24/06/2009

LA COMMISSION EUROPEENNE RECALE LE BUDGET DE LA BELGIQUE...

Dans nos brèves du 22 juin 2009, nous signalions que la Commission de l’Union européenne estimait que le programme de stabilité budgétaire de la Belgique était insuffisant et que la Belgique devait conséquemment revoir sa copie. + + C’est chose faite, ce mercredi 25 juin 2009, la Commission de l’Union européenne a prié la Belgique de lui remettre un programme budgétaire adéquat d’ici le 20 septembre 2009. « Très, très peu d’informations ont été inclues » a indiqué le commissaire aux Affaires économique, Joaquin Almunia. Nonobstant une rentrée tardive – six mois de retard – du budget ! + + Vous avez dit « Bonne gouvernance » ! Pas étonnant que les finances de la Belgique sont dans un piteux état ! Enfin, dirait Choumaque, faut pas tirer sur…

20/06/2009

LE DEPART DES TRACTATIONS... UN CHOIX CORNELIEN. UNE REVOLUTION COPERNICIENNE...

Ils se sont mis d’accord pour diriger la Communauté française et les Régions wallonne et bruxelloise. Ils se réunissent pour la répartition des postes ministériels. Ils se répartissent les sphères d’influence. + + + Ils, les représentants du PS, du CDH, d’ECOLO, sont aux fers : fer doux, ou fer pur, ou fer rouge. En 1999, avec l’arrivée d’Ecolo dans le jeu de la répartition des fonctions ministérielles, le nombre des portefeuilles avait été augmenté. En 2009, dix ans plus tard, Ecolo revient aux « affaires ». Nouvelle augmentation des postes ministériels et présidentiels ? Dilemme cornélien. Ecolo semble être moins gourmand. Cette fois, la tripartite PS, CDH, ECOLO veut réduire leur nombre. Hors Bruxelles, il est question de 10 ministres avec un maximum de doubles casquettes Région wallonne/Communauté française ; les Cabinets ministériels subiront-ils aussi une cure d’amaigrissement ? Un retour à une gouvernance exercée par l’Administration ? Révolution copernicienne. Qui restera sur le carreau ? Quelle compensation à accorder aux sacrifiés » ? Dure, dure, la vie d’un politicien francophone ! + + + En Région bruxelloise, c’est plus simple ; tout est réglé par la loi : 3 ministres et 2 secrétaires d’Etat francophones, et 2 ministres et 1 secrétaire d’Etat néerlandophones, soit au total 5 ministres et 3 secrétaires d’Etat. Pas plus, pas moins. C’est pas mal pour une Région limitée à l’espace d’une ville de quelque 1 million d’habitants, et amputée de son hinterland naturel socio-économique. On appelle, cela de la bonne gouvernance au pays de l’Absurde ! + + + Et les budgets ? Wallonie et Bruxelles sont affamées. Le spectre des déficits budgétaires est hallucinant. « Faut pas s’en faire », fredonne Michel Daerden, PS, ministre des Finances de la Communauté française et de la Région wallonne, réviseur d’entreprises de formation : On peut laisser filer les budgets pour retrouver l’équilibre en 2015... La priorité à court terme est de continuer à lutter contre la crise...Soutenir le pouvoir d’achat, notamment en supprimant la télé-redevance et mener une politique de travaux... ».+ + + Nous rencontrons la suggestion de Michel Daerden : développement des réseaux ferroviaire, fluvial et routier est le grand chantier pour la construction d’un avenir flamboyant, orienté vers les ports français à eau profonde, accessibles aux bateaux de grand tirant d’eau.

15/06/2009

A LA RECHERCHE D'UNE REPONSE A LA CRISE ECONOMIQUE ET FINANCIERE...

Quelle réponse claire à la crise économique et financière peut-elle être donnée ? + + Le système communiste s’est effondré depuis belle lurette ; il ne subsiste que dans quelques pays sous régime dictatorial dur. + + Le système socialiste ancien, symbolisé par la lutte des classes, s’accroche. Sa tentative de mutation en un système socialiste-libéral, exprimé dans un recul de l’autorité publique et par l’apparition d’une économie dominée par le flux financier, vacille ; sa représentation en Grande-Bretagne avec Tony Blair, et en Allemagne avec Gerhard Schröder, est moribonde. Un échec. + + Le système libéral basé sur le libre-échange, muté en néolibéralisme et ultralibéralisme, a montré ses limites et son incapacité à juguler les crises financière et économique qu’il a déclenchées.+ + +Ces systèmes estompés par la projection de l’icône évanescente de l’Utopie présentée par Ecolo : « la bonne gouvernance », « l’économie verte » et « le développement durable ».+ + + Aucune réponse claire n’apparaît ! Aucune nouvelle théorie ne s’impose ! + + + En Belgique, en région francophone, une volonté de renouvellement s’exprime à travers le lancement d’un Plan Marshall, en sa version 2.0 : un système d’économie régulée dans des pôles de compétitivité. Le Plan Marshall – on aimerait une dénomination française – apparaît comme l’amorce d’une nouvelle doctrine socialiste. Une réformation. Jusqu’où ira-t-elle dans la culture de l’accessibilité ? + + + La Ligue wallonne de Bruxelles se donne pour ambition de suivre, en totale indépendance, les enjeux au plus près de la naissance de nouvelles cultures économiques et financières. Elle demande votre collaboration. Quelle réponse pouvez-vous nous apporter et à faire partager ? + + + Courriel : info@liguewallonnebruxelles.be

10/06/2009

ECOLO : LA DEFERLANTE VERTE...

ECOLO : LA DEFERLANTE VERTE…… Le seul gagnant des élections régionales : plus 9 sièges au Parlement bruxellois, passant de 7 sièges à 16 sièges, plus 11 sièges au Parlement wallon, passant de 3 sièges à 14 sièges, et récoltant dans la foulée 18 sièges à la Communauté française, soit plus 13 sièges ! … + + + Une déferlante verte… + + + La griserie du triomphe risque de faire tourner la tête à ses dirigeants. Déjà, Ecolo s’infléchit vers ses travers : tout contrôler, tout occuper, tout dicter… Il veut aller « très loin » dans la bonne gouvernance… Laver plus blanc ! + + + Il dicte son agenda : « Prendre son temps ». Il veut d’abord tester les partis. Et il commence par le CDH. Un pied de nez au PS et au MR ! Ecolo se muscle… + + + Mais Ecolo est une construction aux assises mouvantes. Une composite d’éléments venus de tous horizons de l’extrême droite à l’extrême gauche en passant part les partis traditionnels. Des tiraillements – une gouvernance à turbulences – pourraient éclater en sein dans les mois qui vont suivre. Michel Javaux pourrait perdre son sourire. Saura-t-il faire passer un message de bon sens à ses troupes disparates ? C’est le point d’interrogation posé sur l’avenir ! + + + En filigrane, s’inscrivent un enchérissement du coût de la vie, une pénurie alimentaire, une dépendance très forte d’importation de produits alimentaires, un accroissement des difficultés de gestion dans le secteur agricole… + + + A qui décerner la palme ? Nous l’attribuerons à Jean-Michel Javaux pour la parfaite organisation de la campagne électorale, toute de pondération, d’écoute… Une très, très lourde responsabilité pèse sur ses épaules. Puisse-t-il garder son sourire !

MR : PAS DE DEFERLANTE BLEUE...

La bonne tenue du PS a fait une victime d'importance, le MR. On peut dire que le MR est le grand, le tout grand perdant des élections régionales. Ne visait-il pas la première place en Wallonie et à la Communauté française ? Il n'a que Bruxelles ! Pas de déferlante bleur + + +Seul le FDF, l'un des trois composants du MR, a le sourire. Avec raison, il augmente de trois unités son nombre de députés régionaux , passant de 8 à 11 élus. Une réponse des "FDFistes" à l'arrogance de la tête de liste MR, Armand De Decker, et à la giffle du MR/PRL en ne recevant qu'une minable troisième place pour Didier Gosuin, FDF, au lieu d'une deuxième place voire même d'une première place. Un resserrement des rangs au sein des Francophones bruxellois autour de Olivier Maingain, président du FDF : " Nous montrons que l'apport du FDF est déterminant pour le MR à Bruxelles...", souligne le président du FDF. + + + Au MR/PRL, c'est le mutisme. On encaisse. Charles Michel,MR, vice-président du MR, chef de file du MR dans le Brabant wallon reconnaît la tatouille : "... Cela n'a pas de sens de nier que l'on n'a pas réussi par rapport au pari fait en Communauté française et en Wallonie. Notre score est plus mauvais qu'en 1995..."+ + + A qui imputer la faute ? Nous l'attribuerons au ton agressif, arrogant de son président , Didier Reynders, se présentant comme le "messie" chargé de la mise en place d'une nouvelle gouvernance. Des changements profonds en gestation au MR ? Pour l'instant, c'est le temps des gueulantes et des silences !

PS : PAS LE GADIN ANNONCE...

... Les sondages se sont plantés particulièrement en ce qui concerne le PS. Le gadin annoncé et claironné n'a pas eu lieu. Loin de là. Un recul, certes. Pas une déroute, mais un recul norml étant donné interne dans le PS. + + Le PS est redevenu le premier parti en Communauté française; il se maintient à la prmeière place en Wallonie; il descend à la seconde place à Bruxelles. + + A qui peut être décerné ce "bon" résultat ? Nous attribuerons la palme à Paul Magnette pour sa simplicité, sa bonne gouvernance; il "passe bien", comme on dit. Ses propos, au soir des élections, c'est tout lui : "Cela va au-delà de toutes nos espérances. Nous avions pour objectif de ne pas faire pire qu'en 1999 et là, nous sommes seulement un peu en dessous de nos résultats historiques de 2004... Depuis le début, nous avons mené une campagne de terrain. Nous avons expliqué notre projet, reconnu nos erreurs. Et cela a payé... Je pense que les gens ont compris qu'une page était tournée et qu'il ne fallait pas réchauffer les vieilles casseroles"... + + Rudy Demotte peut rempiler à la Région wallonne et à la Communauté française !

14:11 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gouvernance, ps, gadin, paul magnette, rudy demotte |  Facebook |

09/03/2009

IL DEVAIT NOUS GOUVERNER...

RUDY AERNOUDT : BIENVENUE CHEZ LES LIBERAUX (PRL) = = Février 2009. Au cours d’un vote tendu qui voit la division dans la Fédération M R (PRL-FDF-MCC), tous les parlementaires MCC votent « contre », les parlementaires FDF se divisent en « contre » et en « abstention », tous les PRL, majoritaires au sein du M R, votent « pour », Rudy Aernoudt (LiDé) est adoubé ; il signe le contrat en trois points que lui présente Didier Reynders : = = 1. il occupe la troisième place sur la liste européenne = = 2. les adhésions de membres de LiDé au M R se feront à titre individuel = = 3. l’adhésion au M R entraîne ipso facto l’adhésion au programme M R sans autre alternative. = = On comprend difficilement l’adhésion de Rudy Aernoudt et de son parti LiDé aux trois points du contrat sans avoir obtenu une substantielle contrepartie. Lui, qui avait affirmé qu’il ne « rejoindrait le parti libéral que s’il acceptait son manifeste en dix points » ! Un accord secret était-il signé entre les deux parties ? = = Il est permis de le penser. Très rapidement, Rudy Aernoudt cadre son adhésion au programme du M R en déclarant, en substance, à la radio qu’il rejoint le M R en fonction d’un « choix stratégique » de rassemblement des forces libérales en Wallonie, dont l’objectif est de changer les choses en Wallonie mal gérée par le PS et les… syndicats. = = Son populisme et les dérives qu’il charrie ne pouvaient que braquer les composantes FDF et MCC du M R contre l’intégration de LiDé et de son leader Rudy Aernoudt. Didier Reynders dut rapidement, dans les 48 heures, faire marche arrière et dénoncer l’accord, l’encre de la signature étant à peine séchée ! = = Avec le messie du Nord, le « bienvenu » chez les libéraux du M R, il n’y aurait plus eu de chômeurs et de chômeuses en Wallonie, il y aurait eu des gueux et des gueuses. = = Avec le coloris du Nord, il n’y aurait plus eu du rouge en Wallonie, il y aurait eu du noir, du jaune et du gris bleu. = = Avec la gouvernance du Nord, il n’y aurait plus eu de carriéristes en Wallonie, il y aurait eu des ilotes. = = Un vent venant du Nord, attisé par le M R, allait souffler en permanence sur le Sud. Le nordet remplaçait le suroît. = = Rudy Aernoudt, le cheval de Troie de la Flandre que voulait chevaucher le président du M R Didier Reynders, ira dès lors seul aux élections ; il déposera ses propres listes aux élections régionales, une francophone et une néerlandophone à Bruxelles. Un récent sondage ne lui accorde qu’un minime pourcentage ne lui rapportant aucun siège.