29.04.2009

DES JOURS SOMBRES ATTENDENT LES FRANCOPHONES...

En réponse à une interpellation du SP.A, parti socialiste flamand, en commission de l’Intérieur, Herman Van Rompuy , CD&V, Premier ministre, a déclaré : « Ma conviction est que le pays n’a pas intérêt à aller aux élections fédérales anticipées, en pleine crise économique et sous un climat communautaire lourd. Sans la scission de BHV, ce scrutin serait inconstitutionnel. Après les élections régionales, nous prendrons les mesures nécessaires. Vous nous jugerez en 2011. » + + + Que veut insinuer le Premier ministre ? La réalisation de la réforme de l’Etat sur la base du programme 199 renforcé en 2004 du gouvernement flamand ? Au demeurant, le citoyen francophone a tout à craindre au regard de la fragilité du front des francophones dont les dirigeants sont plus soucieux de leur intérêt personnel et de l’intérêt de leur parti que de l’intérêt général, et au regard de la fermeté du CD&V qui brandit un slogan de combat : « Sterk in moeilijktijden » - Fort en des temps difficiles – et qui redit sa volonté de doter l’Etat d’une « indispensable » réforme et clame que, depuis cinq ans, la Flandre est sur la bonne voie.Des jours sombres attendent les francophones. + + + Ecolo a déjà fait son choix en allant « bras dessous, bras dessus » avec Groen sur le chemin de la « Nouvelle Belgique ». + + + Le M.R. donne des signes d’inquiétude en faisant les yeux doux à l’Open VLD dont ses personnalités de premier plan, Karel De Gucht, Patrick Dewael, Marino Keulen, expriment un flamingantisme pointu. + + + Le PS parait acquis à une nouvelle avancée flamande significative par une prise position favorable au « bilinguisme néerlandais-français obligé » dans une déclaration de Rudy Demotte, PS, ministre-président de la Région wallonne et de la Communauté française : « Nous allons imposer qu’en matière d’immersion linguistique les décisions soient prises de manière absolument prioritaire en faveur de l’apprentissage du néerlandais ». L’approbation d’un des objectifs majeurs du Mouvement flamand : le bilinguisme de la Wallonie ! + + + Le CDH reste très proche du CD&V en matière d’enseignement ; il est favorable à l’adossement de classes francophones à des classes flamandes. Or, la culture est l’âme d’un peuple ; elle fixe son identité. + + + Nous avons peur, très peur pour le français, pour la culture française à Bruxelles et en Wallonie. La Flandre s’accapare de tous les postes régaliens et de toutes les hautes fonctions administratives de l’Etat ; elle veut – dans un premier temps – le bilinguisme des fonctionnaires.Que nous reste-t-il à faire ? A se résigner ? A exprimer un vote sanction lors des scrutins en se tournant vers les partis wallons avançant un rapprochement avec la France ?