08/03/2010

SOCIAL : UN FRONT POUR L'EMPLOI...

Au constat d’une permanence de la hausse du chômage, certes ralentie, en Wallonie, André Antoine, CDH, ministre régional wallon de l’Emploi, lance un plan de soutien régional à l’emploi, « le front pour l’emploi ». + +Un plan ambitieux, certes, mais surtout un plan d’espoir chargé d’espérances. Une attente confiante. Pour André Antoine, il n’y a pas de « Wallofornie » ; il relève que de plus en plus de zones sont affectées par le chômage : « Des parties de la Wallonie, souligne-t-il, qui étaient très peu concernées par le chômage et qui avaient une vitalité économique importante connaissent, aujourd’hui la plus forte progression du chômage, un peu selon le modèle flamand. Nivelles (qui englobe tout le Brabant wallon) enregistre une hausse de + 10,9 %. A Mouscron, c’est + 9,3 % et à Arlon + 9,2 % ». + +Comment sortir de la spirale nourricière du chômage ? « Je refuse le fatalisme, ponctue le ministre. Je veux une Wallonie debout, aux côtés des entreprises et des travailleurs ». André Antoine avance un plan reposant sur trois piliers : + +1. Un airbag pour les indépendants : « Mon but, c’est de favoriser le passage du statut d’indépendant à titre complémentaire à celui d’indépendant à titre principal… Et pendant deux ou trois ans, nous leur verserons une allocation, destinée à compenser la perte de revenus de leur activité salariée… Souvent une angoisse retient l’indépendant à titre complémentaire de passer à temps plein. Avec l’airbag, cette angoisse va disparaître… Ce sera un coup de pouce significatif », tient-il à souligner. + +2. Suppression des rendez-vous séparés à l’ONEm et au Forem : « Demain, affirme le Ministre, André Antoine, il faut que tout le monde soit assis à la même table : le demandeur d’emploi, le représentant du Forem, et celui de l’ONEm et que les trois passent le contrat… La mission première des pouvoirs publics, c’est d’être actif, d’agir, d’être tout de suite aux côtés du chômeur, dès qu’il perd son emploi ». + +3. Prise en charge progressive de tous les demandeurs d’emplois : André Antoine, CDH, ministre de l’Emploi, souligne que : 600 équivalents temps plein seront opérationnels pour juin 2001. Il faut qu’ils puissent prendre en charge tous les demandeurs d’emploi, dans l’année où ils ont perdu leur emploi… Ce que je veux, précise André Antoine, c’est l’accompagnement individualisé ». + +Le Ministre André Antoine est pragmatique ; il appelle à la coopération du fédéral, de la Région flamande, de la Région bruxelloise et de la Région allemande. + +Une étoile de l’Espérance est née. + +La réflexion s’étend-elle vers une réforme du modèle socio-économique belge ? C’est en tout cas le vœu du nouveau président de l’Open VLD, Alexander De Croo : « Les libéraux devront aussi abandonner certains tabous pour parvenir à une réforme en profondeur du modèle socio-économique belge », dit-il.Un garde-fou, aux effets négatifs de l’austérité budgétaire qui nous menace ? La Belgique doit serrer la vis, c’est le message que le Gouverneur de la Banque Nationale de Belgique a fait passer le 16 février dernier.

15/02/2010

FLANDRE, TOUJOURS PLUS DE FLANDRE...

C’est comme ça. Les Flamands se sentent à l’étroit chez eux ; ils veulent plus de sols, plus de terres… ; les Fourons, cela ne leur suffit plus… Ils veulent Bruxelles, BHV, la Wallonie, le Grand-Duché de Luxembourg, la Flandre française… Ils veulent une liaison directe avec le bassin rhénan pour sauver leur port d’Anvers, le « couloir » Anvers, Bruxelles, Liège, Aix-la-Chapelle. La reconstitution de la Grande Néerlande ! <><>Les Flamands font du marketing agressif s’appuyant sur un lexique mesuré « Ce que la Flandre fait, elle le fait bien », « Les Francophones sont incapables intellectuellement d’apprendre une langue », « La Flandre est le symbole de la bonne gouvernance », « Le travailleur wallon est fainéant »…. <><>Ouais. Voyons un tantinet, sans nous étendre ! <><>- KBC, le joyau financier de la Flandre, annonce une perte de 2,5 milliards d’euros en 2009, similaire à celle de 2008, soit 5 milliards d’euros (200 milliards d’anciens francs) de perte en deux ans. La banque flamande s’était engagée dans les « crédits toxiques » et lancée sur les marchés de Russie et de l’Europe de l’Est. <><>- Un taux d’activité bas et un chômage en augmentation. L’image du Flamand bosseur ternit : plus de 70 % des travailleurs belges qui ont choisi le crédit-temps sont Flamands. En 2009, le chômage a grimpé de 24 % en Flandre contre 3,4 en Wallonie. Et la tendance se maintient en janvier 2010 avec + 15 % en Flandre contre + 7 % en Wallonie. Et le pire est encore à venir avec la fermeture de Opel en août prochain et le cortège de la sous-traitance. La sensibilité de l’économie flamande au retournement de la conjoncture se mesure à la toise de l’ONEm.<><>- Un réseau routier en état pitoyable au point tel que le parlement flamand a consacré mercredi 10 février 2010 un débat d’actualité. Les nids de poule se multiplient.<><>Cependant, la Flandre ne manque pas d’argent. Elle s’est appropriée au fil des réformes constitutionnelles la grosse part des finances publiques. Son ambition est de rejoindre le top des 131 régions les plus dynamiques d’Europe d’ici 2020 ; la mise en œuvre de son nouveau Pacte d’Avenir pour la Flandre, passé entre le gouvernement flamand et les partenaires sociaux en janvier 2009 : « Vlaanderen in actie » passe par la conquête de Bruxelles et la mise sous tutelle de la Wallonie (sols, eau, main d’œuvre, argent). <><>Un constat au regard de la situation souffreteuse de l’économie flamande : l’écart entre le Nord et le Sud se réduit. La Wallonie, assagie et retrouvant le goût au travail, est sur la voie du renouveau. Cela est souligné par Geert Noels, ex-chief economist chez Petercam, créateur de la société Econopolis, lors de l’émission Matin Première de la RTBF.be du lundi 7 février : « Dans les mêmes circonstances traversées à l’époque du déclin de la Wallonie, la Flandre réagit aujourd’hui exactement de la même manière… Un gouvernement flamand qui veut tout résoudre et un syndicalisme qui devient plus agressif au Nord du pays ».La Flandre sur le chemin de la décadence.

16/11/2009

LA "BONNE" GOUVERNANCE FLAMANDE...

LA « BONNE » GOUVERNANCE FLAMANDE…… s’effondre en lambeaux… Un chômage incontrôlé… Les suppressions d’emplois se multiplient par milliers dans le Nord du pays. Les pertes d’emplois tombent dans les secteurs de l’automobile - les syndicats évoquent le nombre de dix mille emplois directs et indirects perdus en cas de fermeture d’Opel-Anvers -, du textile, des transports - plus de mille emplois perdus chez DHL -, de la sidérurgie, de l’électronique. <><>Kris Peeters, CD&Vlaams, ministre-président de la Région flamande, ancien patron des patrons flamands, est moins arrogant ; il admet que la Flandre seule ne peut pas faire grand chose : « Ne soyons pas naïfs, le gouvernement ne peut pas faire grand chose pour influencer la décision de la direction de General Motors de fermer une de ses entreprises en Europe. Mais nous avons d’autres leviers d’action …». Mais la plate-forme d’innovation baptisée orgueilleusement « Flanders Drive », qui a pour objectif de renforcer la compétitivité du secteur de la construction automobile, ne décolle pas ! Elle fait long feu ! Et, Kris Peeters, dans une interview au journal économique De Tijd annonce que « le pire est à venir ». <><>Car la crise coûte et coûtera cher tout particulièrement à la Flandre. « Rien d’étonnant à cela…, analyse Etienne de Callatay, économiste, la désindustrialisation a été plus forte en Wallonie et s’est opérée dès la fin des années septante car les outils étaient moins compétitives dans le sud du pays. Le problème apparaît plus tard en Flandre à la faveur de cette crise… Mais la Flandre souffre du même syndrome que la Wallonie : tenter de préserver des activités déclinantes comme l’assemblage économique. Cette industrie est condamnée car elle est en surproduction en Europe occidentale et pâtit des coûts salariaux élevés ; on va assister à un glissement vers l’Europe de l’Est… ».<><>C’est ça la Flandre de la fin des années 2000, c’est la Wallonie de la fin des années septante. Elle ne peut rien : sa population est vieillissante ; son outil est obsolète ; son espace est restreint… Il n’y a pas de bonne ni de mauvaise gouvernance : il y a le fait économique, la loi du marché dans une économie libérale débridée. La Flandre n’a pas à nous donner des leçons…

14:52 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syndicats, chomage, crise, flandre, etienne de callatay |  Facebook |

30/09/2009

LA BONNE GOUVERNANCE FLAMANDE, OU ES-TU ?

La Flandre est en aveux. Elle est en difficulté financière ; elle doit se serrer la ceinture ! C’est le ministre-président, Kris Peeters, CD&V, qui l’a annoncé, lors de la traditionnelle déclaration de rentrée parlementaire de septembre. Le temps des économies : 200 millions d’euros en 2010 et 1,5 milliard d’euros en 2011. <><> L’équilibre pour 2011 ! « Plus vite, cela ne sera pas possible, car nous voulons que la Flandre revienne à une situation budgétaire saine sans menacer la reprise économique ni affecter la confiance des consommateurs », a-il déclaré.< ><>La Flandre est frappée de plein fouet par la crise qui frappe le secteur de l’automobile et le secteur du textile ; les deux tétons de l’économie flamande. Ses exportations sont nettement en recul par comparaison avec la Wallonie ; son taux de chômage est le plus élevé de Belgique ; les faillites y sont les plus nombreuses…

15:03 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : flandre, euros, kris peeters, economie, secteur, tetons, chomage, faillites |  Facebook |

25/09/2009

LA BONNE GOUVERNANCE FLAMANDE ? VOUS AVEZ DIT BONNE GOUVERNANCE ? ...

… Elle se concrétise par un taux de chômage qui continue sa progression particulièrement en Flandre. <><> Les statistiques de l’Onem portant sur le mois d’août 2009 indiquent un taux de chômage en augmentation d’un an à l’autre de 11,4 % pour l’ensemble du pays. <><> Par Région, la hausse en un an est de 20,9 % en Flandre, 7,3 % à Bruxelles, 6 % en Wallonie. Un tableau particulièrement gris pour la Flandre malgré une politique économique belge qui lui est très favorable. <><> Alors, les Wallons des fainéants ? La Flandre ferait mieux de balayer devant sa porte que de lancer des anathèmes aussi outranciers à l’égard des Wallons ! Elle oublie que c’est la Wallonie qui l’a sortie de ses marécages au siècle dernier. + + + +Chômage et faillites sont liés.+ + + Selon le Bureau d’Etudes Graydon, le mois d’août 2009 a été catastrophique : « le plus noir jamais connu en Belgique avec 379 faillites, soit 18 de plus qu’en août 2008. <><> C’est la Flandre qui bat le record du nombre de faillites sur les huit premiers mois de l’année 2009, soit 23,33 % pour un total de 2944 faillites, suivie à bonne distance de la Wallonie avec 1715 faillites. Et là, bravo à Bruxelles : le nombre de faillites a diminué pendant la même période de 2,05 % pour se fixer à 1289 faillites.

28/02/2009

LA WALLONIE AU COEUR DE L'EUROPE ...

PHOTOGRAPHE + + La Wallonie est une région de petite taille à l’échelle européenne. Avec une superficie de 16 844 km2, elle représente un peu moins de 0,4 % du territoire de l’Europe des Vingt-sept. Sa population d’environ 3,4 millions d’habitants correspond à 0,7 % de la population de l’UE-27. La population active wallonne se compose de 1,425 million d’individus en 2006, soit 0,6 % de la population active de l’UE-27. En termes de densité de population, elle compte un peu plus de 200 habitants au km2. + + … L’objectif de croissance le plus connu que s’est fixé le Gouvernement wallon ces dernières années est sans contexte celui qui fut mentionné dans le Contrat d’Avenir pour la Wallonie, à savoir tout mettre en œuvre pour que le PIB wallon par habitant tende vers celui de la moyenne européenne à l’horizon 2010… En ces temps de ralentissement de l’activité économique, un tel objectif mérite d’être maintenu, même s’il doit désormais être davantage considéré comme un idéal à atteindre à moyen terme. + + LE PRODUIT INTERIEUR BRUT (PIB) + + … La croissance économique wallonne en termes réels n’est pas systématiquement inférieure à celle de la Flandre ou à celle de la moyenne de l’Union européenne des 27 (UE-27) ; il faut toutefois admettre qu’entre 1996 et 2006, la croissance wallonne a été plus souvent inférieure que supérieure à la moyenne européenne… Le différentiel de la croissance économique en défaveur de la Wallonie par rapport à la moyenne des 27 pays européens atteint jusqu’à 1 % en termes réels ! Le produit intérieur brut par habitant en Wallonie, comparé à la moyenne de la zone euro, poursuit sa progression d’année en année depuis 2000 ; il s’établit à 81,0 % en 2006 contre 112,8 % pour la Belgique. + + LE TAUX DE L’EMPLOI + + Le taux d’emploi wallon a évolué en dents de scie entre 200 et 2004 pour ensuite se stabiliser autour de 56 % en 2005 et 2006 et faire un bond à 57 % en 2007. On notera que la Wallonie est la seule région du pays qui a vus son taux d’emploi des jeunes augmenter sensiblement entre 2006 et 2007. Par contre, le taux d’emploi des plus âgés (tranche d’âge 54-64 ans) est pour sa part plus faible en Wallonie (33,6 %) qu’en Flandre (34,2 %). + + LE TAUX DE CHOMAGE + + Le taux de chômage en Wallonie est structurellement supérieur à celui de la moyenne de l’Union européenne. Toutefois, en termes d’évolution, la Wallonie est entrée dans une phase de résorption du chômage, son taux de chômage passant de 12 à 10,5 % en 2007. On relèvera que le taux de chômage des jeunes Wallons a fortement régressé ces dernières années passant de 33,1 % en 2004 à 27,8 % en 2007.+ + Source : Rapport « Regards sur la Wallonie 2008 ». Conseil économique et social de la Région wallonne

18/02/2009

LA WALLONIE SE REDRESSE : LES EFFETS DU PLAN MARSHALL ? ...

C'est le constat qui se dégage du rapport 2008 du Conseil économique et social de la Région wallone, CESRW. = = La Wallonie est la seule Région du pays qui a vu son taux d'emploi des jeunes augmenter au cours de la période recensée 2006-2007. Le taux de chômage des jeunes a, en effet, chuté de 33,1 % en 2004 à 27,8 % en 2007. Certes, c'est encore un taux élevé, ùmais il est encourageant dans le sens où il indique une volonté wallonne de sortir du marasme dans lequel la crise de la grosse industrie a plongé la Wallonie. = =Il convient de tempérer, cependant, notre enthousiasme car l'étude du CESRW porte sur des données d'avant la crise économique que nous vivons actuellement. = =Nous devons maintenir notre confiance et garder foi dans l'avenir. La Wallonie démontre qu'elle sait redresser la tête. Confiance.

16:19 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jeunes, foi, chomage, wallonie, courage, cesrw |  Facebook |