01.02.2010
HUMANITE : L'EVOLUTION DES ESPECES...
Le mystère de l’évolution des espèces a depuis des siècles préoccupé le monde scientifique. Un pas de géant dans la connaissance fut fait par la publication le 24 décembre 1859 d’un ouvrage « Sur l’origine des espèces ». Un certain Charles Darwin, naturaliste et théologien, y développait « une théorie sur l’évolution par la sélection naturelle fondée sur la compétition au sein des espèces pour la survie ». Une bombe. <><>En substance, Charles Darwin posait trois principes : 1. Depuis toujours la faune et la flore ont évolué ; 2. Les lignées présentent d’innombrables variations de détails ; 3. La sélection naturelle est si rigoureuse que la moindre variation utile fait triompher la lignée qui la possède. <><>Charles Darwin place l’humain au niveau de l’animal. Dans un ouvrage « La lignée humaine » qu’il publie en 1571, douze ans après sa théorie sur l’évolution des espèces, il affirme que l’homme descend du singe. Il s’écarte ainsi de la pensée de l’Eglise qui affirme que l’homme a été créé par un Etre Suprême, Dieu, créateur du ciel et de la terre. Il n’est donc pas étonnant que l’Eglise fut la plus violente dans la constatation. Et, il faut attendre octobre 1996 pour que le pape Jean-Paul II admette que « la théorie de l’évolution est plus qu’une hypothèse ».<><>Après Darwin, peut-on encore croire en une vie éternelle ? Où peut-on situer le passage de l’état animal, être non doté d’une âme, à l’état humain, être doté d’une âme ? Selon Jean Bricmon, physicien, professeur de physique théorique à l’UCL : « Il est difficile de copier-coller la théorie de l’évolution sur une vision religieuse où l’homme est séparé de la nature. Il faut que l’âme ou la vie éternelle aient été données à un moment précis aux premiers hommes, étant entendu alors que leurs parents n’étaient que des animaux ; c’est possible, mais arbitraire. Ou bien toutes les formes de vie peuvent-elles bénéficier de la vie éternelle ? Je pense que toute la vision de l’évolution entre en contradiction avec les enseignements de la religion ».<><> Avant Jean-Paul II, le pape Pie XII, dans une Encyclique Humani genelis publiée en 1950, avait entrouvert les portes de la validation de la théorie de Darwin. Elles se sont un peu plus entrouvertes avec Jean-Paul II. Mais la question reste toujours pendante.
15:55 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : evolution des especes, charles darwin, jean bricmon, ame, dieu, jean-paul ii, especes |
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20.05.2009
L'ECOLE BILINGUE : ON NE JOUE PAS AVEC LA LANGUE...
Bernard Rey, professeur de pédagogie à l’ULB, dans un billet au quotidien Le Soir daté du 31 aout 2006, déclare : « La langue est à la fois quelque chose de très public et de très privé. Public car c’est avec quoi on est en rapport avec autrui. C’est donc l’instrument avec lequel on construit des communautés homogènes, des communautés nationales. Mais c’est également très intime parce que c’est avec quoi on pense les événements, on exprime ses propres émotions, etc. C’est toujours très lourd, très chargé en émotions, en résistances, que d’imposer à des individus une langue qui n’est pas la leur… ». + + + Les apprentis sorciers, les tenants du bilinguisme « obligé », les opportunistes populistes qu’ils soient ministres, secrétaires d’Etat, parlementaires fédéraux, régionaux ou communaux, bourgmestres, échevins, conseillers communaux… devraient, avant de prendre une décision en matière de langue, méditer ces paroles. Car, ils savent qu’il faut d’abord avoir bien assis la connaissance de sa langue maternelle, le français en ce qui nous concerne, avant de commencer à apprendre une ou plusieurs autres langues dans des établissements spécialisés, adaptés en immersion linguistique…+ + + La Flandre l’a bien compris. L’immersion linguistique n’existe pas en Flandre. Et les enquêtes démontrent que les jeunes Flamands sont mieux formés que les jeunes francophones. C’est clair ! Le slogan flamand trouve sa plénitude : « Ce que nous faisons nous-mêmes, nous le faisons mieux ». Les parents ne mesurent pas suffisamment les dégâts qui peuvent être causés dans l’esprit de leurs jeunes enfants par l’apprentissage forcé d’une langue étrangère. + + + Cependant, en février 2004, Régis Dohogne, enseignant de formation, ancien secrétaire général de la CSC-Enseignement, lors de l’annonce d’un projet d’écoles bilingues à Bruxelles, faisait part de son inquiétude pour la bonne formation des enfants au regard du danger que comporte l’immersion dans une langue étrangère pour une grande partie d’entre eux. Il parlait en connaissance de cause. Il était catégorique : « A mon avis, c’est un projet plus politique que pédagogique… Il faut savoir ce que l’on veut. On peut créer une école de ce type pour quelques nantis privilégiés en sachant que, grâce à cet enseignement, ils vont acquérir une valeur marchande supérieure sur le marché de l’emploi et on accentue alors un système dual. Par contre, créer une école bilingue pour tous, c’est impossible… Finalement ce projet d’école bilingue est pour moi un effet d’annonce, qui est de nature à satisfaire l’ego d’un certain nombre de parents. Mais il faut savoir que la motivation des responsables publics ne peut être de promouvoir une petite élite, mais bien de donner un enseignement accessible à tous… ». + + + Jean-Pierre Cornélissen, germaniste issu de l’ULB, professeur d’anglais et de néerlandais pendant de nombreuses années, parlait dans le même sens en 2004 : « … Dire qu’une école bilingue ferait nécessairement mieux est une formule incantatoire, un postulat. Qu’on cesse de se référer aux écoles européennes, lesquelles accueillent une population sociologiquement très privilégiée… De nombreuses études linguistiques montrent que l’acquisition des rouages de la langue maternelle est précisément la condition sine qua non pour la formation générale mais aussi pour l’étude d’autres idiomes avec lesquels l’enfant pourra être mis en contact plus ou moins rapidement, par exemple par des méthodes d’éveil… ». Jean-Pierre Cornélissen ajoute : « N’est-il pas absurde de vouloir encore réduire l’offre d’un enseignement français concurrencé par les écoles flamandes qui attirent déjà ce public francophone obnubilé par l’illusion de réaliser ainsi le bilinguisme parfait ? »… + + + Régis Dohogne, Jean-Pierre Cornélissen et de nombreux autres professeurs n’ont pas été écoutés par la classe politique. Ils avaient cependant raison. Ils ont toujours raison. Voyez ce qui se passe au Grand Duché de Luxembourg. L’enseignement bilingue de la maternelle au secondaire a été généralisé. Ce système luxembourgeois donne des résultats catastrophiques. Une enquête PISA (Programme international pour le Service des Acquis des élèves de 15 ans, organisé par l’OCDE), effectuée dans 32 pays scolarisés, relève que le Grand Duché du Luxembourg arrive en 30e position dans tous les domaines, juste avant le Mexique et le Brésil ! La Communauté française de Belgique fait à peine mieux : 25e en lecture, 20e en mathématiques et 25e en sciences… ! Un commentaire : affligeant ! + + + Il est temps que se lève en Belgique française une génération de pédagogues qui développera un projet d’enseignement équilibré, doté de moyens adéquats. Une approche scientifique de la pédagogie. Que cesse la généralisation de prétendues réformes à touche plus politique que pédagogique ! + + + On ne joue pas avec la langue, l’âme d’un peuple.
09:49 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ulb, bresil, ame, langue, mexique, sorciers, immersion, bilinguisme, ocde, pisa, jean-pierre cornelissen, regis dohogne, bernard rey |
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26.01.2009
ESPACE WALLONIE-BRUXELLES : SOLIDARITE, RESISTANCE...
Le front de la SolidaritéLa Flandre réclame avec force une grande réforme de l’Etat. Elle en a besoin. Elle sait que les jours de sa splendeur, de son arrogance, de son égoïsme sont comptés. Au vieillissement de son parc industriel et commercial se greffent le vieillissement de sa population et l’ensablement de ses ports maritimes. Elle doit engranger des moyens colossaux, au maximum, dans un laps de temps le plus court possible, pour faire face à son déclin annoncé si elle ne réalise pas une jonction directe avec le bassin rhénan. + + La Flandre doit donc impérativement faire sauter le « bouchon » BHV. Sa survie économique le lui commande. D’où son agressivité et les tentatives de percée en force en s’appuyant sur la loi du nombre : la majorité à la Chambre des Représentants. Jusqu’à présent les partis francophones résistent. Tiendront-ils jusqu’aux élections du 7 juin prochain ? Vraisemblablement. Mais après ? C’est la grande incertitude au regard de la fragilité du « front francophone », de l’ego démesuré des présidents des partis francophones. C’est la grande crainte d’une fulgurante percée de la Flandre. Beaucoup d’éléments sont déjà en place.Au niveau fédéral, les fonctions régaliennes, à l’exception des Finances – et encore, d’autant que le président de la Commission, un francophone par rotation, n’est toujours pas désigné – sont entre les mains flamandes, à savoir les Affaires étrangères, la Justice, l’Intérieur, la Défense, la Fonction publique, le Premier Ministre. + +Au niveau de Bruxelles, les grandes institutions flamandes se sont déployées en des lieux stratégiques au centre de Bruxelles ; le secteur culturel est noyauté, Flagey, Beaux-Arts… ; le secteur de la mobilité se teinte de gris, de noir et jaune. Les Flamands ne digèrent pas que leur « capitale » soit la troisième ville de langue française du monde ; ils font tout pour qu’elle présente une image flamande à l’étranger. + + Au niveau de la Wallonie, la Flandre fait miroiter les avantages de la connaissance du néerlandais pour l’octroi d’un emploi et pousse à l’éclosion de classes d’immersion en néerlandais (en flamand), s’assurant, par le jeu du plus grand nombre, la flamandisation de la Wallonie tout entière dans la décennie suivante ; le secteur de l’agriculture et de l’élevage est cadenassé par le Boerenbond ; le secteur du tourisme - l’hôtellerie, les camps de vacances - est infiltré ; le développement et l’entretien de ses réseaux routier, ferroviaire et fluvial sont freinés par défaut d'octroi de moyens financiers suffisants. + +Si les francophones par lassitude, par faux calcul électoral, par naïveté, acceptent la scission politique ou judiciaire de BHV, ils ouvriront les vannes de la déferlante flamande sur Bruxelles et sur la Wallonie. Ces deux Régions se trouveront dès lors en situation de Résistance. La seule arme dont elles peuvent disposer est la solidarité. + +Aussi, la culture de la solidarité est-elle vivement demandée par la Ligue wallonne de la Région de Bruxelles à tous les édiles politiques. Car la solidarité, c’est l’essence même de l’âme wallonne et de l’âme bruxelloise. Elle véhicule leur histoire, leur langue, leur identité, leur passé. Cette valeur inspire notre détermination à construire un espace francophone solidaire. + +Tous ensemble, osons dire à notre Communauté française : Je t’aime ! Unis par l’engagement dans la liberté. Unis dans une pensée à ceux qui, au cours de la décennie 1960, ont ravivé la flamme de l’espoir, de l’Espérance.
16:57 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : espoir, solidarite, ame, esperance, ego, regalien |
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06.12.2008
UN AUTRE MODELE : POSITIONNEMENT METROPOLITAIN...
Editorial de Gérard COLOMB, PS, Maire de Lyon, Lyon Citoyen, décembre 2008… L’échelle métropolitaine est le seuil pour compter dans l’Europe des régions, permettre à notre économie de faire face à la concurrence internationale, produire les ressources permettant de financer les services publics, organiser des transports coordonnés, agir efficacement et plus vite contre le changement climatique. Au cours des six ans qui viennent, la Communauté urbaine (le Grand Lyon) va investir dans cette perspective plus de 2 milliards d’euros. Et la Ville de Lyon va continuer d’apporter une contribution majeure avec, dès 2009, un budget où l’investissement reste la priorité. + + Le Maire de Lyon souligne : Tout montre qu’en période de crise, la restriction des investissements serait la pire des stratégies. Encore faut-il faire les bons choix. Investir dans l’innovation, les activités de nouveaux marchés, la préservation de l’environnement et la présence plus forte de la nature en ville, la promotion du lien social : tout ce qui concourt à un autre modèle de société que notre ville porte et applique. Cela, en respectant scrupuleusement la santé financière de la Ville comme de la Communauté urbaine… + + A chacune et chacun, très belles fêtes. ++Des paroles à méditer. Bruxelles – plutôt la Flandre devrait être plus belge et penser belge – prendre exemple sur Lyon : une vue de l’avenir. Une vue à échelle métropolitaine, à Communauté urbaine, sans perdre son âme. L’âme des communes, l’âme des quartiers. C’est un nouveau souffle pour toute une région. Notre Région bruxelloise s’étendant à son hinterland naturel socio-économique.
15:15 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lyon, ame, lien, gerard colomb, communaute urbaine |
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06.04.2008
NOS IDENTITES
A LA RECHERCHE DE "QUI SOMMES-NOUS ?" ===1. Identité wallonne. Elle est mise en avant par les tenants du régionalisme. On la sent vivre dans les activités mises sur pied par les groupements wallons de Bruxelles, particulièrement par la Ligue wallonne de la Région de Bruxelles où toutes les langues régionales wallonnes se rencontrent.==2. Identité francophone. Elle est du domaine des tenants du communautarisme basé sur une langue et une culture communes, en l'occurrence la langue et la culture françaises par opposition à la langue et à la culture néerlandaises.== 3. Identité belge. Elle est l'expression des tenants de l'unitarisme, de la Belgique unitaire d'avant le fédéralisme.==4. Identité française. Elle est le ressenti des tenants du rattachisme. Ils aspirent à une intégration dans la France.==Qui sommes-nous ? Selon Sylvie Lausberg, historienne psychanalyste, : "Vouloir imposer l'usage d'une langue à quelqu'un, c'est vouloir le nier, le détruire… On ne peut pas imposer une langue, une identité, ni la faire coller à la loi. On ne peut pas non plus la figer, la fixer. L'identité est toujours mouvante". ==L'identité, c'est notre âme, c'est nos racines. C'est aussi le droit de penser autrement ; c'est la capacité de penser par nous-même.
15:28 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : identite, belge, francaise, francophone, sylvie lausberg, ame, racines, langue |
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