24.05.2010

LA CRISE : ET SI CICERON REVENAIT...

"Les finances publiques doivent être saines, <><>le budget doit être équilibré, <><>la dette publique doit être réduite, <><<>et l'aide aux pays étrangers doit être diminuée de peur que Rome ne tombe en faillite. <><> La population doit encore apprendre à travailler au lieu de vivre de l'aide publique. "<><>Cicéron - (55 AVANT JÉSUS CHRIST) - > > > > > > > > > > > > MORALITE : la crise dure depuis 2065 ANS ! C'est rassurant !

13.10.2009

IMPUISSANCE ET ABDICATION...

... titre Diagnostic, organe du Gerfa, dans son numéro n° d’octobre 2009, avenue du Pont de Luttre, 137 – 1190 Bruxelles. + + + Alors que la situation des finances publiques devient catastrophique, déclare Michel Legrand, président du Gerfa, le gouvernement fédéral, mais aussi les gouvernements régionaux et communautaire, se révèlent incapables simplement de décider. Dans trois dossiers sensibles, le budget, La Poste et le port du voile à l’école et dans les services publics, l’incapacité est criante. <><>DOSSIER BUDGET + + + Michel Legrand assène : <><>- Du côté de la Communauté française, on a rapidement abandonné toutes les pistes sérieuses d’économie dès que les syndicats « représentatifs » des enseignants ont clamé leur désaccord et menacé d’entamer des actions ! Abandonnée l’idée de faire travailler les profs à leur niveau maximum, soit 22 heures de cinquante minutes au lieu d’une moyenne de 20 heures, alors qu’ils bénéficient déjà d’un système très favorable de congés censé compenser largement la difficulté de leur travail, difficulté à contenu très variable et dépendant pour l’essentiel des cours donnés et de l’école où ils sont prestés ; même l’idée de supprimer la prépension à 55 ans a été largement critiquée et il s’en est fallu de peu qu’elle ne passe à la trappe, alors que cette mesure constitue un gouffre financier et prive la Communauté française de moyens pourtant bien nécessaires et que les « refinancements » imposent aux Francophones des négociations à répétition dans lesquelles ils échangent des reculs institutionnels contre de l’argent qu’ils perdent plus tard au gré des crises économiques ! <><>- Du côté de la Région wallonne, on n’a rien entendu sur la réduction effective et significative des cabinets ministériels dont l’effectif se monte pour certains ministres à 100 personnes ; de même on n’a rien entendu sur l’explosion des effectifs des agents contractuels dans certains pararégionaux qui se sont récemment illustrés dans la mauvaise gestion. <<<>- Du côté de l’Etat fédéral, aucune allusion à la remise en cause de la réforme COPERNIC, qui a englouti des dizaines de millions d’euros sous le gouvernement Verhofstadt I avec la participation naïve des écolos et celle plus intéressée des socialistes et qui continue encore maintenant d’engloutir des moyens considérables en pure perte, voire en provocant d’énormes dépenses parasitaires ; aucune allusion sur la remise en cause des voitures de société, qui réduisent considérablement les assiettes fiscale et sociale, privant l’Etat de moyens importants, qui créent des injustices entre ceux qui en bénéficient et ceux qui ne perçoivent que leur salaire et qui constituent de par leur utilisation intensive un véritable problème pour l’environnement. <><>DOSSIER LA POSTE + + + Michel Legrand, président du Gerfa, pointe l’abdication des responsables politiques face au lobbying des partisans de la libéralisation des services postaux. Depuis plus années, dit-il, La Poste n’en finit pas de céder aux sirènes de la libéralisation intensive et extensive. Cela va de la suppression de multiples bureaux de poste au grand dam des citoyens jusqu'à la volonté de remplacer les facteurs par des livreurs de courrier - appelés pudiquement « facteurs de quartier » - à temps partiel, payés 8,5 euros brut de l’heure.<><>DOSSIER PORT DU VOILE + + + Même incapacité des politiques, tempête Michel Legrand, à prendre une position claire. Depuis quelques mois, les services publics sont confrontés à la volonté de certaines femmes musulmanes d’afficher leur conviction en portant le voile pendant le temps de leur service. Le problème est relativement récent mais commence à faire tache d’huile... Pourtant, la réglementation est claire et interdit aux agents de faire peser un doute sur leur neutralité. Il ne s’agit donc nullement d’un problème de liberté d’expression, comme d’aucuns voudraient nous le faire croire, mais d’un problème de fonctionnement des services publics qui doivent veiller au respect de la plus stricte neutralité, sous peine de tomber dans les dérives d’un prosélytisme qui met la plupart des citoyens de plus en plus mal à l’aise... Dans ce dossier, pas aussi délicat que l’on veut nous le faire croire mais dont les enjeux sont brouillés, les responsables politiques se révèlent incapables de prendre une décision et de comprendre ce que signifie réellement un Etat et des services publics neutres... « Un vrai Etat neutre, à défaut d’être laïque, ne se marchande pas », écrivions-nous dans notre communiqué du 7 juillet, souligne Michel Legrand.

30.09.2009

LA DEFERLANTE VERTE EST LANCEE...

… La fiscalité verte. L’arrivée des impôts au nom de la verte gouvernance. Cela ne fait plus de doute. <><>La facture d’eau sera dure à avaler pour les Bruxellois. Le prix de l’eau, à Bruxelles, va augmenter de 16 % en 2010 ! Et c’est la Région où le taux de précarité est le plus élevé ! Comprenne qui pourra ! Le fallacieux motif de la hausse du prix de l’eau : rénovation du réseau d’égouttage et adaptation du prix de l’eau. <><>Ecolo fait l’ahuri et fait le puritain ; il jure ses grands dieux que « le moment est mal choisi, que les montants sont excessifs, que le montage financier est inadéquat, qu’il y a d’autres pistes… ». Bref, une note salée selon l’expression de Evelyne Huytebroeck, ministre régionale bruxelloise de l’Environnement, Ecolo. Et la main sur le cœur : mais c’est pas la faute à moi ! C’est la faute à l’Intercommunale de Distribution d’Eau ! + + +Un autre secteur. Celui de la mobilité est dans le collimateur de Ecolo. Une hausse de la fiscalité verte sur le diesel ! Dans les accords gouvernementaux sous la pression de Ecolo. Ils passent sur la table de leur exécution. <><>Guy Vanhengel, OpenVLD, ministre fédéral du budget annonce la couleur verte et la justifie : « Le prix du diesel en Belgique est plus bas que dans les pays voisins, en particulier par rapport à l’Allemagne et les Pays-Bas. J’ajouterais que c’est un impôt vert, qui peut avoir pour effet une utilisation moins intensive de la voiture ». <><>Les divers Cabinets ministériels laissent sous-entendre que le diesel sera frappé, mais optent davantage pour faire porter l’effort budgétaire sur la prolongation de l’exploitation des centrales nucléaires et sur la contribution des banques. « On attend beaucoup du nucléaire et des banques. Et si cela ne rapporte pas assez, nous devrons envisager d’autres mesures, comme les accises du diesel, mais politiquement, ce sera plus difficile à faire passer », chuchote-t-on dans les coulisses. Ecolo veut la fermeture des centrales nucléaires Manifestement, il y a un malaise dans les rangs du politique ! <><>Bernard Clerfayt, FDF/MR, secrétaire d’Etat aux Finances, pose le débat sur la « déferlante vert » ; il lève le voile dont Ecolo souhaiterait l’envelopper. Le secrétaire d’Etat Bernard Clerfayt avance, directement et sans camouflage, dans un langage pur, une augmentation de la fiscalité verte de 20 centimes au litre ! Pas moins. Plus largement, dans les Cabinets ministériels des partis, il est question de 3 ou 4 centimes au litre de diesel. Ce qui rapporterait tout de même 250 millions d’euros ! Puisés dans les poches de qui ?... Du petit provincial, pardi ! qui a des kilomètres et des kilomètres à faire, ne fut-ce que pour conduire son gosse à l’école ou pour aller au bureau de poste. <><>Qui veut cette fiscalité verte ? <><>La fiscalité verte est incontestablement l’enfant de Ecolo, appelé pour sauver la planète ! Fidèle à sa stratégie, Ecole se dit outré du « détournement de la pensée » lorsqu’on entre dans le concret. <><>Evelyne Huytebroeck, Ecolo, ministre bruxelloise de l’Environnement, dénonce le détournement de l’objectif : « On tue la fiscalité verte à force de faire des sorties tout à fait isolées. Un jour, ce sont les accises sur le diesel, un jour les voitures de société, puis c’est le péage urbain… pour combler les trous d’un budget… Ce n’est pas, selon moi, l’objectif d’une fiscalité environnementale… Celle-ci doit faire l’objet d’une réflexion globale… Les objectifs doivent être environnementaux ; il faut essayer que cette fiscalité verte remplace d’autres taxes moins justes ou plus polluantes…Il faut pénaliser un comportement polluant pour lequel, il aurait une alternative,… Il faut…. <><> Causer, causer, pour faire porter le chapeau par d’autres ! <><>Ainsi que l’écrit David Coppi, journaliste, dans le quotidien Le Soir du mercredi 30 septembre 2009, en conclusion de son article « Pentapartite, Olivier, que ça chauffe ! : « En somme, on attend d’un côté comme de l’autre, un « Clerfayt » qui tiendrait bon ». <><>Un langage cristallin ouvert à une discussion opaline.

16.09.2009

LES AVOIRS BANCAIRES DANS LE COLLIMATEUR DES SOCIALISTES ET DES ECOLOGISTES...

Haro sur les banques, c’est le cri de guerre du PS et de Ecolo ! <><>L’amplitude de la déclaration de Laurette Onkelinx, PS, Vice-Première ministre, en aout dernier : « Les banques paieront aussi la rigueur » par Elio Di Rupo, président du PS : « Se servir des actifs bancaires » prend la forme d’un tsunami ; il déclare que les réserves des banques estimées à 1 250 milliards d ‘euros « peuvent servir à constituer une réserve financière en cas d’un nouveau krach et peuvent servir à renflouer le budget fédéral en mal de 25 milliards ». + + + Deux économistes, et non des moindres, Etienne de Callatay, chief economist à la Banque Degroof, et Eric De Keulenaere, professeur d’économie à l’Institut Solvay, ULB, sont d’accord que les banques participent à l’effort général. Il est vrai que le trou est béant. Herman Van Rompuy, CD&V, Premier ministre, vient de déclarer : « L’effort qui nous attend ? Le double de celui accompli au moment du plan global ». Il parle en connaissance de cause ; il était ministre du budget dans le gouvernement de Jean-Luc Dehaene en 1993. La Commission européenne avait entériné une kyrielle de recommandations : une dette publique inférieure à 60 % du PIB, un déficit limité à 3 %, et une inflation maximale de 2 %. Jean-Luc Dehaene sortit un plan global pour l’emploi, la compétitivité et la Sécurité sociale. <><>Ca a fait mal ! C’est au forceps que la Belgique s’en est sortie ! <><>C’est très normalement que les deux économistes prennent une position positive à l’égard de la proposition socialiste. <><>Etienne de Gallatay : « Après ce que nous avons vécu un effort spécifique de la part du monde financier me semble tout à fait indiqué, pourvu que ce ne soit pas une action « punitive » en quelque sorte, mais que l’on cherche tout simplement à créer des recettes pour l’Etat, et qu’en plus, cela ait une vertu préventive, puisque l’on poursuivrait un objectif de prudence vis-à-vis de l’avenir ». <><>Eric De Keuleneer : « ... Une sorte d’organisme d’assurance financé par les banques... géré totalement par l’Etat... Pourquoi pas par la Banque nationale ? ... Si le gouvernement fait ce genre de choses, il doit veiller aussi à ce que les banques ne répercutent pas finalement le poids de l’effort qui leur est demandé sure les tarifs qu’elles pratiquent, auprès de leurs clients, notamment sur les taux des livrets d’épargne. Attention donc à cet effet retour ».<><>Ecolo, à son tour, entre dans la danse. Jean-Marc Nollet, Vice ministre-président du gouvernement wallon, y d’une déclaration musclée : « On sent bien que le Fédéral est tenté par ce scénario où il se met volontairement à l’aise. Je ne suis pas d’accord. Mon message au Fédéral est clair : Ce n’est pas aux écoles à renflouer les banques... L’enjeu est aussi simple que ça : si le Fédéral serre les cordons des entités fédérées, il est clair que les écoles, mais aussi les autres secteurs gérés par la Communauté française comme par la Région wallonne, vont souffrir au-delà du soutenable. Ce n’est pas acceptable ». <><>De la musculation, c’est parfait. Mais si c’est dire pour ne rien dire, ne rien faire, pour faire du show... Alors... taisez-vous !

31.08.2009

LE BUDGET DE L'ETAT FEDERAL

Un bref retour en arrière <><>Nous sommes en 2002, le gouvernement fédéral arc-en-ciel a le sourire : pour la troisième année consécutive, le budget est en équilibre ; non seulement, il est en équilibre mais mieux il génère un excédent de 114 millions d’euros. <><>Les budgets des années suivantes sont moins souriants. <><>2003. L’équilibre budgétaire n’est atteint que grâce à des économies drastiques dans les divers départements de l’Administration. <><>2004-2005. Les budgets sont bouclés en équilibre par des artifices budgétaires, sans garantie d’un équilibre structurel durable. <><>Yvan Van de Cloot, économiste chez ING Belgium, estime que la situation des finances publiques est loin d’être aussi saine que peut faire croire l’équilibre du budget : « En réalité, dit-il, la marge de manœuvre budgétaire du gouvernement n’a jamais été aussi étroite depuis 1993, l’année de la dernière récession qu’ait connue notre pays... A mon sens, l’état actuel des finances publiques ne permet déjà pas suffisamment de réduire l’endettement de l’Etat, ce qui est pourtant primordial pour affronter la future flambée des coûts liés au vieillissement de la population. La Belgique s’est engagée, comme tous les autres pays européens, dans un plan pluriannuel relatif aux finances publiques. Elle doit s’y tenir ». <><>2006. Ce n’est pas l’éclaircie espérée. Aucun relâchement budgétaire ne peut être toléré, bien que la Belgique a dégagé un solde de financement positif de 0,1 % du PIB en 2006. Au contraire, recommande Guy Quaden, gouverneur de la Banque national de Belgique : « Il faudra davantage de discipline budgétaire à l’avenir... et être plus sélectifs dans les dépenses... Le pouvoir central ne peut pas conserver les mêmes compétences en se dépouillant sans cesse de moyens au profit des Régions ... ».<><>2007-2008. « Années horribilis » : élections législatives en juin 2007, élections européennes et régionales en juin 2008. Et les perspectives du Conseil supérieur des Finances sont sombres. Prudence, rigueur et vision seront les vertus à cultiver. <><>Un déficit à combler. Quelles mesures prendre ? « Je ne veux pas d’un budget d’austérité », proclame Laurette Onkelinx, PS, Vice-Première ministre. Les budgets 2007 et 2008 sont clôturés en équilibre dans un climat de crise financière ! <><>2009. Tension. Le budget 2009 souffre. Le gouvernement tarde à remettre son budget à la Commission européenne du Budget. Celle-ci le somme de lui rentrer un budget pour le 20 septembre 2009.<><>La préparation du budget 2010. Les nouvelles ne sont pas rassurantes. Les premières estimations annoncent un déficit de plus de 20 milliards d’euros à combler ! Les déficits « camouflés » des années précédentes ? Les premières indications laissent percer un déficit ramener à quelque 14 milliards ! D’où viennent les premiers six milliards trouvés ? <><>« Il n’y a pas trente-six solutions, entend-on, au Cabinet du Budget, soit on baisse les dépenses, soit on augmente les recettes, donc les taxes ». La Palisse n’aurait jamais mieux dit ! <><>Mais qui voilà : le Patronat. Montée aux barricades. Dans une interview accordée au journal Le Soir, Rudy Thomaes, administrateur-délégué de la Fédération des Entreprises de Belgique, FEB, est catégorique : « Nous estimons que le trou sera supérieur aux 20 milliards d’euros initialement annoncés. C’est un problème d’une envergure énorme. Il faut donc s’atteler à la mise en place d’un plan crédible et soutenu... ». Dégageons les grandes lignes d’un plan que suggère la FEB. <><>Au rayon des dépenses : = = - Domaine de la Fonction publique : Dégraissage. « Par habitant, souligne Rudy Thomaes, on a un nombre excessif de gens actifs dans l’Administration publique... Pas de licenciements, mais nous avons une gigantesque opportunité, avec les nombreux départs à la retraite qui s’annoncent. On peut aussi réduire les embauches ». = =- Domaine des soins de santé. Des économies : « Réduction de la norme de croissance, suggère Rudy Thomaes. En période de récession, il est clair que certains mécanismes ne sont pas tenables. Ce n’est pas parce que c’est dans une loi que l’économie du pays peut supporter cela » = = Au rayon des économies : = = - Prolonger la durée de vie des centrales nucléaires. Rudy Thomaes est persuasif : « Quand une entreprise belge utilise l’énergie éolienne, elle paie plus cher qu’à l’étranger, parce que la Belgique ne dispose pas d’une grande capacité d’installation de systèmes d’énergie renouvelables... Mais si on fait un choix raisonnable en matière d’énergie nucléaire, on peut développer une stratégie où la rente nucléaire peut effacer le surcoût de l’énergie éolienne ».= = - Augmentation de la fiscalité. Sur ce point, Rudy Thomaes est plus réservé. « C’est plus délicat. La marge de manœuvre dans notre pays surfiscalisé est extrêmement réduite. Et tous les analystes disent qu’il y a deux domaines de taxation où il n’y a pas de marge : c’est la taxation des salaires et l’impôt des sociétés ». = =- La fiscalité verte. A ce propos, Rudy Thomaes déclare : « Aucun interlocuteur en Europe ou en Belgique ne peut refuser le débat sur la fiscalité verte. Mais il ne faut pas que, via l’index, cela entraîne une hausse des salaires ». + + + Mais, il y a un Mais avec une majuscule : la date butoir du 20 septembre 2009. La remise obligatoire d’un programme de stabilité, à la Commission du Budget européenne, avec fixation d’une date et du rythme pour le retour à l’équilibre. La Région flamande a déjà montré les dents : Pas question de donner un euro au Fédéral après 2012. + + +La quadrature du cercle. Une année 2010 horribilis. La RIGUEUR.

28.08.2009

LES BUDGETS REGIONAUX WALLONS ET BRUXELLES : DOUILLETS ? ...

Les ministres-présidents Rudy Demotte, PS, Région wallonne et Communauté française, Charles Picqué, PS, Région bruxelloise, ont tranché : « RIGUEUR ». <><>Ringarde l’austérité, morne, triste, sans couleur, passive. Maintenant, c’est du mâle, de la virilité, de la vigueur, de l’engagement, de l’agressivité... Bosser. + + + Région wallonne et Communauté française + + + Le politique montre le poing : chasse aux cumuls, éthique, nouvelle déontologie, aucun crédit supplémentaire, révision des budgets des OIP et des organismes sous contrat de gestion... Une mise au point marquée par le ministre-président Rudy Demotte : « Nous n’avons pas l’intention de faire de l’austérité pour de l’austérité, les gens ne vont pas payé deux fois... ». Un volontarisme souligné de André Antoine, ministre régional du Budget : « La rigueur, d’accord, mais dans le même temps, il faut montrer un horizon de redressement économique à nos concitoyens... Il faut passer la raclette partout. Le sud du pays ne sera pas laxiste ». <><>Il est vrai qu’il en faudra du courage-bosseur. La Région wallonne et la Communauté française annoncent des déficits jamais atteints : 500 millions d’euros (20 milliards anciens francs) pour l’un, 250 millions d’euros pour l’autre. Et merise sur la mélasse : un ajustement budgétaire 2009 de 150 millions d’euros. <><>Les patrons, la FEB, de leur côté, font de la musculation : « Touche pas à la fiscalité, réduction des soins de santé, diminution du nombre de fonctionnaires, suppression d’emplois, blocage des salaires, prolongation de la durée de vie des centres nucléaires... ». Froideur. <><>On attend Rudy Demotte et ses résolutions : « On veut terminer la rédaction des grandes lignes du Plan Marshall 2.Vert pour les fêtes de Wallonie... Et nous serons particulièrement pro-actifs pour les entreprises du secteur vert ». Au Vert. Activation des « clusters ». + + + Région bruxelloise + + + Rigueur confirmée du côté des édiles politiques bruxelloises : injonction aux administrations de réduire de 10 % leurs dépenses. <><>Benoît Cerexhe, CDH, ministre régional de l’Economie et de l’Emploi, est catégorique tout en laissant percer une pointe de méfiance à l’égard de ses collègues : « Il faudra opérer des choix et je voudrais qu’ils ne soient pas dictés par les uns et les autres, mais par le gouvernement dans son ensemble ».<><>Brigitte Grouwels, CD&Vlaams, ministre régionale de la Mobilité et des Travaux publics, souligne : « Il faudra épargner sur les frais de fonctionnement et rationaliser pour continuer d’investir et élargir l’offre des transports publics ». <><>Transversalité. On attend Charles Picqué, un zeste de méfiance : « ... C’est plus écartelé. Ma solution : tracer rapidement les grandes lignes du nouveau Plan régional de Développement, ce qui obligera tout le monde à travailler ensemble, de manière transversale ». <><>Conclusion : Elle nous présentée sur le blogue de Claude Thayse, Maître de conférences : <><>Plus ça change, moins ça change... + + + "Le budget devrait être équilibré, les finances publiques devraient être comblées, la dette devrait être réduite, l'arrogance de l'administration devrait être abolie et contrôlée, et l'aide aux pays étrangers devrait être diminuée de peur que Rome ne tombe en faillites. Les gens doivent encore apprendre à travailler au lieu de vivre sur l'aide publique." + + +Ciceron, 55 av. J.C.

27.08.2009

LE BUDGET DE LA REGION DE BRUXELLES

La législature 2004-2009 <><>Le gouvernement bruxellois, PS-CDH-ECOLO, issu des élections régionales de juin 2004, a présenté le budget 2005, le premier de la législature 2004-2009, en boni, léger certes : 1,6 million d’euros. Une première depuis la création de la Région bruxelloise en 1989. <><>Que s’est-il donc passé ? « Tous les membres du Gouvernement ont accepté de remettre à plat leur budget pour en extraire le maximum de moyens dont avait convenu qu’ils devaient être mise au service de l’action commune », précise Guy Vanhengel, Open VLD, ministre du Budget. Plain cap sur l’emploi, l’économie, le logement et la mobilité. Et de peaufiner un « Contrat pour l’Economie et l’Emploi », destiné à être le fil conducteur de la politique du Gouvernement bruxellois jusqu’à la fin de la législature. <><>Selon Charles Picqué, PS, ministre-président, « le Contrat d’Avenir n’est pas destiné à réinventer une politique ; il s’agit de mettre à table tous les acteurs sociaux et économiques de la Région ». <><>L’opposition MR est sceptique. Didier Gosuin, député-bourgmestre FDF, et Jacques Simonet, député-bourgmestre MR, décrivent le budget comme une simple adaptation aux normes imposées par l’Union européenne. <><>Les budgets des années suivantes sont de la même veine, marqués par le sous-financement récurrent de la Région <><>La législature 2009-2014 <><>La continuité de l’Olivier : PS-CDH-ECOLO, présidé par Charles Picqué, PS. A la jauge de l’opinion publique. « On est arrivé à ce moment de vérité où on voit les limites et le caractère injuste du mode de fonctionnement de la Région bruxelloise...Il va falloir concilier la rigueur et l’innovation... J’insiste : remettre le problème du financement de Bruxelles tard, le renvoyer à la négociation du « paquet global », c’est faire courir un risque grave à la Région bruxelloise » déclare Charles Picqué, ministre-président reconduit, dans un entretien avec David Coppi et Francis Dubois, journalistes du quotidien Le Soir. <><>Comment la législature se passera-t-elle ? L’ajustement du budget 2009 et le bouclage du budget 2010, premier budget de la législature, sont les tests posés à la solidarité de l'équipe gouvernementale, au sein de laquelle les rapports de force indiquent une présence renforcée du CD&Vlaams et une influence marquante de Ecolo.