03.11.2007

LES FRANCOPHONES PARLENT AUX FRANCOPHONES...

• Roger DEVILLE, Hoeilaart. – « … Si les francophones abandonnent BHV, plus rien n’empêchera la Flandre de ceinturer la capitale, tel un boa qui, en quelques années, aura étouffé ses victimes (Bruxelles et les communes à facilités). Les stratèges flamands, soi-disant non séparatistes, n’auront qu’à verser quelques deniers pour s’offrir Bruxelles et la flamandiser. Ils auront tenu leur serment ancestral : « Wij laten Brussel nooit los » (nous n’abandonnerons jamais Bruxelles). Et la Wallonie sera aussitôt larguée…• Patrice De JAEGHER. – « Un point trop souvent oublié dans les discussions actuelles sur les fameux transferts Nord-Sud dans notre pays : le premier client de la Flandre est la Wallonie. Ceci signifie que l’argent flamand distribué aux Wallons paresseux est employé à boire de la bière flamande, acheter des automobiles produites dans des usines flamandes ou importées par des sociétés flamandes, consommer de la viande de porc flamande… Quand donc les économistes qualifieront-ils l’emploi réel de ces fonds, afin qu’on sache enfin de quoi on parle ?• Joseph HENROTTE, ancien responsable du service d’études de la Centrale chrétienne des métallurgistes de Belgique, ancien secrétaire politique du Rassemblement Wallon, fédération de Liège.- Dans une carte blanche parue dans le quotidien Le Soir des samedi 3 et dimanche 4 novembre 2007, Joseph Henrotte tient à rappeler deux dimensions dont les médias ne mentionnent jamais : 1) Le rôle et la responsabilité de l’Etat belge dans le déclin économique de la Wallonie : déplacement des grandes fortunes vers Bruxelles, orientation des grands travaux d’équipement vers le nord du pays (ports, chemins de fer, aéroport, routes ou canaux). 2) La revendication flamande de réforme de l’Etat répond à des objectifs idéologiques de droite et non à des aspirations culturelles. - … Dans le contexte historique et politique, la question linguistique apparaît comme un simple prétexte mis en avant pour culpabiliser les francophones… Les médias francophones tombent dans le panneau et multiplient les campagnes en faveur du bilinguisme lequel même s’il se généralisait en Wallonie n’aurait aucun impact sur le comportement politique flamand