15.01.2010

UN EVEQUE FRANCOPHONE DE TRANSITION, PRIMAT DE BELGIQUE...

… à la tête de l’archevêché de Malines-Bruxelles ? Plus que vraisemblablement pour respecter l’alternance linguistique.<><>L’annonce faite, par le journaliste italien Andrea Tornielli du quotidien italien Il Giornale, du choix du Vatican sur l’évêque de Namur André-Mutien Léonard comme primat de l’Eglise catholique de Belgique, ne peut surprendre. On sait combien la Flandre catholique est chatouilleuse sur l’image flamande de la Belgique à l’extérieur. Elle ne peut tolérer un « long règne » francophone. Cela ferait tache ! D’autant plus voyante que tous les postes représentatifs de la Belgique à l’extérieur sont occupés par des Flamands ! <><>Le cardinal Godfried Danneels a « régné » pendant 35 ans. Pour la Flandre, si elle accepte à contrecœur, pour des raisons intérieures belges, que le Primat de Belgique soit un francophone, il ne peut être question d’un « long règne » francophone. Un Primat de transition. <><>La désignation de l’Evêque de Namur, André-Mutien Léonard, approchant la septantaine, ou tout autre évêque francophone de cet âge, lui convient. Un intérim de quelque 5 ans pour préparer un successeur flamand qui serait âgé de la quarantaine à la retraite du cardinal francophone. Un nouveau règne de 35 ans en perspective pour une Belgique à visage flamand. Simple hypothèse.

17.08.2009

UNE BEVUE DE MgrANDRE-MUTIEN LEONARD, EVEQUE DE NAMUR ?

Dans une interview accordée en juillet 2008, à un hebdomadaire néerlandais, l’évêque André-Mutien Léonard invite les francophones à apprendre le néerlandais : « ... Si les francophones, dit-il, veulent que la Belgique demeure, il ne leur suffira pas d’arborer des drapeaux belges dans les rues, il faut qu’ils renoncent à tout complexe de supériorité linguistique et apprennent la langue et la culture de leurs voisins du Nord et à les aimer ». + + Mgr l’évêque André-Mutien Léonard ferait bien de relire les résolutions du gouvernement régional flamand en 1999 ainsi que la lettre que Jules Destrée a écrite au Roi Albert Ier en 1912 à propos des activités du Mouvement flamand : « ... L’œuvre maudite se poursuit lentement, par degrés, sans brusque éclat, avec la patiente opiniâtreté qu’ils apportent en leurs conquêtes. On y distingue trois étapes : d’abord le flamand se glisse insidieusement, humblement, auprès du français. Il ne s’agit que d’une traduction ; qui pourrait refuser ce service fraternel à nos frères ? Puis, un jour, le flamand s’affirme en maître ; il revendique la première place qu’il appelle l’égalité, le français n’est plus que toléré. Enfin, le français sans cesse anémié, diminué, proscrit... Tout traduire est leur rêve, puis la contrainte administrative nous imposera ce bilinguisme inutile et vexant... ». + + Permettez-nous de vous dire, Monseigneur, que vous nous avez heurtés !