24.04.2009

L'OBSTINATION TETUE DU FLAMAND : LE FANATISME...

Dans son numéro 267 d’avril 2009, « Diagnostic », périodique du Gerfa, nous livre, sous la plume de Michel Legrand, un diagnostic cinglant des premiers mois de gestion du ministre fédéral de la Fonction publique, Monsieur Vanackere. Une photographie de l’obstination têtue du Flamand. = = = Il n’a pas fallu trois mois, souligne Michel Legrand, pour que le ministre Vanackere sorte du bois et lance son cri de ralliement « 20 % de fonctionnaires en moins ». Admettons un dégraissage des ministères. Encore faut-il qu’il se fasse selon un plan réfléchi, basé sur le fonctionnement des services. Ce qui ne paraît pas être le cas. Michel Legrand dénonce précisément la tournure linéaire du dégraissage des effectifs. « Par contre, dit Michel Legrand, proclamer une réduction linéaire fait fi de toute rationalité et traduit surtout un manque de connaissance des problèmes et des enjeux, d’autant que l’explosion des effectifs dans certains services (par le recrutement de contractuels) est souvent le fait d’hommes ou de femmes politiques en mal de clientélisme… ». = = = De son analyse, nous épinglerons l’orientation du bilinguisme généralisé non seulement des services mais également des agents que semble adopter le ministre Vanackere. « Pour un ministre de la Fonction publique, souligne Michel Legrand, c’est assez étonnant : il devrait savoir que les lois sur l’emploi des langues prévoient l’unilinguisme des agents mais le bilinguisme des services ; en clair, cela signifie que la connaissance de l’autre langue n’est exigée ni pour être recruté dans les services fédéraux ni pour y faire carrière, mais que les services doivent être organisés de telle façon que les usagers puissent être traités dans leur langue. Le ministre se fait donc le relais de la volonté flamande de « bilinguiser » les agents de l’administration fédérale, preuve que ce souci reste constant même si le ministre adopte un profil peu agressif. Il est clair qu’il défend la même option pour l’administration bruxelloise, où la Flandre voudrait aussi imposer le bilinguisme généralisé alors que la population bruxelloise est très majoritairement francophone. Bref, si la pensée et la connaissance du ministre sont particulièrement déficientes et lacunaires en ce qui concerne ses compétences de fonction publique, par contre il ne perd par le nord puisqu’il rompt de nouveau une lance en faveur de la thèse d’un bilinguisme qui est contraire à la loi et qui est unanimement condamné par les responsables francophones, d’autant plus que le bilinguisme dans l’administration bruxelloise s’apparente de plus en plus à de l’acharnement thérapeutique ». = = = Une application de la Flamenpolitik mise en place par l’occupant allemand au cours de la Première guerre mondiale 1914-1918 avec le soutien du Mouvement flamand. Une germanisation de la Belgique. Une constante du Mouvement flamand. = = = Bien avant l’occupation allemande, Jules Destrée, en 1912, dans une lettre au Roi Albert Ier, soulignait déjà l’acharnement du Mouvement flamand à flamandiser le pays par le passage obligé du bilinguisme imposé : « L’œuvre maudite se poursuit lentement, par degrés, sans brusque éclat, avec la patiente opiniâtreté qu’ils apportent en leurs conquêtes. On y distingue trois étapes : d’abord le flamand se glisse insidieusement, humblement, auprès du français. Il ne s’agit que d’une traduction ; qui pourrait refuser ce service fraternel à nos frères ? Puis, un jour, le flamand s’affirme en maitre ; il revendique la première place qu’il appelle l’égalité, le français n’est plus que toléré. Enfin, le français sans cesse anémié, diminué, proscrit (…). Tout traduire est leur rêve, puis la contrainte administrative nous imposera ce bilinguisme inutile et vexant. Jeux puérils, pourrait-on croire. Non pas. D’abord le ridicule ne tue pas en Belgique. On s’y habitue facilement. On rit, on plaisante, on s’indigne, mais la contradiction reste. Le Flamand ne recule jamais. Il a la douce obstination têtue du fanatisme ». = = = Rien n’a changé depuis 1912.

22.04.2009

L'OBSTINATION TETUE DU FLAMAND : LE FANATISME...

L’OBSTINATION TETUE DU FLAMAND : LE FANATISMEDans son numéro 267 d’avril 2009, « Diagnostic », périodique du Gerfa, nous livre, sous la plume de Michel Legrand, un diagnostic cinglant des premiers mois de gestion du ministre fédéral de la Fonction publique, Monsieur Vanackere. Une photographie de l’obstination têtue du Flamand. + + + Il n’a pas fallu trois mois, souligne Michel Legrand, pour que le ministre Vanackere sorte du bois et lance son cri de ralliement « 20 % de fonctionnaires en moins ». Admettons un dégraissage des ministères. Encore faut-il qu’il se fasse selon un plan réfléchi, basé sur le fonctionnement des services. Ce qui ne paraît pas être le cas. Marcel Legrand dénonce précisément la tournure linéaire du dégraissage des effectifs. « Par contre, dit Marcel Legrand, proclamer une réduction linéaire fait fi de toute rationalité et traduit surtout un manque de connaissance des problèmes et des enjeux, d’autant que l’explosion des effectifs dans certains services (par le recrutement de contractuels) est souvent le fait d’hommes ou de femmes politiques en mal de clientélisme… ». + + + De son analyse, nous épinglerons l’orientation du bilinguisme généralisé non seulement des services mais également des agents que semble adopter le ministre Vanackere. « Pour un ministre de la Fonction publique, souligne Michel Legrand, c’est assez étonnant : il devrait savoir que les lois sur l’emploi des langues prévoient l’unilinguisme des agents mais le bilinguisme des services ; en clair, cela signifie que la connaissance de l’autre langue n’est exigée ni pour être recruté dans les services fédéraux ni pour y faire carrière, mais que les services doivent être organisés de telle façon que les usagers puissent être traités dans leur langue. Le ministre se fait donc le relais de la volonté flamande de « bilinguiser » les agents de l’administration fédérale, preuve que ce souci reste constant même si le ministre adopte un profil peu agressif. Il est clair qu’il défend la même option pour l’administration bruxelloise, où la Flandre voudrait aussi imposer le bilinguisme généralisé alors que la population bruxelloise est très majoritairement francophone. Bref, si la pensée et la connaissance du ministre sont particulièrement déficientes et lacunaires en ce qui concerne ses compétences de fonction publique, par contre il ne perd par le nord puisqu’il rompt de nouveau une lance en faveur de la thèse d’un bilinguisme qui est contraire à la loi et qui est unanimement condamné par les responsables francophones, d’autant plus que le bilinguisme dans l’administration bruxelloise s’apparente de plus en plus à de l’acharnement thérapeutique » + + + .Une application de la Flamenpolitik mise en place par l’occupant allemand au cours de la Première Guerre mondiale 1914-1918 avec le soutien du Mouvement flamand. Une germanisation de la Belgique. Une constante du Mouvement flamand. + + + Bien avant l’occupation allemande, Jules Destrée, en 1912, dans une lettre au Roi Albert Ier, soulignait déjà l’acharnement du Mouvement flamand à flamandiser le pays par le passage obligé du bilinguisme imposé : « L’œuvre maudite se poursuit lentement, par degrés, sans brusque éclat, avec la patiente opiniâtreté qu’ils apportent en leurs conquêtes. On y distingue trois étapes : d’abord le flamand se glisse insidieusement, humblement, auprès du français. Il ne s’agit que d’une traduction ; qui pourrait refuser ce service fraternel à nos frères ? Puis, un jour, le flamand s’affirme en maitre ; il revendique la première place qu’il appelle l’égalité, le français n’est plus que toléré. Enfin, le français sans cesse anémié, diminué, proscrit (…). Tout traduire est leur rêve, puis la contrainte administrative nous imposera ce bilinguisme inutile et vexant. Jeux puérils, pourrait-on croire. Non pas. D’abord le ridicule ne tue pas en Belgique. On s’y habitue facilement. On rit, on plaisante, on s’indigne, mais la contradiction reste. Le Flamand ne recule jamais. Il a la douce obstination têtue du fanatisme ».Rien n’a changé depuis 1912.