28.02.2009

PAS DE BOYCOT DES ELECTIONS EUROPEENES...

La pacification est en marche ! Le nord du pays et en particulier les communes flamandes autour de Bruxelles ne boycotteront pas l’organisation des élections européennes. Aussitôt, de beaux esprits ont constaté que la Flandre faisait un geste et que cela augurait peut-être une nouvelle approche dans le dossier sensible de Bruxelles-Hal-Vilvorde, d’autant que l’arrondissement de B.H.V. n’est pas scindé pour les élections européennes. = = Cela étant, ce revirement mérite une petite explication afin que les Francophones ne s’enfoncent dans un optimisme béat. = = D’abord, mais ce n’est pas l’essentiel, sur le plan juridique, l’arrêt de la Cour constitutionnelle –qui, rappelons-le, n’exige pas la scission- ne concerne que les élections législatives et pas les élections européennes. = = Ensuite et surtout, dans les faits, les électeurs francophones autour de Bruxelles ne comptent pas, car ils ne sont pas repris dans le calcul pour la répartition des sièges entre le collège francophone et le collège néerlandophone, ce qui est très avantageux pour les Flamands. = = Comment ? = = Le nombre de parlementaires européens a été réduit de 24 à 22 par un arrêté royal du 24 octobre 2008, publié dans le Moniteur belge du 27 novembre 2008, soit 13 Néerlandophones, 8 Francophones et 1 Germanophone. = = 1re étape : le diviseur électoral = = Ce diviseur s’obtient en divisant le chiffre de la population du Royaume (10.296.350, basé sur le dernier recensement de 2001), diminué de la population de langue allemande (71.304), par 21 (nombre de sièges à pourvoir). = = Ce diviseur s’établit à 486.907 (10.296.350 – 71.304 = 10.225.046 : 21 = 486.906,95 arrondis à 486.907). = = 2e étape : la répartition entre F et N = = Le nombre de Francophones comprend deux parties : = = 1. le nombre d’habitants dans la circonscription électorale wallonne ; = = 2. la partie de la population de l’arrondissement de Bruxelles-Capitale (19 communes), qui se calcule sur la base des votes émis en faveur des listes francophones aux élections régionales de 2004. = = Le nombre des Néerlandophones comprend trois parties : = = 1. le nombre d’habitants de la circonscription électorale flamande ; = = 2. la population de l’arrondissement administratif de Hal-Vilvorde ; = = 3. la partie de la population de l’arrondissement de Bruxelles-Capitale (19 communes) sur la base des votes émis en faveur des listes néerlandophones. = = Compte tenu que, sur la base des votes émis, la répartition à Bruxelles est de 86,22% pour les Francophones et de 13,78% pour les Flamands, cela fait au niveau de la population 839.427 habitants pour les Francophones et 134.138 pour les Flamands. = = Cela fait = = Pour les Francophones, 4.122.834, soit 3.283.407 (Région wallonne – Germanophones) + 839.427 (Bruxelles - Néerlandophones) = = et pour les Flamands, 6.102.212, soit 5.405.571 + 562.503 (Hal-Vilvorde) + 134.138 (Bruxelles - Francophones). = = Il suffit alors de diviser le chiffre par 486.907 ; cela donne 8,47 pour les Francophones et 12,53 pour les Flamands arrondis à 13 pour les Flamands… et à 8 pour les Francophones, en vertu de la loi du 23 mars 1989 qui prévoit que le dernier siège est attribué au collège ayant le plus grand excédent de population non encore représenté, en l’espèce le collège néerlandophone (0,53). = = L’arnaque = = Tout cela est passé comme une lettre à La Poste. Mais il y a un fameux lézard, puisque la population de l’arrondissement de Hal-Vilvorde est comptée dans sa totalité dans le collège néerlandophone, alors qu’une partie significative vote pour les listes francophones, précisément pour l’élection des parlementaires européens. = = Il s’agit donc d’une véritable arnaque qui permet une fois de plus aux Flamands d’annexer la périphérie bruxelloise et de nier la présence francophone. = = Si l’on avait tenu compte des 78.518 francophones qui votent pour les listes francophones aux élections fédérales (2007) et qui représentent 23,22% des 338.166 votes exprimés, cela eût été différent ! Projeté sur la population totale, cela fait 130.613, soit 23,22% du total de l’arrondissement de Hal-Vilvorde qui est de 562.503 habitants. La répartition eût été alors différente, puisque dans ce cas la population flamande arrive à 5.971.599 et la population francophone à 4.253.447. = = En appliquant le diviseur électoral de 486.907, on obtenait 12,26 et 8,74, ce qui donnait 12 sièges pour les Flamands et 9 pour les Francophones ! Ce qui reflétait d’ailleurs mieux les proportions effectives. = = Conclusion = = Cela veut dire que les habitants francophones de la périphérie comptent pour du beurre puisqu’ils n’interviennent pas dans la répartition des sièges. Pire, comme ils votent pour le Collège francophone, ils réduisent en due proportion le poids de chaque électeur francophone. = = En effet, les huit sièges sont acquis sur la base d’une population de 4.253.447 habitants… alors que la répartition est faite sur la base d’une population de 4.122.834 habitants. = = En conclusion, non seulement les Flamands ont volé un siège mais ils neutralisent dans les faits et en droit les Francophones de la périphérie. Dans ces circonstances, on comprend mieux l’attitude des bourgmestres des communes flamandes qui dans leur quasi totalité (à l’exception de celui de Lennik qui n’a rien compris) ont abandonné l’idée de boycotter… en soulignant qu’ils se conformeront à l’Etat de droit. = = Du côté francophone, on avale la couleuvre et aucun responsable politique n’en a fait l’analyse. = = Une fois de plus, la vigilance francophone a été trompée et il ne sert à rien de prendre des positions de principe si c’est pour se faire rouler dans la farine à chaque fois. Soyons de bon compte, c’était en ’89 que l’erreur de base a été faite ! En 2008, compte tenu des problèmes de B.H.V., il ne fallait pas accepter ce calcul malhonnête et il fallait avoir le courage et la prudence de le remettre en question ! = = Michel LEGRAND

25.03.2008

POLICE FEDERALE - AVIS DE DIFFUSION...

25 March 2008 --Sender Name: Federale Politie - Police Federale --Avis de diffusion dans les médias d'une information policière : Vols de véhicules avec arnaques et violences -- À la requête du Procureur du Roi de BRUXELLES et de la Juged’Instruction HUGUET, la Police nous demande de diffuser l’avissuivant :++La police enquête sur de nombreux vols de véhicules commis cesdernières semaines dans tout le pays. Le modus operandi original desauteurs mêlent vol avec ruse et / ou violence. ++Les victimes, placent des annonces dans différents sites de venteInternet afin de vendre leur véhicule. Ils sont alors contactés pardes malfrats intéressés par leur véhicule et ceux-ci leur fixentrendez-vous. ++Lors du rendez-vous et de la transaction, les malfrats souvent aunombre de deux, disposent de factures préétablies et manipulent lesenveloppes contenant des billets de manière à tromper les victimessur le réel contenu de celles-ci. Les victimes découvrent après lacession du véhicule qu’elles n’ont reçu que quelques centainesd’euros… ++Parfois, les malfrats peuvent faire preuve de violences. Lors d’unprétendu essai du véhicule, ils peuvent menacer la victime avec unearme de poing, porter des coups à celle-ci, pour prendre finalementla fuite à bord du véhicule de la victime. ++Il pourrait s’agir d’un trafic de véhicules organisé par desressortissants de pays de l’Est. ++Si vous avez placé une annonce en vue de vendre votre véhicule etavez vécu pareille mésaventure ou si vous disposez de toutesinformations utiles en relation avec ce type d’arnaques ou de volsavec violences, veuillez prendre contact avec les enquêteurs via lenuméro de téléphone gratuit :++0800 / 91.119 ==Les témoignages peuvent parvenir via avisderecherche@police.be Cet avis est disponible sur www.police.be sous la rubrique « appel àtémoins ».

14:48 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vol, police, federale, arnaque, violences |  Facebook |

29.10.2007

LA VOIX DES CITOYENS D'EN BAS

A travers le Courrier des Lecteurs du quotidien Le Soir. - • Carl DEVOS, professeur à l’université de Gand : …Les francophones promettent qu’ils ne refuseront aucune question, qu’il n’y aura pas de réformes non discutables. Ce n’est pas créatif, c’est facile. Une demi-menace n’est pas constructive.• HERMAN : … La Belgique aurait tout à gagner d’un confédéralisme pur jus !… Dans un Etat confédéral, on reste dans le même lit mais chacun avec sa couverture.• Anne PEYRAC : …On a mis tout le pourtour de Bruxelles en Flandre en échange de facilités pour les francophones… Laissez cette périphérie tranquille.• GUILLAUME : … quand on lit certaines réactions et certains éditoriaux, il y a de quoi se poser des questions… Mais bon, dans cinq ou dix ans, il n’y aura plus de Belgique. Alors, à quoi ça sert ?• MAXSTA : … Il en ressortira probablement ceci : une scission (ndlr de BHV) sans élargissement avec une longue série de peccadilles plus ou moins vendables devant l’électorat francophone et destinées à cacher le fait que les Flamands auront obtenu la scission et que les francophones n’auront pu décrocher l’élargissement… Je ne vois pas les politiciens francophones risquer la scission du pays, qui arrivera de toute façon, pour BHV.• Jean DEBUYST : Les frontières linguistiques n’ont rien d’intangibles : ce ne sont pas des frontières d’Etat.• Marcel BOLLE de BAL : … Le vrai problème des habitants francophones de la périphérie et de BHV est : la pesante tutelle flamande et ses abus de pouvoir, le grignotage des facilités, nos droits judiciaires, les tracasseries administratives, l’enclavement de Bruxelles… Une solution : pourquoi pas la création d’un arrondissement intercommunautaire, bi-communautaire et bi-culturel dépendant de l’Etat fédéral comme solution de compromis ?• Michel DUSART : La seule solution possible, eu égard au statut et au rayonnement international de Bruxelles, ne pourrait être que l’élargissement à son hinterland socio-économique naturel, allant jusqu’à Braine-l’Alleud – Waterloo vers le sud. Autant rêver ! Je suis intimement convaincu que la seule façon de poursuivre l’aventure belge sera pour les francophones à nouveau de « baisser leur pantalon »… Ne vaut-il pas mieux en terminer avec cette union caduque ?Paul SMET : La frontière linguistique avait, en 1963, comme seul but de cesser définitivement les disputes engendrées par des changements linguistiques de certaines communes, ce qui agaçait tant la Flandre. La frontière fixée et tout sera résolu, disait-on ! … Nous revivons le même scénario. Il faut « approfondir » la fédéralisation pour garantir la sauvegarde de l’Etat belge. C’est le slogan flamand. C’est de l’arnaque… Cessons d’avoir peur ! La Belgique, sans la Flandre, c’est le « schéma » qu’il faut suivre, c’est l’avenir de la Belgique. Soyons « proactifs » au lieu de subir la séparation