02.12.2008

FAUT PAS REVER D'UNE VLAANDEREN CONCILIANTE, OUVERTE...

… Qui admettrait, sans de très larges compensations, la nomination des trois bourgmestres francophones de la périphérie bruxelloise démocratiquement élus par des électeurs le 10 octobre 2006 représentant quelque 70 à 80 % des habitants de Crainhem, Linkebeek et Wezembeek-Oppem. + + La Flandre, dite Vlaanderen, est dominatrice. Elle ne veut rien entendre ! Pourquoi en serait-il autrement ? Tous les partis démocratiques flamands sont noyautés par les ex-Volksuniens. La Volksunie, dissoute et disséminée, dans tous les rouages des partis flamands qu’ils soient démocrate-chrétien (CD&V), socialiste (SP.A) ou libéral (Open VLD). Les nationalistes flamands ex-Volksunie les tiennent par le bout du nez. + + Marino Keulen, Open VLD, ministre flamand de l’Intérieur refuse de se rendre au Conseil de l’Europe à Strasbourg devant la Commission permanente du Congrès des Pouvoirs locaux et régionaux dans le débat sur la nomination des bourgmestres de la périphérie. Il a désigné Fons Borginon, ancien chef du groupe Open VLD à la Chambre des Représentant, ancien président de l’ex-Volksunie, actuellement directeur-adjoint au Cabinet de Karel De Gucht, Open VLD, ministre fédéral des Affaires Etrangères. Une gifle à l’Europe ! Mais la Flandre se fiche de l’Europe ! Au demeurant, Marino Keulen a déjà dit qu’il ne tiendra pas compte de l’avis du Conseil de l’Europe. + + Faut pas rêver… Les trois bourgmestres, même si l’Europe envoie une remontrance à la Flandre, ne seront pas nommés. Punt aan de lijn. Point à la ligne. La Flandre est maîtresse de la Belgique ; elle impose sa loi et rien que sa loi ! + + Le ministre-président Kris Peeters, CD&V, refuse l’invitation francophone de créer un groupe parallèle sur BHV, la nomination des trois bourgmestres et l’élargissement de Bruxelles. Pas question pour les Flamands d’aborder ces problèmes ; c’est leur affaire ! Les francophones de Bruxelles et d’ailleurs n’ont rien à y faire. Comme pour tous les autres problèmes politiques, socio-économiques, culturels, constitutionnels. Les francophones doivent accepter le programme flamand de A à Z sans y changer une virgule ! + + Yves Leterme, CD&V, Premier ministre, se tait dans toutes les langues nationales. Tacitement, il approuve la position du gouvernement flamand. N’a-t-il pas déclaré : « Je serai là où la Flandre me demande d’y être » ? + +Que font donc les vice-Premiers ministres et les ministres fédéraux francophones au Kern (Conseil des ministres restreint) et au Conseil des ministres ? Leur silence cautionne en fait le refus de la Flandre de nommer les trois bourgmestres francophones démocratiquement élus, le refus de la Flandre de ratifier la Convention-cadre de protection des minorités,… + + Faut pas rêver…