15.03.2011
VISER L'EGALITE
Dans son éditorial publié dans le magazine municipal Lyon Citoyen de mars 2011, Gérard Collomb, maire de Lyon, annonce que Lyon est la première ville française à obtenir le label AFNOR Diversité. « Ce label, dit-il, reconnaît, les actions exemplaires réalisées par les services municipaux pilotes en matière de lutte contre les discriminations, tant dans leurs ressources humaines que dans les services au public. Il est aussi et surtout une incitation forte à développer et accélérer notre action dont l’objectif est inscrit en exergue aux frontons de la République : Egalité.
Mais de quelle égalité parlons-nous ? D’un idéal utopique ? D’un nivellement arbitraire ? De façon plus réaliste et plus conforme aux attentes de nos concitoyens : de l’égalité de traitement. Et chaque fois que possible : de l’égalité des chances. Pour ne prendre qu’un exemple, comment accepter qu’une compétence ne soit pas reconnue ? Et si elle n’atteint pas le seuil requis, comment se résigner à ne pas lui donner l’impulsion qui lui manque ? Telle notre conception - humaniste - de l’égalité. Elle concerne chacune et chacun de nous, victimes ou auteurs réels ou potentiels d’atteintes à l’égalité, des degrés divers et diversement ressentis.
On sait que l’origine et le nom sont encore au premier rang des critères de discrimination. Heureusement intolérable, cette discrimination est à la fois injuste et stupide. Injuste pour celui ou celle qui en est victime, stupide pour notre société qui se prive d’une compétence ou d’un talent. On sait moins que parmi les autres critères les plus discriminants figurent l’âge, le sexe, la situation de famille et même la grossesse ! C’est dire qu’à un moment ou à un autre de notre vie, nous sommes, nous pouvons être toutes et tous directement concerné(e)s.
C’est pourquoi la Ville de Lyon mène depuis 2002 une politique forte pour l’égalité, contre les discriminations. Initiée dans ses propres rangs, elle vise l’exemplarité indispensable pour prétendre propager sur tout son territoire une véritable « culture de l’égalité ». De grands groupes industriel et du tertiaire ont mis en place la même démarche. On ne peut que s’en réjouir. Mais l’action pour l’égalité n’est pas le domaine réservé des grosses structures. Toute PME, toute association, tout citoyen peut y prendre part et apporter ainsi une contribution indispensable au Vivre ensemble ». Le Maire de Lyon.
Qu’en est-il de cette belle égalité ? Une vraie motivation ? Oui en pensent 90 % de Lyonnais, selon une enquête réalisée par Nova 7 - Ville de Lyon, décembre 2009. C’est depuis 2002 que la Ville de Lyon s’est engagée dans une politique forte pour l’égalité contre les discriminations. En 2010, elle a voulu se soumettre à l’audit AFNOR pour le label Diversité. Bien lui en a pris, elle l’a obtenu ! Résultat ? Elle doit agir plus vite et plus fort, plus large. Avec évaluations à répétitions. Et c’est tant mieux car c’était le but de la démarche. « Il faut verrouiller partout, pointe Georges Képénékian, Adjoint délégué à la Culture et aux Droits des citoyens, la meilleure prévention contre les discriminations, c’est de traiter le sujet ». Cet avis est partagé par Marie-Odile Fondeur, Adjointe aux Ressources humaines : « … Nous mettons en place une cellule de veille anti-discriminations à l’embauche et dans les déroulements de carrière ; car nous avons que nous avons des marges de progrès en particulier vis-à-vis des personnes handicapées et des femmes ». L’avis de Georges Képénékian est aussi partagé par Thérèse Rabatel, Adjointe à l’Egalité femmes-hommes et au handicap : « l’égalité femmes-hommes, souligne-t-elle, devant la formation est satisfaisante, mais on en est loin dans les déroulements de carrière, les congés parentaux, les temps partiels, c’est là-dessus qu’il nous faut travailler tout en développant la mixité des métiers et l’accueil de personnels handicapés ».
C’est que la Ville de Lyon, bien au-delà des limites de son administration, entend continuer à développer une « contagion positive ». Dans le secteur de l’emploi-insertion, près d’une centaine d’opérateurs du PLIE (Plan local d’Insertion pour l’Economie) ont donné leur accord pour engager, avec la Maison égalité, une démarche qualité sur 33 points de discriminations, démarche que pourront intégrer les structures de formation en lien avec la Maison de l’emploi (MDEF). Dans le même temps, les dating-emplois se sont multiplié mobilisant une centaine d’entreprise qui ont reçu un millier de candidats préparés à l’entretien d’embauche. « En menant cette politique d’accès à l’emploi pour tous, la Ville de Lyon et ses partenaires associent à l’égalité de traitement l’égalité des chances, explique Anne-Sophie Condemine, Adjointe à l’Emploi-insertion ; cela implique de proposer des réponses adaptées souvent au cas par cas, de prendre en compte les handicaps (au sens le plus large) et de donner les impulsions nécessaires ».
Car telle est la conception lyonnaise de l’égalité : avoir présent à l’esprit qu’il ne suffit pas de dire « t’es le meilleur, vas-y ! ».
Source : Lyon citoyen, numéro 94, mars 2011 - www.lyon.fr - lyoncitoyen@mairie-lyon.fr
16:06 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lyon citoyen, ville de lyon, diversité, afnor, embauche, gérard collomb, égalité |
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07.04.2010
FEDERALISME DE COOPERATION...
Un nouveau fédéralisme est né : le fédéralisme de coopération enfanté par Yves Leterme, CD&Vlaams, Premier ministre. <><>Si nous ouvrons notre petit dictionnaire Larousse, celui-ci nous enseigne que 1) le mot « fédéralisme » signifie un « mode de regroupement de collectivités tendant à accroitre leur solidarité tout en préservant leur particularisme ; 2) le mot « coopération » signifie, dans son acception économique, une « méthode d’action par laquelle des personnes ayant des intérêts communs constituent une entreprise où les droits de chacun à la gestion sont égaux et où le profit est réparti entre les seuls associés au prorata de leur activité ». <><>Deux mots se détachent : solidarité, égalité. Retournons dans notre dictionnaire de notre enfance ; il nous précise que le mot « solidarité » suscite un « sentiment qui pousse les hommes à s’accorder une aide mutuelle », et que le mot « égalité » établit ce « rapport entre individus, citoyens égaux en droits et soumis aux mêmes obligations ». <><>Une symbiose, une « union étroite entre des personnes et des choses ». <><>Une symbiose entre les présidents des éléments constitutifs institutionnels : Yves Leterme, CD&Vlaams (Fédéral), Ingrid Lieten, SP.A, (Flandre), Kart-Heinz Lambertz, socialiste (Communauté germanophone), Rudy Demotte, PS, (Wallonie), Charles Picqué, PS (Bruxelles). <><>Première rencontre euphorisante. Premier sourire béat. Première résolution inébranlable. La naissance d’un grand projet « BE2020 », le nom de baptême du fédéralisme de coopération.Devant les fonts baptismaux, un engagement formel, un engagement divin. « Je n’avais jamais espéré une réaction aussi positive de mes collègues. Je suis content, jubile Yves Leterme… 50 à 60 dossiers socio-économiques ont été identifiés ; une dizaine pourra être sur la table dès avril, mai… On travaille dans le cadre actuel de répartition de compétences et dans le cadre budgétaire aussi… Le fédéralisme de coopération est essentiel et le sera encore après la réforme de l’Etat. Nous essayons de trouver des solutions par une meilleure coopération … ». « Des dossiers sur lesquels nous sommes d’accord de travailler ensemble, surenchérit Rudy Demotte… C’est une modification dans l’approche institutionnelle ; tant qu’on n’a pas de réforme de l’Etat, c’est la meilleure manière de progresser… ». Benoitement, Charles Picqué observe : « Le Premier ministre utilise la présidence belge de l’Union pour pousser la coopération. Il n’a pas tort, car si la présidence belge prouve que le pays ne fonctionne plus, tant il y a une cacophonie sur les points de vue à exprimer, ce sera nuisible à tous… ». Ingrid Lieten, pragmatique, voit les convergences : « Sur certains thèmes comme la lutte contre la pauvreté, les politiques d’innovation ou les leviers de relance de la croissance, les entités fédérales sont souvent sur la même longueur d’ondes. On peut parfaitement, dans le respect des compétences de chacun, collaborer dans le cadre de la Stratégie UE2020 ».Un rêve. Tout est beau ; tout le monde est gentil. Le monde des Bisounours ! Pendant combien de temps ? <><>La Flandre arrogante, la Flandre impérialiste, la Flandre autoritaire balise. Son ministre-président Kris Peeters, CD&Vlaams, accepte de « s’engager dans cette voie à condition qu’elle génère des améliorations concrètes ». Bart De Wever, président de la N-VA, plombe les bonnes résolutions : « Le gouvernement tente, par cette grand-messe inutile, de masquer son impuissance à réaliser la moindre avancée institutionnelle ». Philippe Muytens lui donne la main : « Nous nous voyons déjà au comité de concertation. Et le fédéral connaît nos revendications. Ce n’est pas dans ce grand pow wow que l’on avancera ». <><>Tout est déjà dit. La Flandre des partis, la Flandre institutionnelle veut peser sur la politique belge. La Flandre veut une reconnaissance pleine et entière. Un approfondissement de la réforme institutionnelle de 1993. Une Flandre dominante dans une Belgique aux compétences fédérales minimales.Jean-Luc Dehaene, CD&Vlaams, démineur désigné par le Roi, donnera sa réponse dans quelques semaines : BHV sera-t-il ou ne sera-t-il pas scindé ? La Belgique de 1830 aura-t-elle vécu ? Bruxelles aura-t-elle des compétences institutionnelles ou sera-t-elle dotée d’un statut sui generis ? Les Régions seront-elles égales en droits ? Autrement dit : le concept « coopération » s’imposera-t-il ? <><>Au bout du chemin : Fédéralisme ? Confédéralisme ? Séparatisme ? Indépendantisme ? Résignation ? Soumission ? <><>Ne nous illusionnons pas… Les Flamands dorment avec les lois linguistiques ; elles façonnent leurs rêves d’hégémonie conçus dans la Flamenpolitik d’une autre époque.
17:02 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rudy demotte, lois linguistiques, flandre arrogante, strategie ue2020, federalisme de cooperation, solidarite, egalite, flamenpolitik |
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30.05.2008
LUTTE CONTRE LES DISCRIMINATIONS...
COMMUNIQUE PS +++Lutte contre les discriminations : une action efficace et concertée à tous les échelons du pays++Après le Gouvernement fédéral, c’est aujourd’hui la Région wallonne et de la Communauté française qui se dotent d’une législation pour lutter contre les discriminations.++Le PS salue cette avancée majeure en faveur des victimes de discriminations, qui doivent bénéficier de la meilleure protection quel que soit le niveau de pouvoir concerné.++Les règles sont ainsi plus claires et plus efficaces, avec deux intervenants identiques pour accompagner les victimes : le Centre pour l’Egalité des Chances et l’Institut pour l’Egalité entre hommes et femmes.++En adoptant un cadre décrétal harmonisé vis-à-vis des lois fédérales, les Gouvernements wallon et de la Communauté française placent les victimes au cœur de leur politique.++Ainsi, quel que soit le domaine d’activité dans lequel une discrimination est commise, toutes les victimes bénéficieront de la même protection, et les auteurs seront sanctionnés de la même façon. ++Concrètement, une personne ne devra pas se demander à qui s’adresser ou quelle loi est applicable selon qu’elle est victime d’une discrimination dans le secteur de l’emploi ou du logement, de la culture ou de l’enseignement… ++Le Président du PS, Elio Di Rupo, salue cette action concertée et cohérente entre les différentes entités francophones, qui tient avant tout compte des besoins réels des citoyens et des difficultés qu’ils peuvent rencontrer dans leurs démarches au quotidien. ++Plus d’infos ? Ermeline Gosselin 0478 57 18 67
13:54 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : discrimination, ps, communaute francaise, citoyens, egalite |
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