11.07.2011

EXISTER OU DISPARAITRE

 

Le dilemme posé à la Communauté française de Belgique.

Pendant que la Communauté flamande renforce sa puissance économique, occupe les postes ministériels importants, élargit son espace territorial, trace son infrastructure routière, fluviale et ferroviaire tournée vers l’axe économique Gent, Bruxelles, Antwerpen, Amsterdam, Cologne pour capter le trafic à petit tonnage de la Ruhr, la Communauté française devrait être attentive aux potentialités de développement que véhiculent les décrets français ouvrant les ports français aux géants des mers.

Le trafic maritime de demain ouvre, en particulier, à la Wallonie des possibilités de retrouver la grandeur d’antan sur l’axe économique Ruhr, Liège, Charleroi, Lille, Dunkerque. Seuls les ports français seront accessibles aux navires de haut tonnage. Les ports d’estuaire au tirant d’eau trop faible que sont Antwerpen et Rotterdam ne pourront accueillir ces gros navires marchands. Une opportunité à saisir.

Dans cette perspective, La Wallonie et Bruxelles devraient se rencontrer pour mettre au point un projet de développement de zones conurbation, plus ou moins égales en population, susceptibles de gérer ces ensembles, faisant sens à un rapprochement avec la France en alternative à la poussée flamande de reconstitution de la Grande Néerlande englobant la Wallonie. Exister ou disparaître.

06.06.2011

LA WALLONIE S'EVEILLE-T-ELLE ? UN PLAN MARSHALL POUR LES VOIES NAVIGABLES WALLONNES

LA WALLONIE S’EVEILLE-T-ELLE ? UN PLAN MARSHALL POUR LES VOIES NAVIGABLES WALLONNES

 

Enfin ! dirait Choumaque de Toine Culot. Voilà le ministre wallon des Travaux publics, Benoît Lutgen, futur président du CDH, qui annonce un déblocage de quelque 450 millions d’euros pour investir dans le développement des voies navigables jusqu’en 2020. « Une grande partie du réseau fluvial wallon aura alors un gabarit d’au moins 2 000 tonnes, ce qui l’intégrera pleinement au réseau européen », annonce-t-il.

L’ambigüité, dans les séduisants propos du ministre wallon, c’est que les travaux sont effectués essentiellement au profit des ports d’Anvers et d’Amsterdam pour les sauver du périclitement à la suite du remplacement des petits tankers par des super tankers de haut tirage d’eau inaccessibles aux quais de ces ports.

Que propose Benoît Lutgen ? Vers Anvers, l’ouverture de chantiers sur l’Escaut permettant la traversée de Tournai aux péniches de 2 000 tonnes, l’élargissement du canal Nimy-Blaton, le  relèvement du pont de Comines sur la Lys - il est toutefois favorable pour le port de Dunkerque, tout en assurant une liaison port de Dunkerque-port d’Anvers - ; vers les Pays Bas, l’élargissement du Canal Albert, l’élargissement des écluses de Jambes, Andenne, Ampsin, Yvoz-Ramet, Lanaye. Rien pour l’adaptation des voies fluviales vers les ports français, Dunkerque en particulier, port de haute mer.

Le ministre Lutgen pourrait-il expliquer aux citoyens pourquoi les voies navigables vers la France sont ignorées dans les travaux programmés jusqu’en 2020 ?

27.10.2007

VOUS NOUS ECRIVEZ...

Scission de BHV – Ses conséquences cachées _ • Guy MASSENAUX 1040 Etterbeek - … Il est clair que la scission de l’arrondissement de BHV se fera vraisemblablement, avec ou sans contreparties réelles pour les francophones… Il ne faudrait toutefois pas que, dans cette éventualité, les Flamands nous rejouent le coup de « Bruxelles, capitale de la Flandre » et maintiennent à Bruxelles toutes les administrations, les tribunaux et les fonctionnaires qui s’occupaient de cet arrondissement. Pour une fois qu’il y a une occasion de déflamandiser quelque peu la Région ! Il ne suffirait pas de se contenter de quelques vagues promesses ou de penser que cela va de soi ! Par ailleurs, il conviendrait d’être attentif à un aspect des choses sur lequel on s’étend peu quand, comme le revendiquent les partis flamands, on parle de l’extension des compétences régionales au détriment du fédéral. Il s’agit donc, dans ce cas, de transférer non seulement les compétences mais aussi des fonctionnaires aux Régions. En clair, cela signifierait, entre autres, le départ de Bruxelles vers Namur d’un certain nombre de fonctionnaires et d’administrations ; les Flamands, eux, ne bougeraient pas de Bruxelles, puisqu’ils y ont aussi leurs administrations régionales ! … Donc, les demandes de confédéralisation cachent aussi dans les faits un renforcement relatif de l’emprise flamande sur Bruxelles… En attendant que les choses changent, pourrait-on cesser de parler de «Bruxelles, capitale de la Flandre». Tout au plus, peut-on actuellement parler de « Bruxelles, siège du gouvernement flamand ». On imiterait ainsi les Pays-Bas dont, je crois, la capitale est Amsterdam, mais dont le gouvernement siège à La Haye (« Residentie-stad »). La différence est plus que sémantique. La terminologie « capitale de la Flandre » n’est pas innocente et tend insidieusement à faire accroire que Bruxelles se trouve en Flandre.Ligue wallonne de la Région de Bruxelles, asbl - Courriel : info@liguewallonnebruxelles.beFaites connaître le blog !