08.01.2010

BHV : CE SERA TABOU CONTRE TABOU...

Déclaration de Olivier Maingain, député fédéral MR, président du FDF, bourgmestre de Woluwe-Saint-Lambert, au journal Le Soir du 8 janvier 2010. Elle jalonne la « mission secrète » de Jean –Luc Dehaene, CD&Vlaams, député européen, ancien bourgmestre de Vilvorde. = = Trois balises, trois piquets, trois pitons, trois tracés vers le règlement du problème communautaires. Une certitude : « On ne résoudra pas BHV dans un dé à coudre », affirme Olivier Maingain. = =Les trois positions, selon le président du FDF. = = 1. Pas d’accord à Pâques. « Ce n’est pas un drame. On peut vivre sans accord ». = =2. Une solution d’attente. « On ne peut tout faire en si peu de temps, d’ici Pâques. La grande réforme de l’Etat, c’est pour après les prochaines élections législatives. On aurait alors plus de marge de manœuvre sur BHV ». = =3. Scission de BHV contre élargissement. « De toute façon, ce sera tabou contre tabou ; si nous devons être capables de parler de ce que demandent les partis flamands, notamment la scission de BHV, eux doivent être capables de parler de ce que nous demandons, notamment l’élargissement ». + + +Mais quel élargissement ? Un élargissement territorial ? Ou un élargissement administratif ? L’accord avorté de 2005, par la faute du parti flamand Spirit, sur la scission de BHV ne portait, selon notre impression, que sur un « élargissement administratif », à savoir : retrait des circulaires Peeters et autres du gouvernement flamand, compétences étendues de la Communauté française en périphérie, des « sous » pour Bruxelles… Donc, pas de rattachement des six communes à facilités à Bruxelles. Conséquemment, pas de liaison directe entre Bruxelles et la Wallonie.L’accord avorté de 2005, admis par tous les partis francophones, en fait, consacrait une nouvelle avancée flamande ; il reconnaissait l’appartenance définitive des six communes à facilités en Flandre ; il reconnaissait la mutation de la frontière linguistique en une frontière d’Etat ; il offrait, à terme, Bruxelles à la Flandre…

06.05.2008

SPICILEGE...

Un recueil de déclarations et d'observations de personnalités d'horizons divers. +++a) A propos de la note d'Etienne SCHOUPPE, CD&V, secrétaire d'Etat à la Mobilité, portant sur les nuisances sonores provoquées par le trafic à l'aéroport de Zaventem : ==• Evelyne HUYTEBROECK, Ecolo, ministre de l'Environnement à la Région bruxelloise : "Elle constitue un net recul. Son approche technique et économique ne prend pas en compte la qualité de vie des personnes survolées. Elle réintroduit de plus un tabou, à savoir l'atterrissage au-dessus de Bruxelles, qui me paraît dangereux"…===• Les associations UBCNA, AWACSS et WAKE-UP, riverains de l'Oostrand : Schouppe vise à délester une grande partie du trafic du Noordrand vers l'Oostrand alors que ce dernier subit déjà, en temps normal, plus de 50 % des décollages par les pistes 25 L/R concentrés sur une seule route aérienne et 100 % des atterrissages en piste 02 en cas de vent d'est ou du nord et que le Noordrand subit moins de 50 % des décollages dispersés sur quatre routes…===b) A propos de la crise politique ===• Herman VAN ROMPUY, CD&V, président de la Chambre des Représentants, dans le Morgen : La crise dépasse le cadre du gouvernement… Je ne vais pas défendre l'indéfendable… Leterme a lui-même reconnu avoir commis des erreurs ===• Liesbeth VAN IMPE, journaliste, dans le Morgen : … L'heure n'est plus à se demander qui est responsable mais bien de savoir qui va trouver la solution…===• Wouter VERSCHELDEN, journaliste, dans le Standaard : Les cités grecques, deux siècles avant J.-C., prisonnières de leurs structures démocratiques, tentaient vaille que vaille de repousser l'envahisseur romain. Pergame, elle, a vu les choses autrement. Dans un éclair de lucidité, son roi, Attale, a compris que la lutte était vaine. Il a alors donné sa ville, par testament, aux Romains. Le moment où l'occupant du 16, rue de la Loi, devra se demander s'il ne devrait pas faire son testament et transmettre les clés se rapproche de plus en plus… ===c) A propos de l'avenir institutionnel de la Belgique ===* Rudy DEMOTTE, PS, président du Gouvernement wallon et de la Communauté française, Charles PICQUE, PS, président de la Région bruxelloise : Nous vivons sans doute une période déterminante pour l'avenir institutionnel du janvier. Fin janvier dernier, nous nous trouvions devant le Groupe Octopus pour poser un certain nombres de balises destinées à encadrer une éventuelle réforme de l'Etat fédéral. Nous sommes aujourd'hui, à la suite de beaucoup d'autres, devant le Groupe Wallonie/Bruxelles 2009 chargé de se pencher sur la forme et les missions des institutions pouvant incarner le trait d'union entre la Wallonie et Bruxelles. Nul ici n'a jamais joué les boutefeux communautaires, bien au contraire. Mais, tous, ici, comme au sein des populations wallonnes et bruxelloises, perçoivent désormais que notre Etat est sur le point d'opérer une nouvelle mue. Et que, dès lors, nous devons agir pour que celle s'inscrive, le plus possible, dans une logique de progrès pour tous…