16.12.2009
LA FLAMANDISATION DES INSTITUTIONS PUBLIQUES EST EN MARCHE ACCELEREE...
PARASTATAUX SOCIAUX + +La mainmise de la Flandre (Vlaanderen) sur les rouages de l’Etat fédéral s’accentue. Le Gerfa, dans son organe de presse, Diagnostic, n° 273, décembre 2009, informe que, dans plusieurs parastataux sociaux fédéraux, la flamandisation est en marche à tel point que de nombreux directeurs sont désormais remplacés par des agents néerlandophones… qui communiquent avec leurs collaborateurs francophones dans la langue de Vondel… Les francophones sont aux abois et perdent des positions importantes sans que le monde politique francophone s’en offusque !+ +ALLES VOOR VLAANDEREN + + Lors de la réunion de l’Otan avec la secrétaire d’Etat Hilary Clinton, la Belgique était représentée par trois ministres flamands : Yves Leterme, Premier ministre ; Pieter De Crem, ministre de la Défense ; Steven Vanackere, ministre des Affaires étrangères. Aucun francophone, Bruxellois ou Wallon, à l’horizon.<><>C’est à vrai dire un scandale : non seulement les francophones comptent désormais pour du beurre, mais encore les trois ministres appartiennent au même parti, ce qui consacre le retour de l’Etat CD&Vlaams, au plus grand profit de la Flandre. + + L’ADMINISTRATION PUBLIQUE SOUS LETERME II + + Constat du Bureau du Gerfa (1), publié dans son organe Diagnostic n° 273, décembre 2009 :- Toutes les grandes fonctions régaliennes – sauf une, les Finances -, soit la Justice, l’Intérieur, la Défense, les Affaires étrangères, la Fonction publique sont toutes attribuées à des Néerlandophones. Or, ces différentes fonctions particulièrement sensibles représentent le cœur de l’Etat et coïncident parfaitement avec des grandes administrations structurées et homogènes. <><>- Le CD&V reçoit les entreprises publiques et la mobilité au moment où le financement de la SNCB et l’avenir de La Poste représentent des enjeux particulièrement sensibles pour les francophones. <><>- La Fonction publique est à nouveau confiée au CD& V. Ce ministère assure la politique de recrutement, la formation et la réglementation des 80 000 agents fédéraux.- A part les Finances, les francophones gèrent l’Economie en partage avec un ministre OpenVLD, les Affaires sociales et l’Emploi et le Travail. Mais la Flandre réclame leur régionalisation<><>- Plusieurs ministres reçoivent des compétences légères. Ainsi, le ministre Magnette reçoit l’Energie, qui n’est qu’une direction des Affaires économiques ; le ministre Daerden reçoit les Pensions, matière essentiellement technique. <><>- Les francophones reçoivent toutefois quelques compensations sous forme de cinq secrétaires d’Etat contre… deux aux Néerlandophones, aux compétences maigres comme Courard à l’intégration sociale, Chastel aux Affaires européennes, Delizée pour les personnes handicapées, et Clerfayt à la lutte contre la fraude fiscale et un cinquième plus important au budget… mais sous la tutelle du vice-Premier ministre OpenVLD Guy Vanhengel… Il s’agit de postes non stratégiques.<><>- Les francophones ne reçoivent pour l’essentiel que des compétences internes, à l’exception de la Coopération (Charles Michel, MR), et n’assument quasi aucune visibilité au niveau international, accréditant ainsi l'idée que la Belgique est bel et bien dirigée par les Flamands. Ce déséquilibre international a encore été renforcé par la nomination de Herman Van Rompuy à la présidence du Conseil de l’Europe et le maintien de Karel De Gucht comme commissaire européen ! <><>En conclusion, le Bureau du Gerfa souligne que le Gouvernement Leterme II est déséquilibré et accorde un avantage disproportionné au Nord du pays, tant en ce qui concerne les fonctions régaliennes qu’en ce qui concerne la représentation de l’Etat à l’étranger. Il dénonce, une fois de plus, un manque de vigilance et de méconnaissance flagrante de l’Etat et de ses centres de gravité, dont font preuve les dirigeants francophones. <><>(1) Gerfa, Groupe d’Etude et de Réforme de la Fonction administrative, organisation syndicale agréée, www.gerfa.be
15:25 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : constat, clerfayt, delizee, magnette, herman van rompuy, gerfa, diagnostic, hilary clinton |
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31.10.2007
L'ANACHRONISME DES LOIS LINGUISTIQUES...
Dans une carte blanche, publiée dans le quotidien Le Soir des mercredi 31 octobre et jeudi 1er novembre 2007, Georges CLERFAYT, député fédéral honoraire, ancien président du FDF, fustige l’attitude nationaliste des partis flamands. « … Ce nationalisme qui implique intolérance et exclusion de l’autre, induit également un repli sur soi, des interdits et discriminations envers les allochtones, un souci chatouilleux des frontières, un protectionnisme abusif qui est, en même temps, asocial et anti-libéral. -… Ainsi un ferment de division inéluctable de l’Etat belge a été inoculé par les lois linguistiques de 1932 qui, sous prétexte d’établir la paix intérieure entre les communautés organisèrent des territoires sous-nationalistes linguistiquement et culturellement homogènes. Ce principe d’homogénéité était cependant tempéré par le recensement linguistique décennal. -…Hélas, en 1962-63, la souplesse d’adaptation résultant du recensement fut éliminée par les lois exigées et obtenues dans un mauvais « compromis à la belge » par les nationalistes flamands… Ces lois prétendirent figer une fois pour toutes les territoires homogènes en fixant, définitivement paraît-il, la frontière linguistique. - … Mais dans la deuxième moitié du XXe siècle, s’est construit un nouvel idéal démocratique qui réprouve le nationalisme, qui prône l’internationalisme, les Droits de l’Homme, et qui, en Europe, promeut la tolérance et le développement d’une seule Communauté européenne, certes hétérogène mais consensuelle et respectueuse des droits de chacun. -… Nos lois linguistiques de 62-63 sont ainsi anachroniques, comme est anachronique – et hors loi européenne – l’attitude des partis flamands, du Parlement flamand, du Gouvernement flamand, des juges flamands du Conseil d’Etat, envers les minorités francophones, notamment dans la périphérie bruxelloise où elles sont très fortes et même majoritaires dans les six communes à facilités. - … La Flandre n’est pas un Etat indépendant, mais n’est qu’une partie de l’Etat belge… Le citoyen d’un Etat peut-il perdre des droits et son identité culturelle et linguistique lorsque, dans son propre pays, il franchit une limité administrative interne ? … Les partis flamands sont-ils modernes et contemporains ? Sont-ils démocratiques et respectueux de tous les principes établis ? Sont-ils européens ? - … De grâce, pour BHV, pas de marchandage médiocre, par de nouveau (mauvais) « compromis à la belge » qui ne résout rien… Il ne s’agit pas seulement, et de loin, de trouver une petite formule de cuisine électorale pour permettre aux partis francophones de conserver 75 000 voix ! On demande des hommes d’Etat avec une vision rationnelle et démocratique ».
14:45 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : anachronisme des lois linguistiques, allochtones, partis flamands, bhv, hommes d etat, carte blanche, clerfayt, etat belge, protectionnisme, territoires sous-nationalistes |
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