01.03.2011

FRANCOPHONIE BELGE : PAYER LES AFFRES DE LA FLANDRE...

 

La Flandre craint de connaître les angoisses que la Wallonie a connues avec le déclin de l’industrie charbonnière, de l’industrie sidérurgique et de l’industrie lainière. La Wallonie s’est retrouvée exsangue. Et la Flandre n’est pas venue à son secours. Bien au contraire¼Elle a créé le port de Zeebruges avec de l’argent du Fédéral donc avec au moins 40 % d’argent de Francophones ; elle a construit une usine sidérurgique Sidmar à Gand avec de l’argent venant de Wallonie ; elle a utilisé des aides européennes destinées à la Wallonie ; le lobbying flamand, par le canal de la représentation belge à l’étranger et avec le concours des services belges du Ministère des Affaires économiques, a attiré les investisseurs étrangers en Flandre¼

La Flandre craint un effondrement sur le plan économique à la suite des fermetures dans les secteurs de l’automobile, de l’industrie lainière, du déclin prévisible du port d’Anvers inadaptable aux tankers de haut tirant d’eau, la flotte de demain¼

La Flandre craint le vieillissement de sa population ; elle a peur des années 2020 et suivantes. Il n’est pas étonnant que les étudiants de l’Université de Gent (Gand), le berceau du Mouvement flamand, manifestent pour une “ Belgïe ” unie. Ce n’est pas contre le nationalisme, le voile, c’est pour leur protection sociale !

La Flandre veut le maintien de son pouvoir d’achat. Elle veut que la Wallonie continue à l’alimenter en attendant de pouvoir s’unir à l’Empire allemand en reconstruction.

La Flandre n’a jamais été fédéraliste tout au plus accepte-t-elle le passage par le concept du confédéralisme qui lui assure le maîtrise de la vie économique, source de son mieux-être.

La Flandre a puisé dans le fédéralisme - voulu et exigé par le Mouvement wallon - les prérogatives utiles pour assurer son économie naissante et son unité culturelle et linguistique. Les diverses réformes de l’Etat de 1962, 1970, 1980, 1988, 1992, 2002 ont été soutenues par le Mouvement flamand par opportunisme pour construire son “ chez soi ”. Ce “ chez soi ” qu’elle a défini en 1917 avec le soutien de l’Empire allemand qui rêvait d’un accès direct à l’Océan ; elle l’a actualisé en 1999  dans les résolutions votées par le Parlement flamand.

La Flandre ne reconnaît pas la “ crise politique ” puisqu’elle ne reconnaît pas l’existence de la Belgique depuis 1847. La fin de la crise politique serait un échec dans son processus d’indépendance si elle n’engrange pas suffisamment d’avantages ; les revirements et les revendications de dernière seconde par l’un des partis flamands avant la signature d’un accord gouvernemental sont mûrement calculés, orchestrés par l’ensemble du monde politique flamand : faire endosser la responsabilité de l’échec aux Francophones, “  ces mendiants, ces fainéants ” qui veulent vivre aux crochets de la Flandre !

Le parti nationaliste flamand, la N-VA joue le jeu, parfaitement baguetté par son président Bart De Wever, historien ; sa maitrise est bien cadrée par Johan Vande Lanotte, SP.A, ancien conciliateur royal, professeur de droit constitutionnel à l’Université de Gand : “ ¼ La N-VA veut un accord, elle s’est montrée constructive¼ Mais cela ne veut pas dire que la N-VA peut conclure un accord¼ ”

En réalité, à chaque crise, la Flandre étend sa mainmise sur les institutions belges : voyez maintenant l’armée ! La crise durera tant que la Flandre estimera la prochaine avancée insuffisamment assurée. Elle pense à l’après scission de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde et à l’après confirmation de l’enclavement de Bruxelles.

“ Un compromis est possible sur trois thèmes, soit la problématique “ de et autour de ” Bruxelles, la répartition des compétences et la question du financement ” a déclaré Didier Reynders, MR, informateur royal. Un compromis sur les thèmes exigés par la Flandre ? Un compromis qui relancera de nouvelles exigences flamandes dès que l’accord sera signé, et l’encre non encore séchée ? N’oublions pas, les Flamands couchent avec les lois linguistiques !

Les Francophones ne peuvent céder ! Céder, c’est trahir sa communauté, c’est lui faire subir l’humiliation, c’est poignarder la dignité !

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Un florilège de déclarations qui souligne l’ambigüité de la Flandre :

* Laurette ONKELINX, PS, vice-Première ministre : “ Je constate  que le CD&V est devenu le plus grand ennemi de Bruxelles. C’est fou, leurs arguments ! Obliger les gens à choisir une caisse d’allocations familiales, une mutualité flamande ou francophone ! Introduire une pomme de discorde entre les Bruxellois,  ce n’est pas défendre Bruxelles ! C’est le CD&V, encore, qui a dit non à l’idée de négocier sur la base de la note Vande Lanotte ”.

* Johan Vande Lanotte, SP.A, ex-conciliateur royal : “  Je déconseille d’ailleurs vivement à la Flandre de vouloir abandonner Bruxelles¼ Dans le dossier BHV, les partis flamands sont d’accord d’accorder un droit d’inscription aux habitants des six communes à facilités ”.

* Caroline Gennez, présidente du SP.A : “ ¼ Ecoutez, si le MR vient avec l’élargissement de Bruxelles alors Didier Reynders peut prendre ses valises et partir en vacances. Ca n’a pas de sens ”.

* Mark Demesmaeker, parlementaire N-VA : “ Vous, Francophones, considérer les facilités comme un privilège, comme la liberté de ne pas utiliser le néerlandais en territoire flamand ”

* Johan Vande Lanotte, SP.A, professeur de droit constitutionnel : “ Mettez de côté les concepts de fédération et de confédération. Nous devons aller vers une union belge comptant quatre entités : la Flandre, Bruxelles, la Wallonie et les cantons germanophones ”.

* Steve Vanackere, CD&V, ministre des Affaires étrangères : “ Bruxelles est une Région à part entière et encore plus que cela ! Parce qu’elle est aussi lieu d’accueil des deux grandes communautés¼ Nous ne voulons pas de nouvelle cogestion, nous voulons garder l’équilibre actuel ”.

* Elio Di Rupo, président du PS : Les propositions de Bart De Wever sont une attaque frontale contre l’Etat fédéral et les Francophones ”.

* Olivier Maingain, président du FDF : “ Nous sommes confrontés à une crise existentielle de la Belgique ”.

* Dave Sinardet, politologue, professeur à l’Université d’Anvers : “ ¼Le paradoxe flamand : d’un côté, ils veulent beaucoup défédéraliser, de l’autre, ils ne veulent pas renforcer Bruxelles. Or, sur certains points, c’est impossible à concilier : si on veut scinder, il faut renforcer Bruxelles ; si on ne veut pas renforcer Bruxelles, on ne peut pas scinder ”.

13.12.2010

Titre de la note : L’IRRESISTIBLE MARCHE FLAMANDE DE GENT VERS AACHEN…

LA MARCHE PERSEVERANTE DE LA FLANDRE...

 

Depuis la révolution culturelle de 1840, la Flandre est partie à la conquête de Bruxelles et du Sud de la Belgique mariant le pacifisme et le bellicisme. Les étapes.

1847 : Le Manifeste flamand

1898 : Fin de la Belgique française ; la langue flamande est reconnue comme langue nationale au même titre que la langue française

1917 : La Flamenpolitik, élaborée à Gand avec la collaboration des services du gouverneur allemand Moritz von Bissing, trace les contours d’un Etat flamand rattaché à l’Empire allemand

1921 : Première ébauche d’une frontière linguistique entre la Flandre et la Wallonie

1931 : Flamandisation de l’Université de Gand et instauration de l’unilinguisme en Flandre et en Wallonie et du bilinguisme à Bruxelles dans les services administratifs

1951 : Emergence d’un Etat-CVP

1961 : Première marche flamande sur Bruxelles

1962 : Les lois Gilson-Larock amorcent le découpage de la Belgique. Les Fourons sont transférés en Flandre

1968 : Soulèvement de Louvain aux cris de « Walen buiten ». Louvain devient Leuven.

1970 : L’émergence d’un Etat-nation flamand va se concrétiser par la première réforme de l’Etat belge. L’Etat-nation flamand va se renforcer au cours des réformes successives de 1980, 1988, 1992, 2001 et de la mainmise flamande sur les ministères régaliens fondée sur le slogan « Ce que fait la Flandre, elle le fait mieux ».

2008 : Le lancement du plan Start, dénommé aussi Plan Leterme, portant sur la création d’une « Ville-business » à Zaventem-Machelen, marque la volonté flamande de s’emparer de la Région bruxelloise. Le plan Start n’a, du reste, de sens, de valeur que si la Région bruxelloise est intégrée dans la Région flamande. Le taux de vacance des bâtiments du plan Start sera très élevé nonobstant le transfert très large des sièges sociaux d’entreprises établis en Région bruxellois ; la « Ville business » de Zaventem-Machelen sera, pour la Flandre, un abyme sans Bruxelles. Déjà, actuellement, alors que le plan Start démarre à peine, la zone de l’aéroport de Zaventem accuse un taux de vacance des bâtiments-bureaux de plus de 20 % selon l’Observatoire des bureaux, établi conjointement par la Région de Bruxelles et sa Société de Développement, la SDRB. Un poids que la Flandre, seule, ne pourra supporter, car à partir de 2025 viendra se greffer le poids du vieillissement de sa population. Bruxelles et par extension le territoire wallon sont nécessaires à la Flandre. Les visées flamandes sur Bruxelles sont de plus en plus pressantes.

Charles Picqué, PS, ministre-président de la Région bruxelloise, libéré, semble-t-il, de la tutelle négative de Philippe Moureaux, est conscient du danger potentiel que représente le plan Start. Il s’en est exprimé dans une interview signée Benoît Mathieu, publiée dans le quotidien Le Soir des samedi 11 et dimanche 12 décembre 2010 ; il confiait ses sentiments sur le projet flamand : « … Cela a toujours été le projet de la Flandre de s’adosser à la réputation internationale de Bruxelles afin de développer dans la zone de Zaventem un centre de business qui soit le prolongement de Bruxelles… C’est une logique basée sur la recherche d’atouts pour sa région. L’objectif n’est pas d’appauvrir le voisin, juste de s’enrichir soi… Le danger existe de « casser » Bruxelles, de mettre en danger l’effet de levier, Bruxelles pèse 20 % du PIB, cela monte à un tiers si l’on ajoute les deux Brabant. Il ne faudrait pas oublier que le noyau de cela, c’est Bruxelles ».

Une vérité. Si Bruxelles tombe, ce sera demain, un demain très proche, au tour du Brabant wallon de tomber sous les griffes du lion de Flandre. Et le reste de la Belgique suivra tout naturellement « étape par étape » en plagiant Bart De Wever.

Au demeurant, Bart De Wever, dans l’interview accordée à l’hebdomadaire allemand Der Spiegel et relayé par extraits dans la presse quotidienne belge, accélère l’évanescence de la Belgique : « … Aujourd’hui, l’Allemagne est redevenue la locomotive de l’Europe, et la Belgique après des querelles politiques interminables est devenue le malade de l’Europe ». Autrement dit l’arrimage de la Belgique en évanescence à l’Allemagne la sauvera, ou le triomphe du pangermanisme du prince Otto von Bismarck : donner à l’Empire allemand u, accès aux Océans. La Grande Guerre gagnée par l’Allemagne.

L’Angleterre, qui a imposé la création de la Belgique en 1815, et la France, qui en 1831 a sauvé la Belgique et fermé l’accès du port d’Anvers à l’Empire allemand, resteront-elles passives ?

09.11.2010

"JE VIS EN FLANDRE", "JE VIS EN WALLONIE " DEPUIS 1889…

 

Et nulle part ailleurs ! C'est le tracé linguistique de la Belgique depuis 1889. En tout cas, la Flandre le soutient et s'y accroche depuis la loi décrétant l'égalité de la langue flamande et de la langue française.

Un brin d'histoire. Qu'est-ce que la Belgique ? La Belgique, c'est un pays artificiel créé artificiellement par la Grande Bretagne, puissance économique et maritime, hégémonique, pour maintenir la France loin du port d'Anvers et l'Allemagne loin des côtes de la Mer du Nord. La Belgique fruit de l'égoïsme économique des Anglais.

La problématique géopolitique qui a prévalu de 1830 à 1940 s'est estompé par la création en 1943-1944 de l'Union monétaire et douanière Belgique-Nederland-Luxembourg, Benelux, élargie en Union économique par la suite - il est question actuellement d'adosser le Benelux au Land allemand de Rhénanie-du-Nord-Wesphalie -, de l'extension en 1951 à la Communauté européenne du charbon et de l'acier, CECA, de la création en 1957 de la Communauté économique européenne, CEE, communément appelée Marche commun, en 1992 de l'Union européenne, UE.

A partir de ces unions, la Belgique, du point de vue géostratégique, a perdu son rôle de champ de bataille de l'Europe et d'Etat-tampon neutre. Le cœur de la souveraineté est déplacé de l'économique vers les compétences en matière de fiscalité et du social. La Belgique n'a donc plus sa raison d'être ! Une révision du découpage artificiel de la Belgique s'impose. Le moment est venu de rectifier la "coupure" de 1830 qui a séparé les Pays-Bas du Sud des Pays-Bas du Nord en réunissant dans un même Etat deux peuples de langue et de sensibilité différentes : au Nord la Flandre de langue flamande, au Sud la Wallonie de langue française. Deux peuples qui n'ont rien de commun.

Bart De Wever, historien, président de la N-VA, sait  qu'un actuel éclatement de la Belgique bouleverserait l'ordre établi en Europe, notamment, par le jeu des dominos, en France, en Grande Bretagne, en Espagne, en Italie, dans les pays balkaniques. Il sait aussi que le maintien de deux langues et de culture différentes dans un même Etat n'empêchera pas l'effacement de la langue la plus faible, en l'occurrence la langue flamande. Il inscrit dès lors sa Région dans la mouvance des "nouveaux Etats en puissance". Son option souverainiste l'incite à étendre le territoire de "sa" Région vers la Wallonie, une région qui dispose d'une imposante réserve de ressources humaines, intellectuelles et économiques : terrains, eau, main d'œuvre, savoir-faire…, une région véritable plaque tournante de l'Europe économique ouverte vers les ports  de haute mer, Dunkerque, Calais, Boulogne-sur-Mer, Le Havre.

Le temps presse pour la Flandre. Elle doit impérativement s'étendre… "Le compromis des Belges" de 1929 décrétant que l'on parle néerlandais sur le territoire flamand, français sur le territoire wallon, et les deux langues à Bruxelles, est bousculé par la progression continue du français en Flandre ; la frontière linguistique, arrêtée en 1962-1963, corsetant Bruxelles de par un abus de pouvoir unilatéral flamand, ne change rien à la francisation de la Flandre…"Je vis en français" à Bruxelles et dans les communes jouxtant la frontière linguistique

"Trop, c'est trop" pour le Mouvement flamand qui va provoquer des coups de force et des mesures de contrainte pour enrayer la progression de la langue française : révolte des bourgmestres flamands contre le recensement linguistique suivie de la suppression du volet linguistique, intégration des Fourons en Flandre, scission de l'arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde, non-signature de la Convention-cadre de protection des minorités linguistiques nationales, non-nomination de bourgmestres francophones dans trois communes de la périphérie bruxelloise, décrets excluant les personnes ne connaissant pas le flamand à l'accès à la propriété d'un logement, visant la suppression des facilités linguistiques…, anglicisation de Bruxelles… Le Mouvement flamand poursuit ainsi son travail de sape pour contenir la progression de la langue française, pour conquérir Bruxelles et pour vassaliser la Wallonie.

Bart De Wever, président de la N-VA, sait qu'il doit aller vite au regard de l'évolution de l'Europe. Aussi applique-t-il la méthode Maddens d'appauvrissement des Régions bruxelloise et wallonne en exigeant le transfert des compétences fiscales et sociales vers les Régions. La Flandre est largement gagnante à terme : en argent, en flatterie du courant nationaliste wallon ; la Flandre souveraine par la dévolution des ministères régaliens sous le slogan : "Ce que fait la Flandre, elle le fait mieux", aura le pouvoir réel sur la totalité du territoire belge et soumettra la Wallonie au régime du bilinguisme avant de lui imposer le flamand comme langue unique. La révolution copernicienne, la réforme en profondeur de l'Etat, copie flamande.

Bart De Wever, président de la N-VA, nous force à la question de savoir si nous voulons rester dans le cadre d'une nation citoyenne ou si nous voulons nous inscrire dans le cadre d'une nation ethnique, hors de tout lien de solidarité. Or, Bart de Wever s'inscrit nettement dans le cadre d'une nation ethnique au sentiment d'identité propre. Le problème,  c'est qu'il est attaché, nous semble-t-il, à la doctrine pangermanique poussant l'Allemagne à s'installer aux portes des océans. Il veut dès lors que la Flandre ait des liens frontaliers avec l'Allemagne par la mainmise du territoire wallon… Et l'Allemagne, petit à petit, supplante l'hégémonie française en Europe continentale… Ne fut-il pas question, l'année dernière, d'un transfert du siège de l'Otan à Bonn, en Allemagne ? Les pays de l'Europe de l'Est ne se rapprochent-ils pas de l'Allemagne ?

Quel destin pour la fédération Wallonie-Bruxelles,  si elle voit le jour ? Entrer dans le giron germanique en se fondant dans le Benelux agrandi au Land allemand de Rhénanie-du-Nord-Wesphalie ou entrer dans le giron roman ? Un choix à faire ! Tout en sachant que la France - 66 %, selon un sondage - serait prête à accueillir la Communauté romane de Belgique si celle-ci en exprimait le souhait.

"Je vis en Francophonie". Faisons entendre la voix des Francophones. Continuons à croire fermement à notre identité française. Se sentir chez soi. Etre nous-mêmes.

08.11.2010

APOPHTEGMES A MEDITER

* Olivier MAINGAIN, président du FDF : "Accepter la scission pure et simple de BHV, c'est accepter que la frontière linguistique devienne une future frontière d'Etat. Et là, ne pas obtenir l'élargissement de Bruxelles - ou au moins un lien  territorial avec la Wallonie - c'est mettre Bruxelles en Flandre".(Le Soir du 06.09.10).

 

*NATIXIS, banque d'affaires  : "La Wallonie n'est clairement pas la région la plus assistée d'Europe". (Le Soir du 14.10.2010)

 

* Paul MAGNETTE, PS, ministre : "Le rattachisme est une idée lunaire qui ne fait que trois adeptes en Wallonie…".

 

* Béatrice DELVAUX, rédactrice en chef, Le Soir du 22.10.2010 : "Gardez à portée de main votre répertoire des blagues en "eur". Car si ce conciliateur n'est pas un … leurre, rien ne permet de croire, sauf l'envie, qu'il fera l'affaire".

 

* Julien DELAITE, Ligue wallonne de Liège 1898, appelle à la séparation administrative (fédéralisme) avec la Flandre : "Chacun maitre chez soi ; un Parlement fédéral composé à parts égales de Wallons et de Flamands gérera l'armée, la justice, la monnaie…".

 

* Denis GRIESMAR, Finis Belgica : "Si la Wallonie semble aujourd'hui économiquement à la traine, c'est que le régime belge a depuis plus d'un demi-siècle favorisé la Flandre, et à cet égard, une sortie d'élections paradoxale, offrant le poste de Premier ministre à un Wallon,  ne serait qu'une "solution" cache-misère accentuant la dépendance des Francophones atteints d'un véritable "syndrome de Stockholm". Le temps ainsi "gagné serait en réalité perdu, car ouvert aux manœuvres flamandes autour de Bruxelles. Car les enjeux seront clairs : dépendance prolongée d'une région francophone stratégique et risque d'asphyxie, et, à terme, de basculement d'une des grandes métropoles de langue française du monde".

 

* Rudy DEMOTTE, PS, ministre-président de la Région wallonne et de la Communauté française, au regard des exigences flamandes en matière communautaire et en matière économique, appelle tous les Francophones à envisager toutes les hypothèses : "il est certain, dit-il, que nous devons nous prendre en  mains nous-mêmes… La Wallonie et Bruxelles ont des outils pour voir ce qu'on peut faire pour soi-même et ne pas attendre demain".

 

Quelles réflexions pouvons-nous faire à la suite de ces déclarations ?

16:19 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : le soir, olivier maingain, wallonie, ps, magnette |  Facebook |

18.10.2010

C'EST ECRIT DEPUIS 1917 : LA GERMANISATION DE LA BELGIQUE...

Un compromis flamando-flamand 

Le "compromis", présenté par Bart De Wever, est une application pure et simple de la Flamenpolitik élaborée en 1917 avec la collaboration de l'occupant allemand, affinée en 1999 et en 2003 par le Parlement flamand à travers la déclaration "Octopus". L'objectif arrêté en 1917 sous l'autorité du général allemand Moritz von Bissing de couper la Belgique en deux : d'une part, la Flandre avec Bruxelles comme capitale, et, d'autre part, la Wallonie, avec Namur comme centre administratif et Liège comme centre culturel, placée dans l'aire d'influence de l'Allemagne afin de permettre à celle-ci un facile accès aux ports maritimes flamands ouverts vers les océans.

 

Que propose la Flandre par la plume de Bart De Wever ? Cinq chapitres.

 

I. Loi de financement en quatre points :

1.1 - Régionalisation de 45 % de l'impôt sur les personnes physiques, IPP, transféré aux Régions sous la formule du "double taux".

1.2 - Solidarité entre Régions basée sur le revenu imposable par tête d'habitant, sans jamais annuler complètement la différence entre Régions.

1.3 - Responsabilisation des Régions pour les montants transférés du fédéral vers les Régions en matière d'énergie, de logement et en termes d'emploi

1.4 - Financement des Communautés par le biais des dotations TVA en passant par les Régions ; l'impôt des sociétés, ISOC, est provisoirement laissé de côté tout en prévoyant cependant des possibilités de crédit ou de réduction d'impôt.

 

II. Arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde en quatre points :

2.1 - Scission verticale entre l'arrondissement électoral provincial du Brabant flamand et celui de Bruxelles avec des modalités particulières pour les habitants des six communes à facilités de la périphérie bruxelloise. Maintien de l'apparentement à Bruxelles.

2.2 - Consécration légale de deux principes dans les six communes à facilités de la périphérie bruxelloise :

- le néerlandais pour les contacts avec les services locaux avec possibilité, à la demande, d'utiliser la langue française lors de chaque contact

- l'obtention possible d'une copie bilingue des documents officiels par demande individuelle pour maximum trois ans, renouvelable sur simple demande expresse.

Les Chambres flamandes du Conseil d'Etat sont seules habilitées à recevoir les recours.

2.3 - Adjonction, sur simple demande, d'un membre francophone du Conseil d'Etat à la Chambre flamande chargée d'examiner le recours d'un bourgmestre "dont la nomination est refusée par l'autorité de tutelle flamande".

2.4 - Scission de l'arrondissement judiciaire sur la base des modalités d'une proposition de loi CD&V.

 

III. Bruxelles : mise sous tutelle

3.1 - Un financement supplémentaire échelonné de 600 millions d'euros conditionné à une proposition portant sur "une organisation administrative plus transparente et plus efficace des dix-neuf communes Bruxelles…validée par le gouvernement fédéral et une prime de 50 millions d'euros annuels de plus".

3.2 - Acceptation d'un statut spécifique en matière de Justice.

3.3 - Acceptation d'une forme de cogestion en matière d'allocations familiales. - Possibilité d'envisager une politique commune à travers la Cocom, à condition que les ministres des Communautés flamande et française puissent y exercer un droit de vote complet.

3.4 - Renvoi à un groupe de travail de la demande francophone d'un assouplissement des lois linguistiques.

 

IV. Justice en quatre points :

4.1 - Transfert des tribunaux de première instance et deuxième instance vers les Communautés.

4.2 - La Cour de Cassation, le Conseil d'Etat, la Cour constitutionnelle et le Parquet fédéral restent de compétence fédérale.

4.3 - Possibilité aux Communautés et aux Régions d'instaurer leur propre juridiction administrative, avec participation des entités fédérées aux décisions d'application des peines.

4.4 - Compétence aux Communautés en matière de protection de la Jeunesse par la "fixation de peines et de mesures d'accompagnement, la fixation de règles de dessaisissement et des règles de placement en centres fermés".

 

V. Emploi, familles, soins de santé

5.1 - Emploi

- Compétence aux Régions pour le contrôle des chômeurs et la politique axée sur les groupes cibles.

- Transfert aux Régions du budget fédéral dont la répartition évoluera selon la capacité fiscale.

- L'ONSS et le cadre normatif restent au Fédéral.

5.2 - Familles

- Transfert aux Communautés des allocations familiales, budget et compétence. Sauf pour Bruxelles où les allocations familiales sont cogérées par la Flandre et la Wallonie.

5.3 - Soins de santé

- INAMI et la politique tarifaire restent au niveau fédéral.

- Compétence totale aux Communautés en matière de maisons de repos et de soins, soins à domicile, soins palliatifs, soins de santé mentale et assuétudes, et en matière d'infrastructures hospitalières.

 

Conclusion

La proposition de Bart De Wever peut être assimilée à un appel aux partis flamands de reconstituer un front flamand centré sur la réalisation de l'objectif 1917 de flamandisation généralisée de la Belgique. Au demeurant, cela devient une réalité dans certaines contrées de la Wallonie avec l'arrivée massive de Flamands et de Néerlandais.

Aux partis francophones d'avoir la sagesse de mettre sur le métier une "Fédération Wallonie-Bruxelles". Ne devraient-ils pas, dans la situation actuelle, convoquer des Etats généraux ? Les citoyens d’en-bas ont droit à une information complète et correcte. Nous pouvons craindre un coup de force des Flamands.

 

Raymond WATRICE

21.09.2010

DEFENDRE LA LIBERTE, DEFENDRE NOTRE FIERTE...

DEFENDRE NOTRE HONNEUR, DEFENDRE NOTRE EMPLOI, DEFENDRE LA LANGUE FRANCAISE, …

La Ligue wallonne de Bruxelles vous invite à faire savoir, ensemble, à nos édiles politiques qu'ils doivent tenir bon et qu'ils ne doivent pas accepter de nouveaux compromis qui ne seront que de nouvelles avancées flamandes vers la flamandisation généralisée de la Belgique,  objectif numéro un de la Flandre

La flamandisation de la Flandre, de Bruxelles et de la Wallonie a été arrêtée pendant la première guerre mondiale 1914-1918 avec la collaboration de l'occupant allemand et mise en œuvre par la Flamenpolitik.

La Belgique est divisée en  deux Régions : la Flandre (Vlaanderen) avec Bruxelles comme capitale, la langue administrative est uniquement le flamand ; la Wallonie avec  Namur comme centre administratif,  la langue administrative est le bilinguisme flamand-français.

La Flandre impose, pas à pas, cette politique germanique ; le bilinguisme néerlandais-français est obligatoire à Bruxelles ; il s'étend en Wallonie avec la complicité des partis politiques wallons, notamment par l'introduction des classes d'immersion linguistique en néerlandais dans l'enseignement scolaire dès la maternelle. Une politique incitée par Marie Arena, PS, lors de son mandat de ministre-présidente de la Communauté française, et poursuivie par ses successeurs.

Charles Picqué, PS, ministre-président de la Région de Bruxelles, dans une interview publiée dans le quotidien Le Soir des 8 et 9 mai 2010 a bien centré le problème. Il a eu ces mots justes : "Les francophones qui s'imagineraient sauver le pays en cédant aux exigences flamandes non seulement mettraient en péril leur propre intérêt mais conduiraient le pays à de nouveaux conflits…Il ne faut rien faire qui coupe définitivement le lien entre Bruxelles et son hinterland et ne rien céder qui affaiblisse financièrement Bruxelles…". Mais est-il écouté par ses pairs ?

La Ligue wallonne de Bruxelles vous invite à vouloir ensemble : un véritable fédéralisme de coopération ; une Région de Bruxelles à part entière ;  une union étroite entre Bruxelles et la Wallonie ; le meilleur pour la Wallonie et pour Bruxelles. Elle vous invite à les tirer vers le haut.

Ensemble, vous et la Ligue wallonne de Bruxelles.

14.09.2010

LE PLAN B, C'EST QUOI ?

C'est quoi ? "Le Plan B, on n'y est pas encore. Cependant l'intelligence et la lucidité veulent qu'on ne puisse plus l'exclure", déclare Philippe Moureau, PS, président de la Fédération socialiste de Bruxelles, député-bourgmestre de Molenbeek.

Mais, c'est quoi donc le Plan B ? "On ne peut pas le dire; les citoyens n'ont pas envie d'entendre ça, ils n'y sont pas prêts ; le premier qui va oser évoquer cela va être mal reçu", chuchote-t-on dans le monde politique ! Quoi ? Les présidents des partis imposent-ils l'omerta sur le Plan B ? Serait-ce du vent ? Ou des ballonnets qu'on lance pour voir de quel côté souffle le vent ?

Mais, alors à quoi sert ou a servi le fameux groupe "4P3U" constitué en 1997 par 4 partis politiques, PS, MR, CDH, ECOLO, et par 3 professeurs d'université ? A quoi sert ou a servi le groupe Busquin-Spaak ? Top secret ! Affaire défense !

Mais, enfin, c'est quoi le Plan B ? N'y aurait-il pas tant de plans B que les initiateurs ne savent plus distinguer le Plan B des plans B fantômes ? Le Plan B serait-il une Fédération Wallonie-Bruxelles suggérée par les ministres-présidents Rudy Demotte, PS, côté Région wallonne, et Charles Picqué, PS, côté mini-Région bruxelloise ? Le Plan B serait-il précisément la constitution d'un Etat Wallonie-Bruxelles, dénommé aussi Fédération Wallonie-Bruxelles, qui semble le plus probable pour le quotidien Le Soir ? Des questions et encore des questions sur son existence !

Et si le Plan B n'était que la suppression pure et simple de la mini-région bruxelloise par son intégration en Flandre ?  Tout comme l'ont été les Fourons, intégrés en Flandre avec la complicité du PS. Le Plan B ne serait-il pas, finalement, le repli PS sur la Wallonie ?  Le lancement du modèle "Fédération Wallonie-Bruxelles" ne serait-il pas le paravent qui cache, pendant la « période préparatoire des esprits », un accord négociant la division de la Belgique en deux Etats décrétée dans la Flamenpolitik pendant la Grande Guerre 14-18 par le Mouvement flamand et l'occupant allemand donnant à l'Allemagne un accès à l'Atlantique : la Flandre (Vlaanderen) avec Bruxelles comme capitale, et la Wallonie avec Namur comme centre administratif et Liège comme centre artistique et culturel, la Région germanophone réintégrant l'Allemagne et emportant un  bout de la Wallonie permettant une liaison avec les Fourons ?

La Flamenpolitik bien en route. Tout en assurant à la Flandre, pendant la "période préparatoire" de constitution de deux Etats, la conclusion, à ses conditions, d'une réforme de financement des Régions et d'un large transfert de compétences du Fédéral aux Régions, notamment le transfert intégral de la fiscalité ! La soumission à la Flandre !

Le Plan B, c'est de la poudre aux yeux ! Un plan véhiculant des jours douloureux par les Wallons et les Bruxellois francophones habitant l’agglomération bruxelloise et sa périphérie !

14:45 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : plan b, wallonie, flamenpolitik |  Facebook |