17.08.2009

LES CABINETS DES MINISTRES WALLON ET/OU DE LA COMMUNAUTE FRANCAISE...

... Une double Administration ! C’est la gouvernance « à la belge ». Le transfert couru de fonctionnaires vers les Cabinets ? Le passage obligé pour une promotion dans l’Administration ? Des questions et un tas d’autres que se pose Spip, notre petit écureuil ardennais. + +En réponse, Jean-Marc Nollet, Ecolo, ministre régional, souligne : « L’objectif est de travailler davantage en confiance et en collaboration avec l’Administration ». Mais, une administration vidée de ses agents ! + + Pourquoi faut-il des Cabinets à taille démesurée ? Il est permis aussi de se demander pourquoi la Région et/ou la Communauté française se dotent de 11 ministres pour une population de 3 millions d’habitants alors que la Flandre se limite à 9 ministres pour une population de 6 millions d’habitants ? Et nous nous arrêterons à cette comparaison avec la Flandre. Cela énerve ! + + +Le PS et Ecolo reconnaissent l’ampleur des Cabinets ministériels. Le porte-parole de Rudy Demotte, PS, ministre-président de la Région wallonne et de la Communauté française, admet : « Le fait que nous soyons plus nombreux qu’en Flandre est incontestable mais pas inéluctable ». Ecolo, le soi-disant champion de la chasse aux abus, renchérit : « On peut aller plus loin ». Ils nous affirmeront, sans rire, que « c’est pour mieux gérer la Wallonie et la Communauté française ». + + Mais, pourquoi, s’interroge Spip, notre petit écureuil ardennais, lorsqu’ils sont dans l’opposition – c’était le cas de Ecolo dans la législature précédente – critiquent-ils la gestion de leur Région et de leur Communauté ?

07.08.2009

COMMUNAUTAIRE // LA PAIX COMMUNAUTAIRE...

Tout est communautaire. Le moindre geste, le moindre fait, la moindre parole, le moindre article, le moindre sujet, le poindre problème existentiel... Tout ce qui oppose une communauté à l'autre. Le communautaire : un monstre des consciences, une nourrice de la sensibilité flamande et de la sensibilité francophone. + + Ainsi donc, lorsque le ministre régional flamand des Affaires intérieures, Paul Van Grembergen annonce, début juin 2003, son intention de fermer la section francophone de l’Académie de musique organisée depuis plus de 25 ans à Wezembeek-Oppem par la commune de Woluwe-Saint-Pierre, il pose un problème communautaire. Pour le ministre flamand, seul l’enseignement fondamental peut être organisé en français dans les communes à facilités et non pas l’enseignement artistique ! + + Ce genre de « heurt », de « tension » entre les communautés flamande et francophone a voulu être évité en 1999 lors de l’accord gouvernemental ; les négociateurs de l’époque ont pensé à un organe de rencontre. Selon les négociateurs : « Il faut améliorer la construction de l’Etat fédéral belge pour éliminer définitivement les tensions communautaires et assurer les relations harmonieuses entre nos Régions et nos Communautés. Pour réaliser cet objectif, il est nécessaire de créer un forum permanent de rencontre, de discussion et d’évaluation. Un tel organe offre la possibilité à l’autorité fédérale, aux Communautés et aux Régions, de se retrouver dans un espace serein pour analyser les mécanismes de fonctionnement actuel de l’Etat, permettant d’anticiper sur les solutions à trouver à ceux-ci pour un meilleur fonctionnement des institutions de l’Etat fédéral ». + + Le gouvernement Verhofstadt, en 1999, mit tout en œuvre pour installer un climat serein dans les rapports Nord-Sud. Une « Conférence intergouvernementale et interparlementaire du Renouveau institutionnel », baptisée « Corée » fut mise sur pied. Le forum « vécut ce que vivent les roses... ». très vite, il sombra dans la lutte du pouvoir : une branche dominante ! + + L’horizon politique s’assombrit. La campagne électorale de 2004 est sous la menace d’une tournure d’un affrontement communautaire. Le CD&V scelle un cartel électoral avec la Nieuw Vlaamse Alliantie, N-VA, présidée par Gert Bourgeois. Le président de la N-VA imprime d’emblée le ton de la campagne : celui de l’affrontement communautaire. « Notre carte, déclare-t-il, s’oppose à la domination wallonne ». Les partis flamands s’inscrivent dans le confédéralisme. L’Open VLD adopte un ton plus modéré ; il ne fait pas de ses recommandations une condition sine qua non de participation à un prochain gouvernement.+ + Dans une interview accordée au quotidien Le Soir, Hervé Hasquin, MR, s’est dit : « ... excédé de l’attitude des Flamands à l’égard des Wallons. J’en ai assez de cette condescendance. C’est une rengaine, une attitude permanente : on regarde la Wallonie avec mépris ». Et de rappeler l’épisode de l’affaire de l’achat du « Kladaradatsch », l’ancien cinéma Pathé Palace, par la Communauté française. La fameuse déclaration de Bert Anciaux, Spirit, ministre du gouvernement flamand, évincé en justice : « De toute façon, je ne m’en fais pas car je ne vois pas quelle banque prêtera de l’argent à la Communauté française pour acheter le bâtiment ». Arrogance flamande. Hervé Hasquin a beau jeu de souligner la non-amélioration des mentalités flamandes : « Pour avoir vécu le Lambermont et les épisodes qui ont suivi, je peux vous dire que les mentalités n’évoluent pas ». + + Toutefois, une tentative d’un vécu en bonne entente est amorcée en juillet 2004 à Bruxelles sur un dispositif en remplaçant l’accord « de courtoisie linguistique » de 1996 suspendu par le Conseil d’Etat : « Une circulaire permettra aux communes de recruter du personnel unilingue à la condition qu’aucun bilingue ne brigue le poste - l’Orbem sera associé à la procédure – et que le candidat unilingue se soumette à un apprentissage de la seconde langue, via une formation reconnue. Le dispositif prévoit aussi un renforcement des primes au bilinguisme ». + + Un échec. + +Que nous reste-t-il ? Accrochons-nous à nos rêves de la francité, libre de vivre en français et en symbiose avec nos langues régionales.

30.04.2009

LA SIXIEME REFORME INSTITUTIONNELLE... 4E PARTIE

La mort du Dialogue de Communauté à Communauté + + + 25.11.2008. : A la suite du refus de Marino Keulen, Open VLD, ministre flamand de l’Intérieur, de nommer les trois bourgmestres de la périphérie bruxelloise, les présidents des partis francophones s’interrogent sur la poursuite du dialogue Nord-Sud. ++ +Olivier Maingain, président du FDF, pose carrément la question de la poursuite du dialogue : « on dit clairement au ministre-président (ndlr : Kris Peeters) : donnez-nous une solution au problème des bourgmestres si vous voulez que le dialogue se poursuive ».+ + + 26.11.2008.L’échec du dialogue de Communauté à Communauté pointe. Le gouvernement fédéral vacille. Kris Peeters, CD&V, ministre-président du gouvernement flamand, co-président du dialogue communautaire, est catégorique : Si certains pensent que tant qu’il n’y a pas de solution sur la nomination des bourgmestres, aucun accord partiel ne pourra être engrangé, avant les élections, alors je le dis tout net : un redémarrage du dialogue ne sera pas possible. Leur nomination n’est pas à l’agenda du dialogue de Communauté à Communauté ». + + + 30.11.2008. Au congrès du FDF, Olivier Maingain est furibard : « Si la logique flamande consiste à dire qu’on ne peut parler que des demandes flamandes, ce n’est plus un dialogue. Je ne veux pas boycotter tout dialogue mais tant que ces questions ne seront pas résolues, on ne pourra pas aller de l’avant sur les autres sujets ». + + +Vous pouvez lire la suite sur le site de la Ligue wallonne via www.liguewallonnebruxelles.be

31.03.2009

A NOTRE LECTORAT INTERNAUTE...

Votre soutien à l'action que mène la Ligue wallonne de la Région de Bruxelles est précieux. Il permet à la Ligue Wallonne de poser sans complaisance à nos édile politiques la question de la défense de lalangue française. Car l'âme d'un peuple est sa langue. Et la langue française est la nôtre. Il permet également à la Ligue Wallonne de poser, sans complaisance, à tous les partis politiques frazncophones la question de l'opposiiton, sans résignation, aux exigences flamandes pour le respect de notre dignité. +++ Nous ne pouvons admettre l'annexion, à la Flandre, de Fouron, de la périphérie bruxelloise et des communes jouxtant la frontière linguistique; nous ne pouvons admettre que toutes les fonctions régaliennes qui règlent la vie communautaire soient entre les mains des Flamands; nous ne pouvons admettre que la langue française soit bafouée à Bruxelles et à l'étranger...+++ Le credo de la Ligue Wallonne est la défense et la promotion de notre langue française et la confiance dans notre culture française. C'est la défense de notre identité, de notre identité wallonne, de notre identité bruxelloise. Notre identité fondée sur l'idiome, sur nos langues régionales. +++ Défendre lalangue française contre "tout anglais", contre "tout flamand", c'est défendre les racines, les traditions, les usages que nous ont transmis nos ancêtres. C'est être fiers de notre appartenance à la Communauté française. C'est être ensemble les garants de la Francophonie de l'avenir. +++ Aussi nous vous invitons à concrétiser votre soutien en versant le montant de l'adhésion annuelle, soit 10 euros, au compte n° 145-0539031-61 (BIC : GEBABEBB - IBAN : BE 62 1450 5390 3161) de la Ligue Wallonne à 1200 Bruxelles. +++ Nous vous remercions du soin que vous apportez à un engagement que nous partageons à travers la défense et l'illustration de notre langue française. Nous comptons sur vous. Tous nos remerciements.

BRUXELLES ADOSSEE A UNE COMMUNAUTE URBAINE...

L’idée de l’adossement de Bruxelles à une Communauté urbaine s’étendant sur le Brabant flamand et sur le Brabant wallon turlupine certains esprits au regard de la bonne santé socio-économique de la Communauté urbaine Lille-Tournai-Courtrai. ==Le FDF n’en veut pas. Olivier Maingain, président du FDF, au Congrès de son parti qui s’est tenu le 30 novembre 2008, crie casse-cou : « Je salue les fédérations patronales qui reconnaissent que Bruxelles réduite à 19 communes est une aberration socio-économique et sociologique. Ne tombons pas dans le piège de la Communauté urbaine, qui ajouterait une couche institutionnelle et qui serait le cheval de Troie pour mettre Bruxelles sous tutelle de la Flandre, qui serait amenée à cogérer des politiques régionales bruxelloises (mobilité, expansion économique, etc.), sous prétexte qu’elles doivent être mises dans la Communauté urbaine. Le vrai débat est celui des limites de Bruxelles ». == Une discussion ouverte.

14:03 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fdf, brabant, troie, communaute, adossement |  Facebook |

27.03.2009

SPICILEGE D'UNE BELGIQUE EN DELIQUESCENCE...

• La Flandre a signé des accords culturels avec une série de pays y compris la France mais refuse de signer de tels accords avec la Communauté française de Belgique ! +++• La Flandre, après le décret imposant le néerlandais (flamand) dans toutes les entreprises établies sur son territoire, applique à tout candidat locataire le « wooncode », le code du logement, qui subordonne l’octroi à la connaissance du néerlandais (flamand) ou à la preuve de la volonté de l’apprendre. Le « wooncode » est complété par un décret du logement qui réserve le logement social aux habitants des lieux. +++• La Flandre refuse, depuis le 10 octobre 2006, de nommer les candidats bourgmestres de trois communes « à facilités » parce qu’ils ont envoyé des convocations en français et qu’ils ont toléré que des conseillers communaux fassent usage du français pendant les séances du Conseil communal. +++ • La Flandre refuse de ratifier la Convention-cadre européenne de protection des minorités nationales. Elle ne reconnaît qu’une langue sur son territoire : le néerlandais ; elle veut l’étendre sur l’ensemble du territoire belge. La réinstallation du néerlandais comme langue unique. +++ • Le monde politique belge s’apprête à sceller le sort du pays après les élections régionales du 7 juin 2009. La Flandre y sera demanderesse de plus de pouvoir et imposera la loi du nombre. Désunis, les partis francophones céderont ! Nous devons leur rappeler qu’ils seront nos mandataires et qu’ils doivent veiller à la place du français, qui est notre âme. +++• L’enjeu fondamental du devenir belge se joue à Bruxelles. La Flandre veut Bruxelles pour se donner une image florissante et ouverte. Bruxelles ne peut être bradée ; elle ne peut être cédée.

17.03.2009

COMMUNAUTE GERMANOPHONE ET LAND RHENANIE DU NORD-WESPHALIE...

Dans un communique de presse, Belga Media Support annonce « un approfondissement des coopérations » entre la Communauté germanophone et le Land de Rhénanie du Nord-Wesphalie. Dans l’immédiat, un protocole de coopération en matière d’enseignement a été signé. Ce protocole ouvre une collaboration étroite, entre autres, dans les domaines de la formation continue des chefs d’école et de promotion des langues étrangères. = = =Les deux entités ont, au surplus, dressé un bilan de leur coopération. « Le partenariat entre voisins entamé depuis de longue date s’est révélé être autant diversifié qu’exemplaire et ce notamment durant ces deux dernières décennies, où son développement est devenu naturel et quotidien au sein de cette région frontalière » ont déclaré d’une seule voix les Ministres-présidents Rüttgers et Lambertz. = = = Cette rencontre entre les ministres-présidents de la Région germanophone et de Rhénanie du Nord-Wesphalie a été le motif d’une réunion étendue à la Région wallonne ; l’entretien a essentiellement porté, d’une part, sur les perspectives d’une coopération bilatérale accrue et, d’autre part, sur le plan de l’euroregio Meuse-Rhin et du Benelux…= = = Nous posons la question à l’adresse des parlementaires wallons : « Cette rencontre serait-elle préparatoire à l’adossement du puissant land industriel allemand de Rhénanie du Nord-Wesphalie au Benelux en 2012 ? La réalisation du plan flamand de relier directement la Flandre à l’Allemagne. Une marginalité de la Wallonie et conséquemment de la langue française…