17.06.2008

LE PARADOXE FLAMAND... A L'HEURE DE LA PSYCHANALYSE

Mais oui, c'est vrai, la majorité flamande ne veut pas la fin de la Belgique. Elle veut la Belgique tout entière : le Vlaanderenland ! ++ Reynebau, chroniqueur au Standaard, démontre l'état d'âme flamande dans une analyse éclairante : "… Si la majorité des Flamands souhaitent réformer la Belgique, ils ne veulent pas la voir disparaître et que, surtout, tout cela ne les empêche pas de dormir…. Le noyau dur de séparatistes ne recouvre pas plus que deux à maximum quatre pour cent de la population flamande …". La Flandre a de bonnes assises ; elle peut laisser s'écouler le temps de la maturation. ++ Le mouvement populaire flamand, le Vlaams Volksbeweging (VVB), prépare la période de la "maturité", de la cueillette des Pays-Bas méridionaux reconstitués ; son président actuel, Eric Defoort, dans une causerie avec le magazine Knack, pose les balises : … Le flamingantisme est dépassé… le flamingantisme comme méthode de lutte ne s'applique plus qu'à une série de conflits linguistiques du siècle passé : BHV, les tensions dans les communes à facilité . Quand BHV aura éclaté, où iront hurler les militants du Voorpost et les flamingants d'arrière-garde ? Il faudra songer à une thérapie occupationnelle…". ++ Paradoxal ? Voire. Il faut analyser les bonds et rebonds que les petits cailloux font en les faisant effleurer l'eau.