24.11.2011

CARREFOUR D'ACTION PARTICIPATIVE - LES BREVES DE MAURI VILLA...

CE QUE LA FLANDRE FAIT, ELLE LE FAIT BIEN …

 

Il suffit de suivre les cours de Dexia (ex-Crédit communal) et de KBC, banque flamande, pour se faire une opinion sur la « qualité » de la gestion à la flamande.

Selon la presse financière, KBC est en mauvaise posture entraînant vers le gouffre la coopérative flamande Cera.

Une indication : l’agence de notation Moody’s vient d’abaisser la perspective de la note de KBC Banque et de KBC Groupe, de stable à négative !

Quid du Boerenbond ? Est-il aussi inscrit dans la tourmente ?

 

CONSEQUENCES DE LA SCISSION DE BHV … DES TRACTATIONS EN PERSPECTIVE…

 

Quelles seront les conséquences pour les partis flamands et francophones de la scission de BHV ? Elles seront amères pour les parlementaires qui se faisaient élire dans l’ancien arrondissement électoral de BHV. En effet, la scission de BHV va séparer les droits électoraux des six communes à facilités de ceux des 29 communes sans facilités. Des mandats vont tomber !

 

OSONS DEMANDER LA VERITE !

 

« Un scénario à l’italienne » s’indigne Didier Gosuin, FDF, député bruxellois, bourgmestre d’Auderghem, ancien ministre régional.

Que reproche-t-il au gouvernement bruxellois PS, CDH, Ecolo ? Une hausse excessive de la dette publique de 82 % pour la période allant de 2007 à 2011, passant de 1,786 milliard d’euros en 2007 à 3,258 milliards d’euros en 2011 ! « L’endettement est le tombeau de notre modèle socio-économique », assène-t-il !

Exagération de la part du bourgmestre d’Auderghem ? Apparemment, non ! Car Didier Gosuin appuie sa critique sur le rapport de la Cour des Comptes : « En 2011, dit-il, le Conseil supérieur des Finances et l’Etat fédéral ont confirmé qu’on acceptait un déficit de 254 millions ; il était de 313 millions. Cette année, les mêmes autorisent un déficit de 172 millions ; le budget en prévoit 254. Ils, (PS, CDH, Ecolo, ndlr), ne respectent donc pas le pacte de stabilité et s’en écartent carrément de près de 82 millions d’euros ».

Laxisme ? Inconscience ? Incompétence ? Composition du gouvernement bruxellois ? Poids de la Flandre ?  Il est permis de s’interroger.

 

Mauri Villa

Message du Carrefour d’Action participative :

Osons demander la vérité ! Osons la créativité ! Osons questionner !

15:33 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : kbc, boerenbond, cera, bhv, dexia, didier gosuin, fdf |  Facebook |

18.05.2009

QUE VEUT LA FLANDRE ?...

Que cherche la Flandre en déclenchant, en déclarant une « guerre » permanente au français dans son espace et en imposant le bilinguisme néerlandais/français dans notre espace français ? Quels sont motifs de cette « guerre » linguistique ? Des buts économiques et sociaux à préserver. Une position dominante à conserver. + + La Flandre sait qu’elle devra faire face à de sérieux et profonds problèmes de survivance de l’ère d’opulence dans un avenir relativement proche : vieillissement de sa population, usure de son tissu industriel, ensablement de ses ports maritimes, raréfaction des terrains, pénurie de liquidités, manque de bras… Elle devra importer de la main d’œuvre venant d’ailleurs, ne connaissant pas sa langue. Elle doit protéger l’intégrité de sa langue contre l’influence d’une langue étrangère dominante, tout particulièrement le français. Aussi, développe-t-elle deux politiques : l’unilinguisme néerlandais dans son espace, le bilinguisme néerlandais/français dans l’espace francophone. + + A l’intérieur de son espace, elle fait du français son bouc émissaire. Elle lâche en pâture la langue française. Cela avait tellement bien réussi pendant la Première Guerre mondiale en faisant circuler la rumeur que les jeunes soldats flamands étaient envoyés au front sans comprendre les ordres qui leur étaient donnés en français. (Croyez-vous que les jeunes soldats wallons comprenaient les ordres donnés en français ? La plupart de ces jeunes Wallons ne connaissaient que leur patois local).C’est la déferlante des décrets et circulaires bannissant l’usage du français dans les entreprises, dans les administrations, sur les marchés, sur les terrains de sport…, imposant la connaissance du néerlandais pour l’obtention d’un logement social, pour l’occupation d’une salle de sport… + + A l’extérieur de son espace, pour atteindre son but caché : la néerlandisation intégrale de la Belgique, elle milite pour le bilinguisme néerlandais/français en faisant miroiter la possibilité de trouver rapidement un emploi, le mirage du « bilinguisme pourvoyeur de brillants emplois ». Que les bilingues francophones ne se fassent pas d’illusions, ils n’occuperont jamais en grand nombre les postes supérieurs ; ceux-ci seront occupés prioritairement par des néerlandophones. Il en est déjà ainsi dans la composition du gouvernement fédéral. Toutes les fonctions régaliennes, les fonctions de premier choix, sont occupées par des Flamands ; naturellement les porte-parole sont des Flamands bilingues… + + Lorsque la Flandre aura bien « envahi » l’espace francophone, elle utilisera la loi du nombre pour imposer la monoculture linguistique, représentée par la langue néerlandaise. Il ne se passera pas des décennies. Un large pan du secteur de l’élevage et de l’agriculture est contrôlé par le Boerenbond ; le secteur Euréka est grignoté ; les entreprises flamandes développent leur extension en s’implantant dans les zones commerciales et industrielles de Wallonie ; le secteur bancaire passe progressivement entre les mains flamandes… + + On peut être étonné de la naïveté des politiciens de tous les partis francophones, PS, M R, CDH, ECOLO, et des médias francophones tombant dans le panneau du Mouvement flamand. Tous, sans exception, font l’apologie du bilinguisme, suscitent l’ouverture de classes d’immersion linguistique en néerlandais. Tous. Mais s’agit-il de naïveté ? N’écouteraient-ils que la voix du lobbysme qui ne cherche que maximaliser les profits ? Pour qui la langue française n’est que nib. Ne travailleraient-ils que pour leur parti, leur intérêt personnel ? N’accepteraient-ils le bilinguisme que par opportunisme ? Nous serions portés à le croire. + + Le 7 juin prochain, dans l’isoloir, il nous importera de faire le bon choix. Et le bon choix, c’est prendre le parti de l’action contre le parti de l’opportunisme. A ce moment, nous penserons aux déclarations récentes de Herman Van Rompuy, CD&V, Premier ministre, à La Une le mardi 13 mai 2009 : « Il n’y aura jamais d’élargissement de Bruxelles » ; « Il y aura une solution négociée, qu’on le veuille ou non, de la scission de BHV ; « Il y aura des améliorations et des restructurations au ministère des Finances… ». L’application de la doctrine de feu Gaston Geens, CVP (actuellement CD&V), ministre-président de la Région flamande : « Nous devrons prouver que ce que nous faisons nous-mêmes, nous le faisons mieux »…La marche infernale du flamingantisme, grisée par les virulentes dissensions entre les dirigeants des partis francophones. + + Dans cette tourmente, restons nous-mêmes, cultivons les valeurs empreintes de liberté, de fierté, de dignité… Amis, entends-tu…Vox clamantis in deserto !

21.11.2008

LE RETOUR DE L'ETAT CVP EN PLUS FORT...

Le retour béni par Didier Reynders, vice Premier ministre, ministre des Finances, président du M R : « Avec Yves Leterme, c’est comme un Martens-Gol ». L’époque du tout-puissant CVP, l’époque la glorieuse du CVP, qui s’étendra sur onze ans, que sanctifie Kris Peeters, CD&V, ministre-président du gouvernement flamand : « Les démocrates chrétiens ont réalisé toutes les réformes (de l'Etat, ndlr) qui ont fait de la Flandre ce qu’elle est ». La bénédiction de Didier Reynders à Yves Leterme adoube cette période de glaciation qui paralysa la Wallonie et Bruxelles. + + Une ère de glace politique et de dominance flamande qui revient avec Yves Leterme, CD&V ex-CVP : « Je serai là où la Flandre me demande d’être ». Homme de chiffres, il dit souhaiter être un jour … ministre des Finances. N’est-ce pas une forme déguisée d’affirmer qu’il contrôle le ministère des Finances ? Précisément, le seul poste régalien que la Flandre ne dirige pas. Sachons qu’actuellement la Flandre occupe officiellement six postes régaliens et sous-entend avoir un très large pied dans le septième : les Finances ! La mainmise flamande sur l’ensemble des postes régaliens, sept sur sept ! + +La politique d’implantation monolithique, à reflets colonialistes, pratiquée par la Flandre se caractérise par une prise de possession des principaux leviers économiques du pays. La politique aéroportuaire et la politique ferroviaire sont entre les mains des Flamands. Le marché financier est en train de passer sous contrôle de la Flandre. Fortis et Dexia, à actionnariat francophone, sont balayées ; les branches belges, issues de leur démantèlement, sont sous direction flamande. Il ne fait pas de doute que leurs activités bancaires seront réorientées dans le sens où elles ouvriront un boulevard sur le marché financier francophone au groupe néerlandais ING et au groupe flamand Boerenbond-KBC. Le capitalisme flamando-néerlandais a le champ libre pour s’ancrer majoritairement à Bruxelles et en Wallonie ! + + Que constate-t-on déjà en Wallonie depuis quelques lustres ? Le groupe Boerenbond y contrôle le secteur agro-alimentaire ; les agriculteurs et les éleveurs dépendent de son réseau commercial pour s’approvisionner. Le Boerenbond contrôle aussi l’exploitation forestière et le traitement du bois. La Flandre a des intérêts importants dans les secteurs de l’hôtellerie, de la restauration et des vacances. Et aussi dans la presse wallonne. + + A ce propos, un de nos correspondants, établi en France, nous écrivait récemment : « … Je savais qu’il fallait beaucoup de chance pour se faire servir en français dans un restaurant de La Roche-en-Ardenne, mais j’ai le regret de constater que la colonisation de la Wallonie et de Bruxelles se poursuit également à travers la presse… Grâce à une erreur commise (par une agence de locations de biens, ndlr), je me suis rendu compte qu’une partie de la presse wallonne, en l’occurrence « Passe-Partout » et les éditions de l’Avenir, était passée sous le contrôle du groupe « De Standaard » et « Het Nieuwsblad » … Mes commandes écrites sont toujours rédigées en français, sur un formulaire unilingue français … Il faut une fameuse dose de cynisme et de mépris pour la langue française pour envoyer une lettre, en néerlandais, à un Francophone en France (pays de langue française, sauf erreur de ma part ) »… + + Sur le plan européen, la Flandre place également ses pions et y impose une image d’une Belgique de langue néerlandaise. Elle préside le Comité des Régions et des Institutions européennes au sein duquel se retrouvent des représentants des autorités régionales et locales de l’Union européenne. Ce Comité rend un avis sur la politique régionale, l’environnement, l’éducation et les transports. + +Un retour à l’Etat CVP marquant. La Republiek Vlaanderen s’affirme. Marianne Thyssen, présidente du CD&V scande : « Rien ne changera à notre ligne flamande ». Faut-il dès lors le bénir ? + +Nous conclurons avec notre correspondant : « Un homme de la trempe de feu André Renard nous manque cruellement pour dire non à la Nation flamande et pour mener la résistance ». Il nous manque effectivement un Sauveur qui revitalise la langue française, qui agit pour que le citoyen d’en bas puisse faire entendre sa voix, qui insuffle le sens de la fierté, le sens du bon sens. Un message de solidarité, de tolérance et de modération.

17.11.2008

POURQUOI AVOIR PEUR DES MENACES DE SEPARATION PROFEREES PAR LA FLANDRE ? UN NON-SENS ! ...

… Effectivement. Que l’on se mette bien dans la tête : la Flandre ne veut pas la séparation ; elle veut la Belgique tout entière, morceau par morceau… + + Si elle se montre plus menaçante maintenant que par le passé où selon la fameuse déclaration de Théo Lefèvre, CVP, Premier ministre : « On entre dans les francophones comme dans du beurre ! » C’est parce que les francophones résistent à la pression flamande. Une résistance personnifiée, dans les tractations 2007 pour la formation d’un gouvernement préparatoire à une grande Réforme de l’Etat, par Joëlle Milquet, CDH, députée-échevine,présidente du CDH. C’est aussi parce que la Flandre, raine, continue à vouloir obtenir la Belgique à vil prix… Elle veut le beurre et l’argent du beurre, avec en prime le sourire de la fermière Wallonie… + + Si elle veut accélérer le processus de mainmise sur la Wallonie et d’absorption de Bruxelles., c’est parce qu’elle sait qu’en Wallonie le groupe Boerenbond, principal actionnaire de sa banque populaire KBC, éprouve quelques difficultés à étendre ses tentacules sur le marché agro-alimentaire. Or la Flandre a besoin d’espace et de bras… + +Les francophones (Wallons et Bruxellois) ne doivent pas avoir peur des menaces flamandes qui ne sont que des fanfaronnades de poujadistes mis en avant par les grands partis traditionnels flamands pour « chauffer » le public en attendant leur entrée en scène. La tactique est de faire une vie d’enfer aux francophones pour les amener à avaler l’imbuvable afin d’éviter l’éclatement du pays : une nouvelle avancée de la Flandre vers la mainmise sur la totalité de la Belgique de La Panne à Arlon en passant par Bruxelles. La constitution de la Republiek Vlaanderen ! + + La stratégie du Mouvement flamand : mettre sur la table un dossier sensible, dramatiser la situation, élaborer un compromis en trompe-l’œil, engranger des avancées indispensables à la marche du Mouvement. Dans sa stratégie, le Mouvement a introduit un nouvel acteur : Rudy Aernoudt. Son cheval de Troie. + +Pourquoi ne pas avoir peur des menaces séparatrices de la Flandre ? Pour les raisons suivantes : = =1. Bruxelles, à terme, est condamnée à être absorbée par la Flandre dès que la construction de la ville d’affaires adossée à l’aéroport de Zaventem sera fonctionnelle2. La Flandre ne serait qu’un pion insignifiant sur la scène internationale = =3. La Flandre a besoin de Bruxelles pour son rôle international et pour sa production de richesse (dans l’immédiat) = = 4. La Flandre, dans vingt ans, devra faire appel à la solidarité wallonne pour financer le vieillissement de sa population = = 5. La Flandre devra payer le prix de la séparation. On sait ce qu’a coûté et ce que coûte encore à l’Allemagne de l’Ouest, l’intégration de l’Allemagne de l’Est = = 6. La Flandre perdra le « poids » de la fonction de Premier ministre d’un pays qui, malgré sa petitesse, est respecté au Conseil de l’Europe. + + Ce dont les francophones (Wallons et Bruxellois) doivent avoir peur, très, très peur, c’est l’ego démesuré des leaders politiques actuels du M R et du PS pour la conquête du leadership en Wallonie. Une ambition destructrice allant jusqu’à accabler la Wallonie de tous les maux de mal gérance surenchérissant aux accusations flamandes. Les partis portent une lourde responsabilité sur la fragilité de la Communauté francophone. + + Certes, ils doivent l’un et l’autre camouflé l’échec de leur système économique. Le PS est en crise depuis un bon bout de temps. Le M R admet implicitement l’échec du néolibéralisme : « Il faut lutter contre un capitalisme absolu » ; il invite au changement : « Oser le changement ». + + Une crise de pensée mondiale. Un besoin de révision des systèmes économiques. + + Au G20, le président français Nicolas Sarkozy appelle au changement, à une évolution des pensées en invitant ses partenaires à une « refondation du capitalisme » et à un « nouveau Bretton Woods ». En France, les remous qui agitent actuellement le PS sont l’expression de la lutte entre les tenant de l’orthodoxie socialiste et les tenants d’une autre identité Deux conceptions du parti qui s’affrontent. Aux Etats-Unis, le président élu, Barak Obama, appelle aussi au changement en prônant un « new New Deal » néo-keynésien. Un retour de l’intervention de l’Etat dans la régulation des marchés. Un changement des mentalités. + + C’est le mal qui pourrit la vie wallonne. Les partis ne savent pas s’adapter à l’évolution de la société, laquelle demande plus de bien-être dans un marché régulé. + +Affaiblie par les luttes fratricides et les divisions internes, la Wallonie devient une proie facile à portée des griffes du Lion flamand. Faut-il se résigner ? Nous ne devons pas nous résigner, tout comme nous ne devons pas avoir peur. Des formules de défense existent. Claude Thayse, maître de conférences à l’ULB, en présente une dans son blogue-notes ; il invite les Wallons à la « re-création du Rassemblement Wallon » du temps où il était sous la houlette de François Perin. Un renouveau de la fierté wallonne. + + Dans le climat trouble dans lequel survit la Belgique, la Wallonie en se repliant sur elle-même commettrait une faute incommensurable en laissant la Flandre s’accaparer par un coup de force de Bruxelles. La quatrième ville francophone du monde. Vivre une solidarité » Wallonie-Bruxelles forte. Ne pas avoir peur.

20.10.2008

LA FLANDRE A L'ASSAUT DE LA WALLONIE...

LA FLANDRE A L’ASSAUT DE LA WALLONIE ? …Une liste flamande déposée aux régionales de juin 2009 en Wallonie ? C’est annoncé. Rudy Aernoudt, ancien haut fonctionnaire flamand déposera des listes aux régionales 2009 en Wallonie. Un proche de Jean-Marie Dedecker, LDD ; un ami de plus de vingt ans. Coaché par Jean-Marie Dedecker en politique ; il a écrit le volet économique et social de la Liste Dedecker, LDD, qui s’est présentée pour la première fois en Flandre aux élections législatives de juin 2007 avec un succès marquant. + + Le parti de Rudy Aernoudt serait-il le cheval de Troie de Jean-Marie Dedecker, catalogué ultraflamand, dont le programme électoral comporte un volet communautaire résolument flamand ? Le parti frère en Wallonie dont Jean-Marie Dedecker a toujours laissé entendre de créer ? + + Le champ est libre en Wallonie. Emportée Fortis, balayée Dexia par le cyclone financier et bancaire. La présence et les intérêts wallons dans le monde de la finance ont été emportés. Le groupe flamand Boerenbond et sa KBC et le groupe bancaire hollandais ING, dont la présence et les intérêts flamands y sont majoritaires, peuvent étendre leurs tentacules sur Bruxelles et la Wallonie. + + La Flandre a fait son unité territoriale, sociale, linguistique : une Nation, un peuple, une langue. Deux éléments lui manquent pour assurer sa prospérité : l’espace et l’eau. La richesse de la Wallonie. Ses entreprises peinent à s’étendre sur son territoire. Ce n’est pas sans un intérêt marqué qu’elle observe son patronat lorgné vers la possession de cette richesse. Les installations et les délocalisations des unités de production vers la Wallonie se multiplient, attirées par l’espace, l’eau, la main d’œuvre active et flexible, les possibilités d’expansion offertes par les pôles du Plan Marshall… + + Ce courant vers la Wallonie n’est donc pas du tout pour lui déplaire. Au contraire. Les sièges administratifs des sociétés restent en Flandre ; ils lui rapportent de substantielles rentrées fiscales… ! Ce n’est pas innocemment que la Flandre pousse à la bilinguisation flamando-française de la Wallonie en faisant miroiter les possibilités d’emplois qu’elle lui présente concrètement. La Flandre sait aussi qu’à partir de 2015, sa situation socio-économique se déglinguera. De klok klikt (L’horloge tourne) disait il y a peu un député SP.A au Parlement de la Région flamande. + + La Wallonie passe-t-elle sous protectorat flamand ? Son élevage, sa culture et ses terres, sont déjà dans leur grande majorité sous l’emprise du Boerenbond. Son tissu économique et ses intérêts financiers passent sous la coupe des banquiers flamands. L’enseignement est orienté vers le bilinguisme flamand-français avec prédominance de l’apprentissage de la langue flamande… + + Dans ce contexte de flamandisation de la Belgique francophone, les partis francophones, wallons et bruxellois, qu’ils soient grands et petits avec et sans représentation parlementaire, se livrent des luttes fratricides, internes et externes, pour la possession d’un pouvoir éphémère. Espèrent-ils des cadeaux de la Flandre ? L’âme humaine est impénétrable !

13.11.2007

PLATEFORME ALIMENTS POUR ANIMAUX...

COMMUNIQUE BELGA PRESS RELEASE - Date : 13 November 2007 - Sender Name: Bemefa - Déclaration: Plateforme Aliments pour animaux sociétalement responsables - Le Boerenbond, la CBL (la Confédération Belge de l'industrieLaitière), l’Apfaca (l’Association Professionnelle des Fabricantsd’Aliments Composés pour Animaux), FEDIS (la Fédération belge de laDistribution), la FWA (la Fédération wallonne de l’Agriculture) etImexgra (la Chambre syndicale pour le Commerce d’Importation etd’exportation en Grains) ont décidé de lancer une plateforme pourpromouvoir les aliments pour animaux sociétalement responsables.L’objectif est de progressivement formuler, étape par étape, descritères pertinents auxquels doivent répondre les flux d’alimentspour animaux. La plateforme a démarré ses activités le 30/08/2006.Les membres de la plateforme soutiennent également le principe dumoratoire sur la commercialisation du soja provenant des nouvelleszones déforestées (après le 24 juillet 2006) en Amazonie brésilienne,signé par ABIOVE (l’Association brésilienne des industries des huilesvégétales) et par ANEC (l’Association nationale des exportateurs decéréales du Brésil) le 24 juillet 2006. - Finalement, la plateforme souhaite exprimer son inquiétude en ce quiconcerne l’évolution actuelle du climat. - Note à la rédaction: - Pour de plus amples informations: - Yvan Dejaegher, 02/512 09 55 ou 0477/31 88 75