07.01.2009

HONTE A LA FLANDRE ! HONTE AUX PARTIS FRANCOPHONES ! ...

La Belgique au ban de la société européenne. + + Le Comité pour l’Elimination de la Discrimination raciale de l’ONU, réuni du 18 février au 7 mars 2008, se dit préoccupé par le « wooncode » (code du logement) adopté par la Flandre. Il presse la Belgique « à veiller à ce que les exigences linguistiques ne conduisent pas à une discrimination indirecte exercée en raison de l’origine nationale ou ethnique ». + + Pire, le même Comité se déclare inquiet « par la persistance du discours de haine en Belgique, du faible nombre de procédures pénales pour infractions racistes et du grand nombre de plaintes retirées, surtout en ce qui concerne des actes de violence raciale, de haine et de discrimination commis par les membres des forces de police ». + + Et ce n’est pas tout… Le rapport du Comité de l’ONU relève que notre système est plus sévère avec les étrangers qu’avec les Belges, que des minorités ethniques sont surreprésentées dans les logements sociaux ce qui aboutit à une ségrégation de facto, que les demandeurs d’asile subissent un « traitement inhumain et dégradant », et que les droits culturels, économiques et sociaux des Roms et gens du voyage sont outragés. + + Le Comité de l’ONU enjoint la Belgique à ratifier la Convention cadre du Conseil de l’Europe sur la protection des minorités ainsi que la Convention des Nations Unies sur la protection des droits des travailleurs migrants et de leurs familles. + + Dans une interview accordée à Euronews en avril 2008, Yves Leterme, CD&V, ¨Premier ministre à l’époque, justifie le « wooncode » - code du logement flamand – pour combattre les injustices sociales : « La méconnaissance du français ou du néerlandais est une source d’injustices sociales. Il y a des enfants, aujourd’hui, qui entament leur scolarité sans connaître ni le français ni le néerlandais ». + + Marino Keulen, Open VLD, ministre flamand de l’Intérieur, père du « wooncode », au cours d’une émission de la VRT, défend son « enfant » : Il s’agit seulement d’une mesure sociale pour améliorer la qualité de vie dans les quartiers de logements sociaux… On devrait plutôt nous prendre en exemple. Pas culotté ! Un peu fort de café ! La jouissance d’un logement social conditionnée à la connaissance de la langue locale ! N’est-ce pas refuser l’accès à un logement décent à des êtres humains en quête d’un mieux-être ? Et ce, dans le seul but de « protéger » la langue locale et d’assurer l’unité linguistique de la Flandre !Les recommandations du Comité pour l’Elimination de la Discrimination raciale de l’ONU sont jetées dans le bac à papier ! Que font donc les vice-Premiers ministres, ministres et secrétaires d’Etat francophones, les uns au kern, les autres au Conseil des ministres élargi ? Acceptent-ils tacitement le « wooncode » ? Les partis francophones ont-ils marqué leur accord dans un pacte gouvernemental ? Le citoyen est en manque de confiance. Il voudrait savoir. .