09.10.2009

LA BONNE GOUVERNANCE FLAMANDE : REFILER LES FACTURES A D'AUTRES ?...

Pascal Smet, SP.A, ancien ministre bruxellois flamande de la Mobilité, aurait laissé à sa successeur, Brigitte Grouwels, CD&V, ministre de la Mobilité, avant de passer à la Région flamande, un montant salé de factures impayées. « Des factures impayables », affirme Brigitte Grouwels. Elle les estime au total à 59,5 millions d’euros ! Le Cabmit de la Ministre les détaille : « Cela concerne d’abord les travaux effectués pour le bouclage du métro, sur la petite ceinture là il nous manque 13 millions. Puis, il y a une série de travaux d’entretien des routes, là on parle de 17 millions. Plusieurs investissements routiers doivent encore être payés aussi ; il y en a, là aussi, pour 17 millions. Cela concerne l’avenue de la Couronne, la place Flagey, le tunnel Stéphanie, les Quatre-Bras... Et, enfin, il y 12,5 millions pour l’entretien et la sécurisation des tunnels... » <><>Ce qu’on ne peut comprendre, c’est l’absence de réaction de l’Administration au moment de l’engagement des dépenses, et de l’inspection des Finances lors de la disponibilité des crédits. Une faille dans le suivi des décisions ministérielles ? C’est ce que relève Didier Gosuin, MR/FDF, ancien ministre régional bruxellois, député-bourgmestre de Auderghem.

02.09.2009

LA FLANDRE : TRES FRAGILE ...

L’arrogance de la Flandre, signe de faiblesse, de doute. La Flandre a peur de son vieillissement, de la perte de son bien-être actuel. Elle sait qu’après 2010 – et 2010, c’est demain – il y aura chez elle plus d’inactifs que d’actifs. Elle a besoin de sécurité. Elle pense trouver la sécurité dans l’autonomie de gestion en gérant elle-même son argent pour les pensions, la santé, la formation...D’où un réflexe d’une bête aux abois : faire de la musculation pour se rassurer. + + + La voie confédéraliste. <><>La Flandre veut assurer sa survie. Elle est bien décidée, éperonnée par le CD&V, à emprunter la voie du confédéralisme. Son credo sera : plus d’autonomie. Une Flandre en quête de nouvelles compétences inscrites dans la ligne tracée par Gaston Geens, CD&V, ministre-président du gouvernement flamand, qui déclarait, au milieu des années 80 : « Wat we zelf doen, doen we beter » ( Ce que nous faisons nous-mêmes, nous le faisons mieux ).<><>Une Flandre arrogante qui a les mains libres pour faire sa politique. Une Flandre qui s’exprime à travers les propos de sa nouvelle génération d'intellectuels, personnalisée par Matthias Storme, président du Verbond der Vlaamse Academici, l’association des universitaires flamands : Je n’aime pas l’appellation de Région flamande, parce que pour nous, les régions sont les régions de la Flandre. La Flandre n’est pas une Région, c’est un pays... Le minimum que nous exigeons pour Bruxelles, c’est que tous les Bruxellois qui le veulent soient des citoyens à part entière de la Flandre... ». <><>La Flandre, et c’est sa force, place l’intérêt général flamand au-dessus des intérêts partisans. Elle va s’appuyer sur les résolutions votées par le Vlaams Parlement, le Parlement flamand, en 1999. Les saintes résolutions, la bible de la Flandre.+ + + Les résolutions flamandes.Le leitmotiv : Les Communautés doivent devenir responsables de leurs dépenses. Etre responsable sur son territoire. Des pistes : = =- Octroi d’une Constitution = = - Renforcement de l’ancrage régional dans les secteurs de l’économie et de l’emploi ; régionalisation plus profonde de la politique socio-économique = = - Décentralisation de la mobilité ; régionalisation du rail et de l’aéroport national (Zaventem) = = - Régionalisation de la sécurité sociale = = - Renforcement de l’autonomie fiscale = = - Représentation de la Flandre à la Cour d’Arbitrage, au Conseil d’Etat, à la Cour de Cassation = = - Scission électorale de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde = = - Affirmation de la Flandre comme Région européenne autonome. Avoir son mot à dire dans la prise de décision européenne = = Dans cet état d’âme, la Flandre s’affiche indépendante. Les manifestations se multiplient. Le Comité pour la Flandre indépendante, créé en mai 2002, déclare à tout vent que : « la Flandre, séparée de la Wallonie mais en bonne entente de voisinage avec celle-ci, serait une plus-value pour l’Europe ». <><>Les patrons flamands, regroupés au sein de l’Unizo, ne sont pas à la traîne. Au contraire. Ils appuient ostensiblement les revendications des politiques. Ils insistent sur une régionalisation de la fiscalité. « La fiscalité des entreprises, affirment-ils, c’est l’instrument économique le plus efficace. La régionaliser a une raison philosophique : celui qui dépense doit aussi être celui qui engrange les recettes. C’est une question de responsabilité. On a déjà régionalisé une partie de l’impôt des personnes physiques. Celui des sociétés doit suivre... ».

21.08.2009

L'AFFIRMATION DU CARACTERE FLAMAND DE BRUXELLES...

La Flandre tire tous azimuts. Certains d’entre vous s’étonnent et sourient de voir des groupes de Flamands en visites guidées de Bruxelles, en particulier dans le quartier Matonge, le Centre Ville et les communes de la grande ceinture. Ces visites ne sont pas innocentes. En fait, la Flandre cherche à encourager ses concitoyens à venir s’établir à Bruxelles, à reflamandiser Bruxelles, à démontrer le caractère multiculturel de Bruxelles. + + Il y a l’appel lancé aux étudiants de Flandre par Bert Anciaux, Spirit, ministre régional flamand, chargé des Affaires bruxelloises, les invitant à venir s’installer à Bruxelles : « J’entends par là promouvoir la capitale comme ville étudiante ». Astucieusement, il associe la STIB à son opération charme par l’ouverture par celle-ci d’une agence commerciale chargée de délivrer les abonnements à prix réduit. Une initiative du gouvernement flamand qui reçoit le soutien de Pascal Smet, SP.A, ministre de la Mobilité du gouvernement régional bruxellois : « La Région bruxelloise n’est certes pas compétente en la matière, souligne-t-il. L’exécutif bruxellois a décidé certains tarifs préférentiels mais les étudiants du supérieur ne sont pas repris. Mais si la Communauté française décidait d’appliquer une mesure similaire, la STIB pourrait délivrer les mêmes services ». + + Autre astuce flamande : repeindre en gris les trams, les bus et le métro bruxellois, une couleur germanique. Fini le jaune, bien visible. Tout le charroi public sera progressivement gris ! Ainsi le veut, Pascal Smet, SP.A, socialiste flamand, ministre de la Mobilité du gouvernement régional bruxellois. Donner une autre image de Bruxelles est l’obsession des ministres régionaux flamands. Après la peinture grise, Pascal Smet se frotte à la plastique des mots ; il rebaptise les points de vente de la STIB selon leur grandeur : les grands, en « flamanglais » : « Bootik » ; les petits, en flamand : « Kiosk » ; les distributeurs de billets deviennent en anglais : « Go ». + + Brigitte Grouwels, CD&V, ministre régional bruxellois, refuse de lever les astreintes frappant le Fédéral en raison des violations des normes de bruit par les avions ; elle menace de quitter l’exécutif bruxellois entraînant avec elle le CD&V. Dès lors, le Vlaams Blok entrerait au gouvernement bruxellois ! Imbuvable pour les francophones. Conséquemment, on sait désormais et clairement que la Flandre mène Bruxelles par le bout du nez ! + + Si l’on ajoute l’essaimage par les médias flamands de l’idée que Bruxelles n’est pas aussi francophone qu’on le dit, mais est majoritairement d’identité étrangère et flamande, les portes de sa mise sous tutelle par la Flandre s’ouvrent. Bruxelles tombe sous l’empire d’un régime colonial. + + + Une voix dans notre cœur s’élève : Bruxelles humiliée... Mais Bruxelles renaissante... Bruxelles française

17.08.2009

LA FLAMANDISATION GENERALISEE DE LA BELGIQUE...

... Sous l’œil bienveillant des partis francophones, toutes tendances confondues. Les postes de direction et de gestion passent entre les mains des Flamands. Imposer l’image flamande de la Belgique. + + La tactique flamande : « Les francophones ne font rien ; nous, Flamands, savons gérer ». Conséquemment, les francophones sont priés de partir. + + Une nouvelle application : La préparation de l’Exposition universelle de Shanghai du 1er mai au 31 octobre 2010. La coordination est officiellement confiée, depuis le 30 juin 2009, à Léo Delcroix, CD&V, ancien ministre CD&V de la Défense, flanqué de deux adjoints : Sherif Abdoelrahman, Open VLD, et Luc Joris, PS. + + Le titulaire, Robert Urbain, PS, âgé de 78 ans, il est vrai, a été prié de partir. Il se défend cependant d’avoir été poussé vers la sortie par le PS : « Elio Di Rupo a même été étonné de ma décision, dit-il, ...J’ai préféré me retirer pour des raisons personnelles : je devais être hospitalisé. J’ai d’ailleurs subi deux interventions depuis lors. Or, mon absence risquait de mettre en péril la concrétisation du projet ». + + Mais pourquoi le remplacer par un Flamand ? La face cachée de la politique ! + + Au Cabinet du ministre Vincent Van Quickenborne, Open VLD, on se contente de déclarer : « Il y a quelques semaines, Robert Urbain a demandé à être déchargé de cette tâche pour des raisons personnelles. Nous avons accédé à sa demande : une démission honorable lui a été accordée. Nous avons alors demandé à Léo Delcroix, qui était commissaire adjoint, de reprendre le dossier ». Logique. L’adjoint prend temporairement la fonction au départ du titulaire. Mais Léo Delcroix avait été désigné spécialement à la fonction d’adjoint un an plus tôt, le 30 juin 2008, par Yves Leterme, CD&V. De désignation temporaire naturelle, ce fut une désignation pure et simple. Le coup avait été préparé ! + + Pour Shanghai, la petite Belgique a un staff d’un grand Etat : un commissaire général, CD&V, et deux adjoints ; un CD&V et un PS (pour la figuration ?) ; tous les trois payés à 3600 euros nets par mois ! + + Robert Urbain semble trouver maussade son écartement ; il s’explique et détricote indirectement la tactique flamande. + + Chargé en 2006 de la préparation de la participation belge à l’Exposition universelle de Shanghai 2010, Robert Urbain part de rien : « Pas de budget pour le projet, ni pour le fonctionnement du commissariat ni pour l’investissement dans le pavillon... Les responsables politique des Régions bruxelloise, wallonne et de la Communauté germanophone donnent leur accord de principe pour une intervention financière ». La Flandre, c’est « niet » et un certain désintéressement (calculé ?) du Fédéral. « Il a fallu, précise Robert Urbain, que Leterme (CD&V) s’empare du dossier pour que ça avance ». Mais, un adjoint flamand supplémentaire, Léo Delcroix, CD&V, est imposé. La flamandisation du Commissariat à l’Exposition universelle de Shanghai est lancée. Madame Laruelle, MR, qui fut ministre de tutelle, n’a rien vu venir ou n’a rien voulu faire. Et Robert Urbain, amer, souligne : « ... C’est intéressant de noter que pour la première fois, le principe de la rotation entre partis politiques et de l’alternance Nord-Sud est brisé. Et que, pour la première fois, on se retrouve avec trois commissaires : un général (moi, PS) et deux adjoints (un VLD et un CD&V)... ». La Flandre réussit son opération. + + A propos de son remplacement, Robert Urbain martèle, tranchant : « Le PS s’est fait avoir. J’aurais dû être remplacé par un commissaire général, pas par un adjoint que je ne connais pas. J’espère que mon parti a fait le bon choix (M. Joris, NDLR) ».+ +Le carpocapse flamand poursuit la "parasitude" des institutions fédérales, facilité par la tiédeur des représentants des partis politiques francophones...+ + Que nous reste-t-il ? S’accrocher à nos rêves de réveil de la conscience francophone ! Persévérer ! Ne jamais se résigner !

07.07.2009

UNE MINI SURPRISE EN FLANDE : L'OPEN VLD OUT..

Le gandin pour Guy Verhofstadt, revenu à la présidence de l’Open VLD, pour éviter la Berezina à son parti ; il y est plongé ! Une trempette glacée. La mouise, quoi ! Penaud, il « prend acte du choix du formateur. Nous n’avons jamais lancé d’exclusives à l’égard d quiconque ». Les libéraux du Nord rejoignent les libéraux du Sud dans la détresse. Une grande lessive bleue se prépare. + + Kris Peeters, CD&V, formateur du gouvernement régional flamand à choisi ses partenaires pour une reconduction d’un bail d’une durée de cinq ans. Ce sera une équipe aux couleurs flamandes bien marquées : CD&V, NV-A, SP.A. Kris Peeters s’affirme que le patron de la Flandre à la tête « d’une équipe forte et unie ». Catégorique : « J’avais promis de faire la clarté le plus vite possible après mes premiers tours de négociations. Il fallait rapidement mettre sur pied un gouvernement cohérent susceptible de s’attaquer à la crise économique et au sein duquel les différents partenaires peuvent au maximum se retrouver sur la politique à mener ».+ + La grande Réforme de l’Etat sera flamande. Nous y reviendrons. = =Une constatation : du bleu expulsé partout sauf à Bruxelles; du rouge partout sauf à Bruxelles, du vert partout

15:20 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cd v, nv-a, sp a, bleu, rouge, vert |  Facebook |

06.06.2009

BENOT CEREXHE : VOUS DITES PRAGMATISME...

M. Benoît Cerexhe, CDH, ministre régional de l’Economie et de l’Emploi, président de l’arrondissement de BHV, nous surprend. + + Dans une carte blanche, publiée dans le quotidien Le Soir du 3 juin 2009, il titille Philippe Van Parijs, professeur à l’UCL, sur sa prise de position en faveur de listes bilingues à Bruxelles, mais lui-même se déclare favorable au bilinguisme : « … en 2004, lorsque j’étais parlementaire de l’opposition, j’ai fait adopter par le Parlement bruxellois une résolution visant à développer de manière importante à Bruxelles l’enseignement bilingue par immersion… ». + + En même temps, Benoît Cerexhe fustige la proposition du professeur Van Parijs de créer des partis bilingues : « … Sous des apparences « unitaires », la proposition de créer des partis politiques réunissant les sections bruxelloises des différentes familles politiques, porte en elle les germes d’une division, d’une fracture, celle des francophones de notre pays… », mais lui-même se vante de tirer des listes bilingues au niveau communal : « … les listes que j’ai tirées ont toujours été ouvertes aux francophones comme aux néerlandophones ; à Bruxelles-Ville en 2006, figuraient sur la même liste Joëlle Milquet et Steven Vanackere (Ndlr : CD&V), aujourd’hui tous deux vice-Premiers ministres du gouvernement fédéral… ». La position proflamingantiste nationaliste du CD&V est bien connue : « Tout pour la Flandre ». + + Si la « sortie » de Benoît Cerexhe n’est pas faire le jeu du Mouvement flamand, cela y ressemble beaucoup. Désolante hypocrisie.

09.03.2009

IL EST APPELE A NOUS GOUVERNER...

... JEAN-MARIE DEDECKER, PRESIDENT DE LA LDD… = = L’homme, qu’un sondage effectué en Flandre propulsait à la deuxième place derrière le CD&V, semble toutefois stagner à l’heure actuelle ; il voit la N-VA de Bert De Wever regagner du terrain depuis sa séparation avec le CD&V. = = Jan Callebaut, expert en marketing et « cerveau » du CD&V, pose la pertinente question : «Que fera-t-on si Jean-Marie Dedecker devient ministre-président de la Région flamande ?». Le pragmatisme flamand l’emportera. Les Flamands suivront ! = = Il faudra s’attendre à une déferlante ultranationaliste sur la Flandre, déclenchant une panique dans les partis francophones embourbés dans leur fratricide lutte d’egos démesurés. Les francophone aboieront et ne mordront pas ; comme d’habitude, ils céderont pour apaiser le courroux flamand. La Flandre renforcera sa puissance économique et aura plus d’autonomie fiscale et financière et plus de compétences homogènes en matières de travail, d’emploi, de santé, de mobilité… Un Etat-Nation se façonnera avec un Etat-croupion servile Wallonie-Bruxelles, serviteur obligé d’eau, d’espace, de forêts, de main-d’œuvre, de renommée, d’argent…= = La « Belgique » de demain !