10.05.2011

BOUGE L'ESPACE WALLONIE-BRUXELLES : BHV SOLUTE ?

BOUGE L’ESPACE WALLONIE-BRUXELLES

 

BHV soluté ? Fédération Wallonie-Bruxelles plombée ? Creuser des tranchées ?

Le CD&V, par son député régional Walter Vandenbossche, vice-Premier président du parlement bruxellois, lâche sur le plateau de Télé Bruxelles, le jeudi 5 mai 2011, que les matières personnalisables (allocations familiales, soins de santé…) pourraient être transférées pour les Bruxellois à la Commission communautaire commune, Cocom, instance qui gère les matières communautaires. Il exige la confirmation du rôle de la Cocom dans la gestion des matières communautaires avec le maintien de tous les acquis flamands à Bruxelles.

Un pas vers la cogestion de Bruxelles par la Flandre et la Wallonie ? L’on sait que la Cocom est composée paritairement de néerlandophones et de francophones. Il n’y a pas dessin. Une certitude qui s’affermit par l’annonce de création d’une communauté métropolitaine cogérée englobant des communes de l’ancienne province du Brabant. Une proposition qui plombe brutalement la création d’une Fédération Wallonie-Bruxelles, qui neutralise la Communauté Wallonie-Bruxelles.

Une méfiance renforcée à la suite de la déclaration spontanée de Philippe Moureaux, PS, sénateur-bourgmestre de Molenbeek-St-Jean à l’écoute des propos de Walter Vandenbossche : « … C’est une déclaration très importante que vous faites là. Jusqu’ici, le CD&V a toujours refusé, cette solution. Je peux vous dire que c’est loin d’être négligeable… ». Il est permis d’être méfiant quand on voit le résultat désastreux du compromis qu’il a négocié avec les Flamands en 1988 pour le fonctionnement de la Région de Bruxelles, plaçant Bruxelles sous tutelle larvée de la Flandre contre un retour des socialistes aux affaires de l’Etat fédéral.

La déclaration de Charles Picqué, PS, ministre-président de la Région de Bruxelles, affirmant « qu’il faut s’amadouer progressivement… dans l’élaboration d’un plan stratégique concerté pour l’hinterland… » suscite également la méfiance. Autrement dit, Charles Picqué demande aux Bruxellois de faire le deuil d’un désenclavement de Bruxelles et d’admettre une forme de cogestion de l’enclave bruxelloise !

Que valent dès lors les déclarations musclées de politiciens francophones ? Paroles de propagande électorale ? Dans une interview publiée dans le journal Le Soir du 5 mai 2011, Didier Gosuin, FDF, chef de file du groupe M R-FDF au Parlement bruxellois et membre de la Commission Wallonie-Bruxelles, s’exprime sur l’existence des Communautés : « Toute culture a besoin d’une institution qui les représente… Vouloir supprimer les Communautés, ce serait créer le blocage total. On n’arrivera pas à une solution aussi radicale ! Par contre, vu les exigences du Nord, il y a un risque qu’on accroisse les compétences des Communautés ; là le danger est énorme pour Bruxelles. Ce serait la mort lente de la Région, avec le développement de nationalismes communautaires… Les Régions sont le centre de gravité, il faut maintenir le rôle actuel des Communautés. »

Le 1er mai 2004, Elio Di Rupo, président du PS, faisait le serment devant ses troupes : « Qu’on ne compte pas sur le PS pour détricoter l’Etat belge, pour scinder l’arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde, pour régionaliser la sécurité sociale. »

En 2005, Jean-Claude Van Cauwenbergh, PS, ministre-président de la Région wallonne à l’époque, était catégorique : « … Quand on touche à un symbole, les Wallons sont toujours très forts. Bruxelles-Hal-Vilvorde, c’est un symbole, comme les Fourons. Si on y touche, nous monterons donc sur nos ergots. Nous serons solidaires … »

Laurette Onkelinx, PS, vice-Première ministre fédérale, conseillère communale à Schaerbeek, frappait fort :  « … Les Flamands veulent une réforme de l’Etat. Ce qu’ils n’obtiennent pas dans une grande négociation, ils l’arrachent par petites touches sournoise es et discrètes… Les francophones ne veulent pas une fédéralisation de la Justice ? Qu’à cela ne tienne, on va déjà confier aux Communautés le soin de former les magistrats. Les francophones refusent l’éclatement de la SNCB ? Qu’à cela ne tienne, des représentants des Régions sont entrés dans le conseil d’administration, et on acceptera l’argent flamand pour des voies ferrées flamandes, et il n’y aura pas d’argent pour les voies ferrées wallonnes… Il ne faut pas être naïfs. Les Flamands savent ce qu’ils veulent et rien ne les arrêtera. Ce qui se passe aujourd’hui est bien plus grave et bien plus inquiétant qu’une discussion institutionnelle. Parce que les francophones, et au premier titre le M R, … cèdent unilatéralement sur toute une série de questions et que celles-ci ne feront donc pas partie de la grande discussion… »

Olivier Maingain, FDF, député-bourgmestre, président des FDF, tenait des propos fermes et catégoriques ; en juin 2002, il disait à propos de Bruxelles : « Je ne veux ni d’une Région croupion par rapport aux communes, ni de communes réduites à des mairies d’arrondissements ou à des guichets administratifs de la Région ». En avril/mai 2004, il faisait le serment : « Je dis clairement que nous n’avons plus rien à payer au plan institutionnel à Bruxelles et en périphérie. Jamais nous n’accepterons les plans flamands visant à mettre Bruxelles sous tutelle ». Il affirmait : « … S’ils (les Flamands, ndlr) veulent la scission, on parlera de l’élargissement de la Région, ce qui mettra enfin Bruxelles en conformité avec sa réalité socio-économique et brisera le carcan, en faisant le lien avec la Wallonie… ». Octobre 2007, Olivier Maingain ponctuait la mise en garde du monde politique francophone contre la naïveté à l’égard des paroles mielleuses des partis flamands : « Les élus francophones dans les communes à facilités s’exprimeront en français lors des conseils communaux… Ce qu’on accorde aux Flamands de Bruxelles doit l’être aussi aux 150 000 francophones de la périphérie… L’enjeu le plus évident est de briser le carcan enfermant Bruxelles en Flandre, pour qu’elle ne soit pas emportée dans les bagages des nationalistes flamands ».

Avril 2011, Philippe Moureaux, vice-président du PS, confessait : « Moi, j’ai toujours été de ceux qui pensaient qu’il fallait trouver un compromis acceptable, certainement avec des reculs francophones. Mais je constate que tout ce que nous avons mis sur la table, tout ce que nous accepté est non seulement jugé insuffisant, mais que, à chaque fois, on veut aller plus loin en face. Dès lors, les francophones, y compris ceux qui comme moi qui étaient favorables à un compromis audacieux, même partiellement déséquilibré, ne peuvent aller plus loin. Ils sont allés au bout de leurs possibilités. Il faut creuser les tranchées… Bloquer l’offensive flamande. Ne plus accepter d’entrer dans des concessions supplémentaires. Nous sortirons des tranchées quand nous verrons qu’il y a une volonté de l’autre côté de négocier quelque chose de valable. »

Philippe Moureaux s’aligne sur la position de Olivier Maingain qui, dans une interview publiée dans le journal Le Soir du 21 février 2011, relançait sa mise garde au monde politique : « Scinder Bruxelles, redisait-il, c’est précipiter la scission du pays… Croire qu’on peut résoudre BHV sans avoir l’architecture globale du pays, c’est une erreur ! On ne peut pas prendre le risque d’enfermer Bruxelles en Flandre… ». Et, nouveauté, Olivier Maingain suggérait « d’interroger les habitants du Brabant flamand et du Brabant wallon sur un élargissement de Bruxelles. »

La Fédération Wallonie-Bruxelles a sa bible : le Manifeste pour l’unité francophone rédigé par Antoinette Spaak, FDF, ministre d’Etat, et Serge Moureaux, PS, député honoraire, ancien président de la Maison de la Francité.

La Flandre a son catéchisme : les résolutions du Parlement flamand de 1999. Greffons-y le diagnostic de Bart De Wever, historien, président de la N-VA, publié dans l’hebdomadaire allemand Der Spiegel : « Aujourd’hui l’Allemagne est redevenue la locomotive de l’Europe et la Belgique après des querelles politiques interminables est devenue le malade de l’Europe… La Belgique ne fonctionne plus ! La Belgique est une nation qui a échoué… »

On en est là !

TABLE DE DISCUSSION : LE CONCEPT "DISTRICT" A ERADIQUER

ERADICATION DU MOT « DISTRICT »…

 

Magda DECHESNE-CHARLES, 1410 Waterloo - Il me paraît impossible d’éradiquer ce mot de « district » qui  revient encore de plus belle ces jours-ci. Il m’est difficile de comprendre pourquoi cette appellation, due à l’orangiste nostalgique Louis Tobback, si je ne me trompe, qui regrette  la scission d’avec les Pays-Bas en 1830, est constamment utilisée et tout à fait défavorable à Bruxelles et aux Bruxellois.

La mauvaise idée de Louis Tobback est d’avoir comparé Bruxelles l’Européenne à Washington DC pour en faire un district. Et tout le monde - Wallons compris - répercute cette sottise. Ce concept devient vraiment rasoir, vu l’acharnement des francophones à jouer au perroquet. Dans ce district administratif, les habitants n’ont pas les mêmes droits que les autres citoyens des Etats-Unis. Pour commencer, ils ne votent pas. C’est donc bien ce qu’espérait Tobback pour neutraliser Bruxelles !

Et pourquoi ce qu’un Flamand invente est repris par les francophones au lieu de « ville-Etat », comme l’a dit un jour Charles Picqué, ou « ville libre », comme l’a dit il y a déjà longtemps François Perin ?  Or, le vrai exemple à suivre pour Bruxelles est beaucoup plus près de nous. Inutile de traverser un océan ! Il s’agit de Berlin, capitale de l’Allemagne. C’est une ville libre, une ville-Etat, un Land ! Et Bruxelles serait en outre officiellement la capitale de l’Europe ! C’est difficile à capter ?

Il me semble que ce serait le vrai destin de cette ville qui m’est chère et qu’il est grand temps pour le monde francophone de s’intéresser à la question, en tenant compte de ce qu’ont dit un Bruxellois et même un Wallon. Au demeurant, faut-il rappeler que le très respectable professeur de Droit constitutionnel qu’est Francis Delperée a déclaré, à l’émission secouante du 13 décembre 2006 à la télévision, que le terme « district » ne convient pas à Bruxelles ? Alors quoi ?

L’étude du statut de Berlin devrait, dès lors, être confiée à un constitutionnaliste objectif : ses conclusions devraient servir de base à un projet de statut démocratique.

05.04.2011

STATUT DE LA REGION BRUXELLOISE : BESOIN DE CLARTE

Communiqué de presse de Serge de  Patoul, député régional FDF
 
Besoin de clarté du gouvernement bruxellois au sujet du statut de la région

Le ministre-président de la région et de la communauté flamande, Monsieur Kris Peeters (cd&v) déclare dans la Libre de ces 2 et 3 avril 2011 que « Bruxelles ne sera jamais une Région comme les autres. Elle ne doit pas avoir le même statut que les deux autres grandes régions. Elle doit être juste un peu en dessous au niveau de son statut. Il est capital que les deux grandes communautés puissent avoir une voix importante à Bruxelles. »

Le député bruxellois Serge de Patoul (FDF) dépose dès ce jour une question d’actualité pour la séance publique de ce vendredi pour demander au gouvernement une réponse claire et unanime aux déclarations du ministre-président Kris Peeters au sujet du statut de Bruxelles.

Le député dénonce le double langage permanent du gouvernement bruxellois qui laisse en son sein les Ministres néerlandophones, en particulier la Ministre cd&v Brigitte Grouwels, travailler pour la mise en œuvre de la note octopus du gouvernement flamand qui va à l’encontre des Bruxellois et de tous les francophones.

Quant aux déclarations au sujet de la gestion de Bruxelles faites par le ministre-président, Charles Picqué, Serge de Patoul rappelle qu’à Bruxelles, à cause des exigences flamandes, les structures politiques sont beaucoup trop complexes et le nombre de parlementaires et de ministres est excessif. Pour le député FDF, il faut diminuer de moitié le nombre de députés et de ministres et revenir pour les élections régionales bruxelloises à un système électoral non-biaisé comme le système pratiqué au niveau communal. L’économie serait de plus de 500 millions d’euros par an tout en ayant la même efficacité démocratique.

28.06.2010

UNE NOUVELLE TRANCHE DE BRUXELLES PRESENTEE SUR LA TABLE DU TROC ?...

Le scénario de 1989 façonné par Philippe Moureaux, président de la Fédération socialiste de Bruxelles, se réécrira-t-il en 2010, avec Di Rupo, président du PS ? La Région de Bruxelles est de nouveau aux abois sur le plan financier ; la faillite la guette. + +La cogestion de Bruxelles par la Flandre (dominatrice) et la Wallonie se dessine en échange d'un paquet d'euros, suffisamment pesés pour remettre le financement de Bruxelles sur la table des négociations dans 10 ans, avec, cette fois, en contrepartie, l'incorporation de Bruxelles en Flandre. Et l'octopus flamand sera accompli ! + +En fait, la cogestion en douce de Bruxelles est en cours depuis la dernière réforme de l'Etat ; les matières relatives à l'enseignement, à la culture, aux sports, à l'aide à la jeunesse… sont gérées par la Région flamande et par la Communauté française ; elles échappent à la Région bruxelloise. Le plaidoyer de la N-VA pour la suppression de Bruxelles est l'expression verbale de ce qui se passe en coulisse… La rupture du mur du silence par la N-VA a provoqué l'ire des partis francophones. Quoi, les "petites manigances", les "petits arrangements" sont mis sur la place publique ? Les réactions des partis francophones ne se sont pas fait attendre… Il faut faire impression sur le citoyen ! + +Charles Picqué, PS, ministre-président de la Région de Bruxelles-Capitale, des trémolos dans la vois : "C'est une déclaration de guerre". + +Christian Doulkeridis, Ecolo, ministre bruxellois, mielleux, un regard tourné vers Groen : "Encore une promesse que Bart De Wever ne peut pas tenir". + + Joëlle Milquet, présidente du CDH, verbeuse : "La N-VA est dans une logique frontale d'affrontement et de surenchère qui nous éloigne des solutions qui doivent être trouvées dans un cadre de discussion acceptable pour tous… Pour ceux qui en doutaient encore, il est toujours indispensable de dire non aux propositions inacceptables de la N-VA. + + Olivier Maingain, président du FDF, un tantinet plus ferme, plus clair : "L'enjeu est de plus en plus évident : il faut briser le carcan enfermant Bruxelles en Flandre, pour qu'elle ne soit pas emportée dans les bagages des nationalistes flamands". + + Armand De Decker, PRL branche libérale du M.R., président du Sénat, n'est pas tendre à l'égard du FDF branche bruxelloise du M.R. ; ces propos n'arrangent pas les choses pour Bruxelles. Faut-il s'étonner ? Il s'agit tout simplement d'un retour de la bourgeoisie flamande dans ses terres, dans le cadre de la poursuite logique du processus d'évaporation de la Belgique, disons de "balkanisation" de l'Union européenne en construction. Un processus qui, au demeurant, n'est pas une exclusivité belge. Voyons l'éclatement de la Yougoslavie, la partition de la Tchécoslovaquie, l'implosion de l'empire russe, les mouvements séparatistes en Italie, en Grande Bretagne, en Espagne, des velléités d'autonomie en France métropolitaine et d'Outremer… Un fractionnement des Etats dès qu'un avantage en nature se constate dans une "région" pour en profiter seule au maximum. + + Demandons aux représentants francophones d'être conscients que l'avenir du français en Belgique est menacé ; la cogestion de la Région bruxelloise, voulue par la Flandre, n'est qu'une étape dans l'évaporation de la Belgique francophone et de sa mutation en un Etat België de langue néerlandaise. Le retour de la België de 1815 rejetée en 1830 par les Belges. Qu'ils en soient conscients ! Nous le leur redemandons avec insistance !

09.06.2010

AUX POLITIQUES : LEUR PARLER AMBIGU

Parlez clair, bon dieu ! Soyez iréniques ! Mais exprimez-vous lucidement sur les problèmes qui touchent sensiblement la vie quotidienne. + +Que nous disent Laurette Onkelinx et Charles Picqué, PS, à propos de l'avenir de la Région de Bruxelles, de l'avenir de plus d'un million d'habitants ? "Refinancer Bruxelles, c'est un engagement, une exigence, une exclusive… C'est un impératif sinon Bruxelles ne saura pas assumer l'obligation scolaire d'ici cinq ans… Le PS a créé Bruxelles, le PS va renforcer Bruxelles. Ce n'est pas une promesse, c'est un engagement..." + +Dans l'engagement pris en commun par ces deux personnalités fortes du PS, soulignons le constat de Charles Picqué : "Pour le moment, on assiste un peu à la course au meilleur francophone. Mais moi, je trouve qu'il faut y substituer le choix du meilleur négociateur francophone ! Celui qui sait concilier fermeté et capacité de dialogue ! + + Nous sommes parfaitement d'accord avec ces propos ; nous applaudissons. Mais voilà, sur le terrain, c'est autre chose. Dans la plupart des coups contre Bruxelles, le PS est présent. Il donne tout à la Flandre : en 1962, la suppression du recensement linguistique ; en 1968, la limitation de Bruxelles à 19 communes ; en 1988, le transfert du pouvoir communal aux Régions contre un financement maigrichon sans la fiscalité sur le produit du travail presté à Bruxelles. Un appauvrissement calculé par la Flandre ; l'engrenage de la réintégration des communes "à facilités linguistiques" en Flandre unilingue… + +Maintenant, dans leur déclaration commune, Laurette Onkelinx et Charles Picqué ne pipent mot de l'agrandissement de Bruxelles, du respect de la démocratie dans la périphérie bruxelloise, du recensement de la population, de l'ajustement de la fiscalité. Rien ! + + Et la déclaration fracassante de Charles Picqué : "Si on en arrive au scénario de l'éclatement du pays, les Bruxellois seront maitres de leur destin ! Ils s'associeront avec qui ils décideront de s'associer. Punt aan de lijn." + + Maitre de quoi ? Ils n'ont plus de destin. Ils n'ont rien en main, enclavés dans un environnement hostile. Ils n'existent plus ! Ils sont intégrés de force en Flandre. Isolés, sans cordon ombilical avec la Wallonie, ils ne peuvent survivre. + + Le CDH, par la voix de Joëlle Milquet, présidente du CDH, évoque un élargissement de Bruxelles : "Il faut un lien territorial entre Bruxelles et la Wallonie… Il est important que Bruxelles ait une frontière bordée avec la Wallonie dans un pays fédéral…". Il faut… Quel lien ? Quel territoire homogène ? Ce n'est pas un sentier à travers la Forêt de Soigne qui sauvera les Bruxelles, qui les désenclavera. Il y avait bien dans un lointain passé une liaison entre Bruxelles et Nivelles à travers la warande uccloise ! Le temps des déplacements à pied et en charrette est révolu ! + + Ecolo ne pipe mot. Et pour cause : il s'est rallié à la thèse flamande au nom du sacro-saint principe d'union nationale. Il surfe sur tout ! + +La branche libérale du MR, le PRL, plonge dans le flou absolu ; un de ses bonzes du Brabant wallon, Charles Michel, est favorable à "une grande réforme de l'Etat, pour autant que l'on vit 15 ans de paix communautaire". Un bijou d'ineptie ! + +Des mots ! Du vent ! Une politique francophone en pleine délitescence

26.02.2010

LA MAJORITE A 16 ANS ?...

MAJORITE A 16 ANS…Charles Picqué, PS, ministre-président de la Région de Bruxelles, a proposé d’abaisser la majorité pénale de 18 à 16 ans. <><>Etonnante proposition. Une question se pose : Faut-il correctionnaliser un jeune qui vient de sortir de l’enfance ? <><>Le MR et le CDH sont critiques. <><<>Le CDH est réticent. Il penche davantage pour des mesures d’intégration du jeune dans la société. Il propose plutôt le renforcement du système éducatif. « Généraliser l’enfermement des jeunes dans les prisons serait contre-productif, estime-t-il ». <><>Qu’en pensez-vous ? Pensez-vous, comme le bourgmestre de la Ville de Bruxelles, Freddy Thielemans, PS, que « l’abaissement de la majorité à 16 ans introduit une notion de responsabilité. La criminalité a rajeuni en vingt ans » ? <><>Voulez-vous bien adresser votre réflexion au Forum de réflexion de la Ligue Wallonne via : info@liguewallonnebruxelles.be

01.12.2009

FAUT-IL CRAINDRE LA FUTURE REFORME DE L'ETAT ? ...

Par Nézia MAHIEU, ancienne responsable du Parti Féministe Humaniste/ex Parti Féministe Unifié+ + + Les francophones, bruxellois et wallons, doivent vraiment craindre la future réforme de l’Etat car il est permis de douter de la réelle volonté de résistance des partis francophones qui, jusqu’à ce jour, ont toujours fini par céder aux exigences flamandes.<><>En sera-t-il autrement demain ? En effet, les points suivants notamment peuvent d’ores et déjà, être soulevés : <><>Concernant le CDH, Myriam Delacroix-Rolin, bourgmestre de Rhode-Saint-Genèse, s’est désolidarisée de ses collègues de Crainhem, Linkebeek et Wezembeek-Oppem pour l’envoi des convocations électorales notamment en juin 2007 pour les élections fédérales et en juin 2009 pour les élections régionales et européennes.<><>Concernant le PS, le Ministre-Président bruxellois Charles Picqué, qui réclame le refinancement de la Région bruxelloise, est-il prêt aussi à réclamer, notamment : <><>- son élargissement, = =- l’attribution du pouvoir constitutionnel qui permettra, notamment, la remise en cause des privilèges dont jouit la minorité bruxelloise néerlandophone aux niveaux régional et communal, = =- la taxation sur le lieu du travail ? … = =En outre, Philippe Moureaux, président de la Fédération du PS bruxellois, semble prêt à accepter la scission de BHV, sans élargissement de la Région bruxelloise et contre le refinancement de cette dernière. <><>Concernant le M R, Louis Michel, une personnalité éminente, a fait preuve de son désintérêt pour les francophones de la périphérie, et il est plus que probable que d’autres personnalités et membres au sein du M R wallon – et du M R bruxellois ? – sont de son avis ! … <><>Dès lors, dans le bras de fer francophones-Flamands qui se prépare, le FDF ne serait-il pas le seul parti suffisamment impliqué dans la défense des droits des francophones à pouvoir motiver et entrainer le M R d’abord, et à sa suite les trois autres partis francophones afin que soit établie une stratégie francophone commune pour la défense desdits droits ? <><>Les partis flamands ont maintenant décidé d’attendre que les partis francophones soient demandeurs – d’argent, bien entendu ! – pour avancer en contrepartie leurs revendications inacceptables de régionalisation et communautarisation de compétences fédérales. <><>Alors, les partis francophones ne se seraient-ils déjà pas accordés sur le prix à payer pour conserver une solidarité flamande – même minimale – et cela, à nouveau au détriment des droits des citoyens et citoyennes francophones ? <><>La continuation d’une solidarité flamande, même minimale, serait tout à fait temporaire puisque les partis flamands : <><>1) visent la scission de la sécurité sociale, = =2) ont déjà mis en œuvre des mesures – et en ont annoncé d’autres – bénéficiant – ou devant bénéficier – aux seuls Flamands et Flamandes, notamment : assurance dépendance, assurance hospitalisation, prime ajoutée aux allocations familiales fédérale, … = = Mesures qui divisent déjà – ou diviseraient davantage encore – selon leur appartenance communautaire, d’une part, les Bruxellois, et, d’autre part, l’ensemble des Belges. <><> Les partis flamands se sont tellement engagés pour la scission de l’arrondissement électoral et judiciaire de Bruxelles-Hal-Vilvorde vis-à-vis de leur opinion publique, qu’ils n’accepteraient vraisemblablement pas de reculer sur ce thème, qu’en obtenant d’autres avancées importantes.