09.11.2010

"JE VIS EN FLANDRE", "JE VIS EN WALLONIE " DEPUIS 1889…

 

Et nulle part ailleurs ! C'est le tracé linguistique de la Belgique depuis 1889. En tout cas, la Flandre le soutient et s'y accroche depuis la loi décrétant l'égalité de la langue flamande et de la langue française.

Un brin d'histoire. Qu'est-ce que la Belgique ? La Belgique, c'est un pays artificiel créé artificiellement par la Grande Bretagne, puissance économique et maritime, hégémonique, pour maintenir la France loin du port d'Anvers et l'Allemagne loin des côtes de la Mer du Nord. La Belgique fruit de l'égoïsme économique des Anglais.

La problématique géopolitique qui a prévalu de 1830 à 1940 s'est estompé par la création en 1943-1944 de l'Union monétaire et douanière Belgique-Nederland-Luxembourg, Benelux, élargie en Union économique par la suite - il est question actuellement d'adosser le Benelux au Land allemand de Rhénanie-du-Nord-Wesphalie -, de l'extension en 1951 à la Communauté européenne du charbon et de l'acier, CECA, de la création en 1957 de la Communauté économique européenne, CEE, communément appelée Marche commun, en 1992 de l'Union européenne, UE.

A partir de ces unions, la Belgique, du point de vue géostratégique, a perdu son rôle de champ de bataille de l'Europe et d'Etat-tampon neutre. Le cœur de la souveraineté est déplacé de l'économique vers les compétences en matière de fiscalité et du social. La Belgique n'a donc plus sa raison d'être ! Une révision du découpage artificiel de la Belgique s'impose. Le moment est venu de rectifier la "coupure" de 1830 qui a séparé les Pays-Bas du Sud des Pays-Bas du Nord en réunissant dans un même Etat deux peuples de langue et de sensibilité différentes : au Nord la Flandre de langue flamande, au Sud la Wallonie de langue française. Deux peuples qui n'ont rien de commun.

Bart De Wever, historien, président de la N-VA, sait  qu'un actuel éclatement de la Belgique bouleverserait l'ordre établi en Europe, notamment, par le jeu des dominos, en France, en Grande Bretagne, en Espagne, en Italie, dans les pays balkaniques. Il sait aussi que le maintien de deux langues et de culture différentes dans un même Etat n'empêchera pas l'effacement de la langue la plus faible, en l'occurrence la langue flamande. Il inscrit dès lors sa Région dans la mouvance des "nouveaux Etats en puissance". Son option souverainiste l'incite à étendre le territoire de "sa" Région vers la Wallonie, une région qui dispose d'une imposante réserve de ressources humaines, intellectuelles et économiques : terrains, eau, main d'œuvre, savoir-faire…, une région véritable plaque tournante de l'Europe économique ouverte vers les ports  de haute mer, Dunkerque, Calais, Boulogne-sur-Mer, Le Havre.

Le temps presse pour la Flandre. Elle doit impérativement s'étendre… "Le compromis des Belges" de 1929 décrétant que l'on parle néerlandais sur le territoire flamand, français sur le territoire wallon, et les deux langues à Bruxelles, est bousculé par la progression continue du français en Flandre ; la frontière linguistique, arrêtée en 1962-1963, corsetant Bruxelles de par un abus de pouvoir unilatéral flamand, ne change rien à la francisation de la Flandre…"Je vis en français" à Bruxelles et dans les communes jouxtant la frontière linguistique

"Trop, c'est trop" pour le Mouvement flamand qui va provoquer des coups de force et des mesures de contrainte pour enrayer la progression de la langue française : révolte des bourgmestres flamands contre le recensement linguistique suivie de la suppression du volet linguistique, intégration des Fourons en Flandre, scission de l'arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde, non-signature de la Convention-cadre de protection des minorités linguistiques nationales, non-nomination de bourgmestres francophones dans trois communes de la périphérie bruxelloise, décrets excluant les personnes ne connaissant pas le flamand à l'accès à la propriété d'un logement, visant la suppression des facilités linguistiques…, anglicisation de Bruxelles… Le Mouvement flamand poursuit ainsi son travail de sape pour contenir la progression de la langue française, pour conquérir Bruxelles et pour vassaliser la Wallonie.

Bart De Wever, président de la N-VA, sait qu'il doit aller vite au regard de l'évolution de l'Europe. Aussi applique-t-il la méthode Maddens d'appauvrissement des Régions bruxelloise et wallonne en exigeant le transfert des compétences fiscales et sociales vers les Régions. La Flandre est largement gagnante à terme : en argent, en flatterie du courant nationaliste wallon ; la Flandre souveraine par la dévolution des ministères régaliens sous le slogan : "Ce que fait la Flandre, elle le fait mieux", aura le pouvoir réel sur la totalité du territoire belge et soumettra la Wallonie au régime du bilinguisme avant de lui imposer le flamand comme langue unique. La révolution copernicienne, la réforme en profondeur de l'Etat, copie flamande.

Bart De Wever, président de la N-VA, nous force à la question de savoir si nous voulons rester dans le cadre d'une nation citoyenne ou si nous voulons nous inscrire dans le cadre d'une nation ethnique, hors de tout lien de solidarité. Or, Bart de Wever s'inscrit nettement dans le cadre d'une nation ethnique au sentiment d'identité propre. Le problème,  c'est qu'il est attaché, nous semble-t-il, à la doctrine pangermanique poussant l'Allemagne à s'installer aux portes des océans. Il veut dès lors que la Flandre ait des liens frontaliers avec l'Allemagne par la mainmise du territoire wallon… Et l'Allemagne, petit à petit, supplante l'hégémonie française en Europe continentale… Ne fut-il pas question, l'année dernière, d'un transfert du siège de l'Otan à Bonn, en Allemagne ? Les pays de l'Europe de l'Est ne se rapprochent-ils pas de l'Allemagne ?

Quel destin pour la fédération Wallonie-Bruxelles,  si elle voit le jour ? Entrer dans le giron germanique en se fondant dans le Benelux agrandi au Land allemand de Rhénanie-du-Nord-Wesphalie ou entrer dans le giron roman ? Un choix à faire ! Tout en sachant que la France - 66 %, selon un sondage - serait prête à accueillir la Communauté romane de Belgique si celle-ci en exprimait le souhait.

"Je vis en Francophonie". Faisons entendre la voix des Francophones. Continuons à croire fermement à notre identité française. Se sentir chez soi. Etre nous-mêmes.

21.09.2010

DEFENDRE LA LIBERTE, DEFENDRE NOTRE FIERTE...

DEFENDRE NOTRE HONNEUR, DEFENDRE NOTRE EMPLOI, DEFENDRE LA LANGUE FRANCAISE, …

La Ligue wallonne de Bruxelles vous invite à faire savoir, ensemble, à nos édiles politiques qu'ils doivent tenir bon et qu'ils ne doivent pas accepter de nouveaux compromis qui ne seront que de nouvelles avancées flamandes vers la flamandisation généralisée de la Belgique,  objectif numéro un de la Flandre

La flamandisation de la Flandre, de Bruxelles et de la Wallonie a été arrêtée pendant la première guerre mondiale 1914-1918 avec la collaboration de l'occupant allemand et mise en œuvre par la Flamenpolitik.

La Belgique est divisée en  deux Régions : la Flandre (Vlaanderen) avec Bruxelles comme capitale, la langue administrative est uniquement le flamand ; la Wallonie avec  Namur comme centre administratif,  la langue administrative est le bilinguisme flamand-français.

La Flandre impose, pas à pas, cette politique germanique ; le bilinguisme néerlandais-français est obligatoire à Bruxelles ; il s'étend en Wallonie avec la complicité des partis politiques wallons, notamment par l'introduction des classes d'immersion linguistique en néerlandais dans l'enseignement scolaire dès la maternelle. Une politique incitée par Marie Arena, PS, lors de son mandat de ministre-présidente de la Communauté française, et poursuivie par ses successeurs.

Charles Picqué, PS, ministre-président de la Région de Bruxelles, dans une interview publiée dans le quotidien Le Soir des 8 et 9 mai 2010 a bien centré le problème. Il a eu ces mots justes : "Les francophones qui s'imagineraient sauver le pays en cédant aux exigences flamandes non seulement mettraient en péril leur propre intérêt mais conduiraient le pays à de nouveaux conflits…Il ne faut rien faire qui coupe définitivement le lien entre Bruxelles et son hinterland et ne rien céder qui affaiblisse financièrement Bruxelles…". Mais est-il écouté par ses pairs ?

La Ligue wallonne de Bruxelles vous invite à vouloir ensemble : un véritable fédéralisme de coopération ; une Région de Bruxelles à part entière ;  une union étroite entre Bruxelles et la Wallonie ; le meilleur pour la Wallonie et pour Bruxelles. Elle vous invite à les tirer vers le haut.

Ensemble, vous et la Ligue wallonne de Bruxelles.

05.07.2010

FORUM : NOS LOCUTEURS EN DIRECT

Monique WESMAEL , 4000 Liège, par courriel - Dans l'hypothèse d'une Belgique éclatée ? Vous savez très bien que si nous voulons sauvegarder notre belle culture française, il faut justement, que ce pays éclate. Tant que la Belgique durera, la Wallonie et Bruxelles seront en butte à une flamandisation têtue, même de la part des francophones qui veulent sauver la Belgique ? + + Invasion du flamand dans les Ardennes, entreprises flamandes s'installant en Wallonie et faisant venir des salariés flamands, bilinguisme obligatoire à Bruxelles et dans certaines écoles de Wallonie, j'en passe et des meilleures ! + +La seule solution est justement l'éclatement de la Belgique, mais aussi la réunion de Bruxelles et de la Wallonie à la France. Si nous étions français, je ne vois pas de quel droit on nous imposerait le bilinguisme français/néerlandais. Encore que je crois que dans le nord de la France et la région de Lille, il est question justement, d'imposer l'apprentissage du néerlandais ! il y en a même qui revendiquent le territoire comme terre flamande ! + +Or, le néerlandais n'est pas parlé en Flandre et il y a autant de différence entre le néerlandais et les dialectes flamands qu'entre le français et les dialectes wallons. + +Cela dit, l'apprentissage d'une langue étrangère est bénéfique pour tout le monde. Mais pourquoi pas l'anglais, l'allemand, l'espagnol, l'italien, le grec, le chinois, le russe, l'arabe, les langues de vastes cultures comme la nôtre. + +Tant que nous resterons belges, nous resterons des citoyens de seconde zone, des pédophiles, des assistés, des fainéants, de mauvaise réputation, comme les Flamands aiment le faire croire partout. Ils ne nous aiment pas. En France, nous serions enfin dans un pays ami, et nous aurions plus de chances d'avoir un président de la République wallon ou bruxellois qu'un premier ministre belge. Voilà l'avenir radieux que j'espère, moi, pour les francophones de Belgique. + + +N. B : Faites-nous parvenir votre réflexion sur l'avenir de la Belgique et de la langue française en adressant votre message à info@liguewallonnebruxelles.beEn solidarité avec la Cause francophone.

11.05.2010

ECOLO SE DIT OUVERT. A QUOI ?...

« Nous restons ouverts pendant les transformations », déclarent les coprésidents de Ecole, Sarah Turine et Jean-Michel Javaux. Ouverts à quoi ? A la transformation de quoi ? Qu’est-ce que cela veut dire ? Tout dire et ne rien dire à la fois ! Du blabla électoral ? Du verbiage ! De la tromperie électorale, pardi !Une chose est claire, c’est que Ecolo se fiche de l’institutionnel qui touche le droit des gens : celui de vivre dans sa langue et sa culture. Et cela, Olivier Deleuze , le revenant, le dit dans un entretien avec Pierre Bouillon, journaliste, publié dans le quotidien Le Soir du mardi 11 mai 2010 : « … L’institutionnel n’est pas notre tasse de thé. BHV ? C’est important pour les gens qui vivent là. Mais si on en fait l’essentiel… ». Autrement dit : le droit des gens, le droit des Francophones, on s’en f… L’important, c’est l’environnement ; le droit des gens, c’est marginal !Ecolo doit le savoir et il le sait ; il n’y a pas de compromis possible avec les Flamands. Ils sont tous nationalistes et impérialistes ; de la N-VA en passant par la Liste De Decker, Spirit, CD&Vlaams, SP.A, Open VLD, Groen. Une application pure et simple de la doctrine flamande mise au point pendant la Grande Guerre 1914-1918 avec la participation de l’occupant allemand, ce que l’on appelle la « Flämen Politik » dont l’objectif pour les Allemands étaient l’annexion de la Belgique et avoir un accès direct avec les océans, et pour les Flamands, la scission de la Belgique en deux Etats : la Flandre avec Bruxelles comme capitale et la Wallonie centrée sur Namur…Un vasselage de la Wallonie avec l’instauration obligatoire du bilinguisme dans toutes les administrations publiques…Est-ce la volonté de Ecolo ?

04.12.2009

LA REFORME ADMINISTRATIVE DITE COPERNIC

Revisitons la Réforme administrative de 2002, dite Copernic. Sa portée. + + + BUT + +Mettre fin, pour les cadres supérieurs de l’Administration – les fonctions de « Top managers » et de « Managers »- , au principe de l’« unilinguisme des agents, bilinguisme des services » et effectuer son remplacement par une exigence de bilinguisme fonctionnel individuel, plus ou moins souple.+ +CONSEQUENCE + + Les hauts fonctionnaires – managers, top managers jusqu’au sommet de la hiérarchie – qui ont une mission de gestionnaire de personnel, sont soumis à l’exigence du bilinguisme fonctionnel. Le cadre bilingue à partir du grade de Directeur est supprimé. De même, les adjoints bilingues aux hauts fonctionnaires unilingues, chargés de l’unité de jurisprudence sont supprimés. Mais les responsables de l’unité de jurisprudence doivent faire preuve d’une connaissance approfondie de la seconde langue, en terminologie administrative et juridique.+ + BILINGUISME FONCTIONNEL + +Notion floue. Selon le ministre fédéral flamand de la Fonction publique de l’époque, le bilinguisme fonctionnel consiste à « comprendre et être compris de l’agent de l’autre rôle linguistique ». + +COMPOSITION DE L’UNITE DE JURISPRUDENCE + +Parité linguistique 50 F/50 N pour l’ensemble des postes de direction. Les francophones de la majorité crient victoire d’avoir pu imposer la parité pour l’ensemble des postes de direction. Drôle de victoire ! Car la parité 50 F/50 N existait déjà depuis la législation de 1963, mais c’était la parité dans l’unilinguisme des fonctionnaires. + + La parité dans le bilinguisme individuel ne serait-elle pas une parité tronquée ? La question mérité d’être posée. La parité dans le bilinguisme individuel nous parait donner une prime aux Flamands ayant fait leurs études en langue française. Ce qui, à l’avenir, leur permettra d’occuper plus aisément une partie des postes de haute direction revenant aux francophones. + +VOTE DU PROJET GOUVERNEMENTAL DANS LES RANGS FRANCOPHONES + + Ont voté « OUI » : tous les mandataires PS, PRL et Ecolo = =Ont vote « NON » : tous les mandataires FDF et CDH (ex-PSC) = =CONCLUSION + +Oserions-nous affirmer qu’avant 2012, soit dix ans plus tard, les trois quarts des postes de l’unité de jurisprudence seront occupés par des fonctionnaires flamands ? + +On est curieux de savoir comment l’équilibre linguistique, entre Flamands d’une part, et Wallons et vrais Francophones d’autre part, est assuré et si l’appel au secteur privé à donner un résultat positif !

17.06.2009

LE PARLEMENT BRUXELLOIS FRANCOPHONE A VINGT ANS ...

LE PARLEMENT FRANCOPHONE BRUXELLOIS A VINGT ANS...Editorial de Serge Moureaux, président de la Maison de la Francité, publié dans « Francité », numéro 58, 2e trimestre 2009, 18 rue Joseph II 1000 Bruxelles. + + + C’est le 14 juillet 1989, jour où se fêtait – quel symbole – le bicentenaire de la révolution française que j’ai eu l’immense honneur et le très grand bonheur, récompense de plus de vingt années de combat pour Bruxelles, de présider la séance d’installation de l’assemblée qu’on nomme aujourd’hui Parlement francophone bruxellois. En réalité, celui-ci est le seul qui représente démocratiquement Bruxelles. Car, on le sait, le Parlement régional est affublé de règles non démocratiques qui imposent l’association des néerlandophones (soit 10 % de la population environ) à la gestion de Bruxelles, de façon automatique et quel que soit le résultat des élections, leur assurant même un tiers des mandats et emplois en son sein. + + + Cette situation est certes le fruit d’un compromis accepté par les francophones bruxellois dans le cadre d’un Etat fédéral bâti notamment sur trois régions, où Bruxelles acceptait de jouer un rôle de trait d’union entre les deux principales communautés culturelles. Mais elle ne peut se justifier que dans le mesure où le compromis fédéral est respecté par tous, ce qui est de moins en moins le cas et risque sous la pression d’une majorité hypernationaliste se dessinant au Nord du pays de ne plus l’être du tout. Dans une telle occurrence, le rôle de la seule véritable assemblée démocratique à Bruxelles, le Parlement francophone, représentatif de l’immense majorité de la population, sera décisif ou, en tout cas, devra le devenir. Il incarnera en effet la légitimité populaire au regard du droit international. C’est dire si ceux qui, sous couleur de simplification institutionnelle, veulent dissoudre la commission communautaire française et son parlement dans la région bilingue et/ou dans la communauté Wallonie-Bruxelles sont, en réalité, consciemment ou non des complices de la destruction d’une région vivant au sein de sa francophonie ouverte une multiculturalité qui lui évite de stagner dans un identitaire communautarisme réducteur. + + + Le Parlement francophone est et doit rester le symbole de la seconde région francophone du pays. + + + Dans le contexte actuel, il est, en outre le seul véritable protecteur de milliers d’emplois francophones à Bruxelles, menacés par un bilinguisme régional et fédéral de pacotille, qui réserve le plus souvent les emplois bilingues à des néerlandophones qui ne le sont pas et évince francophones et immigrés du marché du travail. Bruxelles, région la plus créatrice d’emplois du pays, procure à des centaines de milliers de personnes qui résident et paient leurs impôts en Flandre, des situations professionnelles enviables qui échappent à nos concitoyens. Si la commission communautaire était absorbée par la région, cette situation s'aggraverait encore. Notre parlement francophone est donc tout à la fois un recours irremplaçable pour les tempêtes qui nous attendent et un très réel acteur de la protection de tous nos concitoyens qui ne relèvent pas de la communauté majoritaire du pays. + + + Fêter notre vingtième anniversaire en le liant intimement aux valeurs portées par une révolution historique toujours à recommencer relève donc du réalisme et pas seulement de la rhétorique des discours convenus dont le creux masque mal l’imposture. + + + Serge Moureaux = =Président

02.06.2009

BRUXELLES : LE REGNE DES ARISTOCRATES PLURILINGUES...

Le Professeur Philippe Van Parijs, à l’UCL, Chaire Hoover d’ethnique économique et sociale, n’a pas son pareil pour nous faire avaler les bienfaits d’une Belgique unitaire sous l’empire de la Flandre. + + +Dans une carte blanche, publiée dans Le Soir du mercredi 27 mai 2009, il plaide brillamment, faut-il le souligner, pour la constitution de « listes régionales bilingues en abolissant les collèges séparés tout en maintenant une représentation garantie ». Le professeur Van Parijs accorde toujours une « représentation garantie » à la Communauté flamande renforcée par le bilinguisme des listes ; nous osons parier que les Flamands exigeront très vite l’alternance 1 Francophone/1 Flamand sur les listes ! + + +Le Professeur Van Parijs oublie les paroles de Jules Destrée, en 1912, dans une lettre au Roi Albert 1er : « Sire, vous régnez sur deux peuples ». Ces deux peuples ont chacun leur culture propre dans laquelle ils sont éduqués. + + + Nous, Francophones, notre culture est française. Elle n’est pas du « melting pot » à la Van Parijs. Nous ne trouvons pas notre place dans une ethnie plurilingue formée d’un mélange, selon le Professeur Van Parijs, de « Bruxellois de toute origine, polonaise ou portugaise, flamande ou wallonne, marocaine ou scandinave ». Une tour de Babel dominée par une élite d’aristocrates plurilingues, les Tsarévitchs belgeoisants, sans attache