22.09.2007
LES PERSONNALITES - ELLES ONT DIT; ELLES ONT FAIT
• Antoinette SPAAK, FDF, ministre d’Etat – Mon père a incarné la Belgique, c’est vrai. Mais sa Belgique était francophone uniquement. On a grandi ainsi. Mon grand-père était allé à Paris pour l’enterrement de Zola. Il militait pour notre rattachement à la France… Aujourd’hui, j’en suis fière. • Claude EERDEKENS, PS, député-bourgmestre – Les Flamands veulent faire de nous des sous-hommes dans notre pays. Ils ont tort, parce que nous ne serons pas éternellement en crise. Mais s’ils persistent à vouloir casser la Belgique, alors il faudra penser sérieusement à la France ! Et j’en viens parfois à souhaiter qu’on y arrive…• Marie ARENA, PS, ministre-présidente du gouvernement de la Communauté française – A ceux qui, au Nord du pays, s’aventurent dans des essais hostiles d’OPA, je leur dis ceci : Vous avez fait de Bruxelles, alors que vous y étiez fort minoritaires, votre Capitale… Mais sachez définitivement que Bruxelles est aussi la Capitale de la Communauté française et en cela, elle est la Capitale de tous les Francophones, Wallons et Bruxellois.• Maurice-André FLAMME – Professeur émérite d’Université ULB. Membre du comité d'organisation initial du Rassemblement pour le Droit et la liberté (1964), il est l’un des signataires du manifeste La Wallonie dans l’Europe (mars 1968) où il observe que le déclin économique wallon mesuré à l’échelle européenne est considérable (ralentissement de l’économie de plus de 30 % en dix ans). Il se prononce en faveur d’une réforme institutionnelle profonde. S’il considère légitime la volonté flamande de constituer un grand ensemble avec le Limbourg hollandais et Rotterdam, il demande que la Wallonie ne soit pas prisonnière de Benelux et qu’elle puisse, librement, se chercher des alliances qui lui conviennent le mieux, ainsi que le prévoient les traités européens. (Combat, n°11, 14 mars 1968).• Benoît CEREXHE, CDH, ministre bruxellois de l’Emploi – Bruxelles doit éviter le piège de relations privilégiées avec la Flandre ou avec la Wallonie, sous peine de se laisser cannibaliser. Bruxelles ne peut représenter un apport alimentaire à l’une ou à l’autre de ces régions, ni se laisser aller à une vision utilitariste… La Flandre doit comprendre qu’elle ne partirait pas avec Bruxelles. Les Régions wallonne et bruxelloise feraient cause commune.• Charles PICQUE, PS, ministre-président de la Région de Bruxelles – Comment vous dire ma consternation et mon écœurement face aux attaques flamandes en ce moment ! … Je ne concéderai rien sur l’existence de la Région. J’irai à la table de négociations avec deux demandes. La première : renforcer les moyens octroyés à Bruxelles pour optimaliser son rôle international, et de plaque tournante pour le pays tout entier…Je veux une dotation correctrice de la loi de financement, et avec préaffectation : l’on définirait à l’avance les domaines qui en bénéficieraient… La deuxième exigence : La taille du bassin économique bruxellois est un problème. Notre stratégie de développement doit englober un territoire plus large que les dix-neuf communes… Bruxelles a besoin de moyens et de s’élargir. J’irai avec mes deux demandes.• Claude THAYSE, RWF, maître de conférences Ulb – Claude Thayse en entête de son blogue-notes présente à notre méditation deux pensées : « Le courage. C’est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire » (Jean Jaurès). « Ce qui nous intéresse ce n’est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience » (Armand Gatti). www.claude-thayse.net
16:13 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : spaak, eerdekens, arena, flamme, cerexhe, picque, thayse, rwf, strategie, bruxelles |
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