23.10.2008

LES VILLES ET COMMUNES FRANCAISES : MOTIFS D'INQUITUDES...

RESTRICTIONS…Martine Aubry, maire de Lille s’est dite inquiète de la situation nationale, en France, qui a des conséquences ressenties chaque jour par les citoyens de la ville et de la métropole. Tout d’abord au niveau de l’Education nationale : « Une nouvelle fois en 2008, une rentrée difficile, avec douze suppressions de postes, sans aucune justification démographique dont huit postes spécialisés sur du soutien scolaire si essentiel au parcours des enfants les plus fragile. » La rentrée a été marquée également par « l’application précipitée de la semaine de 4 jours sans concertation avec les acteurs de la communauté éducative, et par un simple décret qui va bouleverser la vie des familles et des élèves ». + + Madame Aubry a rappelé ses « réticences » sur la semaine de 4 jours. « Avec cette décision, nous sommes dans le registre du toujours moins : moins d’heures de cours, moins d’accompagnement, et surtout moins de postes car cette réforme masque mal son véritable objectif : paupériser toujours plus l’école ! » Le maire de Lille a dit sa ferme volonté de « sauvegarder à tout prix l’ambitieux Projet Educatif Global de la ville », qui fournit les preuves de son efficacité depuis 2001, avec le déploiement développement de plans thématiques (musique, lecture, informatique, et bientôt arts visuels, en temps scolaire et péri-scolaire, et le dispositif de réussite éducative. + + Autre source d’inquiétude pour Martine Aubry, la politique de la ville. « On sait tous que le Gouvernement a déjà supprimé nombre d’emplois aidés qui permettaient de mettre en œuvre des actions essentielles dans nos quartiers. Aujourd’hui, l’Etat à la tentation d’attaquer les associations directement au portefeuille. » + + Selon le maire de Lille, un droit fondamental, celui de la santé publique, est également menacé par la politique de désengagement massif mené par le Gouvernement, « Notre CHRU, comme tous les CHR de France, est dans une situation financière difficile ». Et dans les multiples désengagements actuels de l’Etat, le monde de la culture n’est pas non plus épargné. = = En matière de sécurité, Lille subit un sous-effectif chronique dont nous souffrons par rapport à d’autres agglomérations comparable à la nôtre… Martine Aubry le martèle avec force : « Il revient à l’Etat d’assurer la sécurité des citoyens ».Lille Magazine n° 53, octobre 2008. www.mairie-lille.fr