18.05.2009
KBC OU LA SAGA DE L'EMPIRE FLAMAND SUR LA BELGIQUE FRANCAISE...
… Avec l’assentiment du ministre des Finances, Didier Reynders, M R. Ce qui fait dire à Dominique Berns, journaliste du quotidien Le Soir, en présentation de son interview de Anne Vincent, chargée de recherche au Centre de Recherche et d’Information socio-politique, CRISP, Le Soir « A bout partant, du vendredi 13 mai 2009 : « On peut s’étonner de voir ce même Etat fédéral garantir l’ancrage « belge » du groupe flamand, après avoir vendu Fortis à BNP Paribas et cédé le pouvoir aux Français dans Dexia ». + + La saga de l’empire flamand sur l’intégralité du territoire belge remonte au début du XXe siècle par la fusion de diverses banques flamandes locales. La restructuration du secteur bancaire en 1935, au cours de la grande crise financière des années trente, par un gouvernement catholique/libéral, amène la constitution de la Kredietbank, KB, pour défendre les intérêts de la Flandre et de sa paysannerie en osmose avec le Boerenbond. La Flandre poursuit son ascension ; enrichi, l’establishment flamand veut asseoir son pouvoir financier. En 1998, la KB fusionne avec la banque CERA et les assurances ABB ; le groupe KBC est né, à identité flamande pure. Il peut poursuivre sa marche en avant. Il va étendre son empire sur la Wallonie et sur Bruxelles à travers une filiale, la CBC. La deuxième grande crise financière, que nous vivons actuellement, va lui donner la possibilité d’ancrer sa mainmise sur les terres francophones et de s’affirmer belge. + + Anne Vincent, chargée de recherche au CRISP, souligne : « KBC joue de son identité « belge » quand cela l’arrange, et l’a fait notamment à l’automne dernier quand l’Etat fédéral a dû intervenir pour Fortis, en rappelant que KBC était la seule banque vraiment belge ; ou quand elle se présente en Wallonie, via sa filiale CBC, comme une banque belge. Mais il était clair que le centre de décision est flamand »… + + Fortis, qui représente l’establishment francophone, implose ; l’Etat belge revend la partie néerlandaise aux Pays-Bas, la partie « belge » au groupe français BNP Paribas. Dexia, l’autre grand groupe financier représentatif des villes et communes, est cédé au Crédit local de France. Le marché financier belge est libre pour l’expansion de KBC. + + La restructuration financière de KBC avec l’appui du gouvernement régional flamand et du gouvernement fédéral se met en place. Première intervention le 27 octobre 2008 finalisée le 19 décembre 2008 : injection de 3,5 milliards d’euros par le gouvernement fédéral. Deuxième intervention le 22 janvier 2009 : injection de 2 milliards d'euros par le gouvernement régional flamand. Troisième intervention, en deux phases, précédée d’une couverture des pertes à concurrence de 1,6 milliard d’euros par les actionnaires : première phase, injection de 2 milliards d’euros ; deuxième phase, compensation en cash des pertes au-delà de 3,6 milliards d’euros par le gouvernement fédéral. KBC-la-flamande peut faire sa mutation en KBC-la-belge par l’entrée de l’Etat belge dans le capital à concurrence d’une minorité « théorique » de blocage de 25 %. La boucle est bouclée. Le secteur financier belge est contrôlé par la Flandre qui s’octroie au passage un oeil sur Dexia avec Jean-Luc Dehaene, CD&V, ancien Premier ministre, en le désignant à la présidence du Conseil d’Administration de Dexia. + + La flamandisation de l’intégralité de la Belgique est bien sur une voie royale, poussée par les rouleurs du gouvernement fédéral au sein duquel siègent le M R, le PS et le CDH, et par la complicité bienveillante de Ecolo lié à Groen, les Verts flamands, « bras dessus, bras dessous ». + + L’infernale marche flamande, partie de la Côte, de La Panne-Ostende, s’en va inexorablement vers la frontière allemande pour constituer la liaison avec le monde germanique, l’objectif du Mouvement flamand affiné dans la Flamenpolitik appliquée par l’occupant allemand lors de la Grande Guerre 1914-1918. + + Remémorons-nous et reprenons les paroles de Paul-Henry Spaak : « Ne nous résignons pas ». Prenons le parti de l’action. Analysons attentivement les programmes des partis traditionnels et des petits partis R.W.F. et Wallons ! Faisons un choix intelligent et raisonné. Un choix de l’avenir.
15:32 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dexia, choix, injection, fortis, crisp, kbc, flamenpolitik, paysannerie, cera, anne vincent |
Facebook |
17.10.2008
L'ARRONDISSEMENT B H V : LES POMMES SONT CUITES...
L’arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde sera scindé conformément à la volonté de la Flandre, sans contrepartie ! ++ Le M R , par la bouche du président du Sénat, Armand De Decker, sénateur-bourgmestre de Uccle, nous prépare en douce : « Il faut construire une nouvelle Belgique au départ d’une page blanche… Sans solution négociée sur BHV , c’est la fin du pays ». Le PS dit la même chose en d’autres termes par la voix de Philippe Moureaux, président de la Fédération socialiste de Bruxelles, député-bourgmestre de Molenbeek : « Toute avancée importante dans la Réforme de l’Etat ne se fera pas sans solution négociée pour BHV. ++ Autrement dit : gommons tous les « accrochages », tous les « blocages » du passé ; donnons à la Flandre tout ce qu’elle demande, tout ce qu’elle exige : le confédéralisme, une frontière d’Etat, BHV, la périphérie bruxelloise, les Fourons, les postes ministériels régaliens, la bilinguisation obligatoire de Bruxelles et de la Wallonie, l’économie, le contrôle des réseaux ferroviaire, fluvial, routier et aérien, la représentativité de la Belgique à l’étranger…Puis construisons à partie d’une feuille blanche une nouvelle Belgique ! C’est-à-dire… enfin ce qui reste… négocier la gestion conjointe, avec dominance flamande, de l’occupation des sols et de l’exploitation des eaux de la Wallonie. ++ Ne m’appelez plus Belgique, appelez-moi Vlaanderen ! Ils ont tout donné à la Flandre… ++ Le maintien existentiel de la Belgique doit nous questionner. Quel sera notre destin : versé dans la germanité ou dans la francité ? Nous n’aurons pas le choix !
16:27 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : choix, destin, bhv, frontiere, confederalisme, armand de decker, philippe moureaux |
Facebook |
23.04.2008
MATCH VLAANDERENLAND-BELGIQUE FRANCAISE
lA BATAILLE EST LANCEE...Le premier combat entre dans l'arène : Enjeu BHV : scission ou pas scission ? Les lâchages de chacun des deux adversaires ? ++Les fondations, c'est-à-dire le tracé des frontières, des Régions vont-elles enfin tre creusées et bétonnées avant toutes les autres matières linguistiques, communautés, sociales... ? +++ La construction d'une maison commence par des fondations et finit par le toit puis c'est l'habillage, la tuyauterie dirait certain.Une nouvelle Belgique se construit d'abord à partir de frontières préétables ! Ou bien il n'y a plus de Belgique : une Belgique rattachée à l'Allemagne ? Une Belgique rattachée à la France ? Des choix ! Un choix ?
09:28 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vlaanderenland, belgique, france, allemagne, choix, fondations |
Facebook |
06.04.2008
POLITIQUE - LA BELGIQUE DE DEMAIN...
LE CHOIX DE LA FRANCE+++La phagocytose économique de la Wallonie et de Bruxelles par le nouveau Benelux 2010, étendu très vraisemblablement au puissant Land allemand de la Rhénanie-du-Nord-Wesphalie, va-t-elle menacer la survie de la communauté française en Belgique ? En tout cas, elle ne doit pas laisser indifférents les responsables politiques de la Wallonie, de Bruxelles, voire même du Grand-Duché de Luxembourg. La déclaration du porte-parole de Karel De Gucht, Open VLD, ministre des Affaires étrangères, à propos du renouvellement des Traités Benelux étendus au Land allemand de Rhénanie-du-Nord-Wesphalie (RNW), portant sur l'intégration de la " nouveauté institutionnelle… est un noyau précurseur pour l'Europe des 27" - traduisez " un regroupement économique des ethnies" -, pose interrogation. Une absorption des 4,5 millions de francophones belges dans un environnement économique dominé par la culture germanique ; la mort lente de la langue française dans ce que fut une certaine Belgique. +++Un salut ? Oui. Il est à portée de pensée ; il est présenté par Willy Burgeon, président honoraire PS du Parlement wallon, président de la section PS de Leval-Trahegnies, sous le titre "Le choix de la France" dans une Carte blanche publiée dans le quotidien Le Soir du 07 janvier 2008.Willy Burgeon nous dit : "… Après mûre réflexion, je suis convaincu que le salut de la Wallonie et de Bruxelles passe par la France. De gros pans de notre économie sont déjà associés à ce pays (Dexia, Electrabel, Tractebel, etc. Notre culture est française. Plus les droits des francophones sont bafoués, moins je résiste, au nom de la liberté, à l'appel de la France. L'union à la France fera entrer notre Etat dans la modernité républicaine. Les problèmes de dimension universelle seront mieux résolus dans un grand ensemble, comptant dans le concert des Nations. J'ai abouti à cette conclusion il y a des années et je l'ai dit publiquement. J'ai subi le retour de manivelle… Je persiste… +++La solution, dans un premier temps, se trouve dans la constitution d'un Mouvement de réflexion et d'action très ouvert qui transcenderait les particraties et qui serait porté par des militants convaincus et dynamiques. Le PS actuel n'est plus à même d'affronter les grands défis. Il est temps de tourner une page et de libérer les forces jeunes et créatives qui y sont étouffées… +++La gravité et le blocage de la situation amènent à la conclusion que l'avenir de la Wallonie et de Bruxelles passe par une mutation de grande ampleur, accomplie par de véritables hommes d'Etat courageux et désintéressés, mus par le rationnel et dégagés des menées sentimentalistes et électoralistes, et par des nervis qui s'accrochent aux lambeaux d'un Etat qui sombre."
15:41 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rnw, benelux, phagocytose, bruxelles, willy burgeon, politique, choix, france, wallonie |
Facebook |