27.11.2009

L'AVENIR DE BRUXELLES, UNE CONSCIENCE CITOYENNE ?

Existe-t-il à Bruxelles une conscience citoyenne ? C’est une conscience construite sur une identité partagée de plusieurs consciences découlant de langues diverses, et où émerge une langue commune, parlée aujourd’hui par plus de 85 % de la population, le français. <>Cette identité partagée, nous l’avons particulièrement vécue au début des années 60 au cours desquelles s’est levé un sentiment de défense de la langue française contre les marches flamandes. La bannière : Bruxelles, en français. <>Bruxelles se donnait pour défense politique le FDF ! Une union sacrée des Francophones pour Bruxelles ! Quarante-cinq ans après sa création, le FDF a toujours la passion de Bruxelles chevillée au cœur et le dessein de voir enfin cette Région respectée dans son identité au sein d’une Fédération Wallonie-Bruxelles en devenir. Cette union sacrée s’est effilochée au fil des années. Mais elle est toujours là, « dormante ». Elle s’exprime particulièrement au niveau local. Cela gène ! <>D’aucuns voudraient la fondre dans un « melting pot » linguistique d’où émergerait aucune langue, l’objectif avoué de la Flandre. Bruxelles, une ville de minorités culturelles et linguistiques ; transformer Bruxelles en une tour de Babel. <>D’aucuns voudraient la cadenasser dans une communauté unilingue jusqu’à son extinction en passant par le stade de l’anglais ; ils arguent que Bruxelles est le siège de nombreuses instances européennes, quitte à vouloir en faire un district européen, qui impliquerait pourtant la perte totale de l’identité bruxelloise. <>Pour nous, Bruxelles, c’est autre chose qu’une tour de Babel, qu’une ville sans âme. <>Pour nous Bruxelles, c’est autre chose qu’une « zinneke cosmopolite » comme disait Dirk Seghers, un melting pot des cultures française, néerlandaise et arabe, une ville cosmopolite où chacun se côtoie sans se connaître <>Pour nous, Bruxelles, c’est une ville, une métropole ouverte où il fait bon vivre. C’est une ville où la langue française est le dénominateur commun qui unit socialement ses habitants. <>Demandons à nos dirigeants d’avoir une identité citoyenne pour la Région de Bruxelles, construite sur la langue française. Demandons-leur de créer ce « front commun » surpassant leurs divergences partisanes ! La fierté d’appartenir à la Francophonie, une Francophonie ouverte sur le monde <>Christophe VERBIST

21.08.2009

LES DEFIS DE BRUXELLES...

Bruxelles, c’est la troisième Région la plus riche d’Europe, c’est quelque 20 % de chômeurs, c’est quelque 33 % de sa population vivant sous le seuil de la pauvreté, c’est 300 000 navetteurs en voiture, c’est un trafic de quelque 585 000 voitures à gérer, c’est un réseau routier congestionné, c’est une population très jeune, c’est 46 % de la population non belge, c’est un tissu associatif dense, c’est un problème de diversification à résoudre, c’est un parc insuffisant de logements sociaux, c’est une identité bruxelloise à forger, c’est la complexité de ses institutions, c’est son carcan géographique. +++ Bruxelles, c’est aussi une Babel de capitales : c’est la capitale de la Belgique, c’est la capitale de la Région éponyme, c’est la capitale de la Flandre, c’est la capitale de la Communauté française, c’est la capitale de l’Union européenne, c’est la capitale économique de la Wallonie, c’est la capitale de la Fédération Wallonie-Bruxelles.Cette photographie de Bruxelles fait dire à Denis Grimberghs, CDH, député régional, chef de groupe CDH au Parlement bruxellois, conseiller communal : « ... S’il y a des choses, selon moi, que la Région devrait offrir pour son anniversaire, c’est justement cette volonté, cette capacité de procéder à une évaluation lucide des politiques publiques régionales afin de mieux appréhender tant ce qui a très bien fonctionné que les raisons pour lesquelles tel ou tel objectif n’a pas été atteint, à tout le moins aussi rapidement que voulu...Notre Région embrasse un trop grand nombre de projets" ». + + + La Ligue wallonne de la Région de Bruxelles vous invite à lire l’article « Bruxelles la bien aimée, la mal aimée à 20 ans » publié sur son site accessible via www.liguewallonnebruxelles.be

02.06.2009

BRUXELLES : LE REGNE DES ARISTOCRATES PLURILINGUES...

Le Professeur Philippe Van Parijs, à l’UCL, Chaire Hoover d’ethnique économique et sociale, n’a pas son pareil pour nous faire avaler les bienfaits d’une Belgique unitaire sous l’empire de la Flandre. + + +Dans une carte blanche, publiée dans Le Soir du mercredi 27 mai 2009, il plaide brillamment, faut-il le souligner, pour la constitution de « listes régionales bilingues en abolissant les collèges séparés tout en maintenant une représentation garantie ». Le professeur Van Parijs accorde toujours une « représentation garantie » à la Communauté flamande renforcée par le bilinguisme des listes ; nous osons parier que les Flamands exigeront très vite l’alternance 1 Francophone/1 Flamand sur les listes ! + + +Le Professeur Van Parijs oublie les paroles de Jules Destrée, en 1912, dans une lettre au Roi Albert 1er : « Sire, vous régnez sur deux peuples ». Ces deux peuples ont chacun leur culture propre dans laquelle ils sont éduqués. + + + Nous, Francophones, notre culture est française. Elle n’est pas du « melting pot » à la Van Parijs. Nous ne trouvons pas notre place dans une ethnie plurilingue formée d’un mélange, selon le Professeur Van Parijs, de « Bruxellois de toute origine, polonaise ou portugaise, flamande ou wallonne, marocaine ou scandinave ». Une tour de Babel dominée par une élite d’aristocrates plurilingues, les Tsarévitchs belgeoisants, sans attache