16.05.2011

LE BELGICANISME NUISIBLE AUX FRANCOPHONES WALLONS ET BRUXELLOIS...

LE BELGICANISME - OU NATIONALISME BELGICAIN - EST NUISIBLE AUX FRANCOPHONES WALLONS ET BRUXELLOIS

 

En effet, les partis francophones qui sont tous belgicains - et donc aussi monarchistes -, alors qu’ils n’étaient demandeurs de rien en 2007, se sont,  depuis lors, faits à l’idée d’accepter une Belgique confédérale coquille vide qu’ils imaginent durer, 10, 20, ou même 30 ans…

Mais pour les partis flamands, tout accord institutionnel implique au minimum :

- la scission de BHV sans élargissement, de la Région bruxelloise,

- un transfert important de compétences fédérales aux Régions et Communautés,

- un renforcement de la tutelle de l’Etat central sur la Région bruxelloise contre son refinancement.

Et, lorsque l’encre de l’accord ne sera pas encore sèche, les revendications et attaques flamandes recommenceront de plus belle, notamment :

- pour supprimer ce qu’il resterait comme « facilités » en périphérie bruxelloise,

- pour diviser davantage les Bruxellois selon leur appartenance à la Communauté française ou à la Communauté flamande,

- pour faire avancer le néerlandais et l’anglais en Région bruxelloise afin de nier le fait francophone majoritaire,

- pour transférer la perception de l’impôt aux Régions et Communautés avec attribution d’une « dotation » à l’Etat confédéral devant lui permettre d’assumer les quelques compétences qui lui resteraient.

L’évolution institutionnelle de la Belgique s’est faite selon les exigences du Mouvement flamand et selon les réactions à ces exigences des Wallons et des Bruxellois. Contrairement aux Francophones, le Mouvement flamand, lui, ne recule jamais, et son objectif à terme est l’indépendance de la Flandre . Et cet objectif imprègne tous les partis flamands.

Alors, ça suffit. Indignons-nous. Cessons de nous accrocher à l’Etat belgo-flamand et à la Communauté française, à laquelle ne peuvent s’identifier ni les Wallons, ni les Bruxellois. Que la Wallonie et la Région bruxelloise se mettent debout et prennent leur destin en mains.

Au lieu de négocier un projet de survie temporaire d’une Belgique à la sauce flamande, allons résolument et sans peur vers le divorce à l’amiable et vers la mise en place d’une république confédérale Wallonie-Bruxelles :

- qui garantira l’autonomie de chaque Région,

- qui garantira la solidarité et la coopération entre les deux Régions dans les domaines qu’elles détermineront en commun et sur base égalitaire,

- qui garantira les droits des Néerlandophones en Région bruxelloise et des Germanophones en Wallonie par la signature et la ratification par chacune des deux Régions de la Convention-cadre du Conseil de l’Europe pour la protection des minorités nationales.

Et j’ajoute pour terminer que la Communauté germanophone doit être libre de prendre son indépendance, si tel est son souhait.

Nézia MAHIEU

ancienne responsable

du Parti Féministe Humaniste,

 ex Parti féministe Unifié.

 

Note de la rédaction : La Ligue wallonne de la Région de Bruxelles est une association de réflexion sur le destin de la Belgique, de résistance à la maltraitance de Bruxelles, de solidarité envers la Wallonie, de conviction dans la formation d’une Communauté homogène entre les Wallons et les Bruxellois. Une Communauté de partage et de destin, fière et digne.

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Courriel : info@liguewallonnebruxelles.be

LE CONCEPT WALLONIE-BRUXELLES...

 

En 2009, la Ligue wallonne de la Région de Bruxelles adressait un message d’espoir à ses membres à la suite du lancement du concept Wallonie-Bruxelles par la Communauté française. En substance, elle disait : «  Un frémissement s’est levé, s’est gonflé. Aujourd’hui, nous pouvons être fiers d’être Wallons, d’être Bruxellois ; nos enfants, nos petits-enfants et nous-mêmes grandissons et vivons dans un espace francophone composé de deux Régions, la wallonne et la bruxelloise, fortes et unies. Les partis francophones ont enfin compris la nécessité de parler d’une même voix, ont enfin adopté une attitude ferme, résolue, cohérente contre la boulimie territoriale de la Région flamande.

La Ligue wallonne invitait les partisans du Mouvement francophone en terre belge, à faire savoir dans leurs partis politiques respectifs, leur volonté de les voir rester conséquents et solidaire, de les voir rester décidés à ne rien céder sur ce qui a été convenu, à ne pas transiger. L’expression d’une image de la francophonie belge saine, rayonnante dans sa francité affermie, ouverte au monde.

Pour répondre en quelque sorte au vœu exprimé par la Ligue wallonne depuis quelques années, le ministre-président de la Communauté française, Hervé Hasquin, M R, introduit le concept « Communauté Wallonie-Bruxelles » au regard du symbolique  « Communauté française de Belgique ». Car, qui dit « communauté française », dit de langue et de culture françaises, de « sensibilité française », de référence à la France. Sans la France, nous n’existerions pas sur la carte européenne ; nous serions mis en capilotade dans une conception linguistico-belgo-belge manichéenne diluant notre identité culturelle française dans une Grande Néerlande en vouloir de reconstitution dans l’esprit de gens empreints de flamingantisme. » Ainsi s’exprimait la Ligue wallonne de la Région de Bruxelles au cours d’un déjeuner-débat, il y a quelque 12 ans. Ces propos restent toujours d’actualité avec l’enlisement des discussions institutionnelles portant sur une grande réforme de l’Etat.

Plus que jamais, nous devons croire en nous, croire en nos capacités.

Plus que jamais, nous devons choisir notre destin, un destin de fierté, de grandeur.

plus que jamais, nous devons faire pression sur nos dirigeants politiques, les présidents des partis francophones en particulier, pour qu’ils conçoivent un projet d’avenir commun entre la Wallonie et Bruxelles dans des frontières choisies par référendum par les populations « frontalières » concernées.

Plus que jamais, nous devons soutenir le concept « Fédération Wallonie-Bruxelles » que Olivier Maingain, président du FDF, a relancé devant un parterre d’étudiants en Droit et Sciences politiques de l’Université de Liège : « La frilosité francophone actuelle n’enrayera le cours des choses. De plus en plus de Flamands sont agacés parce que nous ne savons ce que nous voulons. Et Bart De Wever, le président de la N-VA, exploite cet immobilisme pour réclamer l’autonomie de la Flandre ».

Plus que jamais, nous avons besoin d’une cohérence dans le développement d’une politique commune entre Bruxelles et la Wallonie. L’annonce faite de la naissance du concept « Fédération Wallonie-Bruxelles » en remplacement du symbolique rebaptisé « Communauté Wallonie-Bruxelles » doit être officialisée par le Parlement de la Communauté française.  

Au demeurant, « la solidarité Wallonie-Bruxelles est un des articles du credo de Bruxelles, lisons-nous dans le document « Hommage à André Lagasse », publié le 11 mai 2011 paf le FDF. Dès le lendemain des élections du 23 mai 1965, les quatre parlementaires FDF nouvellement élus formèrent un groupe avec François Perin et Robert Moreau. Un soir de février 1968, à la suite du « Walen buiten » de l’Université catholique de Louvain, le Rassemblement wallon fut créé avec l’appui direct du FDF ». Et nous y relisons la réponse de André Lagasse à l’interrogation posée « La solidarité Wallonie-Bruxelles ? » dans une Tribune libre du quotidien Le Soir du 29 décembre 1983. « Elle est tissée de fils multiples et, de surcroît, se justifie pour une bonne demi-douzaine de raisons : on ne demande pas à tous les Bruxellois ni à tous les habitants des villes et des villages du sud du pays de partager toutes et chacune de ces raisons…Mais qu’au moins dans les circonstances présentes, chacun laisse le bon sens prévaloir sur les sempiternelles divisions gauloises ».         

10.05.2011

CARACTERISTIQUES DE L'IDEOLOGIE FLAMANDE...

 

L’idéologie nationaliste dominante de la Flandre, axée sur un rapprochement avec le monde germanique, se caractérise par « le renvoi de la faute sur les autres », « la stigmatisation », « le rejet de l’autre ». Calimero.

Une attitude maligne  marquée par l’occupation arrogante de la scène politique, le vouloir de la fin du Sénat, de la monarchie et de la Belgique, par le décrochage à l’atteinte du fil rouge, par la dramatisation soutenue par une médiation extrême du problème entrainant la masse du peuple flamand avec elle. Un développement prégnant.

16:39 Écrit par Raymond Watrice Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

BOUGE L'ESPACE WALLONIE-BRUXELLES : BHV SOLUTE ?

BOUGE L’ESPACE WALLONIE-BRUXELLES

 

BHV soluté ? Fédération Wallonie-Bruxelles plombée ? Creuser des tranchées ?

Le CD&V, par son député régional Walter Vandenbossche, vice-Premier président du parlement bruxellois, lâche sur le plateau de Télé Bruxelles, le jeudi 5 mai 2011, que les matières personnalisables (allocations familiales, soins de santé…) pourraient être transférées pour les Bruxellois à la Commission communautaire commune, Cocom, instance qui gère les matières communautaires. Il exige la confirmation du rôle de la Cocom dans la gestion des matières communautaires avec le maintien de tous les acquis flamands à Bruxelles.

Un pas vers la cogestion de Bruxelles par la Flandre et la Wallonie ? L’on sait que la Cocom est composée paritairement de néerlandophones et de francophones. Il n’y a pas dessin. Une certitude qui s’affermit par l’annonce de création d’une communauté métropolitaine cogérée englobant des communes de l’ancienne province du Brabant. Une proposition qui plombe brutalement la création d’une Fédération Wallonie-Bruxelles, qui neutralise la Communauté Wallonie-Bruxelles.

Une méfiance renforcée à la suite de la déclaration spontanée de Philippe Moureaux, PS, sénateur-bourgmestre de Molenbeek-St-Jean à l’écoute des propos de Walter Vandenbossche : « … C’est une déclaration très importante que vous faites là. Jusqu’ici, le CD&V a toujours refusé, cette solution. Je peux vous dire que c’est loin d’être négligeable… ». Il est permis d’être méfiant quand on voit le résultat désastreux du compromis qu’il a négocié avec les Flamands en 1988 pour le fonctionnement de la Région de Bruxelles, plaçant Bruxelles sous tutelle larvée de la Flandre contre un retour des socialistes aux affaires de l’Etat fédéral.

La déclaration de Charles Picqué, PS, ministre-président de la Région de Bruxelles, affirmant « qu’il faut s’amadouer progressivement… dans l’élaboration d’un plan stratégique concerté pour l’hinterland… » suscite également la méfiance. Autrement dit, Charles Picqué demande aux Bruxellois de faire le deuil d’un désenclavement de Bruxelles et d’admettre une forme de cogestion de l’enclave bruxelloise !

Que valent dès lors les déclarations musclées de politiciens francophones ? Paroles de propagande électorale ? Dans une interview publiée dans le journal Le Soir du 5 mai 2011, Didier Gosuin, FDF, chef de file du groupe M R-FDF au Parlement bruxellois et membre de la Commission Wallonie-Bruxelles, s’exprime sur l’existence des Communautés : « Toute culture a besoin d’une institution qui les représente… Vouloir supprimer les Communautés, ce serait créer le blocage total. On n’arrivera pas à une solution aussi radicale ! Par contre, vu les exigences du Nord, il y a un risque qu’on accroisse les compétences des Communautés ; là le danger est énorme pour Bruxelles. Ce serait la mort lente de la Région, avec le développement de nationalismes communautaires… Les Régions sont le centre de gravité, il faut maintenir le rôle actuel des Communautés. »

Le 1er mai 2004, Elio Di Rupo, président du PS, faisait le serment devant ses troupes : « Qu’on ne compte pas sur le PS pour détricoter l’Etat belge, pour scinder l’arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde, pour régionaliser la sécurité sociale. »

En 2005, Jean-Claude Van Cauwenbergh, PS, ministre-président de la Région wallonne à l’époque, était catégorique : « … Quand on touche à un symbole, les Wallons sont toujours très forts. Bruxelles-Hal-Vilvorde, c’est un symbole, comme les Fourons. Si on y touche, nous monterons donc sur nos ergots. Nous serons solidaires … »

Laurette Onkelinx, PS, vice-Première ministre fédérale, conseillère communale à Schaerbeek, frappait fort :  « … Les Flamands veulent une réforme de l’Etat. Ce qu’ils n’obtiennent pas dans une grande négociation, ils l’arrachent par petites touches sournoise es et discrètes… Les francophones ne veulent pas une fédéralisation de la Justice ? Qu’à cela ne tienne, on va déjà confier aux Communautés le soin de former les magistrats. Les francophones refusent l’éclatement de la SNCB ? Qu’à cela ne tienne, des représentants des Régions sont entrés dans le conseil d’administration, et on acceptera l’argent flamand pour des voies ferrées flamandes, et il n’y aura pas d’argent pour les voies ferrées wallonnes… Il ne faut pas être naïfs. Les Flamands savent ce qu’ils veulent et rien ne les arrêtera. Ce qui se passe aujourd’hui est bien plus grave et bien plus inquiétant qu’une discussion institutionnelle. Parce que les francophones, et au premier titre le M R, … cèdent unilatéralement sur toute une série de questions et que celles-ci ne feront donc pas partie de la grande discussion… »

Olivier Maingain, FDF, député-bourgmestre, président des FDF, tenait des propos fermes et catégoriques ; en juin 2002, il disait à propos de Bruxelles : « Je ne veux ni d’une Région croupion par rapport aux communes, ni de communes réduites à des mairies d’arrondissements ou à des guichets administratifs de la Région ». En avril/mai 2004, il faisait le serment : « Je dis clairement que nous n’avons plus rien à payer au plan institutionnel à Bruxelles et en périphérie. Jamais nous n’accepterons les plans flamands visant à mettre Bruxelles sous tutelle ». Il affirmait : « … S’ils (les Flamands, ndlr) veulent la scission, on parlera de l’élargissement de la Région, ce qui mettra enfin Bruxelles en conformité avec sa réalité socio-économique et brisera le carcan, en faisant le lien avec la Wallonie… ». Octobre 2007, Olivier Maingain ponctuait la mise en garde du monde politique francophone contre la naïveté à l’égard des paroles mielleuses des partis flamands : « Les élus francophones dans les communes à facilités s’exprimeront en français lors des conseils communaux… Ce qu’on accorde aux Flamands de Bruxelles doit l’être aussi aux 150 000 francophones de la périphérie… L’enjeu le plus évident est de briser le carcan enfermant Bruxelles en Flandre, pour qu’elle ne soit pas emportée dans les bagages des nationalistes flamands ».

Avril 2011, Philippe Moureaux, vice-président du PS, confessait : « Moi, j’ai toujours été de ceux qui pensaient qu’il fallait trouver un compromis acceptable, certainement avec des reculs francophones. Mais je constate que tout ce que nous avons mis sur la table, tout ce que nous accepté est non seulement jugé insuffisant, mais que, à chaque fois, on veut aller plus loin en face. Dès lors, les francophones, y compris ceux qui comme moi qui étaient favorables à un compromis audacieux, même partiellement déséquilibré, ne peuvent aller plus loin. Ils sont allés au bout de leurs possibilités. Il faut creuser les tranchées… Bloquer l’offensive flamande. Ne plus accepter d’entrer dans des concessions supplémentaires. Nous sortirons des tranchées quand nous verrons qu’il y a une volonté de l’autre côté de négocier quelque chose de valable. »

Philippe Moureaux s’aligne sur la position de Olivier Maingain qui, dans une interview publiée dans le journal Le Soir du 21 février 2011, relançait sa mise garde au monde politique : « Scinder Bruxelles, redisait-il, c’est précipiter la scission du pays… Croire qu’on peut résoudre BHV sans avoir l’architecture globale du pays, c’est une erreur ! On ne peut pas prendre le risque d’enfermer Bruxelles en Flandre… ». Et, nouveauté, Olivier Maingain suggérait « d’interroger les habitants du Brabant flamand et du Brabant wallon sur un élargissement de Bruxelles. »

La Fédération Wallonie-Bruxelles a sa bible : le Manifeste pour l’unité francophone rédigé par Antoinette Spaak, FDF, ministre d’Etat, et Serge Moureaux, PS, député honoraire, ancien président de la Maison de la Francité.

La Flandre a son catéchisme : les résolutions du Parlement flamand de 1999. Greffons-y le diagnostic de Bart De Wever, historien, président de la N-VA, publié dans l’hebdomadaire allemand Der Spiegel : « Aujourd’hui l’Allemagne est redevenue la locomotive de l’Europe et la Belgique après des querelles politiques interminables est devenue le malade de l’Europe… La Belgique ne fonctionne plus ! La Belgique est une nation qui a échoué… »

On en est là !

INSPECTION PEDAGOGIQUE : ANNULATION DU DECRET FLAMAND...

 

La Cour institutionnelle a confirmé le jeudi 05 mai 2011 l’annulation partielle du décret flamand qui confie à la Communauté flamande l’inspection pédagogique des écoles francophones  non seulement dans les communes à facilités de la périphérie bruxelloise mais également dans toutes les communes à facilités de la frontière linguistique qui sépare la Flandre et la Wallonie. Sont concernées, outre les communes de la périphérie bruxelloise, Crainhem,  Wezembeek-Oppem, Wemmel, Linkebeek, Drogenbos et Rhode-St-Genèse, les communes de Messines, Espierres-Helchin, Renaix, Biévène, Herstappe et Fourons.

L’arrêt de la Cour institutionnelle est-il contraignant ? La Flandre s’en fout !

TABLE DE DISCUSSION : UNE SOLUTION DU PROBLEME COMMUNAUTAIRE BELGE EST-ELLE ENCORE POSSIBLE

 

 

Jacques CLAESSENS, par courriel - J'ai pris connaissance de votre réflexion au sujet de l'évolution de la situation actuelle des tractations institutionnelles concernant ce pays dit...Belgique.
Personnellement, et je pense comme beaucoup d'autres citoyens, on n'est pas réellement au courant de la teneur des cadeaux faits par les francophones aux nationalistes flamands et encore moins de leur importance car si l'on parle constamment de la discrétion dans laquelle ces prétendues négociations doivent se dérouler, je crains fort que c'est davantage pour dissimuler aux francophones l'importance des concessions faites au Nord sous prétexte de maintenir à tout prix une unité  qui virtuellement n'existe plus.
Oui, il faudrait demander aux habitants des communes jouxtant Bruxelles et sa périphérie s'ils souhaitent faire partie de l'entité bruxelloise permettant ainsi à Bruxelles de se développer au bénéfice de tous ses habitants francophones comme néerlandophones mais... je crois que c'est un leurre et ce n'est pas parce que les Moureaux, Picqué et autres capitulards du passé semblent se rendre compte maintenant qu'ils ont été trop loin dans leurs compromissions passées que cela pourra se faire.
En fait, personnellement, je suis de l'avis de Guy Verhofstadt, libéral et flamand, qui, en parlant des négociations ?? en cours avec la N-VA et Bart De Wever, a dit avec des gens qui ont à leur programme en premier plan l'indépendance de la Flandre "on ne négocie pas" car de fait il n'y a rien à négocier.
Si les politiciens francophones avaient quelque peu le sens de la dignité et la volonté de respecter le droit à la liberté pour leurs électeurs francophones il aurait fallu exiger de la Flandre, AVANT toute négociation, que celle-ci accepte dans l'immédiat :
1° La ratification par la Belgique de la convention européenne actant de la protection du droit et des libertés des minorités.
2° La nomination immédiate et sans conditions des trois bourgmestres des communes à facilités élus démocratiquement.
3° L'éventuelle scission de BHV, oui mais pas sans l'élargissement de Bruxelles aux six communes à facilités et à celles qui opteraient pour cette solution par voie de référendum.
4° Une possibilité pour les minorités linguistiques des deux communautés du pays d'être administrées, jugées et fiscalisées dans leur langue.
Personnellement ce qui précède correspond à mon idéal de liberté pour tous sans quoi qu'avons-nous à faire encore ensemble ? Je ne vois vraiment pas.

Je pars en fin de semaine dans le sud de la France rejoindre notre fils aîné qui est établi là-bas et je quitte pour un temps ce pays que je ne reconnais plus.

Vive l'association Wallonie-Bruxelles, vive la France !

 

* Francis BAUDOUX, par courriel -  1/ Non : on ne va pas vers une solution équitable car les politiciens francophones, dans leur désir d'une solution qui fait persister la Belgique, sont prêts à toutes les concessions sans voir les vices cachés de ces concessions - comme ils le furent d'ailleurs au cours de toutes les (petites) crises passées et des changements à la constitution qui en ont résulté : p. ex. la scission de la province de Brabant qui a engendré le problème BHV, par exemple la découpe de la Belgique en zones linguistiques avec des "facilités" qu'ils pensaient permanentes, mais que la Flandre a remis en question, etc.

Et non aussi parce que les mêmes politiciens accordent beaucoup plus d'importance à Bruxelles qu'aux autres régions où existait la francophonie mais que la Flandre voulait éliminer (la francophonie de Leuven, Brugge, Antwerpen, Gent  ...) ou encore annexer (p. ex. les Fourons )

Chaque négociation se termine par des concessions de la Wallonie plus importantes que celles (lesquelles) concédées par la Flandre.

Rappelez-vous que le bourgmestre de Vilvoorde, si énergique quant à l'exigence de la scission de BHV, est le même qui a présidé à l'établissement du statut spécial de cet arrondissement, statut qui a été remis en question peu après son établissement.

2/ Evidemment les gens doivent être consultés !

Si je considère que toute remise en question des limites territoriales établies est une profonde erreur, [parce que cela entraîne les guerres, cfr la Bosnie dans les années 80, les Sudètes, et Dantzig dans les années 40, l'Alsace et la Lorraine après 1870 ...], il n'en reste pas moins que l'existence des "facilités" traduit le fait que la frontière n'était pas clairement établie.

TABLE DE DISCUSSION : LE CONCEPT "DISTRICT" A ERADIQUER

ERADICATION DU MOT « DISTRICT »…

 

Magda DECHESNE-CHARLES, 1410 Waterloo - Il me paraît impossible d’éradiquer ce mot de « district » qui  revient encore de plus belle ces jours-ci. Il m’est difficile de comprendre pourquoi cette appellation, due à l’orangiste nostalgique Louis Tobback, si je ne me trompe, qui regrette  la scission d’avec les Pays-Bas en 1830, est constamment utilisée et tout à fait défavorable à Bruxelles et aux Bruxellois.

La mauvaise idée de Louis Tobback est d’avoir comparé Bruxelles l’Européenne à Washington DC pour en faire un district. Et tout le monde - Wallons compris - répercute cette sottise. Ce concept devient vraiment rasoir, vu l’acharnement des francophones à jouer au perroquet. Dans ce district administratif, les habitants n’ont pas les mêmes droits que les autres citoyens des Etats-Unis. Pour commencer, ils ne votent pas. C’est donc bien ce qu’espérait Tobback pour neutraliser Bruxelles !

Et pourquoi ce qu’un Flamand invente est repris par les francophones au lieu de « ville-Etat », comme l’a dit un jour Charles Picqué, ou « ville libre », comme l’a dit il y a déjà longtemps François Perin ?  Or, le vrai exemple à suivre pour Bruxelles est beaucoup plus près de nous. Inutile de traverser un océan ! Il s’agit de Berlin, capitale de l’Allemagne. C’est une ville libre, une ville-Etat, un Land ! Et Bruxelles serait en outre officiellement la capitale de l’Europe ! C’est difficile à capter ?

Il me semble que ce serait le vrai destin de cette ville qui m’est chère et qu’il est grand temps pour le monde francophone de s’intéresser à la question, en tenant compte de ce qu’ont dit un Bruxellois et même un Wallon. Au demeurant, faut-il rappeler que le très respectable professeur de Droit constitutionnel qu’est Francis Delperée a déclaré, à l’émission secouante du 13 décembre 2006 à la télévision, que le terme « district » ne convient pas à Bruxelles ? Alors quoi ?

L’étude du statut de Berlin devrait, dès lors, être confiée à un constitutionnaliste objectif : ses conclusions devraient servir de base à un projet de statut démocratique.