24.11.2011
CARREFOUR D'ACTION PARTICIPATIVE : LES QUESTIONS
LES QUESTIONS :
Dans l’hypothèse d’un éclatement de la Belgique, le problème est la frontière entre la Wallonie et la Flandre autour de Bruxelles.
- La délimitation doit-elle se faire par une consultation des populations concernées ?
- La scission de BHV approuvée par les partis traditionnels n’exclut-elle pas une consultation populaire dans le tracé de la frontière entre la Wallonie et la Flandre ?
Mauri Villa
Osons demander la vérité ! Osons la créativité ! Osons questionner !
Usons de notre liberté d’expression pour crier notre ras-le-bol des simagrées particratiques du PS, du MR, du CDH et d’Ecolo !
Usons de notre liberté d’expression pour exiger la vérité sur l’état des finances publiques !
Usons de notre liberté d’expression pour réclamer le retour au financement des dépenses de l’Etat par l’émission de bons d’Etat, exempts de précompte mobilier, correspondant aux taux des marchés financiers !
16:22
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21.11.2011
LES MINAUDERIES DES PARTIS TRADITIONNELS OU LA GUERRE DES PARTIS...
Ainsi pourrait-on caricaturer les simagrées du MR et du PS : pour les uns prendre le pouvoir en Wallonie et à Bruxelles, pour les autres conserver ce pouvoir. Et Ecolo n’est pas en reste ; ses professions de foi « hypocrites » pour une Belgique unitaire se multiplient en présentant son union avec Groen, le parti flamand écologiste, aussi nationaliste que les autres formations politiques flamandes.
Chacun d’entre eux se montre plus attentif que l’autre aux problèmes sociaux. Le MR affirme que le PS veut taxer les carnets d’épargne, augmenter le prix des titres services, taxer les voitures de société, lever un impôt sur le patrimoine, réformer les intérêts notionnels…Taxer et taxer encore… ! En général les libéraux estiment que les propositions du socialiste Di Rupo sont « indigestes ». Ils se réjouissent, toutefois, des propositions portant sur la réduction des allocations de chômage, sur la réforme des pensions, sur l’augmentation de la quotité exemptée d’impôts, sur la réduction des dépenses des ministères et des administrations publiques, sur la réduction des soins de santé…
Et le marathon continue. Les partis jouent à qui lâchera le premier. La loi de la particratie. Des questions se posent. Le MR fait-il payer au PS l’humiliation de l’avoir écarté des institutions régionales alors qu’il est le premier parti à Bruxelles, (maintenant le second parti à Bruxelles après le retrait du FDF de la fédération MR) et le second parti en Wallonie ? Le PS marque-t-il son arrogance d’être le premier parti en Wallonie et, maintenant, le premier parti à Bruxelles ? Le CDH s’accroche-t-il docilement au PS pour se maintenir au pouvoir régional ? Ecolo développe-t-il une image rouge jaune pour bétonner son avenir ? Dans cette lutte entre les deux Grands, les deux poucets, le CDH et Ecolo, tentent de faire entendre leur voix en l’axant pour le CDH sur les services de sécurité et d’incendie et pour les Verts, interdits de gouvernement fédéral, sur la carte de l’emploi. « L’austérité ne créera pas d’emploi » déclare Jean-Marc Nollet, député Ecolo.
Les petites phrases assassines fleurissent. La particratie épanouissante. Un observateur flamand s’exclame : « Pour moi, les libéraux flamands veulent montrer à quel point le prochain gouvernement sera meilleur que le précédent. Et le MR souhaite à tout prix affaiblir Di Rupo ». Didier Reynders, MR, ministre des Finances, assène dans le Morgen : « Le PS doit, à son tour, payer, le MR ayant, lui, déjà payé un lourd tribut sur l’institutionnel. Le poste de Premier ministre, cela a un prix ». Un aveu indirect d’un accord non équilibré sur l’institutionnel : la scission de l’arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde sans contrepartie ! Dans les rangs du MR, on lance des « piques », on répand des « vannes » : « Dans le communautaire, le formateur était au-dessus de la mêlée. Sur le budget, on voit maintenant qu’il est d’abord le président du PS ». Le CDH s’ébroue et adresse des reproches au formateur Elio Di Rupo tout en le poussant à avoir une « attitude plus énergique » : « Il est temps que le formateur tape du poing sur la table… Un formateur lent, passif, manquant de leadership ». Pas moins ! Eric Van Rompuy, CD&V, enfonce le clou sur son blog : « Di Rupo n’a toujours pas prouvé qu’il est un Premier ministre capable de conduire le pays en temps de crise économique… Di Rupo déçoit, c’est ce que j’entends quotidiennement au CD&V et en dehors ». Les syndicats s’impatientent.
Hors l’arène, le PS se donne une image de grand seigneur, de sauveur du pays. Le MR, après avoir perdu le FDF, pour avoir donné son accord sur la scission de BHV et avoir lâché la périphérie bruxelloise, tente en coulisse de nouer un « deal » avec le PS pour bétonner une entrée dans les gouvernements régionaux en proposant, au surplus, la mise en sourdine de ses exigences en matière socio-économique. L’idée d’une entrée du MR dans les majorités régionales fait son chemin dans les partis. Alors, l’annonce d’une prochaine entrée du MR dans les majorités régionales sera-t-elle pour demain, dès avant la mobilisation générale du 2 décembre prochain ? Pour les libéraux, les socialistes, les sociaux-chrétiens, c’est un « oui » voilé. Pour les Verts, c’est « niet » : « Ce ne sont que des manœuvres en « communication » de la part des états-majors bleus et rouges qui s’affrontent », rapporte Le Soir du 17 novembre. La mise en place des grandes manœuvres ! « Le trop à gauche » serait en cours d’être « adouci » par un geste socialiste sur les allocations de chômage, la réforme des pensions et sur l’indexation des salaires… ! Du bleu au programme gouvernemental !
Mais, encore un chouia de dramatisation ! Du côté flamand, les bons mots réapparaissent ! « Le problème se trouve surtout au PS » pontifie Vincent Van Quickenborne, Open VLD. « Le PS ne se comporte pas comme un parti qui doit fournir un Premier ministre » assène le socialiste flamand Bruno Tobback, SP.A. Du côté francophone, on peut lire dans Le Soir du 18 novembre 2011 une flopée de « bons mots » : « A gauche et au centre, on entendait ceci : « Mais à quoi jouent les libéraux ? On dirait qu’ils freinent la négociation. On ne comprend pas cette stratégie ». A droite, on entendait ceci : « Mais qu’attend Elio Di Rupo pour faire un pas dans notre direction ? Il suffit d’un petit geste de sa part, et le budget est bouclé. Cela peut prendre une heure ». Côté MR, on se défend de faire traîner les débats : « Il n’y a pas de petits jeux politiques. Il faut faire un effort historique de 11,3 milliards d’euros et c’est difficile entre le PS et les libéraux. C’est la seule réalité ». Charles Michel ferait payer le prix de son lâchage de la périphérie bruxelloise. Ahurissant ! Côté PS, on répète que, des concessions, Di Rupo en a fait à l’envi : « Ses notes sont déjà des textes de compromis. Et aller encore plus loin, c’est déséquilibré ». Et ça grince, ça grogne, ça gronde du côté de la FGTB ; on y estime que le PS renie ses engagements électoraux de juin 2007 et qu’il perd son âme !
Dramatisation ! La particratie au pouvoir !
Osons demander la vérité ! Osons questionner ! Osons la créativité ! Appelons à une logique de rassemblement des forces wallonnes et bruxelloises, à la naissance d’un parti rassembleur, bâtisseur !
Vouloir un avenir stable. Ouvrir les yeux. Bannir le mirage des privilèges.
Mauri Villa
16:48
Écrit par Raymond Watrice
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15.09.2011
GUY SPITAELS : "JE NE M'INVESTIS PLUS DANS LA BELGIQUE"
Guy Spitaels, ancien vice-Premier ministre, ancien ministre-président de la Région wallonne, professeur émérite de l’ULB, surnommé « Dieu », s’est épanché dans une interview accordée à Béatrice Delvaux, directrice au quotidien Le Soir, et publiée dans l’édition du quotidien des samedi et dimanche 10-11 septembre 2011.
Il confesse : «… Je ne m’investis plus affectivement depuis longtemps dans la Belgique. Je vois bien tous les avantages matériels que nous en avons. Mais cela ne suffit pas. Il faut avancer. Il faut aimer son pays pour qu’il ait une existence…J’ai essayé de servir la Belgique comme vice-Premier. Mais y suis-je affectivement attaché ? Je ne cherche pas de subterfuge : ma réponse est non… ».
Il doute d’un rattachement à la France : «… C’est une solution défendable, dit-il. Mais si on consultait la population wallonne sur cette éventualité, il n’y aurait jamais de majorité. Ni le Brabant wallon, ni les Luxembourgeois, ni les Cantons de l’Est ne seraient pour, ce serait très douteux aussi pour les Namurois… ».
Il lève un voile du contrôle exercé par la Flandre sur la Wallonie, protectorat flamand. « Je me rappelle, souligne-t-il, un investissement possible en Hainaut occidental qui fut refusé par un ministre flamand parce qu’il menaçait des emplois chez Bell au Nord. J’ai connu la Flandre rouleau compresseur ; je ne me crois pas d’une essence supérieure, mais je n’accepte pas qu’on soit traité comme cela… ».
Il invite les Francophones à cesser de faire des concessions. « … Je suis très rétif au discours « Cédez ceci ou cela, sinon cela sera la catastrophe. On va perdre 15 % de notre bien-être ». Mais non ! Ca va recommencer dans un an et demi. Vous achetez l’armistice pour 18 mois : c’est non !... Il n’y a aucune solution dans le fait de céder toujours. Vivre ensemble oui, mais avec des efforts des deux côtés … ».
Il évoque une liaison possible entre Bruxelles et la Wallonie. « … Ce n’est pas mettre de l’huile sur le feu, soutient-il, que de demander qu’il y ait une liaison physique entre Bruxelles et la Wallonie. C’est censé ! Qu’est-ce que cela peut faire de donner 300 m sur 3 km ? En quoi est-ce une provocation si de l’autre côté on est réglo ? Il ne faut même pas 300 m, deux bornes suffisent. Stopper la tache d’huile francophone en Flandre, je peux comprendre mais il faut des choses en échange… ».
16:37
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11.07.2011
L'HISTOIRE DE BELGIQUE : DEUX LECTURES DIFFERENTES
Nord-Sud : Deux lectures différentes de l’Histoire de la Belgique
La Flandre retient les faits historiques qui valorisent, glorifient son image entre autres : la bataille des Eperons d’Or, les soldats flamands de la Première Guerre mondiale, le mouvement émancipateur flamand, la grandeur de la Flandre…
La Wallonie reste scotchée à la vision de Henri Pirenne, un Verviétois, qui a professé à l’Université de Gand, d’une Belgique une et unie, puisant ses racines dans la plaine marécageuse de Courtrai où les milices flamandes, épaulées par des contingents namurois et frisons, ont écrasé les troupes françaises en 1302.
L’enseignement flamand est axé sur l’identité flamande. L’Histoire de la Belgique y est effleurée et édulcorée. Un esprit patriotique ne le visite pas. Le petit flamandophone est initié, dès son entrée au primaire et au secondaire, à l’histoire et à la culture de la Flandre. Il est familiarisé à l’activisme flamingant. L’accent est mis sur le désamour et sur la maltraitance des Flamands au sein d’une Belgique francophone, une Flandre exploitée par les francophones.
L’enseignement francophone est axé sur l’identité belge. L’Histoire de Belgique, une et entière, tient une place très importante dans l’éducation scolaire, du primaire au secondaire. L’histoire du mouvement wallon est camouflée ; le petit francophone baigne dans une culture belgicaine. La fibre patriotique est exaltée.
La communautarisation de l’enseignement en 1989 a accentué le distanciement des programmes d’enseignement entre les deux Communautés. Du côté francophone, la sensibilité wallonne reste ignorée
15:51
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16.05.2011
LE BELGICANISME NUISIBLE AUX FRANCOPHONES WALLONS ET BRUXELLOIS...
LE BELGICANISME - OU NATIONALISME BELGICAIN - EST NUISIBLE AUX FRANCOPHONES WALLONS ET BRUXELLOIS
En effet, les partis francophones qui sont tous belgicains - et donc aussi monarchistes -, alors qu’ils n’étaient demandeurs de rien en 2007, se sont, depuis lors, faits à l’idée d’accepter une Belgique confédérale coquille vide qu’ils imaginent durer, 10, 20, ou même 30 ans…
Mais pour les partis flamands, tout accord institutionnel implique au minimum :
- la scission de BHV sans élargissement, de la Région bruxelloise,
- un transfert important de compétences fédérales aux Régions et Communautés,
- un renforcement de la tutelle de l’Etat central sur la Région bruxelloise contre son refinancement.
Et, lorsque l’encre de l’accord ne sera pas encore sèche, les revendications et attaques flamandes recommenceront de plus belle, notamment :
- pour supprimer ce qu’il resterait comme « facilités » en périphérie bruxelloise,
- pour diviser davantage les Bruxellois selon leur appartenance à la Communauté française ou à la Communauté flamande,
- pour faire avancer le néerlandais et l’anglais en Région bruxelloise afin de nier le fait francophone majoritaire,
- pour transférer la perception de l’impôt aux Régions et Communautés avec attribution d’une « dotation » à l’Etat confédéral devant lui permettre d’assumer les quelques compétences qui lui resteraient.
L’évolution institutionnelle de la Belgique s’est faite selon les exigences du Mouvement flamand et selon les réactions à ces exigences des Wallons et des Bruxellois. Contrairement aux Francophones, le Mouvement flamand, lui, ne recule jamais, et son objectif à terme est l’indépendance de la Flandre . Et cet objectif imprègne tous les partis flamands.
Alors, ça suffit. Indignons-nous. Cessons de nous accrocher à l’Etat belgo-flamand et à la Communauté française, à laquelle ne peuvent s’identifier ni les Wallons, ni les Bruxellois. Que la Wallonie et la Région bruxelloise se mettent debout et prennent leur destin en mains.
Au lieu de négocier un projet de survie temporaire d’une Belgique à la sauce flamande, allons résolument et sans peur vers le divorce à l’amiable et vers la mise en place d’une république confédérale Wallonie-Bruxelles :
- qui garantira l’autonomie de chaque Région,
- qui garantira la solidarité et la coopération entre les deux Régions dans les domaines qu’elles détermineront en commun et sur base égalitaire,
- qui garantira les droits des Néerlandophones en Région bruxelloise et des Germanophones en Wallonie par la signature et la ratification par chacune des deux Régions de la Convention-cadre du Conseil de l’Europe pour la protection des minorités nationales.
Et j’ajoute pour terminer que la Communauté germanophone doit être libre de prendre son indépendance, si tel est son souhait.
Nézia MAHIEU
ancienne responsable
du Parti Féministe Humaniste,
ex Parti féministe Unifié.
Note de la rédaction : La Ligue wallonne de la Région de Bruxelles est une association de réflexion sur le destin de la Belgique, de résistance à la maltraitance de Bruxelles, de solidarité envers la Wallonie, de conviction dans la formation d’une Communauté homogène entre les Wallons et les Bruxellois. Une Communauté de partage et de destin, fière et digne.
Soutenez la Ligue wallonne de la Région de Bruxelles, asbl. Diffusez son blogue et son site.
Courriel : info@liguewallonnebruxelles.be
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07.04.2011
VACANCESWEB : NOUVEAU SITE
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14:13
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25.10.2010
NE VOUS LAISSEZ PAS DICTER PAR LA FLANDRE LE DIVORCE BELGE...
Le 16 octobre 2010, Charles DARLOT a écrit :
FRANCOPHONES, NE VOUS LAISSEZ PAS DICTER PAR LA FLANDRE LES CONDITIONS DU DIVORCE BELGE !
Nul ne pense plus que la Belgique puisse durer, et malgré la mélancolie compréhensible que peuvent ressentir quelques Belgicains, la séparation de ses deux composantes n'est pas une raison de tristesse mais de joie.
En effet, la Belgique n'a fonctionné que tant que son régime politique était celui d'une république censitaire personnifiée par un doge héréditaire. C'est le suffrage universel qui a peu à peu révélé que deux peuples différents étaient placés côte à côte dans une construction politique artificielle. Après leur séparation, ces deux peuples resteront évidemment voisins, et s'entendront mieux lorsqu'ils ne se heurteront plus. Mais cette séparation, qui résulte d'une prise de conscience rendue possible par l'approfondissement de la démocratie, se produit à un moment historique d'attaque contre la démocratie.
En Europe, la démocratie a provisoirement disparu. Le pouvoir a été confisqué par les classes sociales dominantes, soumises à l'oligarchie mondiale dont les centres de décision sont localisés dans les pays anglo-saxons. Les formes républicaines sont réduites à de simples apparences, comme sous le principat romain, et les décisions sont prises par la bureaucratie de l'Union européenne, au service des entreprises supranationales. L'Union européenne, survivance d'une époque révolue, n'est que la structure de la vassalisation de l'Europe à la phynance.
A vue humaine, et pour encore plusieurs générations, l'Etat national est le seul lieu politique où peuvent s'exercer la démocratie politique et la solidarité sociale. La démocratie est à reconstruire, et elle ne le sera que par les Nations. Aussi faut-il faire bénéficier l'Europe de cet acte de libération pour deux peuples que sera la fin de la Belgique. il faut saisir l'occasion de redonner toute son importance politique au droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, le droit fondamental d'un ordre international juste, dès lors qu'il est complété par la protection des droits des minorités.
Fort heureusement, dans le cas belge, une seule nationalité existe à présent et les limites internes sont purement administratives. La possibilité se présente donc de tracer une frontière entre Etats en pleine conformité au droit, en demandant aux citoyens de choisir collectivement leur avenir par un référendum à l'échelle de la fraction de commune (anciennes communes fusionnées récemment), puis en laissant chaque citoyen libre d'opter pour la nationalité de son choix.
Cette occasion historique ne doit pas être perdue. Pour la paix du monde, il importe de répudier les arrangements bancals et de refuser les absurdes précédents que l'Union européenne a naguère entérinés pour masquer les désaccords. Les Etats voisins de la Belgique, directement concernés par son évolution, doivent apporter leur concours à une solution démocratique.
Exiger un référendum doit être le mot d'ordre de tous les démocrates.
Christian DARLOT
16:20
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04.10.2010
COMMUNIQUE DE PRESSE : LES FRANCOPHONES DE BELGIQUE LACHES PAR LA FLANDRE...
La Flandre lâche les Francophones de Belgique et... se tourne vers la France! De Haan (Belgique), le 5 octobre 2010 - "Le 12 août dernier, un semi- remorque français imposant stationnait sur le parking, à proximité de la petite gare du Coq. A côté de lui, deux étals présentant des brochures: les unes en néerlandais et les autres... en français. Quoi? En français sur le territoire sacré de la Flandre? Alors qu’on le répète continuellement: 'Hier spreekt men Vlaams' ", peut-on lire dans le dernier numéro des "Nouvelles de Flandre", organe de l’Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF). Et à l’APFF de poursuivre: "Mais, surprise: les organisateurs disposent d’une autorisation tout ce qu’il y a de plus légale. Venus du département du Nord de la France, ils travaillent en collaboration avec la province de Flandre occidentale. Renseignements pris, il s’agit ici d’une vaste opération de mise en garde des jeunes à propos de l’alcool, des drogues, du tabac, du bruit, du soleil, des maladies sexuellement transmissibles, organisée dans le cadre du programme transfrontalier INTERREG IV, subventionné à 50% par l’Europe. Ah, bon! Et il y a d’autres activités de ce type qui impliquent l’usage du français au-delà de la frontière linguistique? En réponse à notre curiosité, nous recevons en pleine figure une 'brique' luxueuse de 348 pages: 174 pages en néerlandais et autant en français, présentées en tête-bêche. L’ouvrage est publié en 2008 par le gouvernement flamand, sous le titre un peu (d)étonnant: 'Note stratégique France'*. Il relève les initiatives prises pour renforcer la coopération entre la Flandre et la France. L’avant-propos est signé par Geert Bourgeois, vice-ministre-président du Gouvernement flamand. (…) Que la France ou l’un de ses départements passe des accords avec la Flandre n’est pas du tout gênant. Ce qui l’est, c’est qu’on développe, en dehors de notre pays, une politique qui devrait être mise en pratique dans notre pays. On est en droit de se demander comment s’explique l’incohérence des pouvoirs de l’Europe. Celle-ci exige d’une part que soit signé d’urgence un accord culturel entre les Communautés en Belgique, et par ailleurs elle favorise les visées autonomistes de la Flandre. L’Europe devrait plutôt encourager la Flandre à rechercher une collaboration avec la Communauté française dans son propre pays! (…) Quand on se réfère aux données comptables fournies dans la 'note', on se rend compte que la Flandre 'voit grand' dans tous les secteurs: enseignement, recherche scientifique, économie, politique portuaire et routière, etc… Le gouvernement flamand dresse l’inventaire d’une centaine de projets réalisés dans le cadre d’INTERREG IIIA, IIIB et IIIC pour un montant total de plus de 250.000.000 d’euros (NdlR: oui, oui, le nombre de zéros est exact!) dont pas loin de 50% sont pris en charge par des fonds européens. La Wallonie participe à un quart des projets cités, mais un peu en parent pauvre, à qui on laisse 10% du montant total. Comme on peut voir, il ne s’agit pas de subsides mineurs, mais de sommes colossales pour la réalisation de projets très ambitieux. Pour peu, on retirerait de cette analyse, l’impression que le Maréchal Bourgeois s’apprête à conquérir l’Europe. Il faut savoir qu’il existe à l’état-major des notes stratégiques relatives à l’Allemagne, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni… Moralité: Ce sont essentiellement des fonds européens qui couvrent la coopération entre la Flandre et la France, au détriment des Francophones de Belgique, sans oublier la minorité francophone de Flandre."
17:24
Écrit par Raymond Watrice
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28.06.2010
UNE NOUVELLE TRANCHE DE BRUXELLES PRESENTEE SUR LA TABLE DU TROC ?...
Le scénario de 1989 façonné par Philippe Moureaux, président de la Fédération socialiste de Bruxelles, se réécrira-t-il en 2010, avec Di Rupo, président du PS ? La Région de Bruxelles est de nouveau aux abois sur le plan financier ; la faillite la guette. + +La cogestion de Bruxelles par la Flandre (dominatrice) et la Wallonie se dessine en échange d'un paquet d'euros, suffisamment pesés pour remettre le financement de Bruxelles sur la table des négociations dans 10 ans, avec, cette fois, en contrepartie, l'incorporation de Bruxelles en Flandre. Et l'octopus flamand sera accompli ! + +En fait, la cogestion en douce de Bruxelles est en cours depuis la dernière réforme de l'Etat ; les matières relatives à l'enseignement, à la culture, aux sports, à l'aide à la jeunesse… sont gérées par la Région flamande et par la Communauté française ; elles échappent à la Région bruxelloise. Le plaidoyer de la N-VA pour la suppression de Bruxelles est l'expression verbale de ce qui se passe en coulisse… La rupture du mur du silence par la N-VA a provoqué l'ire des partis francophones. Quoi, les "petites manigances", les "petits arrangements" sont mis sur la place publique ? Les réactions des partis francophones ne se sont pas fait attendre… Il faut faire impression sur le citoyen ! + +Charles Picqué, PS, ministre-président de la Région de Bruxelles-Capitale, des trémolos dans la vois : "C'est une déclaration de guerre". + +Christian Doulkeridis, Ecolo, ministre bruxellois, mielleux, un regard tourné vers Groen : "Encore une promesse que Bart De Wever ne peut pas tenir". + + Joëlle Milquet, présidente du CDH, verbeuse : "La N-VA est dans une logique frontale d'affrontement et de surenchère qui nous éloigne des solutions qui doivent être trouvées dans un cadre de discussion acceptable pour tous… Pour ceux qui en doutaient encore, il est toujours indispensable de dire non aux propositions inacceptables de la N-VA. + + Olivier Maingain, président du FDF, un tantinet plus ferme, plus clair : "L'enjeu est de plus en plus évident : il faut briser le carcan enfermant Bruxelles en Flandre, pour qu'elle ne soit pas emportée dans les bagages des nationalistes flamands". + + Armand De Decker, PRL branche libérale du M.R., président du Sénat, n'est pas tendre à l'égard du FDF branche bruxelloise du M.R. ; ces propos n'arrangent pas les choses pour Bruxelles. Faut-il s'étonner ? Il s'agit tout simplement d'un retour de la bourgeoisie flamande dans ses terres, dans le cadre de la poursuite logique du processus d'évaporation de la Belgique, disons de "balkanisation" de l'Union européenne en construction. Un processus qui, au demeurant, n'est pas une exclusivité belge. Voyons l'éclatement de la Yougoslavie, la partition de la Tchécoslovaquie, l'implosion de l'empire russe, les mouvements séparatistes en Italie, en Grande Bretagne, en Espagne, des velléités d'autonomie en France métropolitaine et d'Outremer… Un fractionnement des Etats dès qu'un avantage en nature se constate dans une "région" pour en profiter seule au maximum. + + Demandons aux représentants francophones d'être conscients que l'avenir du français en Belgique est menacé ; la cogestion de la Région bruxelloise, voulue par la Flandre, n'est qu'une étape dans l'évaporation de la Belgique francophone et de sa mutation en un Etat België de langue néerlandaise. Le retour de la België de 1815 rejetée en 1830 par les Belges. Qu'ils en soient conscients ! Nous le leur redemandons avec insistance !
14:58
Écrit par Raymond Watrice
dans Général |
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15.06.2010
LA QUESTION BELGE
COMMUNIQUE DE PRESSE de Jacques MYARD, Député UMP, Président du Cercle Nation et République + + +LA QUESTION BELGE + + + Pendant des décennies, l’Europe a pratiqué à l’égard de la Belgique la politique de l’autruche en voulant ignorer systématiquement l’éventualité de son éclatement au motif que l’Europe était la seule réponse à la question nationale belge. Le vote d’hier et l’avancée spectaculaire des séparatismes flamands mettent les Etats européens au pied du mur et plus particulièrement la France.La France ne fera pas l’économie d’élaborer une politique à l’égard de la Belgique, la question du rattachement de la Wallonie et de Bruxelles se pose à terme, qu’on le veuille ou non.C’est une question à laquelle les francophones de Belgique devront répondre ; à nous Français d’élaborer une politique responsable pour relever ce défi inéluctable qui scellera le destin d’une construction étatique artificielle voulue par les puissances en 1830, et aujourd’hui dépassée et obsolète.
17:03
Écrit par Raymond Watrice
dans Général |
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