonie de septembre 2006, Elio Di Rupo, président du PS, à l’époque ministre-président de la Région wallonne, adressait une nette mise en garde à la Flandre : « Remettre en cause les facilités dans la périphérie bruxelloise, c’est accepter la renégociation de la frontière linguistique. C’est permettre aux Wallons des Fourons de regagner la Wallonie, et aux francophones de la périphérie d’intégrer la Région de Bruxelles. Et c’est créer un ensemble territorial continu entre la Wallonie et l’autre Région francophone du pays ».Elio Di Rupo levait l’étendard d’un Etat indépendant associant la Wallonie et Bruxelles ! Renégocier la frontière linguistique qui va de Comines à Fourons en zigzagant entre le Brabant wallon et le Brabant flamand tout en limitant Bruxelles à ses 19 communes. +++ Logique. Car avec le temps, les choses changent ; les centres de gravité se déplacent ; la périphérie bruxelloise se francise majoritairement ; les Fourons se sont renéerlandisés par l’arrivée massive de Néerlandais qui donnent des signes d’un penchant vers Liège, le française… + + + Mais, on connaît le cantique du Nord : « Nous ne céderons pas un centimètre de notre territoire ». + + + Alors, les propos de Elio Di Rupo sont-ils des propos de circonstances ? Peut-être ! Quoi qu’il en soit, Elio Di Rupo s’est tu depuis lors ; il n’a pas, apparemment, concrétisé ses propos par le dépôt d’une proposition de décret au Parlement wallon ni au Parlement bruxellois par l’intermédiaire de mandataires socialistes.
15:39 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : elio di rupo, frontiere linguistique, bruxelles, fourons, comines, wallonie, flandre |
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01.06.2009
LA CHUTE DE LA PERIPHERIE BRUXELLOISE...
… entrainera la chute de l’Espace Wallonie-Bruxelles. + + + Cessons de rêver au « bon sens », à la « fraternité » ! Cessons d’espérer un « dialogue constructif » avec la Flandre ! Elle n’acceptera de parler que de ce qui l’intéresse : son programme d’expansion arrêté par le Gouvernement flamand en 1999 et repositionné en 2004. + + + Elle lorgne silencieusement, à court terme, sur le plus grand bassin d’emplois du pays et sur une force économique qui caracole en tête de l’Union européenne : Bruxelles. Elle veut Bruxelles…tout en lorgnant silencieusement, à long terme, sur les richesses de la Wallonie.Bruxelles, le miroir de la Communauté française, la vitrine de l’économie renaissante de l’Espace Wallonie-Bruxelles, ne peut tomber. Sa ligne de résistance est la périphérie ; elle ne peut céder. + + + Mais, la pression flamande est forte. Elle mine les forces morales par les vexations, par les contraintes administratives, par les interdictions… Des moyens de toute nature sont mis en œuvre pour décourager les francophones de rester et de s’installer en périphérie. Car, l’inadmissible est qu’ils puissent voter pour des francophones, qu’ils élisent des collèges francophones. + + + Des craintes nous tarabustent au regard de la fragilité du « front des francophones ». ECOLO s’en va « bras dessus, bras dessous » avec son homologue flamand Groen ; il lui laisse le champ libre en périphérie. + + +Le M R, s’il montre de la fermeté avec sa branche bruxelloise FDF, est peu fiable ; son super patron, Louis Michel, n’a-t-il pas déclaré « que la périphérie ne l’empêchait pas de dormir » ?Le PS parait sûr, mais est très fragilisé par les coups bas intestins. + + + Le CDH, en la personne de Joëlle Milquet, est fiable, mais le départ de la présidente, prévu pour septembre, fait craindre un repli sur soi dans une inflexion vers l’épanouissement de l’enseignement catholique avec l’appoint non rejeté de son grand frère flamand, le CD&V (ex-CVP). + + + Nos craintes d’un nouveau recul francophone devant les exigences flamandes sont multipliées par la volonté commune des CDH, ECOLO, M R, PS d’imposer le bilinguisme flamand-français en Belgique française et l’expansion des classes d’immersion linguistique flamand-français. Le bilinguisme imposé en Wallonie. Ce que condamnaient avec détermination les grands défenseurs de la langue et de la culture françaises, les Jules Destrée, François Bovesse, Fernand Massart, Etienne Duvieusart, Lucien Outers et tant d’autres… + + + L’occupation du pouvoir et leurs influences rassemblent les ambitions des quatre grands partis francophones. Aucun d’entre eux, CDH, M R, PS, ne voudra quitter le gouvernement fédéral ; l’ECOLO est sur le pas de la porte pour y entrer. Naturellement, les relations entre partenaires seront tendues… Ce dont, nous pouvons le prédire, profitera la Flandre unie dans sa culture.Or, on sait que les partis flamands sont nationalistes… Cela donne toute la portée de l’inscription par le Mouvement flamand, dans ses objectifs, de la bilinguisation flamando-française du pays avec extinction à terme – en silencieux – de la particule française dès que le langage flamand a pris le dessus, par la loi du nombre, sur le langage français. C’est ce qui s’est passé en Flandre ; c’est ce qui se passe dans les Fourons. + + + En périphérie, cet objectif du Mouvement flamand est mis en application ; la question linguistique est sublimée par certains responsables flamands : plus question de parler français sur les marchés, ni sur les plaines de jeux, ni dans les commerces, ni d’afficher et de distribuer de la publicité en français…Le bannissement du français ! + + + L’après 7 juin n’augure rien de bon. Les déclarations et les sous-entendus des personnalités flamandes sont suffisamment explicites : pas question de prendre en compte le souhait de la population de la périphérie bruxelloise. Elles rejettent d’emblée la création d’un climat de confiance, entre les deux Communautés, nécessaire dans une recherche d’une solution équitable aux questions communautaires. + + + Face à ce vouloir de domination, à ces dérives linguistiques, qui en fait sont avant tout politiques, économiques et financières, nous devons construire des barrages. Nous devons être la conscience de ceux à qui nous avons donné mandat. Nous devons sans cesse leur rappeler à cultiver une politique de la langue française en veillant à la promotion et à l’emploi du français ainsi qu’au développement du plurilinguisme. + + + N’oublions pas que BHV reviendra à l’automne… avec un gouvernement flamand plus radicalisé ! N’oublions pas l’horizon 2011 où pointe une extension du Benelux au Land allemand de Rhénanie-du-Nord-Wesphalie, plus grand que la Belgique, densément peuplé par quelque 18 millions d’habitants. Que pèseront les 4,5 millions de Belges de langue française face aux 40 millions d’habitants de langue germanique ! + + + C’est de la résistance que l’Espace francophone Wallonie-Bruxelles a besoin. La Ligue wallonne de la Région de Bruxelles lance cet appel à votre volontarisme parce que c’est vital pour l’Espace Wallonie-Bruxelles s’il ne veut pas subir, s’il ne veut pas être soumis à un chantage permanent. + + + Il faut que l’Espace Wallonie-Bruxelles ait des frontières arrêtées sur la base des résultats d’une consultation de la population concernée par référendum. Allons ensemble dans la défense de l’Espace Wallonie-Bruxelles. La périphérie, c’est un bout de l’Espace Wallonie-Bruxelles ! Ne la laisser pas chuter entre les mains de la Flandre ! + + + Soyez les ambassadrices et les ambassadeurs de la Ligue wallonne de Bruxelles dans son combat pour la défense du français. Diffuser ses messages. + + + Raymond WATRICE
14:59 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : jules destree, francois bovesse, fernand massart, etienne duvieusart, union europeenne, flandre, fraternite, ecolo, m r, ps, cdh, lucien outers, fourons, francais, bhv, resistance, referendum |
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13.01.2009
BHV - PROCEDURE DE CONFLIT D'INTERET AU PARLEMENT WALLON ? ...
Dans un communiqué daté du 12 janvier 2009, le PS, en accord avec le CDH, en appelle à Ecolo et au M R pour actionner la procédure de conflit d’intérêt au départ du Parlement wallon dès ce mercredi 14 janvier sans attendre un éventuel incident le vendredi 16 janvier à la Chambre des Représentants. La démarche du PS et du CDH présente le double mérite : + + d’éviter que ne se reproduise une crise communautaire au Parlement fédéral, les députés flamands largement majoritaires (88 représentants sur 150 membres) votant contre les députés francophones minoritaires (62 représentants sur 150 membres), et de démontrer, si besoin était, la grande solidarité entre Wallons, Bruxellois francophones et Francophones de la périphérie et des Fourons. + +Solidarité entre les Wallons, les Bruxellois et les Fouronnais : un sacrement. Union des francophones : une force. La langue française : un sacré. Ne pas laisser gagner la Flandre : un engagement.
15:27 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, cdh, mr, ecolo, solidarite, fourons, force, sacre, sacrement |
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