02.09.2010

COMMUNAUTE FRANCAISE : UN LABEL DE BONNE GOUVERNANCE ?

 

Juillet 2004. Marie Arena, PS, ministre-présidente de la Communauté française, en réponse aux critiques de mauvaise gestion venant particulièrement de Flandre, fait adopter un "code de bonne conduite". Les grandes lignes.

La gestion. Chaque ministre s'engage à respecter les principes de bonne gouvernance…: Collégialité ; cohésion gouvernementale ; transversalité de l'action ; concertation ; partenariat ; approche des dossiers au profit de tous les Francophones ; égalité des chances ; évaluation des politiques menées ; vision prospective de l'action politique et développement durable ; simplification administrative et rigueur budgétaire.

L'enseignement. L'objectif est de rationaliser et surtout d'optimaliser en faisant mieux avec la même chose : Elaboration d'un "contrat stratégique pour l'enseignement" ; recentrage sur les savoirs de base que sont l'écriture, la lecture et le calcul ; revalorisation  des apprentissages qualifiants ; optimalisation de l'offre  à l'égard  des apprentissages qualifiants ; stimulation des collaborations entre écoles de même réseau et entre réseaux.

La volonté. Une prise en main de son destin. Si la Flandre veut le repli sur soi, la Communauté française se dit prête à prendre son destin en main et à négocier son autonomie.

Au fil des ans, la Communauté française s'est restructurée. Et la COCOF, la Commission communautaire française, a changé de nom. Appelez-la désormais "Parlement francophone bruxellois", tel est le nom de baptême que lui a donné son président Christos Doulkeridis, Ecolo. Toutefois, officiellement,  elle reste "Commission communautaire française" dans les affaires administratives et est "Parlement francophone bruxellois" dans toutes les relations usuelles.

08.03.2010

FORUM DE LA LIGUE WALLONNE DE BRUXELLES : LE POINT SUR BHV

Christophe VERBIST - Cabinet de la présidence du FDF, par courriel -Dans l’attente des propositions qui devraient être formulées par M Dehaene, le FDF est dans le même état d’esprit qu’en 2005 et de l’accord avorté du 10 mai de cette année-là. = =Le FDF avait alors contribué grandement à la conclusion d’un accord qui a échoué à cause de la sortie des négociations de Spirit. = =Aujourd’hui, deux possibilités existent pour résoudre l’équation BHV : soit par la Communauté française, soit par l’élargissement territorial de la Région de Bruxelles. = =Par la Communauté française, il s’agirait d’un « élargissement indirect » en conférant à celle-ci des compétences pleines et entières à l’égard des communes à facilités en matière plus particulièrement d’enseignement et de culture, ce qui nécessite une révision de la Constitution. = =La procédure est donc juridiquement assez lourde. = = Le FDF se veut preneur de toutes propositions mais celles-ci doivent formuler des compensations significatives pour les Francophones de la périphérie. = =En tout état de cause, le FDF refusera toute formule qui accorde une scission de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde contre un énième bétonnage des facilités linguistiques ou un refinancement conséquent de la région bruxelloise.Le FDF maintient donc sa ligne de conduite prioritaire relative à l’élargissement de Bruxelles = =Le FDF considère que le débat sur BHV implique une logique territoriale de compromis : les communes à facilités à tout le moins doivent pouvoir « sortir » d’une manière ou d’une autre de Flandre pour assurer l’hypothèse éventuelle d’une pacification communautaire durable.

20.11.2009

UN MILLION DE FRANCOPHONES IGNORE PAR LE GOUVERNEMENT BRUXELLOIS DE CHARLES PICQUE...

C’est le cri d’alarme lancé par Michel Legrand, président du Gerfa, dans la livraison du mensuel n° 272 de novembre 2009, Diagnostic. <><>Que dénonce-t-il ? La couardise du Parlement bruxellois. « Bruxelles est empêché constamment, souligne-t-il, de jouer son rôle et de faire respecter la voix du million de Francophones qui y habitent, y votent et y paient leurs impôts ! Prétexte invoqué : la Région bruxelloise est bilingue et doit donc rester neutre même si ses intérêts ou ceux de la Communauté française sont menacés. Cela aboutit donc non seulement à nier le caractère francophone de Bruxelles, mais aussi à réduire le poids francophone qui se trouve ainsi amputé d’un million d’habitants ; cela est d’autant plus grave que Bruxelles subit un bilinguisme de rente couteux et forcé à tel point que certains considèrent que sans les lois linguistiques, le flamand à Bruxelles ne serait plus qu’un souvenir ». <><>Et de fustiger la carence de réaction des élus francophones bruxellois dans l’affaire de l’inspection des écoles francophones de la périphérie. Michel Legrand d’élever la voix : « Cette carence de réaction de Bruxelles a de nouveau été relevée à l’occasion du vote par le Parlement flamand du décret transférant l’inspection des cinq écoles francophones de la périphérie, jusqu’ici assumée par la Communauté française, à la Communauté flamande ; tant le Parlement de la Communauté française que celui de la Cocof et celui de la Région wallonne avaient introduit la procédure en conflit d’intérêts qui avait chaque fois abouti à bloquer le projet pendant quatre mois ; il restait donc une cartouche à tirer et celle-ci devait l’être par le Parlement bruxellois qui y a renoncé sous le prétexte que cela fâcherait les Flamands ! … Or, martèle Marcel Legrand, président du Gerfa, il est évident que la Région bruxelloise doit être particulièrement attentive au sort qui est réservé aux cinq écoles de la périphérie et à leurs 2 400 élèves. Ajoutons que, pour adopter la motion de conflits d’intérêts, une assemblée doit réunir les suffrages des trois quarts de ses membres, ce qui implique que 67 représentants sur 89 devaient la voter ; or, ni le CDH, ni Ecolo, ni le PS ne souhaitaient voter cette procédure et « vexer » les Flamands, alors que le Parlement flamand ne s’embarrassait pas d’autant de scrupule et profitait de l’inaction de la Région bruxelloise pour voter rapidement le décret de transfert de l’inspection ».<><>La mièvrerie des parlementaires francophones bruxellois est-elle étonnante ? Non, en considérant la puissance de la particratie et de l’égocentrisme qui les traverse. Pas un n’échappe au virus de l’ego.<><>En conclusion, Michel Legrand lance un appel pathétique à la fois à la classe politique et aux citoyens : « Les Francophones, dit-il, doivent prendre conscience de la situation et ouvrir les yeux. On peut supposer qu’ils ont enfin compris que la Flandre veut à la fois fixer ses frontières, liquider tout ce qui remet en cause son homogénéité, diriger la Belgique – si c’est encore possible et si les Francophones acceptent ses exigences – ou, à défaut, proclamer son indépendance. Toutes les concessions qui ont faites par les Francophones n’ont servi à rien, sinon à fragiliser dangereusement leurs positions juridiques. Les Francophones doivent donc utiliser les leviers qui sont à leur disposition et, parmi ceux-ci, Bruxelles et son million d’habitants. En nous imposant la neutralisation de Bruxelles, le Nord du pays réduit notre poids, accrédite l’idée que Bruxelles ne compte pas ! C’est un piège adroit duquel Bruxelles doit sortir d’urgence en réaffirmant son existence et en défendant ses intérêts fermement avec ou sans l’avis de la minorité flamande qui ne doit pas disposer d’un droit de veto de fait ».Ecoutons cet appel plein de sagesse et de dignité.

13.10.2009

IMPUISSANCE ET ABDICATION...

... titre Diagnostic, organe du Gerfa, dans son numéro n° d’octobre 2009, avenue du Pont de Luttre, 137 – 1190 Bruxelles. + + + Alors que la situation des finances publiques devient catastrophique, déclare Michel Legrand, président du Gerfa, le gouvernement fédéral, mais aussi les gouvernements régionaux et communautaire, se révèlent incapables simplement de décider. Dans trois dossiers sensibles, le budget, La Poste et le port du voile à l’école et dans les services publics, l’incapacité est criante. <><>DOSSIER BUDGET + + + Michel Legrand assène : <><>- Du côté de la Communauté française, on a rapidement abandonné toutes les pistes sérieuses d’économie dès que les syndicats « représentatifs » des enseignants ont clamé leur désaccord et menacé d’entamer des actions ! Abandonnée l’idée de faire travailler les profs à leur niveau maximum, soit 22 heures de cinquante minutes au lieu d’une moyenne de 20 heures, alors qu’ils bénéficient déjà d’un système très favorable de congés censé compenser largement la difficulté de leur travail, difficulté à contenu très variable et dépendant pour l’essentiel des cours donnés et de l’école où ils sont prestés ; même l’idée de supprimer la prépension à 55 ans a été largement critiquée et il s’en est fallu de peu qu’elle ne passe à la trappe, alors que cette mesure constitue un gouffre financier et prive la Communauté française de moyens pourtant bien nécessaires et que les « refinancements » imposent aux Francophones des négociations à répétition dans lesquelles ils échangent des reculs institutionnels contre de l’argent qu’ils perdent plus tard au gré des crises économiques ! <><>- Du côté de la Région wallonne, on n’a rien entendu sur la réduction effective et significative des cabinets ministériels dont l’effectif se monte pour certains ministres à 100 personnes ; de même on n’a rien entendu sur l’explosion des effectifs des agents contractuels dans certains pararégionaux qui se sont récemment illustrés dans la mauvaise gestion. <<<>- Du côté de l’Etat fédéral, aucune allusion à la remise en cause de la réforme COPERNIC, qui a englouti des dizaines de millions d’euros sous le gouvernement Verhofstadt I avec la participation naïve des écolos et celle plus intéressée des socialistes et qui continue encore maintenant d’engloutir des moyens considérables en pure perte, voire en provocant d’énormes dépenses parasitaires ; aucune allusion sur la remise en cause des voitures de société, qui réduisent considérablement les assiettes fiscale et sociale, privant l’Etat de moyens importants, qui créent des injustices entre ceux qui en bénéficient et ceux qui ne perçoivent que leur salaire et qui constituent de par leur utilisation intensive un véritable problème pour l’environnement. <><>DOSSIER LA POSTE + + + Michel Legrand, président du Gerfa, pointe l’abdication des responsables politiques face au lobbying des partisans de la libéralisation des services postaux. Depuis plus années, dit-il, La Poste n’en finit pas de céder aux sirènes de la libéralisation intensive et extensive. Cela va de la suppression de multiples bureaux de poste au grand dam des citoyens jusqu'à la volonté de remplacer les facteurs par des livreurs de courrier - appelés pudiquement « facteurs de quartier » - à temps partiel, payés 8,5 euros brut de l’heure.<><>DOSSIER PORT DU VOILE + + + Même incapacité des politiques, tempête Michel Legrand, à prendre une position claire. Depuis quelques mois, les services publics sont confrontés à la volonté de certaines femmes musulmanes d’afficher leur conviction en portant le voile pendant le temps de leur service. Le problème est relativement récent mais commence à faire tache d’huile... Pourtant, la réglementation est claire et interdit aux agents de faire peser un doute sur leur neutralité. Il ne s’agit donc nullement d’un problème de liberté d’expression, comme d’aucuns voudraient nous le faire croire, mais d’un problème de fonctionnement des services publics qui doivent veiller au respect de la plus stricte neutralité, sous peine de tomber dans les dérives d’un prosélytisme qui met la plupart des citoyens de plus en plus mal à l’aise... Dans ce dossier, pas aussi délicat que l’on veut nous le faire croire mais dont les enjeux sont brouillés, les responsables politiques se révèlent incapables de prendre une décision et de comprendre ce que signifie réellement un Etat et des services publics neutres... « Un vrai Etat neutre, à défaut d’être laïque, ne se marchande pas », écrivions-nous dans notre communiqué du 7 juillet, souligne Michel Legrand.

21.09.2009

ECHANGE DE REFLEXIONS SUR LE PACTE SCOLAIRE..

Echange d'idées concernant l'article de Jules Gheude, publié sur le présent blogue de la Ligue wallonne de la Région de Bruxelles; il concerne le Pacte scolaire, un article de Jules Gheude <><>Michel Colson, par courriel = Le Pacte Scolaire constitue assurément l'un des piliers de l'histoire politique belge contemporaine, <><> Néanmoins, les difficultés financières récurrentes que rencontre la Communauté française au sein de laquelle l'enseignement pèse pour plus de 75 % du budget , ainsi que la crise économique sans précédent, doivent nous inciter à réfléchir à une rationalisation au sein de l'enseignement officiel subventionné et non subentionné dans notre Communauté, non seulement pour des raisons économiques mais également pour faire évoluer positivement la qualité de notre enseignement: l'économiste Robert Deschamps des FUNDP l'a encore rappelé fort judicieusement dans un article publié dans le magazine Trends tendances du 6 juillet dernier. <><>Le FDF demeure un ardent défenseur de la Communauté française comme pouvoir organisateur en matière d'enseignement ; il estime que la régionalisation de l'enseignement serait néfaste car il est primordial que la compétence de l'enseignement soit exercée de manière identique et cohérente au sein de la Fédération Wallonie-Bruxelles. <><>Ne doit-on pas à cet égard prendre exemple sur l'Union européenne,qui, à l'instar des programmes Erasmus, encourage à un enseignement intégrant les jeunes des 27 pays membres de l'Union européenne? <><> A cet égard , nous estimons que le rôle joué par les provinces comme pouvoir organisateur en matière d'enseignement doit être fondamentalement repensé. <><>On ne pourra faire l'économie d'un débat structurel sur les acteurs institutionnels de l'enseignement officiel (quel niveau de pouvoir assume l'enseignement primaire et/ou secondaire?)<><>Au-delà, et dès que ce débat aura été posé, la question du réseau unique , public et pluraliste , pourra être également être posée: le FDF est preneur de celui-ci car la société évolue , les structures telles que connues dans une Belgique unitaire, telles que le Pacte Scolaire, et en dehors de toute connotation communautaire, ne sont pas figées et doivent pouvoir être adaptées au XXieme siècle dans une société aussi davantage multiculturelle

21.08.2009

L'AFFIRMATION DU CARACTERE FLAMAND DE BRUXELLES...

La Flandre tire tous azimuts. Certains d’entre vous s’étonnent et sourient de voir des groupes de Flamands en visites guidées de Bruxelles, en particulier dans le quartier Matonge, le Centre Ville et les communes de la grande ceinture. Ces visites ne sont pas innocentes. En fait, la Flandre cherche à encourager ses concitoyens à venir s’établir à Bruxelles, à reflamandiser Bruxelles, à démontrer le caractère multiculturel de Bruxelles. + + Il y a l’appel lancé aux étudiants de Flandre par Bert Anciaux, Spirit, ministre régional flamand, chargé des Affaires bruxelloises, les invitant à venir s’installer à Bruxelles : « J’entends par là promouvoir la capitale comme ville étudiante ». Astucieusement, il associe la STIB à son opération charme par l’ouverture par celle-ci d’une agence commerciale chargée de délivrer les abonnements à prix réduit. Une initiative du gouvernement flamand qui reçoit le soutien de Pascal Smet, SP.A, ministre de la Mobilité du gouvernement régional bruxellois : « La Région bruxelloise n’est certes pas compétente en la matière, souligne-t-il. L’exécutif bruxellois a décidé certains tarifs préférentiels mais les étudiants du supérieur ne sont pas repris. Mais si la Communauté française décidait d’appliquer une mesure similaire, la STIB pourrait délivrer les mêmes services ». + + Autre astuce flamande : repeindre en gris les trams, les bus et le métro bruxellois, une couleur germanique. Fini le jaune, bien visible. Tout le charroi public sera progressivement gris ! Ainsi le veut, Pascal Smet, SP.A, socialiste flamand, ministre de la Mobilité du gouvernement régional bruxellois. Donner une autre image de Bruxelles est l’obsession des ministres régionaux flamands. Après la peinture grise, Pascal Smet se frotte à la plastique des mots ; il rebaptise les points de vente de la STIB selon leur grandeur : les grands, en « flamanglais » : « Bootik » ; les petits, en flamand : « Kiosk » ; les distributeurs de billets deviennent en anglais : « Go ». + + Brigitte Grouwels, CD&V, ministre régional bruxellois, refuse de lever les astreintes frappant le Fédéral en raison des violations des normes de bruit par les avions ; elle menace de quitter l’exécutif bruxellois entraînant avec elle le CD&V. Dès lors, le Vlaams Blok entrerait au gouvernement bruxellois ! Imbuvable pour les francophones. Conséquemment, on sait désormais et clairement que la Flandre mène Bruxelles par le bout du nez ! + + Si l’on ajoute l’essaimage par les médias flamands de l’idée que Bruxelles n’est pas aussi francophone qu’on le dit, mais est majoritairement d’identité étrangère et flamande, les portes de sa mise sous tutelle par la Flandre s’ouvrent. Bruxelles tombe sous l’empire d’un régime colonial. + + + Une voix dans notre cœur s’élève : Bruxelles humiliée... Mais Bruxelles renaissante... Bruxelles française

10.08.2009

LA COMMUNAUTE FRABNCAISE / NOTRE IDENTITE FRANCOPHONE...

Voici ce que nous disait, le 20 novembre 2001, Philippe Smits, député régional bruxellois MR. + + + Préliminaires + + +Je pense profondément que la Communauté française est l’outil essentiel de la défense des Francophones de Belgique. Il se fait que, depuis 10 ans, elle est une catastrophe financière du fait de mauvais calculs réalisés par Gérard Deprez (à l’époque président du PSC, Ndlr) et Philippe Moureaux (président de la Fédération bruxelloise du PS, ndlr), lors de sa constitution. + +Dans un pouvoir politique de ce type, il y a trois éléments à prendre en compte : + + 1) son utilité démocratique, + + 2) son utilité légistique, + + 3) ses capacités de faire. + + 1) Son utilité démocratique + + +La communauté française rassemble, en une nation francophone, les Bruxellois francophones, les Wallons et les Francophones de Flandre. + +Le pari est de créer un sentiment francophone distinct du rattachement total à la France et distinct de la personnification francophone dans la Belgique monarchique. En d’autres termes, le pari est de créer un sentiment d’appartenance en évitant tout à la fois le piège parisien et le piège belgicain. + + Il nous fallait créer la nation francophone et la fierté d’y appartenir. Ce projet-là, malgré tous les efforts de la Fédération (MR) pour le porter à bout de bras, n’a jamais pu être expliqué à la population. + + Nos concitoyens n’aiment pas la Communauté française parce qu’ils ne la connaissent pas et, dès lors, la perçoivent comme uniquement supplétive et coûteuse. + + + 2. Son utilité légistique + + L’avenir d’un pays, d’une communauté ou des citoyens dépend pour près de 80 % de sa capacité à faire accéder le plus grand nombre à un haut niveau de participation à la Société de la Connaissance. + + Depuis 1958, l’Etat belge a, par le Pacte scolaire, tué l’école républicaine pour concéder à une religion d’Etat la mainmise sur l’âme de 50 % des enfants. C’est là un compromis, certes historique mais néanmoins « à la belge », c’est-à-dire qu’il a permis une paix larvée qui aboutit à des coûts exorbitants, à des doublons permanents et à une gestion catastrophiquement compliquée. + + La Communauté française aurait tout à gagner à prendre ses responsabilités en revoyant le Pacte scolaire et en créant une école pluraliste, ouverte à pied d’égalité à toutes les confessions. + + Pour le reste, la Communauté française, comme beaucoup de pouvoirs publics belges, est très mauvaise gestionnaire puisque dotée d’une administration pléthorique, politisée et inefficace.En résumé, et, fort malheureusement pour nous, la Communauté française, dans son fonctionnement quotidien, ressemble plus à une administration communiste d’avant la chute du Mur qu’à une administration moderne et dynamique.+ + La RTBF, qui pourrait être un superbe outil de service public, est un des exemples malheureux du ratage fondamental du système bureaucratique socialiste.+ + + 3. Ses capacités de faire + + Depuis la fin des années ’80, la Communauté française est à la recherche de moyens financiers adéquats. Privée de la capacité de lever l’impôt, elle a dû se transformer, d’abord en mendiante institutionnelle, ensuite en institution lige des Régions.+ + L’opinion publique, depuis dix ans, ressent la Communauté française comme une aberration francophone, résultant , tout à la fois de l’incapacité d’avoir pu fusionner comme les Flamands, et, de la volonté archaïque des hommes politiques francophones de se créer un fromage supplémentaire. + + Aujourd’hui, la Communauté française sera refinancée, substantiellement, à partir de 2004, et, définitivement, en 2011. Toutefois, durant ces dix années qui nous séparent de ce terme, elle doit pouvoir : + + - conquérir l’opinion publique, + +- se muer en un pouvoir politique transparent, + + - moderniser et dynamiser son fonctionnement et, donc, son Administration.+ + Pour atteindre des objectifs, je crois que les deux seules pistes possibles sont : + + - réformer fondamentalement notre conception de l’enseignement, + + - repromouvoir, à dose type remède de cheval, la culture française et le dynamisme intellectuel et créatif des Francophones belges.+ + Philippe SMITS

01.07.2009

FINANCES - LES TRIBULATIONS DES BUDGETS... AUX ABYSSES !

On n’est guère bavard du côté des Finances fédérales. Cela va-t-il si mal ? Laisse-t-on pourrir le problème ? L’équipe pentapartite gouvernementale se désintéresse-t-elle de la récession ? Est-elle partisane de la méthode Coué : tout va très bien... ? L’autosuggestion. + +Nous opterions pour un pourrissement de la situation de façon à provoquer des élections législatives en automne. N’oublions pas que l’axe CD&V/NV-A est sorti renforcé des élections régionales du 7 juin 2009. + + Un petit retour en arrière. Il nous force à nous contenter des déclarations des uns et des autres.Le secrétaire d’Etat au Budget, Melchior Wathelet, CDH, n’est guère loquace : « Nous avons adopté un plan de relance, pour tenter de limiter au maximum les effets de la crise pour le citoyen... Ce serait de la folie d’en faire davantage vu le contexte budgétaire... ». + + Le Premier ministre, Herman Van Rompuy, CD&V, masque le malaise qui plombe la majorité gouvernementale : « Si nous n’en faisons pas davantage, c’est pour ne pas dépenser davantage. L’immobilisme apparent procède en fait d’une politique prudente et raisonnable ».En fait, le gouvernement se tâte. Ivan Van de Cloot, économiste en chef du Centre de réflexion Itinera, observe : « Le gouvernement table encore pour son budget sur une baisse du PIB de 1,9 % cette année. Mais dans ses prévisions, le FMI avance plutôt le double, soit 3,8 % ». + + Se voiler la face ! La non-prise en compte de la réalité ! Ne pas heurter l’électeur ! Duper le citoyen ! Le gouvernement fédéral attend que les élections régionales soient passées. Mais, la « temporisation » politicienne du gouvernement a énervé la Commission européenne. Le Commissaire aux Affaires économiques, Joaquin Almunia, sermonne la Belgique pour une transmission tardive du budget – six mois de retard – et le recale pour un manque d’informations : « Très, très peu d’information ont été incluses ». + + Les élections sont passées. Nous sommes le 25 juin 2009, Herman Van Rompuy, CD&V, Premier ministre, veut accélérer la confection d’un budget pluriannuel 2010-2011. Un budget de deux ans . Il presse les entités fédérées à lui communiquer des chiffres ; il est lui-même sous la pression de la Commission européenne. A la Chambre des Représentants, il déclare : « Cela n’a rien à voir avec un diktat du fédéral, mais il n’y a pas de place pour un fédéralisme d’opposition, il y a va de notre bien-être à tous ». + + Les données budgétaires des entités fédérées et de la Communauté française ne sont pas enthousiasmantes. Bien au contraire. Glaciales. Didier Reynders, MR, ministre des Finances – le MR ne fera pas partie des gouvernements bruxellois, wallon et de la Communauté française – boit du petit lait ! Il interpelle les gouvernements fédérés et les presse de contribuer à l’effort budgétaire commun. Et il réclame de lourds sacrifices aux Régions. + + On avance des déficits budgétaires 2009 qui donnent le tournis : 200à 400 millions d’euros pour la Région bruxelloise, 220 millions d’euros pour la Région wallonne, 511 millions d’euros pour la Communauté française, 1,9 milliard d’euros pour la Région flamande. A ajouter les accommodements communautaires qui découleront d’un « accord de coopération entre gouvernement fédéral et entités fédérées. Ce qui ne sera pas chose aisée avec l’arrivée de la NV-A dans le gouvernement régional flamand. Et Ecolo remet une couche avec son « durable ». + + Fermons les yeux et bouchons les oreilles pour 2010. Abyssaux. De lourds nuages noirs, chargés de glaçons, s’amoncellent au-dessus du gouvernement fédéral ! + + D’emblée, Elio Di Rupo, PS, député-bourgmestre, président du PS, agite ses banderille : « Je suis tenté de dire qu’il faudra faire le minimum minimorum. Mais je suis lucide : tout le monde devra accomplir des efforts, mais de façon très modérée vu la situation qui est la nôtre ». Par tout le monde, il vise notamment les bénéficiaires des intérêts notionnels. + + Charles Picqué, PS, ministre-président pressenti du gouvernement bruxellois, pose ses balises en raison des charges particulières que l Région de Bruxelles doit assumer : « A un moment donné, il sera peut-être question d’une diminution des dépenses à Bruxelles, mais faut-il que Bruxelles soit plus sanctionnée que les autres alors qu’elle assume les charges de capitale nationale et internationale (et de la Flandre, Ndlr) et qu’elle est moins bien financée ? Ou bien, elle reçoit un financement plus important – mais c’est un vaste débat – ou, pour le court terme, on l’autorise à s’écarter un peu des trajectoires imposées aux entités fédérées ». + + Pour ne pas être en reste, Melchior Wathelet, CDH, secrétaire d’Etat au Budget, fixe l’effort budgétaire global d’ici 2015 à quelque 20 milliards d’euros à entamer dès le budget bisannuel 2010-2011. Il prévient que tout le monde contribuera = les entités fédérées, les pouvoirs locaux, les citoyens. + +On est prévenu. Sombres, sombres les journées de septembre ! Dures, dures, seront les années 2009, 2010 et 2011 ! Car tous ces chiffres négatifs n’augurent rien de bon. Pour faire passer la pilule, il nous administrée une recette de grand-mère : le gargarisme avec l’éthique et le durable ! Et après l’effort, nous dit-on, plus belle sera la vie ! + +Mais au fait, les parlementaires et mandataires à tous les niveaux se serreront-ils la ceinture : plus de voiture de fonction, plus de chauffeur, plus d’attachés de Cabinet, plus de secrétaire particulière, plus d’avantages de toute nature... La question mérite d’être posée !

25.05.2009

L'APRES 7 JUIN 2009 : RESISTER AU NATIONALISME FLAMAND...

C’est le défi de la Communauté française à la domination flamande. Tout dépendra de la capacité des partis francophones qui seront appelés à diriger l’espace francophone Wallonie-Bruxelles, à résister à la force nationaliste flamande. La Flandre voudra acquérir des compétences accrues dans sa marche vers la mainmise sur l’Etat belge, le vouloir de la Flandre unanime. + + La Flandre sait et a conscience qu’à terme elle est condamnée si elle reste dans un « carcan » belge pour trois raisons : le vieillissement de sa population, qui ne se renouvelle pas ; l’enclavement du port d’Anvers, qui l’empêchera d’accueillir les bateaux de grand tirant d’eau de demain ; le manque d’eau naturelle, qui la rend dépendante de la Wallonie. + + La Flandre doit s’étendre territorialement pour sa survie. Et s’étendre vers la Wallonie pour assurer une liaison avec le puissant bassin industriel de Rhénanie-du-Nord-Wesphalie lui ouvrant la possibilité de maintenir une activité maritime d’accueil pour les bateaux de moins de 15 mètres de tirant d’eau. Sauver son poumon économique qu’est le port d’Anvers. D’où l’intérêt marquant de la Flandre à un élargissement du Benelux économique au Land allemand de Rhénanie-du-Nord-Wesphalie, qui lui assurera automatiquement la pleine mainmise sur le territoire wallon et sur le territoire bruxellois et qui lui permettra de traiter d’égal à égal avec les Pays-Bas. + + Au regard de cette stratégie géopolitique de la Flandre, l’intérêt de la Wallonie et de Bruxelles est de s’unir non pas au travers de déclarations verbeuses mais par des liens contractuels et d’orientation de leur développement. Une opportunité se présente : le projet politique français d’une liaison avec le nord et l’est de l’Europe dans lequel s’inscrit le port de Dunkerque, port en eau profonde pouvant accueillir les bateaux de grand tirant d’eau. + + Dès lors, la stratégie géopolitique de la Wallonie et de Bruxelles serait de s’accrocher au projet politique français et d’entamer des travaux d’infrastructure routière, fluviale et ferroviaire de grande ampleur recanalisant les trafics vers le port autonome de Dunkerque. Une extension du Plan Marshall garantissant à la Wallonie un développement économique permanent et à Bruxelles un développement de sa vitrine multiculturelle de capitale de l’Europe. + + A la Wallonie et à Bruxelles à prendre conscience de l’importance, pour leur avenir, d’un changement d’orientation de leur politique économique, sociale et culturelle;

09.04.2009

L'ESPOIR

Barack OBAMA - "En ce jour, nous sommes réunis parce que nous avons choisi l'espoir plutôt que la peur, l'unité plutôt que le conflit et la discorde". +++Méditons ces paroles face aux attaques de la Flandre contre notre langue et notre culture françaises. Soyons unis dans l'amour de notre Communauté française !

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