18.11.2008
LA BELGIQUE DE DEMAIN ? ...
Question : Comment voyez-vous la Belgique de demain ? Une Belgique fédérale ? Une Belgique confédérale ? + +Milou RIKIR, par courriel : + +À votre question, il me paraît aujourd'hui qu'aucun militant wallon sincère et conscient des réalités ne peut répondre autrement que par le souhait ardent que la Belgique n'ait plus de demain du tout. Le seul espoir du Peuple wallon est dans la disparition totale de cet État fantoche qui n'aura jamais réussi à être un pays. L'eût-il pu, d'ailleurs ? + + Donc, il va de soi que la question que vous posez n'a, en l'occurrence, aucun intérêt. Une Belgique fédérale serait un véritable "sur-place" et donc, à terme, la première ébauche d'une régression et d'un retour à la Belgique unitaire. Une Belgique confédérale, quant à elle, ne serait que l'annonce de la disparition à terme. Autant faire l'épargne de tout ce temps perdu (avec ce qu'il représentera d'argent et de souffrances pour notre Peuple) et aller carrément à l'indépendance qui est la seule solution de courage. La Wallonie et les Wallon(ne)s doivent enfin s'assumer et cesser de rejeter continuellement les torts sur d'autres : hier la Belgique, aujourd'hui la Flandre, demain Paris ou l'Europe. + + Vive la Wallonie, libre, indépendante et républicaine dans l'Union Européenne !
16:03 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : belgique federale, belgique confederale, belgique unitaire, belgique libre |
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27.10.2007
LETTRE OUVERTE
Mesdames et Messieurs les Présidents, - Vous nous permettrez de vous adresser collectivement le présent message par la voie du courrier électronique. Nous sommes très souvent interpellés sur le devenir des francophones dans la Belgique qui se dessine à travers la lecture des médias. Une Belgique confédérale sous domination flamande. Le bilinguisme étendu à l’ensemble du territoire francophone. - Dans une interview publiée dans Perspectives francophones des 06-07/2005, Serge Moureau, président honoraire du Parlement francophone bruxellois, lançait un cri d’alarme : « Plutôt le séparatisme que le confédéralisme ! ». Il s’en expliquait à l’interviewer Jean Bourdon : « Le confédéralisme est le piège majeur tendu aux francophones. Car la Flandre conserverait la haute main sur ce qui resterait de l’Etat belge et de ses emplois. Elle continuerait à confisquer taxes, impôts, cotisations sociales sur des milliers d’emplois bruxellois. Elle maintiendrait à Bruxelles ses privilèges exorbitants quant à la réglementation de l’emploi des langues, de la répartition des fonctionnaires et d’une présence garantie et usurpée au gouvernement et au parlement régional. Dans le même temps, elle larguerait l’économie wallonne, refuserait toute solidarité nord-sud, gardant jalousement pour elle son argent et celui des Bruxellois. Une telle éventualité signifierait un désastre politique pour les francophones. Je suis surpris que d’aucuns parmi eux ne puissent l’envisager sans frémir ». - Dans une carte blanche, parue dans le quotidien Le Soir du mercredi 24 octobre 2007, Serge Moureau relançait son cri d’alarme : « Vendre son droit d’aînesse pour un plat de lentilles ». IL s’adressait au monde politique : « La Belgique francophone est à un tournant de son histoire. Car son avenir va dépendra dans les jours qui viennent du degré de conscience et de résistance de certains de ses principaux dirigeants. Bruxelles-Hal-Vilvorde est tout autre chose qu’un symbole… Il est plus évident que jamais aujourd’hui que la scission de Bruxelles-Hal-Vilvorde constitue une étape obligée pour le mouvement flamand, dans son projet final de destruction de la Belgique…Puissent-ils (ndlr les négociateurs francophones) ne pas répéter les erreurs de 1970. S’ils le faisaient nous serions nombreux à remettre sur pied un rassemblement moderne de toutes les forces de la politique et de la société civile qui n’acceptent pas le déshonneur. Scinder Bruxelles-Hal-Vilvorde sans contrepartie territoriale pour Bruxelles signifierait une capitulation pétainiste. Elle susciterait automatiquement un nouveau 18 juin de la résistance ». - Ecoutez ces paroles d’un Sage. Ne nous décevez pas. Ne nous vendez pas à la Flandre. Vous savez que les demandes flamandes de confédéralisation, d’extension des compétences régionales au détriment du Fédéral cachent, dans les faits, un renforcement de l’emprise flamande sur Bruxelles par, entre autres, le maintien à Bruxelles des administrations flamandes et le départ vers Namur des administrations wallonnes - Nous comptons sur vous. - Nous vous prions de croire, Mesdames et Messieurs les Présidents, l’assurance de nos sentiments les meilleurs. - Raymond Watrice - Secrétaire de la Ligue wallonne de la Région de Bruxelles
16:48 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : administration flamande, lettre ouverte, belgique confederale, medias, serge moureaux, francophones, bilinguisme, solidarite nord-sud, administration wallonne |
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