26.08.2008

UNE RESOLUTION SEPARATISTE REJETEE PAR LA CHAMBRE DES REPRESENTANTS...

Les partis francophones ont accueilli le résultat du vote sans sauter de joie. La presse francophone se demande tout bonnement si cela est un geste de pacification de la part des Flamands… Résignation. Déprime. Sans saveur. ++ Philippe Moureaux, PS, député-bourgmestre, président de la Fédération socialiste de Bruxelles, résume l'humeur d'indifférence qui visite les politiques francophones : le fait de non-prise en considération de la résolution du Vlaams Belang donne l'impression que la Flandre joue avec les Wallons et les Bruxellois comme le chat avec la souris". ++ Que demandait la résolution du Vlaams Belang ? Elle invitait le "gouvernement fédéral à prendre sans délai les mesures nécessaires pour préparer le démantèlement de l'Etat belge ...". Les parlementaires francophones savent très bien que la Flandre, tous partis confondus, ne veut pas d'un moignon de Belgique ; elle a besoin d'espace et de l'or bleu wallon pour sa survie, du territoire Belgique tout entier. Alors, elle amuse la galerie et entretient le nationalisme. Les uns détruisent, les autres recollent les morceaux ; le "bon peuple" applaudit ! Le mouvement perpétuel de la naïveté du peuple d'en bas ! Donnez-leur du pain et des jeux, disait Jules César, ils seront moutons bêlants!

23.11.2007

MESSAGE DU FDF :DIALOGUE INSTITUTIONNEL...

Le FDF réaffirme sa volonté de voir se former rapidement un gouvernement fédéral répondant aux priorités socio-économiques des citoyens de ce pays, telles qu’elles résultent des résultats des élections législatives du 10 juin dernier. - Je considère que la préparation d’un dialogue institutionnel n’est pas liée à la formation du gouvernement fédéral et que ce dialogue devra s’organiser en une instance spécifique dont la composition, la méthode et le rythme du travail ainsi que les thèmes qui y seront abordés, devront être définis à la suite de la mission confiée par le Roi au président de la Chambre des représentants et du Sénat. -Par conséquent, il n’existe aucun engagement à traiter de manière prioritaire les thèmes souhaités par les partis flamands. -Avant toute discussion approfondie sur une réforme de l’Etat, le FDF considère que la question du respect du suffrage universel et de la démocratie dans les trois communes à facilités de la périphérie bruxelloise devra être réglée - Si le gouvernement flamand persiste à ne pas nommer les bourgmestres de ces communes légitimement élus, il y a là une raison supplémentaire pour que ces communes, ainsi que d’autres de la périphérie bruxelloise, puissent être rattachées à la Région bruxelloise, qui garantira les droits de la majorité francophone de leur population. -J’estime enfin que les partis francophones doivent poursuivre une concertation plus étroite afin de déterminer leur position commune dans le cadre d’un éventuel débat institutionnel et maintenir leur exigence de l’élargissement de la Région bruxelloise comme condition réelle d’une pacification communautaire au centre du pays. -Olivier MAINGAINPrésident du FDF

31.10.2007

LE WALLON N'A RIEN AVOIR...

LE WALLON N’A RIEN A VOIR DANS LES TENSIONS FLAMANDO-FLAMANDES… - Noël Slangen, dans le quotidien Le Soir du 12 septembre 2007, a ses raisons de penser « qu’on n’a pas été gentil avec les Flamands. Les jeunes Flamands envoyés à la mort par des supérieurs francophones, l’interdiction du néerlandais dans l’enseignement ne sont pas des faits dont nos concitoyens francophones peuvent être fiers ». Il sait et, il le souligne, que « les classes sociales flamandes (naguère) modestes ont eu de bons motifs de se retrouver chaque année à la tour de l’Yser : les générations passées ont été véritablement brimées par des francophones… flamands ! Par les bourgeois du Nord d’expression française qui s’adressaient en patois flamand à leurs domestiques ». Noël Slangen ajoute « … si l’on se rappelle que de nombreux parents de Flamands désormais enrichis étaient au service d’autres Flamands s’exprimant en français, ce complexe d’infériorité prend tout son sens : les enfants des valets ont hérité de la rancune du père qui a dû courber l’échine pour nourrir sa famille ».Le clergé flamand s’est glissé dans la fracture ouverte entre les deux classes sociales flamande : la bourgeoise et l’ouvrière en diabolisant la langue et la culture françaises, présentées comme des propagandistes de la « franse perversiteit » (la perversité française)… jusque dans les tranchées de la guerre 1914-1918.Noël Slangen reconnaît que le « Wallon n’a rien à voir dans les tensions flamando-flamandes » qui ont débouché sur le mépris du Flamand envers le Wallon et le Bruxellois francophone.Les Wallons n’ont jamais « agressé » la Flandre. Au contraire. Les exemples sont multiples allant de la construction et du développement des ports d’Anvers, de Gand, de Zeebruges en passant par la défense de la classe ouvrière flamande. Par contre la Flandre, dans son aveuglement, n’a de cesse de verser son fiel sur Bruxelles la francophone et sur la Wallonie. Pourquoi ? Le clergé pour défendre sa position dominante dans les esprits du peuple ? La bourgeoisie francophile pour détourner les légitimes rancunes du peuple à son égard ? Quoi qu’il en soit la Flandre intransigeante, rancunière, menace les Francophones de voter la scission de l’arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde sans concession en s’appuyant sur sa majorité à la Chambre des Représentants ! Au demeurant, cela ne serait pas son premier coup de force au Parlement. Il le fut le 12 mai 1910 lors du vote de la loi Frank-Seghers germanisant l’enseignement moyen ; il fut suivi le 23 mai 1913 par le vote de la loi excluant de tout grade dans l’armée les Wallons ignorant le flamand, par le vote de la majorité flamande du Sénat le 13 mai 1921 de la loi von Bissing qui, pour la première fois dans l’histoire de la Belgique, introduisit le flamand dans l’administration de la Wallonie…L’Histoire repasse les plats

13.10.2007

UN PREMIER MINISTRE FRANCOPHONE ?

Selon la tradition, le Premier ministre est issu du part! de la première famille politique du pays, parlementaires flamands et parlementaires francophones confondus, ayant obtenu le plus grand nombre de sièges. - Quelle est la situation ? La famille libérale est la première famille politique du pays au sein de laquelle le MR est le parti ayant obtenu le plus nombre de sièges. En principe, c'est un formateur libéral qui devrait être désigné. - Qu'en est-il ? Le cartel CD&V-N.VA de la famille chrétienne revendique le poste de Premier ministre, comme étant le premier parti de Flandre. - De quel droit ? Aucun droit, à l'exception du droit particulier flamand au nom duquel le CD&V se déclare le premier parti de Belgique. - Le Palais royal semble avoir accrédité la thèse de la Flandre dominante. Il désigne à deux reprises un formateur issu de CD&V. - Conclusion : Un Premier ministre francophone en Belgique est hors de question pour l'éternité d'autant plus que les Flamands sont majoritaires à la Chambre des Représentants. - Question : Acceptez-vous la dominance flamande sur la vie politique belge ? Où voulez-vous aller ?