30.09.2007

CLAP 13 - DRAMATISATION DE LA CRISE

L'ENVOÛTEMENT Les Bruxellois et les Wallons se laissent attendrir par le mélodrame de la séparation de la Belgique, orchestré par la Flandre. Les scénarios. Le chef de file de la NV.A, Bart De Wever, va dire bonjour à sa sœur et à sa petite nièce Karina qui se sont installées depuis plus d’un an à Poncelle, hameau gaumais d’une septantaine d’habitants. La sœur du président de la NV.A et trois autres couples anversois y rénovent un home pour y créer une vie en communauté proche de la nature. Charmant. Di Rupo député-Président du PS, un trémolo dans la voix, dans une interview au Soir Magazine du 26 septembre 2007 dit « …C’est vrai que dans l’opinion publique francophone, on sent que le fait que les Flamands veulent scinder le pays induit une sorte de tristesse indicible parce que nous aimons notre pays… ». Les pleurs. Des militants des syndicats CSC et FGTB lancent une pétition : « Nous sommes Wallons, Bruxellois ou Flamands, nous sommes citoyens du monde. Nous ne voulons pas qu’on érige de nouveaux murs entre des gens, entre des régions et entre des pays… Tout ce que nous avons aujourd’hui en Belgique, nous l’avons obtenu ensemble, Flamands, Bruxellois et Wallons… Nous voulons la solidarité, pas la scission ». L’émotion. La commission de l’Intérieur de la Chambre des Représentants se réunit le mercredi 26 septembre 2007 pour examiner la proposition de loi des partis flamands – les huit partis flamands, ensemble – réclamant la scission sans conditions de l’arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde… La peur.Ne nous faisons pas d’illusions ; les Flamands ont déjà Bruxelles et sa périphérie… Il suffit de voir l’acharnement des partis francophones d’imposer l’immersion linguistique en néerlandais dans les écoles bruxelloises… Et puis ce sera l’unilinguisme flamand (ABV)…