10.02.2009

B.H.V. : LE RENDEZ-VOUS DE L'HISTOIRE...

Naissance d’une saga + +1962. - BHV, une saga. Elle trouve son origine dans la loi du 8 novembre 1962 qui fixe la frontière linguistique et adapte les limites des provinces, arrondissements et communes. Elle est présentée devant les font baptismaux le 13 décembre 1962. + + L’arrondissement électoral bilingue de Bruxelles-Hal-Vilvorde reçoit officiellement son acte de naissance. + + 1963. – Très rapidement, comme à l’accoutumée dans la logique de l’Etat CVP, les Flamands contestent son existence et remettent en cause son chevauchement sur la Flandre et sur Bruxelles. 300 bourgmestres flamands refusent de distribuer les formulaires du recensement linguistique reprenant un volet linguistique. Un compromis est échafaudé. Bruxelles est limitée à ses 19 communes, une protection aux minorités francophones de la périphérie est assurée dans six communes, Crainhem, Drogenbos, Linkebeek, Rhode-St-Genèse, Wemmel et Wezembeek-Oppem, les électeurs des entités de l’arrondissement votent avec les Bruxellois.+ + BHV dans les réformes de l’Etat + + 1970. – Première réforme de l’Etat. Le 24 décembre 1970, l’article 107 quater de la Constitution reconnaît à la Belgique trois communautés culturelles. Rien ne change à la configuration de l’arrondissement BHV. + + 1974. – Un tournant important dans le destin de BHV. Tindemans Ier élabore un projet d’élargissement de Bruxelles aux communes à forte densité francophone contre l’abandon des facilités linguistiques et la suppression de l’arrondissement électoral bilingue de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde. La Volksunie fait capoter le projet. BHV entre au réfrigérateur. + + 1980. - Deuxième réforme de l’Etat. Les Régions wallonne et flamande sont créées le 8 août 1980. Bruxelles et BHV sont en léthargie. + + 1989. – Troisième réforme de l’Etat. La Région de Bruxelles-Capitale est créée le 12 janvier 1989. Elle est limitée aux 19 communes formant l’agglomération bruxelloise et ne jouit pas de tous les pouvoirs conférés aux Régions wallonne et flamande. Elle vit sous-financièrement au rythme de décrets. La porte du réfrigérateur ne s’ouvre pas pour BHV. + + 1993. – Quatrième réforme de l’Etat, concrétisée par les accords de la Saint-Michel. Le 5 mars 1993, la Belgique devient officiellement un Etat fédéral. La province du Brabant est scindée en trois entités : le Brabant wallon, le Brabant flamand et Bruxelles-Capitale. C’est la consécration de l’homogénéisation linguistique des Régions, voulue par la Flandre, à l’exception de Bruxelles mise sous régime bilingue. BHV reste BHV ; sa francisation continue à la grande colère des Flamands qui multiplient les tracasseries administratives. + + 2001. – Cinquième réforme de l’Etat, née des accords de la Saint-Polycarpe. Elle porte la griffe flamande CVP. Le 13 juillet 2001, les communautés sont refinancées et des compétences fiscales sont transférées du Fédéral aux Régions. Le Fédéral est dégrossi. La Flandre touche le pactole. La pression flamande est de plus en plus agressive. + + ... + + Vous avez la faculté de suivre la suite sur le site de la Ligue wallonne de la Région de Bruxelles accessible via www.liguewallonnebruxelles.be

30.01.2009

L'OFFENSIVE FLAMANDE SUR BRUXELLES SE PRECISE : NE SOYONS PAS NAIFS...

… Exclamation de l’Echevin de la Ville de Bruxelles, Mohamed Ouriaghli, PS, à la lecture du livre-programme distribué par Pascal Smet, SP.A, ministre bruxellois flamand de la Mobilité et échevin empêché de la Mobilité et de l’Urbanisme à la Ville de Bruxelles. « Ne soyons pas naïfs ; la revendication de suppression des communes est une vieille revendication flamande qui vise à transférer des compétences vers un niveau de pouvoir où les Flamands sont surreprésentés », souligne l’échevin Mohamed Ouriaghli. + + Dans son livre-programme « Une ville, une ambition », Pascal Smet, SP.A, fusionnent les 19 communes pour former le Grand Bruxelles. Une revendication du Mouvement flamand qui a pris corps pendant l’occupation allemande de 1940-1945. Exit la Région bruxelloise, intégration pure et simple de Bruxelles en Flandre – au demeurant capitale de la Flandre – suivie d’une épuration du français. + + L’offensive flamande sur Bruxelles s’exprime par la projection de l’image d’une ville multiculturelle à fondement flamand. Un florilège de néologismes pour désigner les institutions culturelles se propage : « Palais des Beaux-Arts » devenu « Bozar », « Kiosque » devenu « Kiosk », « Boutique » devenue « Bootik », « Cinémathèque » rebaptisée « Cinematek »… Les trams, les bus, le métro, les taxis, les vélos de la ville sont repeints en gris, en noir et jaune(glissant vers l’orange)… La griffe du gentil, du souriant, du modéré, Pascal Smet. + + Ne souriez pas ! Demain, en Wallonie, « Tec » deviendra « Tek. Le temps des « K » ; la « Komedie ». Le tout-au-Flamand.