09.06.2011

QUI PEUT MIEUX GERER BRUXELLES ?Titre de la note

QUI PEUT MIEUX GERER BRUXELLES ?

 

Les Flamands, pardi. « Ce que les Flamands font, ils le font très bien », le slogan qui berce la Flandre.

Les Francophones, ce sont des incapables, des ballots, des boulets ! La caricature des Francophones qui circule en Flandre.

Voyons un peu ce que nous révèlent les études de la vie socio-économique des Régions.

L’Inami nous informe que le Belge lui coute en moyenne 2 079 euros par an ; dans le détail, le Bruxellois coute 1 993 euros, le Wallon 2 093 euros et le Flamand 2 113 euros.

Le sociologue flamand, Jan Hertogen, précise que la criminalité est restée quasi stable dans le pays ; dans le détail, elle chute de 12 % à Bruxelles, de 6,1 % en Wallonie et augmente de 4,7 % en Flandre.

Nonobstant ces données, le cliché du Francophone ballot, mauvais gestionnaire, intellectuellement incapable d’apprendre les langues, est bien ancré dans les esprits flamands. Cela irait bien mieux si la Flandre gouvernait totalement la Belgique ! Le Flamand en est parfaitement convaincu. A commencer par Bruxelles !

Pourquoi ne croirait-il pas les patrons du Voka, l’association patronale flamande ? Joignant le geste à la parole, les patrons flamands, proches de la N-VA, parti nationaliste flamand, déménageront d’Anvers en 2 012 pour s’installer à Bruxelles (Brussel). Ils ont la certitude qu’Anvers (Antwerpen) tombera dans le panier de la N-VA à l’issue des élections communales d’octobre 2012.

Maintenant, ils annoncent l’assaut sur Bruxelles, pour qu’elle soit LA capitale de la Flandre ! Leur stratégie : renforcer les liens entre Bruxelles et la Flandre et veiller à la représentation flamande. Comment ? Par le respect strict du bilinguisme, le transfert de compétences des communes vers la Région et des impôts propres pour Bruxelles !

Dans le concret :

-  Renforcer la présence flamande à Bruxelles : « Le statut de la langue flamande doit être respecté dans les faits. Le contrôle et la sanction du non respect du bilinguisme à Bruxelles doivent être renforcés ... Le centre de gravité politique à Bruxelles doit passer des communes vers la Région, via le transfert des compétences concernant l’aménagement du territoire, la mobilité, le logement, etc. Cela ne renforcera pas seulement l’efficacité, mais aussi la participation des politiciens flamands dans la gestion ».

- Promouvoir le rôle de Bruxelles en tant que capitale de la Flandre. Un ministre doit être chargé de cette mission tant en Belgique qu’au niveau international.

- Utiliser le levier financier. Le refinancement de Bruxelles doit passer non pas par l’augmentation de la dotation mais par l’instauration d’un impôt des sociétés bruxelloises propre et par un impôt des personnes physiques propre. Tout simplement.

Que penser ? Aujourd’hui, Bruxelles. Un proche demain, la Wallonie par une installation d’une représentation du Voka à Namur. Nouer d’amicales relations avec le patronat wallon… !

 

06.06.2011

LA WALLONIE S'EVEILLE-T-ELLE ? UN PLAN MARSHALL POUR LES VOIES NAVIGABLES WALLONNES

LA WALLONIE S’EVEILLE-T-ELLE ? UN PLAN MARSHALL POUR LES VOIES NAVIGABLES WALLONNES

 

Enfin ! dirait Choumaque de Toine Culot. Voilà le ministre wallon des Travaux publics, Benoît Lutgen, futur président du CDH, qui annonce un déblocage de quelque 450 millions d’euros pour investir dans le développement des voies navigables jusqu’en 2020. « Une grande partie du réseau fluvial wallon aura alors un gabarit d’au moins 2 000 tonnes, ce qui l’intégrera pleinement au réseau européen », annonce-t-il.

L’ambigüité, dans les séduisants propos du ministre wallon, c’est que les travaux sont effectués essentiellement au profit des ports d’Anvers et d’Amsterdam pour les sauver du périclitement à la suite du remplacement des petits tankers par des super tankers de haut tirage d’eau inaccessibles aux quais de ces ports.

Que propose Benoît Lutgen ? Vers Anvers, l’ouverture de chantiers sur l’Escaut permettant la traversée de Tournai aux péniches de 2 000 tonnes, l’élargissement du canal Nimy-Blaton, le  relèvement du pont de Comines sur la Lys - il est toutefois favorable pour le port de Dunkerque, tout en assurant une liaison port de Dunkerque-port d’Anvers - ; vers les Pays Bas, l’élargissement du Canal Albert, l’élargissement des écluses de Jambes, Andenne, Ampsin, Yvoz-Ramet, Lanaye. Rien pour l’adaptation des voies fluviales vers les ports français, Dunkerque en particulier, port de haute mer.

Le ministre Lutgen pourrait-il expliquer aux citoyens pourquoi les voies navigables vers la France sont ignorées dans les travaux programmés jusqu’en 2020 ?

12.06.2010

UN FRANCAIS PARLE AUX FRANCOPHONES DE BELGIQUE...

BARBERIS Francis, économiste, par courriel - "L'intérêt géopolitique des Wallons et des Bruxellois est d'adhérer au fait français". + + Ecoutons-le. "Mes sentiments, souligne-t-il, sont très mitigés sur la situation en Wallonie et en Flandre. Je ne vois en fait qu'un seul acteur sur le terrain : la force nationale flamande. En face, rien […] Je pense en fait que les Wallons se sentent protégés par la future frontière d'Etat et que peu leur chaut de subir la domination flamande, pourvu qu'ils aient leur niveau de vie plus ou moins garanti et que cette domination soit "douce". + + […] La question nationale prime tout. Il n'est aucune prospérité économique possible, aucun niveau de vie acceptable dans l'asservissement culturel et politique. + + L'intérêt géostratégique bien compris des Wallons est d'adhérer au projet politique français qui pourrait faire de votre pays le nouvel axe de pénétration économique vers le Nord et l'Est de l'Europe via les deux grands ports en eau profonde qui ont retrouvé leur liberté de manœuvre à la suite de la modification de leur statut. J'ai cité Marseille et Dunkerque au premier chef. Mais encore faut-il que les Wallons en soient conscients et acceptent ce projet de développement territorial qui les bousculera, au lieu de compter sur le pérennité (douteuse) d'un Plan Marshall. + + L'intérêt géostratégique des Bruxellois est d'adhérer clairement au fait français et de se mettre sous la protection culturelle, linguistique (et donc politique) de Paris. Seul Paris peut garantir à Bruxelles le maintien de sa diversité multiculturelle, le développement de son statut de capitale. Mais encore faut-il que les Bruxellois en soient conscients et le demandent. + + Or, cette double crise de conscience, des Wallons d'une part et des Bruxellois d'autre part, je ne la vois guère venir. Si cela était le cas, la presse francophone devrait être porteuse de ce sujet ; or je constate que si ce sujet existe dans les colonnes, il n'est traité que de manière secondaire, alors qu'il conditionne tout le reste. + + Certes, je pense que, à terme, la stratégie flamande est condamnée à l'échec pour au moins deux raisons : leur démographie, désastreuse ; l'enfermement du port d'Anvers qui ne pourra bien longtemps continuer à jouer son rôle de poumon économique pour la Flandre, dans l'impossibilité qu'il sera demain d'accueillir des vaisseaux de plus de 15 mètres de tirant d'eau, alors que dans 10 ans au plus, tout le trafic se fera par porte-conteneurs de 25 mètres. On peut compter sur les Hollandais pour freiner le développement d'Anvers de manière à conserver le leadership sur les navires de moins de 15 mètres qui continueront néanmoins de naviguer… Or étouffer Anvers, c'est étouffer la Flandre. Les Hollandais l'ont bien compris qui pourront ainsi se présenter comme le seul recours politique possible pour une Flandre vieillissante (55 % de plus de 65 ans en 2030) et agonisante (perte d'un million d'habitants par rapport à aujourd'hui). + + […] Que pouvons-nous, nous Français, faire pour vous actuellement ? A vrai dire peu de choses. De Gaulle avait bien résumé la question. Sans un appel clair et dénué de toute ambigüité de la part des instances représentatives wallonnes et bruxelloises, rien ne me paraît possible, du moins pour l'heure. Je pense en fait que mon gouvernement attend une opportunité pour prendre position. C'est pourquoi nous demeurons silencieux, mais vigilants et solidaires.

05.01.2010

MESSAGE DE LA LIGUE WALLONNE DE LA REGION DE BRUXELLES

Face aux exigences flamandes, ensemble, faisons savoir à nos édiles politiques francophones qu'ils doivent tenir bon et qu'ils ne doivent pas accepter de nouveaux compromis qui ne seront, en fait, que de nouvelles avancées flamandes vers la flamandisation généralisée de la Belgique, objectif numéro du flamingantisme. <><> Ensemble, dénonçons une flamandisation mise sur rail, dans un premier temps, par la création de classes d'immersion linguistique en néerlandais et par le mirage de la connaissance du néerlandais pour l'obtention d'un emploi, et, dans un second temps, par l'apprentissage obligatoire du néerlandais. <><> La colonisation de Bruxelles et de la Wallonie. La Flandre veut relier le port d'Anvers au bassin industriel rhénan et s'assurer ainsi sa prospérité.

06.06.2009

ECOLO : DEFENSEUR DES FRANCOPHONES ? A DEMONTRER...

Quel jeu joue ECOLO ? Du pragmatisme ou de la collaboration ? Quoi qu’il en soit son amour pour Groen est grand ; il lui laisse le champ libre en périphérie « flamande » après « trois mois de vaines négociations » avec le PS, le CDH, le FDF ;, le M R-LB. Mais, quelles négociations ? On aimerait en savoir plus sur les exigences des uns et des autres. + + Résultat : des représentants d’Ecolo ne figurent pas sur la liste Union des Francophones, UF, déposée en Brabant flamand. Isabelle Durant, Ecolo, coprésidente d’Ecolo, avoue franchement qu’Ecolo ne veut pas faire élire un FDF ! Isabelle Durant fait donc passer l’intérêt du parti Ecolo avant la solidarité avec les francophones de la périphérie ; elle ne veut pas, en fait, affirmer une présence francophone significative en Brabant flamand ! Elle s’en explique : « Dans notre relation très saine avec Groen (Ndlr : bras dessus, bras dessous), nous ne voulons pas favoriser l’élection d’un FDF, comme nous ne souhaitions pas non plus figurer sur une liste avec les écologistes flamands parce qu’en cinq ans, la situation s’est tendue en périphérie bruxelloise sur le plan communautaire ». + + Il n’y a pas qu’en périphérie bruxelloise où Ecolo joue un double jeu hypocrite ; il joue aussi un jeu particulier en Wallonie. On ne peut comprendre, au nom d’une écologie intelligente, son opposition au développement routier wallon. Veut-il transformer la Wallonie en un réservoir d’eau pour la Flandre ? Se fait-il le bras collaborant du colonisateur flamand exploitant à son profit les richesses wallonnes ? Ecolo un visage vert au cœur jaune et noir ; nous le craignons. + + Il est crucial pour la Wallonie de disposer d’un réseau routier, fluvial et ferroviaire adapté reliant la Wallonie et ses zones industrielles et commerciales à un port de grand tirant d’eau qui est Dunkerque. Le port d’Anvers est condamné à court terme à devoir se limiter au trafic fluvial avec des bateaux à faible tirant d’eau de 15 tonnes au plus ; son ensablement ne lui permettra pas d’accueillir les bateaux de 20 tonnes et plus à fort tirant d’eau qui vont prochainement s’introduire dans le trafic maritime. + + Dans cette vision de la révolution dans le trafic des marchandises, Charleroi a très bien compris la portée d’une desserte fluviale performante vers le port de Dunkerque. Charleroi va entamer des travaux d’élargissement et d’approfondissement du canal la reliant à Dunkerque. C’est le souci de toutes les zones à développement ECOLO ne partage pas ce souci ; il s’oppose à toute adaptation des voies de développement économique de la Wallonie parce qu’il faudra « mordre » quelque peu sur la verdure, parce que cela va augmenter la pollution, parce que, en silencieux, cela ne fera pas plaisir à la Flandre… ! + + Or, la création d’emplois et d’activité en Wallonie est conditionnée à une infrastructure de haut niveau. C’est le défi que les gouvernants de l’après 7 juin 2009 devront sublimer avant toute autre priorité des priorités. Car, les autres priorités annoncées par les politiques ne sont que la resucée de « priorités » de la nuit des temps, ne sont que le réveil du serpent du Loch Ness en période électorale pour impressionner, pour émotionner les électeurs anciens et nouveaux : emploi, sécurité sociale, enseignement, environnement… + + ECOLO devrait faire passer l’intérêt général des Wallonnes et des Wallons avant son intérêt de parti !

27.05.2009

SOLIDARITE WALLONIE-BRUXELLES : L'APRES 7 JUIN...

L’après 7 juin 2009 : Résister au nationalisme flamand + + + C’est le défi de la Communauté française à la domination flamande. Tout dépendra de la capacité des partis francophones qui seront appelés à diriger l’espace francophone Wallonie-Bruxelles, à résister à la force nationaliste flamande. La Flandre voudra acquérir des compétences accrues dans sa marche vers la mainmise sur l’Etat belge, le vouloir de la Flandre unanime. + + + La Flandre sait et a conscience qu’à terme elle est condamnée si elle reste dans un « carcan » belge pour trois raisons : le vieillissement de sa population, qui ne se renouvelle pas ; l’enclavement du port d’Anvers, qui l’empêchera d’accueillir les bateaux de grand tirant d’eau de demain ; le manque d’eau naturelle, qui la rend dépendante de la Wallonie. + + + La Flandre doit s’étendre territorialement pour sa survie. Et s’étendre vers la Wallonie pour assurer une liaison avec le puissant bassin industriel de Rhénanie-du-Nord-Wesphalie lui ouvrant la possibilité de maintenir une activité maritime d’accueil pour les bateaux de moins de 15 mètres de tirant d’eau. Sauver son poumon économique qu’est le port d’Anvers. D’où l’intérêt marquant de la Flandre à un élargissement du Benelux économique au Land allemand de Rhénanie-du-Nord-Wesphalie, qui lui assurera automatiquement la pleine mainmise sur le territoire wallon et sur le territoire bruxellois et qui lui permettra de traiter d’égal à égal avec les Pays-Bas. + + +Au regard de cette stratégie géopolitique de la Flandre, l’intérêt de la Wallonie et de Bruxelles est de s’unir non pas au travers de déclarations verbeuses mais par des liens contractuels et d’orientation de leur développement. Une opportunité se présente : le projet politique français d’une liaison avec le nord et l’est de l’Europe dans lequel s’inscrit le port de Dunkerque, port en eau profonde pouvant accueillir les bateaux de grand tirant d’eau. + + + Dès lors, la stratégie géopolitique de la Wallonie et de Bruxelles serait de s’accrocher au projet politique français et d’entamer des travaux d’infrastructure routière, fluviale et ferroviaire de grande ampleur recanalisant les trafics vers le port autonome de Dunkerque. Une extension du Plan Marshall garantissant à la Wallonie un développement économique permanent et à Bruxelles un développement de sa vitrine multiculturelle de capitale de l’Europe.

24.03.2009

LA FLANDRE ENCERCLE BRUXELLES...

… Son « wooncode » étant mis à mal par l’UE, l’Union Européenne, la Flandre prend le virage du social : protection de ses ressortissants de la flambée immobilière.Astucieux. La Flandre peut clamer urbi et orbi que sa nouvelle législation en matière de logement est dénuée de toute arrière-pensée communautaire. Et elle s’appuie sur un décret wallon octroyant des logements sociaux sur la base du critère de rattachement avec la commune. + + Mais la différence entre le décret wallon et le décret flamand, c’est que la réglementation wallonne concerne UNIQUEMENT des logements sociaux et non n’importe quel type de logement et que, au surplus, le lien de proximité n’est pas décisif, contrairement à la réglementation flamande qui introduit un critère sine qua non de lien avec la région immédiate, à l’exclusion de toute autre région.Le nouveau décret flamand en matière de logement concerne 67 communes flamandes situées aux alentours de Bruxelles, Anvers, Gand, la région côtière, et quelques-unes d’entre elles le long de la frontière avec les Pays-Bas. + + Que cherche vraiment la Flandre : la protection de l’authenticité de la Nation flamande, une langue, un peuple, à l’égard de la « tache d’huile » francophone ? Elle va nommer un « image manager » qui aura pour mission de véhiculer une image de la Flandre, Etat-Nation, tolérante et ouverte à tous…