26.08.2010

L'ADOSSEMENT : UNE IDEE QUI FAIT SON CHEMIN...

« L’adossement », un mot, une idée, qui fait son chemin. Présenté par Claude Thayse, maitre de conférences à l'ULB, sur son blogue-notes.

Ceux qui connaissent ce blog depuis sa création (avec plus d’un million de pages vues depuis le 14 novembre 2005 !) à l’époque où j’ai été amené à reprendre la présidence d’un parti devenu si peu rassembleur auront suivi l’évolution, ou plutôt « l’affinage » de ma vision. Partant rattachiste militant pur et dur, sans trop de nuances, sympathique mais inefficace, cette évolution a été nourrie de divers apports dont l’excellent texte sur «  Le vrai visage des Français ».

 

Du billet militant : « Wallons et Bruxellois francophones, pour en finir avec le syndrome de Stockholm ! » à celui sur «La fin du syndrome de Waterloo ? » et « La Wallonie sauvera-t-elle l'Europe ? » ou encore « La Wallonie sur la voie d'une organisation nouvelle ? » à ceux plus récents, mais nullement contradictoires avec les premiers, sur l’indispensable identité wallonne dont je retrouve une belle synthèse dans ce beau texte d’Arnaud Pirotte qui fait le tour du sujet, je retrouve – modestement - une constante qui me rassure. Celle d’être capable d’intégrer, d’écouter, de continuer à réfléchir, à prendre du recul, bref à évoluer. Ce n’est pas simple dans le milieu politique, fait de croyance ou d’opportunisme ou encore d’hyper-certitude, de continuer à marcher hors des sentiers battus. Une éducation à la pratique du « doute raisonné », si elle n’est pas un handicap n’est certainement pas le meilleur moyen de se faire des « amis » dans ce monde où règnent les croyances parfois irrationnelle qui - précédant et prédéterminant les convictions - s’opposent à la vérification et demeurent inaccessible à la contradiction et aux arguments raisonnables.

 

Ethiquement, ma position, mon message politique ne peut se baser que sur la multitude d’éléments factuels, d’indices, de témoignages, sérieux et souvent concordants recueillis personnellement ou rapportés par d’autres. C’est – je le reconnais, une forme d’intime conviction, qui est une « croyance raisonnable » en quelque sorte.

 

 

En mai dernier au premier (et dernier !) congrès de « W+ », je disais que « nous étions les vrais continuateurs du Mouvement wallon, celui de nos grands anciens, les Albert Dubois, Jules Destrée, François Bovesse, Maurice Bologne et tant d’autres qui avaient déjà clairement défini la voie à suivre en parlant de « peuples indépendants et libres ainsi que d’intégrité française de la Wallonie ». J’ajoutais que, dans cette logique, « nous devions réclamer d’urgence l'émergence de quatre Régions autonomes par le transfert de nouvelles compétences et des moyens correspondants de l’Etat fédéral. Dans un souci de cohérence, de simplification de dynamisation et surtout d’efficacité. En particulier le transfert des compétences de l'actuelle Communauté française aux Régions, wallonne et bruxelloise. Régions égales en Droits, libres et autonomes. C’est que, pour la Wallonie, cette maîtrise indispensable de compétences essentielles, comme l’enseignement et la culture, vont renforcer une identité négligée, mais historiquement fondée sur la fraternité et l’égalité, et agiront comme un puissant moteur de changement social, culturel et économique ». J’ajoutais à ces notions de Régions (avec une majuscule car il s’agit d’entités humaines qui ont rang d’Etats, quelle que soit par ailleurs la terminologie utilisée.) libres et égales en Droits, « le droit de s’associer deux à deux en fonction de leurs intérêts propres, mais aussi de s’adosser à un pays voisin pour les mêmes raisons ». Autonome en effet, la Wallonie peut sortir de la logique belge qui veut que son économie soit mise au service des autres. Le monde a changé, les frontières et les relations entre états européens ne sont plus les mêmes. Une Wallonie souveraine pourra – librement – choisir ses alliés ». Ajoutant : «  Par exemple, un pays voisin dont nous partageons tant de chose sans perdre pour autant nos spécificités. Une Wallonie souveraine sera libre de négocier les accords qui lui conviendront avec ses voisins. Sans subir ! »

 

J’ai constaté que ce terme « d’adossement » a été repris à plusieurs reprises dans la presse ou sur des fora politiques.

 

Et confirmant la justesse de ma vision, dans l’interview donnée dans le « Paris-Match – édition Belgique » du 8 juillet dernier, Jean-Pierre Chevènement disait clairement que « si nous le demandions, et si en toute hypothèse les Flamands prenaient leur indépendance – conditions qui ne sont pas aujourd’hui réunies – je trouverais juste de les accueillir dans la République française sous un statut à déterminer. Ce pourrait être le statut actuel avec un simple rattachement de la sécurité sociale wallonne à la sécurité sociale française ».

 

Le confédéralisme n’est donc absolument pas le « fédéralisme des cons » suivant une expression autant malheureuse que ridicule, mais une étape essentielle, la meilleure chose qui puisse arriver à la Wallonie. Je répète : celle-ci, souveraine, sera libre de négocier les accords qui lui conviendront avec - tous - ses voisins. Sans subir !

 

29.04.2009

DES JOURS SOMBRES ATTENDENT LES FRANCOPHONES...

En réponse à une interpellation du SP.A, parti socialiste flamand, en commission de l’Intérieur, Herman Van Rompuy , CD&V, Premier ministre, a déclaré : « Ma conviction est que le pays n’a pas intérêt à aller aux élections fédérales anticipées, en pleine crise économique et sous un climat communautaire lourd. Sans la scission de BHV, ce scrutin serait inconstitutionnel. Après les élections régionales, nous prendrons les mesures nécessaires. Vous nous jugerez en 2011. » + + + Que veut insinuer le Premier ministre ? La réalisation de la réforme de l’Etat sur la base du programme 199 renforcé en 2004 du gouvernement flamand ? Au demeurant, le citoyen francophone a tout à craindre au regard de la fragilité du front des francophones dont les dirigeants sont plus soucieux de leur intérêt personnel et de l’intérêt de leur parti que de l’intérêt général, et au regard de la fermeté du CD&V qui brandit un slogan de combat : « Sterk in moeilijktijden » - Fort en des temps difficiles – et qui redit sa volonté de doter l’Etat d’une « indispensable » réforme et clame que, depuis cinq ans, la Flandre est sur la bonne voie.Des jours sombres attendent les francophones. + + + Ecolo a déjà fait son choix en allant « bras dessous, bras dessus » avec Groen sur le chemin de la « Nouvelle Belgique ». + + + Le M.R. donne des signes d’inquiétude en faisant les yeux doux à l’Open VLD dont ses personnalités de premier plan, Karel De Gucht, Patrick Dewael, Marino Keulen, expriment un flamingantisme pointu. + + + Le PS parait acquis à une nouvelle avancée flamande significative par une prise position favorable au « bilinguisme néerlandais-français obligé » dans une déclaration de Rudy Demotte, PS, ministre-président de la Région wallonne et de la Communauté française : « Nous allons imposer qu’en matière d’immersion linguistique les décisions soient prises de manière absolument prioritaire en faveur de l’apprentissage du néerlandais ». L’approbation d’un des objectifs majeurs du Mouvement flamand : le bilinguisme de la Wallonie ! + + + Le CDH reste très proche du CD&V en matière d’enseignement ; il est favorable à l’adossement de classes francophones à des classes flamandes. Or, la culture est l’âme d’un peuple ; elle fixe son identité. + + + Nous avons peur, très peur pour le français, pour la culture française à Bruxelles et en Wallonie. La Flandre s’accapare de tous les postes régaliens et de toutes les hautes fonctions administratives de l’Etat ; elle veut – dans un premier temps – le bilinguisme des fonctionnaires.Que nous reste-t-il à faire ? A se résigner ? A exprimer un vote sanction lors des scrutins en se tournant vers les partis wallons avançant un rapprochement avec la France ?

31.03.2009

BRUXELLES ADOSSEE A UNE COMMUNAUTE URBAINE...

L’idée de l’adossement de Bruxelles à une Communauté urbaine s’étendant sur le Brabant flamand et sur le Brabant wallon turlupine certains esprits au regard de la bonne santé socio-économique de la Communauté urbaine Lille-Tournai-Courtrai. ==Le FDF n’en veut pas. Olivier Maingain, président du FDF, au Congrès de son parti qui s’est tenu le 30 novembre 2008, crie casse-cou : « Je salue les fédérations patronales qui reconnaissent que Bruxelles réduite à 19 communes est une aberration socio-économique et sociologique. Ne tombons pas dans le piège de la Communauté urbaine, qui ajouterait une couche institutionnelle et qui serait le cheval de Troie pour mettre Bruxelles sous tutelle de la Flandre, qui serait amenée à cogérer des politiques régionales bruxelloises (mobilité, expansion économique, etc.), sous prétexte qu’elles doivent être mises dans la Communauté urbaine. Le vrai débat est celui des limites de Bruxelles ». == Une discussion ouverte.

14:03 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fdf, brabant, troie, communaute, adossement |  Facebook |