26.11.2007

UNE DEBACLE POLITIQUE S'ANNONCE...

Le titre de la chronique de Jan DE TROYER, Directeur/Rédacteur en chef de TV-Brussel, dans « La Libre » confirme nos analyses. Quelques phrases : « Une négociation communautaire dissociée de la formation du gouvernement sera perçue par l'opinion flamande comme une défaite écrasante de ses politiques. Avec une nouvelle radicalisation à la clé ». « On peut dès lors se demander quel sera le paysage politique flamand après les élections régionales de 2009. Le résultat du scrutin est imprévisible, mais ce qui est sûr, c'est que dans les esprits de la majorité des Belges - les Flamands - la frustration et le radicalisme seront renforcés. » « Selon plusieurs commentateurs du Nord du pays, la volonté flamande de chercher des solutions négociées tombera sous le seuil critique. » «Confrontés bientôt aux conséquences économiques désastreuses de cette crise politique, les Flamands vont développer encore plus de résistance contre les transferts financiers vers le Sud. » Faite d’avoir pu assurer la sécurité linguistique des Flamands de Bruxelles et de la périphérie, en même temps que les droits légitimes des habitants francophones de cette même périphérie, voici a quoi auront donc abouti, du côté Flamand, la belle stratégie des « demandeurs de rien » Bruxellois francophones et Wallons. Exactement à l’opposé de leurs souhaits. Nous pourrions nous réjouir de l’avoir prédit - et depuis longtemps - si les effets de cette crise et de cet aveuglement n’avaient des effets encore plus délétères en Wallonie – la grande absente de ces débats - où on a créé des aspirations énormes en promettant le grand apaisement communautaire. En pariant sur la peur. En jouant aux démagogues. En refusant de prendre ses responsabilités et de tirer courageusement les conclusions qui s’imposent. Une majorité de citoyens ne se font sans doute plus beaucoup d’illusions sur une issue de la crise compatible avec leurs vœux, dont certains apparaissent d’ailleurs comme désuets. Le raisonnable est toujours moins exaltant que le souhaitable... Le risque de dérive est grand à un moment ou l'extrême droite se restructure en Wallonie. La responsabilité des politiques "demandeurs de rien" sera énorme. Pourtant, les politiciens wallons ne sont pas tous des imbéciles. Simplement, il est temps d’arrêter les mensonges. Faire le deuil d’un Etat dans lequel nous avons fait de grandes choses ensembles. Faire le deuil d’un passé que nous ne renierons pas. Et choisir un avenir. Démocratique, démocratiquement. - Blogue-notes de Claude THAYSE

10.10.2007

MESSAGE DE CLAUDE THAYSE, MAITRE DE CONFERENCES ULB

Pour certains politiciens, le mépris est un état naturel.lundi 8 octobre 2007, 20:57:00Invité ce matin de l’émission « Matin première », le Commissaire européen Louis Michel de fort méchante humeur étalait sa mauvaise foi face à Jean Quatremer du Journal Libération. Son aveuglement volontaire, délibéré et persévérant est consternant. Il est inquiétant aussi, car cet aveuglement semble la ligne de conduite de notre classe politique. Mais ce n’est pas nouveau, comme beaucoup de ses pareils, L. Michel subordonne l’intérêt général à son intérêt partisan immédiat. Et tant pis pour la Wallonie et les Wallons. A preuve, cet extrait du Figaro du… 28/10/1996 ! (*) L. Michel répondait à la question suivante : - « Quelle est votre attitude en face de cette idée folle du rattachisme dont tout le monde parle aujourd'hui dans la communauté wallonne ? » Et sa réponse : « Je n'ose plus dire que le rattachisme soit une idée folle. Si l'espace francophone ne devient pas une réalité, si le séparatisme est inéluctable, alors les Wallons diront : je préfère être Français plutôt que Wallon. Moi, personnellement, si je dois choisir entre être Wallon dans un Etat socialiste ou être Français, je préfère devenir Français. » . Ou comment dire qu'entre deux maux, il faut choisir le moindre… Il poursuit en précisant : « Entre un Etat wallon replié sur lui-même et la France, je choisis la France car la Wallonie c'est un cul-de-sac économique, social, culturel. » L’interview se termine ainsi : Question : « Croyez-vous que la France accepterait de récupérer ainsi les francophones belges ? » Réponse : « Nous avons des contacts avec Paris et je suis sûr que Paris ne ferait pas longtemps la fine bouche ». Il n'y a donc pas qu'avec les journalistes français que le Jodoignois se montre méprisant... Le pire, c’est que quand on écoute ses fils, ça semble bien être plus qu’atavique. Héréditaire ! (*) Merci à Jacques de me l’avoir retrouvé ! _ www.claude-thayse.net