06.01.2009

PAUL-HENRY GENDEBIEN " WALLONS ET BRUXELLOIS AVEC LA FRANCE" ...

EXTRAITS DU NOUVEAU LIVRE « WALLONS ET BRUXELLOIS AVEC LA France » ; Paul-Henry GENDEBIEN. Editons Cortex, rue Tienne Saint-Gilles, 149, 6001 Marcinelle. Jean-Marc Dubray, éditeur. 155 pages. 16 euros. + + L’ouvrage est formé d’une sélection d’articles et de discours récents et enrichi d’analyses nouvelles. « Sans langue de bois, l’auteur propose aux Wallons la lucidité et la dignité. Des constats percutants, la force d’une conviction, une vision d’avenir ». + + Constat : La révolution flamande est en marche et rien ne l’arrêtera… + + … L’Etat belge – « Belgium » comme le nomment les malheureux pétitionnaires néo-unitaristes – s’est condamné lui-même, condamné à mort. La peine sera incompressible parce que la Nation flamande aspire à se transformer elle-même en Etat, « een vlaamse Staat in Europe », comme l’avait souhaité naguère un congrès du CVP (devenu aujourd’hui CD&V, ndlr). + + Oui, une révolution flamande jusqu’à présent tranquille est en marche et plus rien ne l’arrêtera. La société civile flamande le prouve à chaque élection ; elle est devenue aussi radicale que sa superstructure politique. La Flandre n’aime plus la Belgique ! + +Oui, une révolution flamande arrogante et sûre de son bon droit, aussi butée et déterminée que les nationalismes slovaque ou serbe des années 1990, est entrée dans une phase irréversible… + + La Belgique a prouvé qu’elle est devenue un Etat impossible. Les Wallons et les Bruxellois doivent cesser de pratiquer un aveuglement collectif qui ne pourra, au mieux, que retarder les échéances. Il faut, aujourd’hui, se préparer clairement et publiquement au divorce à l’amiable, calculer les partages des actifs et des passifs, internationaliser les deux aspects les plus délicats de la succession d’Etat, à savoir la question des frontières et celle des minorités respectives, envoyer une délégation à Paris afin d’y entamer, pendant la phase de prolongation des affaires courantes, le processus qui conduira à notre retour à la République française. + + Poursuivre les négociations belgo-belges signifieraient inévitablement un insupportable enlisement, suivi d’un désordre politique de moins en moins contrôlable, voire de violences à Bruxelles ou dans sa banlieue… + + Les présidents du PS et du CDH ont interdit au Parlement wallon de s’exprimer sur la crise. Ce n’est pas convenable. Namur doit pouvoir assumer le destin de la Wallonie. Il faut mettre en place, à travers notre Parlement wallon, un Comité de Salut Public. Qu’il agisse en concertation étroite avec un Comité bruxellois similaire. Après réflexion et consultations, qu’ils s’engagent ensemble dans la voie d’autodétermination d’un peuple français de 4,5 millions de citoyens qui méritent la liberté et la dignité… + + La Wallonie se trouve aujourd’hui en état de légitime défense contre ses propres démons, mais aussi contre des penchants à la résignation soumise que lui prêchent ses directeurs de conscience… + + Qu’elle cesse de croire que la grandeur n’est pas concevable parce que la convivialité modes lui suffirait. Car, il faut qu’elle sache, la grandeur, qui n’est pas l’arrogance, n’est pas incompatible avec le charme discret de nos clochers…+ +L’ouvrage de P.H. Gendebien est disponible dans les bonnes librairies (16 euros). On peut également l’acquérir via le site du R.W.F. (www.rwf.be), rubrique « agenda ».

29.12.2008

LE DROIT DE LIBRE DISPOSITION. LE DROIT A L'EXISTENCE...

Que se passerait-il si les communes à majorité francophone de la périphérie bruxelloise décrétaient leur détachement de la Flandre ? + + Bruxelles serait-elle prête à les recevoir au nom du droit de libre disposition ? + +Le droit à l’autodétermination existe-t-il au niveau d’institutions (Etat, commune, région) ? + + La question peut être posée. ++Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes connaît trois expressions : 1) le libre choix de leur gouvernement ; 2) la libre détermination ; 3) l’affirmation du principe de la souveraineté totale. + + Le champ d’application du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes englobe notamment le droit de sécession, le droit à la décolonisation et le droit à l’autonomie.+ + Dans le cadre du droit à l’autonomie, le peuple, c’est-à-dire le citoyen, peut marquer sa volonté de choisir une autre région. + + En l’occurrence, les communes à facilités, entre autres, ne pourraient-elles pas invoquer ce droit pour organiser une consultation sur un rattachement à une autre région ?Voulez-vous bien donner votre avis via le courriel : info@liguewallonnebruxelles.be ?