28.09.2011
INVITATION ASSEMBLEE DU FDF
De fdfmembres-bounces@fdf.be de la part de fdfmembres@fdf.be
Envoyé : jeudi 22 septembre 2011
INVITATION
Chères amies, chers amis,
Les événements politiques amènent les Fédéralistes démocrates francophones à rester déterminés afin de faire respecter des engagements essentiels qui ont fondé la confiance des électeurs.
Nous aurons l’occasion de vous transmettre prochainement un argumentaire précis et détaillé qui justifie notre refus des mauvais accords concernant Bruxelles-Hal-Vilvorde. Ces accords mettent en péril les intérêts fondamentaux des Wallons et des Bruxellois et réduisent à une peau de chagrin les droits politiques des 150 000 Francophones de la Périphérie.
Nous sommes impressionnés par la confiance que nous expriment de très nombreux Wallons et Bruxellois, notamment en adhérant au parti ou en nous transmettant des messages de soutien.
Le dimanche 9 octobre, à 10h30,
nous tiendrons un meeting de rentrée politique
au Centre culturel d’Auderghem,
183, bd du Souverain, à Auderghem
(Métro : Demey ou Hermann-Debroux ligne n° 5
Tram 94 - arrêt Auderghem Shopping
Bus 34 - 42 - arrêt Souverain ou chaussée de Wavre)
Vu l’actualité politique, ce rassemblement des membres et sympathisants FDF connaitra un grand retentissement. D’ores et déjà, nous vous invitons à être tous présents à cette assemblée qui sera ouverte à toutes les personnes qui souhaitent nous rejoindre. Dès lors, n’hésitez pas à transmettre cette invitation à vos amis et connaissances.
Dans l’attente de vous rencontrer nombreux en la circonstance, nous vous prions d’agréer, chères amies, chers amis, l’expression de nos sentiments les meilleurs.
Michel COLSON Olivier MAINGAIN Caroline PERSOONS
Secrétaire général Président Trésorière générale
17:32 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fédéralistes, wallons, bruxellois |
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16.05.2011
LE CONCEPT WALLONIE-BRUXELLES...
En 2009, la Ligue wallonne de la Région de Bruxelles adressait un message d’espoir à ses membres à la suite du lancement du concept Wallonie-Bruxelles par la Communauté française. En substance, elle disait : « Un frémissement s’est levé, s’est gonflé. Aujourd’hui, nous pouvons être fiers d’être Wallons, d’être Bruxellois ; nos enfants, nos petits-enfants et nous-mêmes grandissons et vivons dans un espace francophone composé de deux Régions, la wallonne et la bruxelloise, fortes et unies. Les partis francophones ont enfin compris la nécessité de parler d’une même voix, ont enfin adopté une attitude ferme, résolue, cohérente contre la boulimie territoriale de la Région flamande.
La Ligue wallonne invitait les partisans du Mouvement francophone en terre belge, à faire savoir dans leurs partis politiques respectifs, leur volonté de les voir rester conséquents et solidaire, de les voir rester décidés à ne rien céder sur ce qui a été convenu, à ne pas transiger. L’expression d’une image de la francophonie belge saine, rayonnante dans sa francité affermie, ouverte au monde.
Pour répondre en quelque sorte au vœu exprimé par la Ligue wallonne depuis quelques années, le ministre-président de la Communauté française, Hervé Hasquin, M R, introduit le concept « Communauté Wallonie-Bruxelles » au regard du symbolique « Communauté française de Belgique ». Car, qui dit « communauté française », dit de langue et de culture françaises, de « sensibilité française », de référence à la France. Sans la France, nous n’existerions pas sur la carte européenne ; nous serions mis en capilotade dans une conception linguistico-belgo-belge manichéenne diluant notre identité culturelle française dans une Grande Néerlande en vouloir de reconstitution dans l’esprit de gens empreints de flamingantisme. » Ainsi s’exprimait la Ligue wallonne de la Région de Bruxelles au cours d’un déjeuner-débat, il y a quelque 12 ans. Ces propos restent toujours d’actualité avec l’enlisement des discussions institutionnelles portant sur une grande réforme de l’Etat.
Plus que jamais, nous devons croire en nous, croire en nos capacités.
Plus que jamais, nous devons choisir notre destin, un destin de fierté, de grandeur.
plus que jamais, nous devons faire pression sur nos dirigeants politiques, les présidents des partis francophones en particulier, pour qu’ils conçoivent un projet d’avenir commun entre la Wallonie et Bruxelles dans des frontières choisies par référendum par les populations « frontalières » concernées.
Plus que jamais, nous devons soutenir le concept « Fédération Wallonie-Bruxelles » que Olivier Maingain, président du FDF, a relancé devant un parterre d’étudiants en Droit et Sciences politiques de l’Université de Liège : « La frilosité francophone actuelle n’enrayera le cours des choses. De plus en plus de Flamands sont agacés parce que nous ne savons ce que nous voulons. Et Bart De Wever, le président de la N-VA, exploite cet immobilisme pour réclamer l’autonomie de la Flandre ».
Plus que jamais, nous avons besoin d’une cohérence dans le développement d’une politique commune entre Bruxelles et la Wallonie. L’annonce faite de la naissance du concept « Fédération Wallonie-Bruxelles » en remplacement du symbolique rebaptisé « Communauté Wallonie-Bruxelles » doit être officialisée par le Parlement de la Communauté française.
Au demeurant, « la solidarité Wallonie-Bruxelles est un des articles du credo de Bruxelles, lisons-nous dans le document « Hommage à André Lagasse », publié le 11 mai 2011 paf le FDF. Dès le lendemain des élections du 23 mai 1965, les quatre parlementaires FDF nouvellement élus formèrent un groupe avec François Perin et Robert Moreau. Un soir de février 1968, à la suite du « Walen buiten » de l’Université catholique de Louvain, le Rassemblement wallon fut créé avec l’appui direct du FDF ». Et nous y relisons la réponse de André Lagasse à l’interrogation posée « La solidarité Wallonie-Bruxelles ? » dans une Tribune libre du quotidien Le Soir du 29 décembre 1983. « Elle est tissée de fils multiples et, de surcroît, se justifie pour une bonne demi-douzaine de raisons : on ne demande pas à tous les Bruxellois ni à tous les habitants des villes et des villages du sud du pays de partager toutes et chacune de ces raisons…Mais qu’au moins dans les circonstances présentes, chacun laisse le bon sens prévaloir sur les sempiternelles divisions gauloises ».
16:37 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : wallons, bruxellois, hervé hasquin, france, andré lagasse |
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25.04.2011
UNION WALLONIE-BRUXELLES : NAISSANCE D'UNE PATRIE
BOUGE L’ESPACE WALLONIE-BRUXELLES
Union Wallonie-Bruxelles : Naissance d’une Patrie
La conscience est la lumière de l’intelligence
pour distinguer le bien du mal.
Confucius
Il y a quelque 55 ans, Henri Putanier, dans un ouvrage intitulé « L’Agglomération Bruxelloise et le Problème Linguistique » publié par les Editions Librairia, posait la question : Un accord wallo-bruxellois est-il souhaitable ? Ecoutons-le !
Pour l’auteur, la réponse est affirmative, et ce, pour trois raisons : la première raison est que les Wallons et les Bruxellois ont comme langue usuelle le français ; la seconde raison est que les Wallons et les Bruxellois sont férus de liberté et d’individualisme ; la troisième raison est que les Wallons et les Bruxellois doivent s’appuyer les uns sur les autres pour leur survie linguistique car en se brocardant, ils font le jeu des flamingants (comme on disait en ce temps-là).
Le « jeu des flamingants » est tout simplement la flamandisation généralisée de la Belgique que lui dicte le pangermanisme dont l’objectif est de réunir les peuples thiois dans un seul ensemble : l’Empire allemand et faire de celui-ci une puissance maritime et coloniale concurrentielle de l’Angleterre par l’accès direct aux Océans ; la clé des portes des Océans est la Belgique.
La griffe du pangermanisme se retrouve dans les déclarations de personnalités flamandes dont celle d’un magistrat flamand, Van Thielen, qui, en 1848, déclare : « Rien ne peut sauver la Belgique de la déchéance si ce n’est une séparation administrative ».En 1857, le mouvement flamand reçoit un appui marquant de l’Empire allemand par la voix du diplomate Fr. Oether qui l’engage à porter la lutte sur le plan politique afin d’écarter le français de Flandre.
Aussi, Henri Putanier met en garde les Francophones contre tout accord avec les flamingants « qui laisserait ceux-ci conquérir Bruxelles. Ce serait les aider à la réalisation de leurs vœux. Se croire à l’abri de toute nouvelle revendication flamingante, c’est faire preuve d’une étrange naïveté ! Même avec le principe fédéraliste, une prédominance flamande basée sur la loi du nombre, aurait tôt fait d’imposer sa volonté à la Wallonie. Au contraire travailler au libre maintien du français à Bruxelles, c’est contribuer à préserver la Wallonie d’un des plus grands dangers qui la menacent ». Ce danger est la vassalité !
Henri Putanier, s’adressant aux Wallons qui affichent peu de sympathie particulière pour Bruxelles et son agglomération, les invite à faire preuve de clairvoyance. Il leur rappelle la portée de la loi von Bissing de 1921, du nom du gauleiter qui dirigea la Belgique occupée jusqu’en avril 1917 pendant la guerre 1914-1918 ; elle délimitait notamment l’agglomération bruxelloise et se voulait une loi d’apaisement linguistique, on dirait hypocritement maintenant « un accord équilibré ». En réalité, elle était une loi flamande, votée par une majorité parlementaire flamande contre une minorité parlementaire francophone. La première application de l'après Grande Guerre de la loi du nombre. Elle était le jalon sur la voie de la flamandisation généralisée de la Belgique, arrêtée dans un décret promulgué en 1917 par le Raad van Vlaanderen, imposé par l’occupant ; ce décret installait la séparation administrative entre la Flandre et la Wallonie rencontrant ainsi les préoccupations linguistiques du mouvement flamand : suppression du français dans les communes bruxelloises, flamandisation de l’Université de Gand, de l’Administration, de la Justice et de l’Enseignement en Flandre, intégration à la Flandre des communes bilingues situées le long de la frontière linguistique, suppression du français en Flandre et maintien du flamand en Wallonie dans le cadre d’un Royaume Belgique de type confédéral à deux entités subordonnées implicitement à l’Empire allemand : la Flandre avec Bruxelles comme capitale, la Wallonie avec Namur comme capitale administrative et Liège comme centre culturel. Ce plan, Hitler l’a repris à son compte en 1940 en y incorporant tout le Nord de la France d’idiome flamand.
La griffe du pangermanisme se retrouve dans le programme du Mouvement flamand de l’après guerre 14-18. C’est l’établissement scientifique d’une frontière linguistique décidé en décembre 1917 au Raad van Vlaanderen, Conseil de Flandre, sous l’occupation allemande. Il y est déclaré que « le principe suivant lequel on détermine la limite de répartition des communes entre la Flandre et la Wallonie en se basant sur la langue de la majorité serait une calamité, parce qu’il sacrifierait ainsi les colonies flamandes naissant en pays wallon ». C’est pourquoi le Raad van Vlaanderen proposait une solution scientifique qui tenait compte des routes, chemins de fer, etc. ; de sorte que diverses communes wallonnes devenaient flamandes, notamment Waterloo, Braine l’Alleud, Tubize, Clabecq… en raison de leur rattachement à une route, à une voie de chemin de fer…Bruxelles, de son côté, est délibérément rangée dans la partie flamande du pays.
Henri Putanier demande aux Wallons de réfléchir quelque peu en sachant que ces annexions, par la Flandre, doivent se faire, en outre, au point de vue économique. Il leur dit : « Que ceux qui veulent nous faire cadeau d’une frontière linguistique définitivement fixée, scientifiquement ou non, veuillent bien réfléchir à ces extraits de boulimie flamingante, et qu’ils veuillent bien se rendre compte que chaque fois que les flamingants ont obtenu satisfaction sur un point, le lendemain même ils recommencent la bataille pour avoir plus. Pour eux, la frontière linguistique ne restera jamais longtemps fixée, surtout s’ils sont les plus forts et si leurs intérêts sont en jeu … ». Il fustige les Wallons qui ont marqué, en 1954, leur accord sur le programme flamingant concernant Bruxelles et son agglomération : « Peu importe que la population y soit en grosse majorité d’expression française ; peu leur importe que cette population doive s’étendre au-delà des 19 communes formant l’actuelle agglomération. Ce qu’ils craignent, disent-ils, c’est que s’ils acceptent de sauvegarder les droits des minorités françaises de la périphérie bruxelloise, les flamingants exigeront les mêmes règles pour sauvegarder les minorités flamandes de Wallonie. Ils tombent ainsi sous l’influence des sirènes flamingantes du centre Harmel (PSC, ndlr) qui leur administrent, à haute dose, la formule : « Vous ne supporteriez jamais en Wallonie ce que nous subissons en Flandre et à Bruxelles ! ». Ils font le jeu des Flamands dans leur attitude négative à l’égard de l’usage de la langue française à Bruxelles et dans sa périphérie.
« Laisser les flamingants, écrit Henri Putanier dans son livre, conquérir Bruxelles, c’est aider à la réalisation de leurs vœux. Se croire ainsi à l’abri de toute nouvelle revendication flamingante, c’est faire preuve d’une étrange naïveté ! Même avec le principe fédéraliste, une prédominance flamande basée sur la loi du nombre, aurait tôt fait d’imposer sa volonté à la Wallonie ». Il n’a pas été écouté par ses concitoyens de l’époque ; il ne l’est toujours pas actuellement. La Flandre poursuit inlassablement le rêve pangermanique d’un regroupement des peuples de langue germanique.
Qu’est-ce qui peut encore guider les Wallons ? Toujours cette peur d’une « bilinguisation » de la Wallonie ? Se posent-ils des questions sur ce que font leurs dirigeants actuels en matière linguistique ? N’incitent-ils pas au bilinguisme néerlandais/français ? Ne réalisent-ils pas le rêve du Roi Guillaume d’Orange d’avant 1830 ? Celui d’asseoir la prédominance du néerlandais en Flandre : c’est fait ! ; à Bruxelles et sa périphérie : c’est en bonne voie ! ; en Wallonie : cela se met en place avec la bienveillance de la classe politique ! ; au niveau national : c’est chose faite dans les institutions nationales, dans les représentations au niveau international, à l’armée, dans la répartition des ministères avec six ministères régaliens sur sept dirigés pas des Flamands … Ne vont-ils pas accepter d’étendre le Benelux au puissant land industriel allemand de Rhénanie-du-Nord-Wesphalie de près de 20 millions d’habitants ?
Il ne reste plus à Bart De Wever, N-VA, historien, après le pourrissement de la situation politique, à faire sauter le « bouchon Wallonie » pour réaliser le rêve pangermanique : la réunion de l’ethnie thioise à l’Empire allemand reconstitué et l’accès aux Océans.
La marche du Voorpost du dimanche 27 mars 2011 dans les communes jouxtant la Flandre française : Comines, Mouscron, Ploegsteert, Tournai… est indicative sur l’orientation politique du Mouvement flamand : la récupération des territoires « volés » aux cris de « Het lied der Vlaamse zonen », « Edingen Vlaams ». Le problème bruxellois est considéré comme réglé par le Mouvement flamand : Bruxelles est entre ses mains. Dès lors, l’effort peut être porté sur la Wallonie par un mouvement de tenailles : du côté de l’est, sur Plombières, du côté de l’Ouest sur les communes frontalières hennuyères !
Les Francophones sont-ils conscients que leurs divisions nourrissent le flamingantisme ? Le Mouvement wallon doit s’interroger. Etienne Duvieusart, ancien député, ancien sénateur, s’interroge sur le devenir de la Wallonie dans son livre « Pour l’Indépendance de la Wallonie » : « Dans quelle mesure ces individualistes patentés que sont les Wallons résoudront-ils la crise de société et la crise de leur économie en faisant appel au dynamisme collectif ou en restaurant sous des formes modernes l’initiative de chacun d’eux ? Je ne sais ».
Le citoyen francophone d’en bas s’interroge lui aussi. Qui donc déclenchera une dynamique collective mobilisatrice des forces francophones unifiées ? Qui donc fera souffler sur l’Espace Wallonie-Bruxelles un courant nationaliste d’appartenance à la Communauté française de Belgique ? Qui donc fera battre dans le cœur de chaque citoyen l’amour de l’Espace Wallonie-Bruxelles ? Qui donc libérera l’Espace Wallonie-Bruxelles de la colonisation flamande ? Qui donc s’investira dans une campagne axée sur des thèmes forts, reflets de l’aspiration de la Communauté française de Belgique, tels que : maillage des liens culturels, sociaux et économiques qui unissent déjà Bruxelles et la Wallonie dans l’espace francophone de Belgique ; élargissement de la Région bruxelloise à son véritable hinterland constitué par les communes à facilités, ainsi que son désenclavement par des voies d’échanges directes et contigües ; inviolabilité de l’article 30 de la Constitution instituant l’unilinguisme ; préservation de l’identité linguistique ; ratification de la Convention-cadre du Conseil de l’Europe relative à la protection des minorités nationales ?
Dans l’attente de celui qui viendra nous libérer de nos complexes, ne baissons pas les bras ; ne nous laissons pas envahir par la pusillanimité ; résistons ; ne nous résignons pas ! Osons dire et répéter à l’Espace Wallonie-Bruxelles : je t’aime. La naissance d’une Patrie.
Raymond WATRICE
15:53 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : patrie, henri putanier, wallons, bruxellois, raad van vlanderen, flandre, wallonie, bart de wever |
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25.10.2010
TABLE DE DISCUSSION : LES WALLONS DE BRUXELLES ONT-ILS RENIE LEURS RACINES WALLONNES ?
A. DECHEF, 1360 La Hulpe - Je me fais un devoir de répondre, point par point, au courriel de M Fabrice MEURANT-PAILHE dont question dans le Forum de votre périodique du mois d'octobre 2010.
Je ne sais pas si des dizaines de milliers de Bruxellois, comme l'écrit l'intéressé, ont oublié ou renié leurs "racines" wallonnes. Je ne le crois pas mais pour certains, peut-être, la chose ne les intéresse pas ou plus. Sont-ils devenus amnésiques ? Je n'en sais rien ; je ne suis ni médecin, ni psychiatre. Ce que je constate, par contre, c'est que la prose de ce Monsieur est partisane, outrageante voire mensongère quand il parle de "condescendance" dans le chef de ces Bruxellois, quand il prétend, notamment, que la presse bruxelloise, tant écrite et radiophonique que télévisuelle se "moquerait" des spécificités et des revendications wallonnes, tout en se gardant bien de citer des exemples. Et d'apporter son appui à ces régionalistes que l'on pourrait, dit-il, appeler nationalistes (là, il est dans le vrai) que je qualifierais, moi, d'adeptes d'un repli frileux sur leurs terres. Il nous invite, par surcroît, à méditer quelques lignes écrites jadis par Jules Destrée, certes un Wallon des plus remarquables de son époque dans bien des domaines mais qui fut aussi, dans certaines circonstances, il faut le reconnaître, le champion du "dérapage" et le mot est faible.
En effet, lecteurs de "4 millions 7", lisez très attentivement, relisez-les même, ces lignes reprises entre guillemets, depuis "une seconde espèce de Belges" jusqu'à "agglomérat de métis", propos immondes s'il en est, proféré par cet illustre personnage et qui s'apparentent presque à du racisme du plus mauvais aloi qui, de nos jours, serait sanctionné par les Tribunaux. Il n'est d'ailleurs qu'à parcourir la lettre qu'il adressa au roi sur la séparation des Wallons et des Flamands, dans laquelle on pouvait lire : "Sire, il n'y a pas de Belges" qui démonte, si besoin en était, que des séparatistes sévissaient aussi au sud du pays, déjà à cette époque. Quel duo de choc il aurait fait avec Bart De Wever pour disloquer notre territoire s'ils eussent été contemporains !
Et M Meurant-Pailhe de, quand même, nous inviter à constater la "dureté" des termes utilisés par le Grand Jules. Moi, je parlerais plutôt de l'ignominie qui transpire dans tout ce texte qu'il nous invite à méditer ! Je ne puis décrire la honte que je ressens à la lecture de ce pamphlet raciste, nationaliste, séparatiste et pour tout dire écoeurant.
D'autre part, vous écrivez, M Meurant-Pailhe, que "pour certains Wallons, les Bruxellois… ont accepté la domination flamande" ! Vraiment, quand on prend connaissance des déclarations de la plupart des responsables politiques bruxellois ? Il n'est pour s'en convaincre qu'à s'en référer à leurs propos, qu'ils s'agisse de MM Olivier Maingain ou Didier Gosuin, en toute première ligne quant à la défense des Francophones, de M Charles Picqué, de Mme "Non" et de bien d'autres. Quant à la population bruxelloise, presque quotidiennement victime de tracasseries flamandes en tout genre, je la vois mal accepter la domination flamande ou une quelconque domination d'ailleurs. Il suffit d'écouter ce qui se dit en rue pour se rendre compte que les Bruxellois sont bien conscients des menaces de cogestion qui pèsent sur leur ville, voire de la remise en question du statut de celle-ci comme troisième Région à part entière.
Quant à votre "preuve" d'acceptation dune domination flamande, elle ne tient absolument pas la route. Le nombre d'enfants francophones inscrits dans des écoles flamandes - et croyez que je déplore vivement ce fait - n'est pas du tout à attribuer, comme vous l'écrivez à ce que leurs parents auraient "renoncé à leurs origines" ou exprimeraient la volonté d'assurer à leur progéniture un "idéal confortable…médiocre" (ce verbiage-là, à relents méprisants, il faudra que vous nous l'expliquiez !). Non, ces parents sont simplement bernés ; ils sont victimes d'arguments fallacieux, tant de la part de journalistes que de politiciens ou simples citoyens qui leur débitent que seules les écoles flamandes sont à même de former de vrais bilingues, la connaissance du français étant de toute façon acquise au foyer et par la rue ; c'est simpliste et faux, bien évidemment, mais c'est ce qu'on a réussi à leur faire croire après les avoir convaincus que l'avenir professionnel de leurs enfants était conditionné par la connaissance des deux langues nationales du fait que la plupart des employeurs ne recrutaient plus que des éléments bilingues, ce dernier argument n'étant pas tout à fait dépourvu de pertinence ; toutefois, pour ce faire, il y a bien d'autres techniques à envisager que de les confier aux écoles flamandes mais ce n'est pas l'objet de la présente controverse. Ce que je voulais simplement vous dire, c'est que ces parents agissent de bonne foi, soucieux seulement de ce qu'ils croient, bien à tort certes mais très sincèrement toutefois, être de l'intérêt de leurs enfants, loin de toute considération de racines…
Vous vous posez, en outre, la question de savoir qui pourrait vous indiquer pourquoi le sentiment wallon, naguère répandu chez les Wallons qui se sont installés à Bruxelles, s'est progressivement étiolé à ce point. Vous pouvez vous-même y répondre en regardant dans le rétroviseur de l'Histoire ; vous constateriez que le temps a fait son oeuvre en ce sens que les enfants, les petits-enfants et les arrière-petits-enfants de ces Wallons venus habiter à Bruxelles sont devenus des Bruxellois. Il en va ainsi partout de par le monde ; on s'intègre peu à peu là où l'on vit et les racines finissent parfois par disparaître. En outre, tous ces descendants sont-ils encore de purs Wallons ? Il faut bien reconnaître qu'à Bruxelles, avec l'extraordinaire foisonnement de populations, de plus en plus prononcé chaque jour, entrainant un brassage des populations tel qu'il n'est plus possible aujourd'hui d'encore s'identifier en fonctions de racines ancestrales.
Bruxellois d'origine, Wallons d'origine, Flamands d'origine et immigrés venus pratiquement de tous les coins de la planète se sont à ce point mélangés que finalement un troisième peuple a vu le jour au fil des ans, le peuple bruxellois. Jadis, on ne parlait que de Wallons et de Flamands en Belgique. Ce peuple bruxellois n'a fatalement plus le mode de vie, de pensée, de comportement que le peuple wallon ou le peuple flamand. C'est un constat, ni plus, ni moins. Il a toutefois largement donné priorité à la langue française, langue de la clarté, de la pureté, de l'élégance et qui, par sa grande précision, apparaît comme la langue de communication par excellence, le phare dans la formulation de la pensée. Puisse cette belle langue française jouer le rôle de ciment entre la Wallonie et Bruxelles.
Pour terminer, je dirai que si, effectivement, il n'y a plus de sentiment wallon à Bruxelles, à quelques exceptions près, il y a lieu cependant de mentionner quelques cercles et associations de caractère wallon bien présents et actifs dans la Capitale (Cercle royal borain de Bruxelles, Association royale des Ecrivains et Artistes de Wallonie, Cercle couvinois de Bruxelles, Cercle royal gaumais de Bruxelles, etc…). Rassurez-vous, Monsieur, il n'y a pas davantage de "sentiment" flamand, ou espagnol, ou africain, ou tout ce que vous voulez. Seule, semble se dessiner une prise de conscience bruxelloise (ce n'est pas vraiment un "sentiment" bruxellois), fonction des préoccupations multiples du moment.
En effet, les Bruxellois sont présentement très préoccupés, tant par leurs problèmes d'ordre socio-économique (taux de chômage de plus en plus élevé, d'où un état de pauvreté qui gagne du terrain, manque de terrains industriels qui pourraient accueillir de nouvelles entreprises, etc…) que par les agressions flamandes permanentes dont ils font l'objet. Ils sont particulièrement inquiets du sort que voudraient leur réserver les gens du Nord, du style Bart De Wever et autres extrémistes (il n'en manque pas). Ils ont vraiment l'impression d'EXPIER ils ne savent trop quelle faute, de par le joug de lois liberticides imposées par une majorité parlementaire flamande qui use et abuse déjà et abuserait bien davantage encore, à l'avenir, de cette force numérique pour les soumettre à leurs vues ; cette inquiétude est ressentie aussi bien par les Bruxellois intra-muros (les assiégés confinés et encerclés dans leurs 19 communes) que par les Bruxellois extra-muros (les laissés pour compte de la périphérie bruxelloise, nonobstant le fait qu'une véritable Région bruxelloise viable se devrait de correspondre à son aire socio-économico-culturelle, grosso modo l'étendue de la zone téléphonique 02, c'est-à-dire à ce quelle est dans les faits à défaut de l'être de droit).
Je ne peux que me réjouir de cette prise de conscience bruxelloise laquelle, au demeurant, n'implique nullement, cher Monsieur, d'avoir à renier ou … conserver ses racines ou même, tout compte fait, à y être indifférent. Ce devrait être finalement comme chacun le ressent, non ?
DECHEF A.
16:13 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bruxellois, bart de wever, agressions, racines |
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26.08.2010
L'ADOSSEMENT : UNE IDEE QUI FAIT SON CHEMIN...
« L’adossement », un mot, une idée, qui fait son chemin. Présenté par Claude Thayse, maitre de conférences à l'ULB, sur son blogue-notes.
Ceux qui connaissent ce blog depuis sa création (avec plus d’un million de pages vues depuis le 14 novembre 2005 !) à l’époque où j’ai été amené à reprendre la présidence d’un parti devenu si peu rassembleur auront suivi l’évolution, ou plutôt « l’affinage » de ma vision. Partant rattachiste militant pur et dur, sans trop de nuances, sympathique mais inefficace, cette évolution a été nourrie de divers apports dont l’excellent texte sur « Le vrai visage des Français ».
Du billet militant : « Wallons et Bruxellois francophones, pour en finir avec le syndrome de Stockholm ! » à celui sur «La fin du syndrome de Waterloo ? » et « La Wallonie sauvera-t-elle l'Europe ? » ou encore « La Wallonie sur la voie d'une organisation nouvelle ? » à ceux plus récents, mais nullement contradictoires avec les premiers, sur l’indispensable identité wallonne dont je retrouve une belle synthèse dans ce beau texte d’Arnaud Pirotte qui fait le tour du sujet, je retrouve – modestement - une constante qui me rassure. Celle d’être capable d’intégrer, d’écouter, de continuer à réfléchir, à prendre du recul, bref à évoluer. Ce n’est pas simple dans le milieu politique, fait de croyance ou d’opportunisme ou encore d’hyper-certitude, de continuer à marcher hors des sentiers battus. Une éducation à la pratique du « doute raisonné », si elle n’est pas un handicap n’est certainement pas le meilleur moyen de se faire des « amis » dans ce monde où règnent les croyances parfois irrationnelle qui - précédant et prédéterminant les convictions - s’opposent à la vérification et demeurent inaccessible à la contradiction et aux arguments raisonnables.
Ethiquement, ma position, mon message politique ne peut se baser que sur la multitude d’éléments factuels, d’indices, de témoignages, sérieux et souvent concordants recueillis personnellement ou rapportés par d’autres. C’est – je le reconnais, une forme d’intime conviction, qui est une « croyance raisonnable » en quelque sorte.
En mai dernier au premier (et dernier !) congrès de « W+ », je disais que « nous étions les vrais continuateurs du Mouvement wallon, celui de nos grands anciens, les Albert Dubois, Jules Destrée, François Bovesse, Maurice Bologne et tant d’autres qui avaient déjà clairement défini la voie à suivre en parlant de « peuples indépendants et libres ainsi que d’intégrité française de la Wallonie ». J’ajoutais que, dans cette logique, « nous devions réclamer d’urgence l'émergence de quatre Régions autonomes par le transfert de nouvelles compétences et des moyens correspondants de l’Etat fédéral. Dans un souci de cohérence, de simplification de dynamisation et surtout d’efficacité. En particulier le transfert des compétences de l'actuelle Communauté française aux Régions, wallonne et bruxelloise. Régions égales en Droits, libres et autonomes. C’est que, pour la Wallonie, cette maîtrise indispensable de compétences essentielles, comme l’enseignement et la culture, vont renforcer une identité négligée, mais historiquement fondée sur la fraternité et l’égalité, et agiront comme un puissant moteur de changement social, culturel et économique ». J’ajoutais à ces notions de Régions (avec une majuscule car il s’agit d’entités humaines qui ont rang d’Etats, quelle que soit par ailleurs la terminologie utilisée.) libres et égales en Droits, « le droit de s’associer deux à deux en fonction de leurs intérêts propres, mais aussi de s’adosser à un pays voisin pour les mêmes raisons ». Autonome en effet, la Wallonie peut sortir de la logique belge qui veut que son économie soit mise au service des autres. Le monde a changé, les frontières et les relations entre états européens ne sont plus les mêmes. Une Wallonie souveraine pourra – librement – choisir ses alliés ». Ajoutant : « Par exemple, un pays voisin dont nous partageons tant de chose sans perdre pour autant nos spécificités. Une Wallonie souveraine sera libre de négocier les accords qui lui conviendront avec ses voisins. Sans subir ! »
J’ai constaté que ce terme « d’adossement » a été repris à plusieurs reprises dans la presse ou sur des fora politiques.
Et confirmant la justesse de ma vision, dans l’interview donnée dans le « Paris-Match – édition Belgique » du 8 juillet dernier, Jean-Pierre Chevènement disait clairement que « si nous le demandions, et si en toute hypothèse les Flamands prenaient leur indépendance – conditions qui ne sont pas aujourd’hui réunies – je trouverais juste de les accueillir dans la République française sous un statut à déterminer. Ce pourrait être le statut actuel avec un simple rattachement de la sécurité sociale wallonne à la sécurité sociale française ».
Le confédéralisme n’est donc absolument pas le « fédéralisme des cons » suivant une expression autant malheureuse que ridicule, mais une étape essentielle, la meilleure chose qui puisse arriver à la Wallonie. Je répète : celle-ci, souveraine, sera libre de négocier les accords qui lui conviendront avec - tous - ses voisins. Sans subir !
14:31 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : wallons, bruxellois, adossement, confédéralisme |
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17.04.2010
LES FOSSOYEURS DE LA BELGIQUE..;
Réaction de Denis Griesman, par courriel + + +Je suis toujours surpris par le discours de ceux qui raisonnent en fait comme des Belgicains contrariés : depuis 1984, au moins, depuis la parution du "De Gaulle : vous avez dit Belgique ? ", de Claude de Groulart, chacun devrait savoir à quoi s'en tenir !+ + +Rien de plus désastreux pour la défense de nos intérêts, de notre langue, que l'attitude de ceux qui se présentent en suppliants, brandissant ce "Retenez-moi, ou je fais un malheur", comme si la disparition de la Belgique était l'ultime catastrophe, et non la libération tant attendue ! + + +Imaginez les indépendantistes québécois "menaçant" de ne plus aimer le Canada anglais ("Vous êtes des méchants, na !" ... ) ... et ensuite d'entreprendre de démontrer au monde qu'ils sont en réalité Français ... ce que tout le monde sait depuis belle lurette !+ + +Seul un renversement de perspective permettra aux Wallons et aux Bruxellois de modifier le rapport de force. En posant tranquillement comme seul horizon la réunion à la France, les Francophones de Belgique, ayant réintégré leur véritable Histoire, pourront dénoncer l'impérialisme buté de ceux qui ne sont que des envahisseurs abusifs. Mais ce n'est qu'en s'élevant en leur qualité de Français qu'ils deviendront audibles de par le monde, et qu'ils sortiront du carcan des "histoires belges" et de la perte de sens où leurs adversaires veulent les enfermer. + + +Se revendiquer "Belge" n'a aucun sens, pas plus que se revendiquer "Champenois" plutôt que Français ! ... N'y a-t-il personne de caractère autant que de bon sens qui puisse dire aujourd'hui que le roi est nu ? ...
17:27 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : imperialisme, belgique, francais, histoires belges, wallons, bruxellois |
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30.11.2009
FAUT-IL CRAINDRE LA FUTURE REFORME DE L'ETAT ?...
Par Nézia MAHIEU, ancienne responsable du Parti Féministe Humaniste/ex Parti Féministe Unifié+ + +Les francophones, bruxellois et wallons, doivent vraiment craindre la future réforme de l’Etat car il est permis de douter de la réelle volonté de résistance des partis francophones qui, jusqu’à ce jour, ont toujours fini par céder aux exigences flamandes. <><>En sera-t-il autrement demain ? En effet, les points suivants notamment peuvent d’ores et déjà, être soulevés : <><>Concernant le CDH, Myriam Delacroix-Rolin, bourgmestre de Rhode-Saint-Genèse, s’est désolidarisée de ses collègues de Crainhem, Linkebeek et Wezembeek-Oppem pour l’envoi des convocations électorales notamment en juin 2007 pour les élections fédérales et en juin 2009 pour les élections régionales et européennes.<><>Concernant le PS, le Ministre-Président bruxellois Charles Picqué, qui réclame le refinancement de la Région bruxelloise, est-il prêt aussi à réclamer, notamment : <><>- son élargissement, <><>- l’attribution du pouvoir constitutionnel qui permettra, notamment, la remise en cause des privilèges dont jouit la minorité bruxelloise néerlandophone aux niveaux régional et communal, <><>- la taxation sur le lieu du travail ? <><>En outre, Philippe Moureaux, président de la Fédération du PS bruxellois, semble prêt à accepter la scission de BHV, sans élargissement de la Région bruxelloise et contre le refinancement de cette dernière. <><>Concernant le M R, Louis Michel, une personnalité éminente, a fait preuve de son désintérêt pour les francophones de la périphérie, et il est plus que probable que d’autres personnalités et membres au sein du M R wallon – et du M R bruxellois ? – sont de son avis ! … <><>Dès lors, dans le bras de fer francophones-Flamands qui se prépare, le FDF ne serait-il pas le seul parti suffisamment impliqué dans la défense des droits des francophones à pouvoir motiver et entrainer le M R d’abord, et à sa suite les trois autres partis francophones afin que soit établie une stratégie francophone commune pour la défense desdits droits ? <><>Les partis flamands ont maintenant décidé d’attendre que les partis francophones soient demandeurs – d’argent, bien entendu ! – pour avancer en contrepartie leurs revendications inacceptables de régionalisation et communautarisation de compétences fédérales. <><>Alors, les partis francophones ne se seraient-ils déjà pas accordés sur le prix à payer pour conserver une solidarité flamande – même minimale – et cela, à nouveau au détriment des droits des citoyens et citoyennes francophones ? <><>La continuation d’une solidarité flamande, même minimale, serait tout à fait temporaire puisque les partis flamands : <><>1) visent la scission de la sécurité sociale, <><>2) ont déjà mis en œuvre des mesures – et en ont annoncé d’autres – bénéficiant – ou devant bénéficier – aux seuls Flamands et Flamandes, notamment : assurance dépendance, assurance hospitalisation, prime ajoutée aux allocations familiales fédérale, …<><>Mesures qui divisent déjà – ou diviseraient davantage encore – selon leur appartenance communautaire, d’une part, les Bruxellois, et, d’autre part, l’ensemble des Belges. <><> Les partis flamands se sont tellement engagés pour la scission de l’arrondissement électoral et judiciaire de Bruxelles-Hal-Vilvorde vis-à-vis de leur opinion publique, qu’ils n’accepteraient vraisemblablement pas de reculer sur ce thème, qu’en obtenant d’autres avancées importantes de flamandisation. <><>
14:28 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : francophones, wallon, bruxellois, convocation, elections |
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