21.10.2010
BOUGE LA VOIX CITOYENNE
La voix des "sans pouvoir", la voix citoyenne, s'exprime.
Robert LERUTH, 1180 Uccle - En relisant mon "Rêve apocalyptique" en page 7 du périodique d'octobre (4 Millions 7, mensuel de la Ligue Wallonne de la Région de Bruxelles, NDLR), je me mets presque à regretter de n'avoir pas plutôt décrit sous ce titre-là la bientôt défunte Région bruxelloise au cas où les partis francophones persévéreraient à se laisser embobiner par l'astucieux Bart De Wever pendant que les acolytes de ce dernier lui balaient le chemin. Qui sont ces "acolytes" ?
1. Le ministre régional flamand Smet a récemment voulu résoudre le problème linguistique du pays en instaurant l'anglais comme langue unique de tous les Belges. Ne seriez-vous pas tenté de lui répondre : "Pourquoi pas le français, qui est une langue internationale ? ".
2. En tout état de cause, Kris Peeters, ministre-président de la Région flamande, s'est opposé au vœu du ministre Pascal Smet en espérant, comme il vient de le rappeler, conserver Bruxelles comme capitale de la Flandre, de manière à faire connaître au monde entier que le néerlandais se parle dans la capitale de l'Europe ! Quelle ne serait pas notre honte en voyant, sur le plan international, notre langue réduite au rang du néerlandais, voire remplacée par elle. Tant que la Belgique existe, Bruxelles-Ville est certes la capitale de tous les Belges, ce qui n'est pas le cas des dix-huit autres communes de la Région. C'est pourquoi mon adresse est à "1180 Uccle", non à "1180 Bruxelles".
3. L'article signé Pertinax rappelle l'article 30 de la Constitution : l'emploi des langues pour les actes de l'autorité publique ne peut être réglé que par la loi. Dès lors, pourquoi le Pouvoir central ne met-il pas fin aux prétentions flamandes sur la périphérie, établies seulement par un décret ? Le ministre-président Charles Picqué, s'il ne veut pas être un acolyte de Bart de Wever, devrait menacer la Flandre de déclarer unilingue francophone la Région bruxelloise. Je rappelle en outre qu'il a, en faveur d'argent pour sa région, accepté pour chaque commune (sauf deux qui ont refusé) un échevin flamand supplémentaire non régulièrement élu ; ce système, qui est du genre de la trahison de Judas, ne va-t-il pas encore jouer au profit de la scission de BHV ?
Mais attention : si une quasi séparation des territoires est réglée avant que soit réglée la question linguistique de la périphérie, les territoires seront peut-être considérés comme des sous-Etats dont les décrets deviendront des lois, et il sera alors désormais trop tard pour, en Flandre, nommer les trois bourgmestres et empêcher l'inspection flamande des écoles francophones, voire leur suppression.
4. L'armée est dirigée, même en Wallonie, par des Flamands. Raison invoquée : l'examen linguistique. J'ignore qui arbitre l'examen linguistique des Flamands. Ceux-ci ont généralement un vocabulaire français très étendu ; par contre, leurs erreurs grammaticales foisonnent à la radio et à la télévision, notamment en matière de concordance des temps. Un jury impartial devrait s'apercevoir que les Flamands ignorent l'emploi du subjonctif et, en ce qui concerne l'indicatif, ils ne distinguent pas le passé simple et l'imparfait.
Conclusion
Ma conclusion toute symbolique est que, si j'avais le talent de J. Ensor, je peindrais volontiers l'entrée de Saint Bart à Bruxelles sur une ânesse dont les rênes seraient tenues par Albert II à pied.
14:14 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : armée, examen, pertinax, pascal smet, acolyte |
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07.07.2009
LA FLAMANDISATION GENERALISEE EN MARCHE POUR 2011...
Les postes régaliens, à l’exception de celui des Finances et encore, sont occupés par des Flamands. BHV arrive à épuisement des procédures de retardement ; il reste encore une procédure de conflit d’intérêts ! Quatre mois de répit, d’illusions entretenues. Puis la Flandre imposera la loi du nombre. On sera en 2010 : scission possible de BHV, mise aux oubliettes des facilités, siège de Bruxelles... L’apéritif pour 2011... La campagne des élections législatives de juin 2011 sera lancée... + + Dans cette attente, la Flandre consolide ses positions. L’armée passe sous son contrôle absolu avec le nouveau train de nominations : trois lieutenants-généraux flamands sur trois proposés, quatre généraux-majors flamands sur les cinq proposés à la promotion. En outre, il semblerait acquis que le poste de chef des opérations de l’armée belge sera confié à un lieutenant-général flamand. Eén, twee ! + + Mais que diable, que font les ministres francophones au Kern et au Conseil des Ministres, les Laurette Onkelinx, Joëlle Milquet, Didier Reynders ? Sont-ils des béni-oui-oui de la vassalité de la Wallonie, de la Francophonie belge ? Ne dit-on pas cependant que toutes les décisions doivent recevoir le blanc seing unanime au Kern et au Conseil des Ministres ? Alors...
14:28 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : flamandisation, bhv, armee, francophonie belge, kern, conseil des ministres, laurette onkelinx, joelle milquet, didier reynders, wallonie |
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06.04.2009
FLASH SUR LE PASSE : LE MOUVEMENT FLAMAND...
Il explique le présent ; les exigences coloniales de la Flandre sur la Belgique française… + + Au cours des années 1870, 1880 et 1890, sous la pression du Mouvement flamand, des lois linguistiques reconnaissent l’usage du flamand en Flandre, dans le domaine de l’armée, de l’enseignement, de la justice et de l’administration. Plus particulièrement, la loi de 1898 dite d’égalité établit que « les lois sont votées, sanctionnées, promulguées et publiées en langue française et en langue flamande ». + + Au début des années 1900, le Mouvement flamand, inassouvi, vise la flamandisation de l’enseignement supérieur en Flandre, notamment l’Université de Gand. + + La Grande Guerre 1914-1918 n’arrête pas le Mouvement flamand nonobstant un accord pris avec le Mouvement wallon de mettre les revendications en sourdine pendant l’occupation. Bien au contraire, la propagande flamande fait son œuvre, soutenue par la Flamenpolitik développée par l’Allemagne. De nombreux tracts sont distribués sur le front ; ils pointent du doigt les officiers qui briment les soldats flamands, les prisonniers wallons qui dans les camps de prisonniers s’attaquent aux bibliothèques flamandes… Ils réagissent contre tout ce qui est français. Le but est évident : démoraliser les troupes belges en amenant les Flamands à se séparer des Wallons… + + Dans la foulée, le 21 juillet 1915, le Mouvement flamand publie un manifeste réclamant : == - l’extirpation du français des écoles, des tribunaux et des églises de Flandre == - l’imposition du néerlandais à tous les niveaux de l’enseignement == - la création d’une armée flamande == - la séparation définitive de la Flandre et de la Wallonie. La Flandre comprendra Bruxelles et les territoires de la Flandre française. ==Une faiblesse du Mouvement flamand : sa composition disparate, tiraillée par divers courants internes. Tous ces courants revendiquent, cependant, pour la Flandre une indépendance et autonomie totales, ainsi que le développement immédiat de mesures susceptibles d’atteindre ce but. Ils agissent en ordre dispersé. Les pressions qu’ils exercent sur le gouvernement belge établi à Le Havre en France sont peu suivies. La Flamenpolitik va pousser à l’unification de tous les groupuscules. + + Fin 1917, le Raad van Vlaanderen voit le jour. Il se donne pour objectif la constitution de la Flandre en un Etat autonome indépendant. ++ 20 février 1918. Proclamation de l’autonomie de la Flandre + + 28 mars 1918. Décision du Raad van Vlaanderen de remplacer le nom Belgique par « Vlaanderen » + + 4 juin 1918. Un arrêté « flamandise » la totalité de l’enseignement primaire, officiel et libre en Flandre. + + La scission de la Belgique en deux parties est sur rail. La fin de la guerre, le 11 novembre 1918, stoppera le train… Le Mouvement flamand poursuit sa lutte pour l’extirpation du français en territoire flamand. Le Raad van Vlaanderen se met en veilleuse. + + En 1931, il retrouve une vie active. Le Raad van Vlaanderen est reconstitué à Anvers (Antwerpen)
15:26 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bruxelles, flandre, bibliotheque, flamand, armee, wallons, troupe, prisonniers, mouvement flamand, vlaanderen, universite de gand, flamenpolitik, raad van vlaanderen |
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26.12.2007
LES PREMIERES GIFFLES FLAMANDES...
12 mai 1910 : La majorité flamande du Parlement belge impose à la Wallonie la loi Franck-Seghers pour germaniser l'enseignement moyen -- 23 mai 1913 : La majorité flamande du Parlement belge vote une loi excluant de tout grade dans l'armée les Wallons ignrant le flamand. -- 13.05.1921 : La majorité flamande au Sénat vote la loi von Bissing qui, pour la première fois dans l'histoire, introduit le flamand dans l'administration de la Wallonie. --Source Rif Tout Dju n° 461 novembre-décembre 2007 - Ephémérides
17:12 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : parlement, giffles, flamande, wallonie, rif tout dju, armee |
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08.10.2007
UNE REFORME DE L'ETAT EN PROFONDEUR ?
Qu’est-ce à dire ? Cela signifie un transfert d’un maximum de compétences fédérales vers les Régions. - Que reste-t-il de transférable ? La sécurité sociale, l’emploi, la dette de l’Etat, l’armée, le patrimoine, la sécurité routière, le rail, le fluvial, le réseau routier et quelques autres services. - Basculer un de ces services d’Etat vers le régional, c’est toucher au principe fondamental du fédéralisme : la solidarité. Le Dictionnaire Larousse définit le fédéralisme comme un « mode de regroupement de collectivités politiques tendant à accroître leur solidarité tout en préservant leur particularité ». - Quel type de fédéralisme ? Le fédéralisme de consommation dans lequel la Belgique s’est fondue a atteint ses limites. L’une de ses composantes, la Flandre, n’en veut plus. Elle n’en retire plus rien. Le fédéralisme de compétences, forme d’Etat vers laquelle tend la Flandre « non séparatiste », illustrée par son itératif slogan : « une meilleure gouvernance ». Cela équivaut à une mise sous tutelle de la Wallonie, puisque la Flandre est majoritaire à la Chambre des Représentants. En gros, les Flamands disent : Nous vous donnons de l’argent, vous nous donnez vos compétences ; nous contrôlons l’usage que vous ferez de l’argent transféré ». Le plan Marshall passe automatiquement sous contrôle de la Flandre, le pan socio-économique est placé sous la direction de la Flandre… Le scénario est bouclé. Le plan de tournage et de découpage du film « Les Pays-Bas méridionaux » peut être mis en chantier. Les diverses scènes seront enliées dans l’atmosphère de l’immersion linguistique en néerlandais à prise extra forte. - Tout est dit ! La grande Néerlande de Guillaume 1er se reconstitue ; le néerlandais est décrété langue officielle du nouvel Etat. La Belgique est morte, lieve Nederland ! Un beau matin, vous vous réveillerez Flamand par trahison ! Une simple erreur ! Un nouveau drapeau flottera !
17:06 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : reforme de l etat, federalisme, consommation, competence, trahison, erreur, emploi, securite sociale, dette de l etat, armee, rail, reseau routier, justice |
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