26.11.2010
LES CONVICTIONS DE NOS CONSULTANTS...
* Michel CORCELLES, Carrefour des Acteurs sociaux, Paris, par courriel - Motion qui sera présentée au prochain comité directeur du carrefour des Acteurs Sociaux
1/ Une Belgique résiduelle se dessine, dont les Flamands, au moins pour l’instant, s’accommoderont. Elles conserve ses prérogatives internationales (ONU, acteur de l’UE, présence dans les instances internationales plus quelques autres compétences). Elle sera associée le mieux possible aux politiques française en Afrique.
Les Francophones étant l’élément volontariste de cette Belgique résiduelle, ils devraient y peser d’un poids au moins égal à celui qui est le leur dans la Belgique d’aujourd’hui.
2/ La Communauté Française de Belgique (CFB) est érigée en acteur culturel de l’espace francophone et de l’Union Européenne sur la base de ses compétences actuelles
3/ La Wallonie affirme sa singularité régionale et joue un rôle privilégié - et distinct - au sein de l’Association des Région de France. Elle redéfini sa position vis-à-vis de la communauté allemande de Belgique et s’efforce de définir des politiques communes avec le Luxembourg.
4/ le région Bruxelles Capitale, pilier de la CFB, tend au statut de « district européen » développant son rôle de « fournisseur » de personnels francophones aux institutions européennes et accentue une politique d’offre culturelle française aux fonctionnaires des institutions européennes implantées à Bruxelles.
5/ Dissociée de la problématique wallonne, la communauté « fransquillonne » devient un acteur à part entière de la Belgique résiduelle avec un statut bien défini de « minorité ». La communauté allemande de Belgique peut revendiquer un même statut.
*Jacques GOYENS, par courriel - Après le coup de théâtre de Bart De Wever, qui prétend incarner toute la Flandre (en réalité 30%), prenons-le au mot et repartons à zéro. Comme le fait remarquer Christian Darlot, un des principes fondamentaux de l'Europe occidentale est de faire prévaloir le droit des gens sur tout autre droit. Opposons donc ce droit à toute revendication flamande. Avec l'appui de l'Union européenne, ils seront obligés de l'accepter sous peine d'être mis au ban de l'Europe. Le président actuel de l'Europe est bien un Flamand. Un comble! Tout le reste en découle. A partir de là, on pourra fixer de nouvelles frontières et scinder la dette, les impôts et tout ce que l'on voudra. Un divorce est toujours préférable à un mauvais compromis qui sera tôt ou tard remis en question.
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Si la Flandre veut à ce point exister "seule", montrez-lui votre mécontentement. Ne serait-il pas temps de réagir au " 't is de moment ! " des séparatistes nationalistes flamingants en reprenant le mot de Jean Gol "Het is gedaan !" Et dites-vous bien que si on ne trouvait plus un seul francophone sur les plages flamandes, ils se mettraient vite à pleurer et à revoir leur position !
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* Jacques LAINET, Association Hainaut Avenir Environnement, par courriel - ... La solution devant être l'autonomie et la même loi pour tous les BELGES à l'intérieur des Frontières de la Belgique.
Si la région Flamande veut la scission : elle doit en supporter les conséquences et TROUVER les solutions qui seraient alors dues à son intransigeance ; son désir de suprématie vis-à-vis des autres régions.
En clair à l'intérieur de frontières établies les droits,les devoirs et les lois doivent s'appliquer partout.
* Serge Libert, par courriel - …Les Etats généraux de Wallonie et de Bruxelles pour une procédure de divorce pourraient peut-être réveiller les électeurs flamands qui ne partagent pas les vues des stratèges de la NVA ? Oui, c'est possible. Un risque...au niveau des jeunes, qui pourraient réagir brutalement.
Ne perdons pas de vue que depuis des décennies, la jeunesse flamande a subi un endoctrinement nationaliste par les enseignants flamands cléricaux et autres qui les conduit à des prises de positions extrêmes. Plus on attendra, plus ils se renforceront et plus diminuera l'influence des anciens plus pragmatiques pouvant tempérer la montée du nationalisme flamand.
Il n'est pas trop tard, mais il est temps, pensons-y. Le drame pour l'Europe, c'est que ce problème risque de faire des émules dans de nombreux pays.
* Anna-Maria CAMPOGRANDE, par courriel - …En fait, dans toute cette affaire de la Belgique, personnellement, j’y vois la mainmise d’intérêts étrangers, par le biais des lobbies infiltrés partout auprès des Gouvernements, des Ministres, de la diplomatie, des Organisations Internationales, au coeur même des institutions européennes. Ces intérêts qui visent l’Europe des Régions pour ne plus avoir en face des interlocuteurs de taille comme peuvent l’être des Etats centralisés et tout particulièrement les Etats nationaux : France, Allemagne, Italie, etcetera. Il est surprenant de constater que personne ne s’offusque de l’action toujours plus percutante des lobbies qui fausse le jeu démocratique.
Ces interférences sont possible parce que l’Europe institutionnelle de nos jours n’a pas une vraie identité, une identité forte, partagée par tous les citoyens, bien au contraire, elle est décidément engagée à démanteler les identités nationales, sous prétexte du danger des nationalismes, sans pour autant se soucier de définir et construire une nouvelle identité européenne avec une « forma mentis » emblématique, enracinée dans sa culture, ses traditions, ses valeurs, son modèle économique et social.
Toute une problématique qui mériterait réflexion et action…
* Denis GRIESMAR, réponse à Madame Anna-Maria Campogrande, par courriel - Oui, mais je crois qu'il ne faut pas se tromper de diagnostic : la "Belgique" n'est pas le maillon faible d'une chaîne de Nations menacée par l' "Europe", mais bien le nom que portait l' "Europe" au XIXème siècle. En ce sens, la situation y est entièrement différente de ce qu'elle est en Italie, où, malgré les tenants de la "Padanie", les gens se sentent tous italiens : l'Italie est une Nation. La "Belgique" n'en a jamais été une. La "Belgique" est une machi-nation, un "machin" créé de l'extérieur par l'Angleterre contre la France. Jamais considérée par elle-même comme un principal, mais comme un accessoire, par rapport à la France. Il faut méditer cette phrase extraordinaire que répétaient (répètent encore ? ) les instituteurs dans ce pays surréaliste : "La Belgique est le rempart de l'Europe contre la France". Tout est dit. Il s'agit d'un collage, d'un bricolage, assemblant tant bien que mal deux Nations, ou fractions de Nations. Le député Jules Destrée le disait bien au "Roi des Belges", il y a un siècle : "Sire, il n'y a pas de Belges !". Encore une fois, la situation est toute différente dans les autres pays, même fragilisés par des décentralisations excessives, sous la pression des Anglo-Saxons, des lobbies, des multinationales, qui préfèrent évidemment ne pas avoir de Nations fortes en face d'elles. L'Espagne résulte d'une alliance entre la Maison de Castille et celle d'Aragon. Il revient aux Catalans de dire s'ils veulent poursuivre cette alliance, qui n'a pas été imposée de l'extérieur. De même, la Suisse, avec son système original de Cantons, s'est créée sui generis : on peut dire qu'il s'agit d'une alliance entre Nations.
La fin de la Belgique ne sera pas une catastrophe si les "rattachistes" ou "réunionnistes", des deux côtés de cette frontière particulièrement artificielle, expliquent bien qu'il ne s'agit pas de céder à un atavisme ethnique, mais de se conformer à la volonté des populations, exprimée par référendum. On ne voit d'ailleurs pas bien pourquoi une telle manifestation d'amour envers la France, et de confiance en la République, donnerait le signal de la débandade. Ce serait tout le contraire. ... Le fait que le gouvernement français actuel soit loin d'être idéal (litote ... ) est d'un autre ordre, et ne se situe pas dans la même échelle de temps.
Il reste que de puissants intérêts locaux, notamment politiciens (songeons à l'invraisemblable enchevêtrement, en "Belgique", des "régions" et des "communautés" (sic ! )) s'opposent à la solution la plus raisonnable, qui rééquilibrerait les rapports entre la France et l'Allemagne ... Mais ici, la comparaison avec l'Allemagne de l'Est est éclairante : le peuple, le moment venu, balayera toutes ces réticences ... Il reste que la Belgique aura servi à l'Angleterre d'empêcher la France de tirer normalement parti de sa situation géopolitique, de faire jeu égal au XIXème siècle avec l'Angleterre et l'Allemagne, à la faire vivre en permanence sous le chantage d'un Trafalgar doublé d'un Sedan ... et ce jusqu'à l'avènement de l'arme atomique et de De Gaulle. La France aura été, depuis Waterloo et jusqu'au Général, à la remorque, diplomatiquement, de l'Angleterre, laquelle pouvait tranquillement mettre la main sur les richesses du monde (tout en laissant l'hégémonie sur le continent à une Allemagne qui ne se sentait plus ...) . Fachoda était inclus dans Waterloo ... La France aura souffert, incroyablement, dans sa chair, d'une frontière indéfendable ... "grâce" à l'existence de la "Belgique", construction anti-française par excellence (même si ses habitants, surtout au sud de la frontière linguistique, sont personnellement charmants). Au total, qu'est-ce que la "Belgique" ? Une plaisanterie qui a assez duré ...
17:04 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : onu, cfb, ue, compromis |
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05.01.2010
MESSAGE DE LA LIGUE WALLONNE DE LA REGION DE BRUXELLES
Face aux exigences flamandes, ensemble, faisons savoir à nos édiles politiques francophones qu'ils doivent tenir bon et qu'ils ne doivent pas accepter de nouveaux compromis qui ne seront, en fait, que de nouvelles avancées flamandes vers la flamandisation généralisée de la Belgique, objectif numéro du flamingantisme. <><> Ensemble, dénonçons une flamandisation mise sur rail, dans un premier temps, par la création de classes d'immersion linguistique en néerlandais et par le mirage de la connaissance du néerlandais pour l'obtention d'un emploi, et, dans un second temps, par l'apprentissage obligatoire du néerlandais. <><> La colonisation de Bruxelles et de la Wallonie. La Flandre veut relier le port d'Anvers au bassin industriel rhénan et s'assurer ainsi sa prospérité.
17:14 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : compromis, flamandisation, anvers, immersion linguistique, neerlandais, apprentissage |
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16.03.2009
UN¨PARTI WALLON POUR LES WALLONS ET LA WALLONIE...
Blogue-note de Claude Thayse ++Un vrai parti wallon pour les Wallons et la Wallonie ? +++Cette initiative apparaît fort tard pendant la campagne électorale, mais vous trouverez ICI (plus que) l’ébauche du programme politique d’un mouvement pluraliste qui rassemble, autour d'un même projet, des sensibilités de gauche, du centre et de droite, comme celles de régionalistes, d’indépendantistes, de réunionistes et de rattachistes, toutes dignes et légitimes aux yeux des promoteurs de cette initiative. + + +Loin des slogans ou des arguments habituels inspirés par la pensée unique ou le suivisme d’une certaine opinion, ce document assez long « en jette » comme on dit. + + + Ils font très justement remarquer qu’avant d’argumenter sur la destinée politique de la Wallonie en cas de scission de la Belgique (Régions autonomes, indépendance, Etat Wallonie-Bruxelles, réunion à la France, …), « il est important de poser, dès aujourd’hui et pour le futur, les lignes claires d’un objectif de vie en commun, les lignes de conduite pour une Région wallonne autonome et innovante, quelle que soit l’appartenance institutionnelle future de notre Région » + + + Se démarquant des partis francophones traditionnels ou autres, qui pour reprendre l’expression de Lucien Outers, « sortent le coq aux grandes occasions médiatiques et le rentrent aussitôt passées ces émotions » n’ont pas produit de véritable projet wallon autrement qu'en réaction au projet d’État-Nation flamand. Ils nous appellent, Wallons, « à ne plus subir mais devenir les acteurs de notre propre avenir ». + + + Il est devenu un lieu commun de constater comme eux que « la voie est ouverte à l’indépendance sournoise et inéluctable de la Flandre ou pire, à une sorte de colonisation cachée, mais réelle de la Wallonie, dans une Belgique où notre Région serait institutionnellement minorisée » (…) « Jouer plus longtemps le jeu des Flamands en allant jusqu’au bout de ce processus, continuer ainsi une politique de marchandages fastidieux et louches de compromis, en passant par de longues crises toujours plus intenses, enverra inéluctablement notre démocratie dans l’impasse et coûtera très cher à la Wallonie ». + + + Prônant l’autonomie de la Wallonie, quel que soit son cadre institutionnel futur, ils font remarquer que « le niveau régional est le plus approprié, par sa proximité, sa souplesse et sa cohésion, pour faire face aux défis imposés par les problématiques de survie qui dominent désormais les choix immédiats dans les domaines essentiels ». = = = Réalistes et guidés par une ouverture que Renan n’aurait pas dédaignée, ils récusent toute démarche de type nationaliste ou sous nationaliste : « La Wallonie a l’avantage de ne pas connaître de chauvinisme conservateur, ce qui en fait un territoire d’accueil où les « étrangers » passent et s’installent depuis des siècles. Cette ouverture sur le plan nationaliste constitue paradoxalement un atout au sein de l’Europe des Régions face à des structures rigides ancrées sur la méfiance et/ou l’arrogance ». + + + Les promoteurs de cette idée généreuse veulent « que cessent les divisions au sein du Mouvement wallon », en « réconciliant sur un projet commun les régionalistes, les indépendantistes, les francophiles, les rattachistes ». Ils disent clairement dans leur introduction que « les francophiles ne sont pas des « rattachistes jacobins », les régionalistes et indépendantistes ne sont pas des « ringards » ; les uns comme les autres cherchent une solution digne pour leur Région ». Ça nous change des propos radicaux et des jugements définitifs que nous lisons ici ou là… + + + Je partage évidemment l’avis que pour l’heure, la seule proposition raisonnable est celle d’une union pour la Wallonie autour de l’émergence et du redressement complet de celle-ci. Mais c’est loin d’être un slogan ou un vœux pieux puisque : « Seule cette union permettra de développer ses potentialités, pour qu’elle jouisse des moyens pléniers de son épanouissement, sur les quatre axes que sont l’économique, le social, l'environnemental et le culturel. Ainsi, il existe un passage obligé pour tous : la demande d'une autonomie accrue des Régions de Bruxelles et Région wallonne pour permettre à chacun de choisir par après son avenir ». + + + Leurs propositions (développées dans le document) en découlent et s’articulent autour de trois axes : + + + 1. Un maximum d'autonomie pour la Wallonie. = = = « Plusieurs indicateurs socio-économiques montrent que malgré les défauts de la régionalisation, l'échec du fédéralisme, la Wallonie tout comme Bruxelles font mieux seules que sous la tutelle de l'Etat belge. Face à l'agressivité économique et sociologique de la Flandre, nous devons prendre notre destin en main ». Ils proposent logiquement « d’approfondir d’abord l’autonomie de la Wallonie, débarrassée des contraintes héritées de l'expérience belge et conjointement la recherche de moyens d'association avec la France dans le respect des deux partenaires ». = = = 2. Faire de la Wallonie un des principaux pôles de développement et de logistique européen. = = = « L'avenir est à la société de la connaissance et de l'avancée technologique dans le cadre d'un développement durable et donc dans une logique de ressources limitées. Les besoins en formation sont immenses. Il faut s'en donner les moyens, c'est là que se gagnera la bataille économique et celle du bien-être collectif. Et dans ce cadre, la valorisation de la Wallonie et sa culture qui n'est peut-être pas seulement la culture au sens étroit du mot, mais la dignité d'une communauté humaine. Tant l’autonomie de la Wallonie que son redressement économique passent par la maîtrise de son enseignement et de ses instruments culturels ». (C’est donc une proposition claire de suppression de la Communauté française dite « Wallonie-Bruxelles »…) + + + 3. Faire de la Wallonie un modèle en matière de développement durable. = = = « Nous détenons une position stratégique unique en Europe. Il faut la valoriser, mais pas à n'importe quel prix. Notre chance, c'est de pouvoir recréer notre environnement économique en fonction des défis du futur. Notre démarche doit donc être prospective, l’anticipation notre mode de fonctionnement ». = = = Une lecture fort intéressante et motivante, sans dogmatisme. En rupture avec ce qu’on lit habituellement en (ou hors) période électorale. Si après avoir parcouru ce document, vous êtes intéressés par cette démarche ou souhaitez prendre contact, n’hésitez pas à m’envoyer vos coordonnées ! Ils sont en train de composer les listes... www.claude-thayse.net
14:42 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : wallonie, autonomie, wallons, compromis, regionalistes, rattachistes, lucien outers, reunionistes, arguments, renan, independantistes, francophiles |
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06.03.2009
CONSTRUCTION : PROPOSITIONS DU PS...
COMMUNIQUE DE PRESSE DU PS. = = Très concrètement, voici les propositions que les Parlementaires PS défendront durant les semaines à venir : = = 1) Mieux encadrer la vente couplée = = Il n’est pas rare en effet que des vendeurs de terrain à bâtir obligent les acheteurs à conclure, avec eux-mêmes ou avec un entrepreneur qu’ils désignent, un contrat de construction pour l’habitation à venir. = = Pour le PS, cette pratique va à l’encontre même de la liberté de choix de l’acheteur. Il doit pouvoir bénéficier d’un choix clair : soit il achète le terrain sans obligation de contracter avec un entrepreneur désigné par le vendeur, soit il paie un prix global pour le terrain et la maison. = = Les députés et sénateurs PS proposent donc de frapper de nullité tout contrat par lequel l’acheteur s’engage, lors de l’acquisition d’un terrain, à conclure un contrat d’entreprise avec un tiers désigné par le vendeur. = = 2) Inclure une condition suspensive obligatoire dans les contrats de vente = = Entre la signature d’un compromis de vente et la passation de l’acte authentique de vente, des tas de choses peuvent se produire. Alors que le compromis engage définitivement les parties, il arrive par exemple que l’acheteur se voie par la suite refuser un financement par sa banque. Dans ce cas, il devra payer des indemnités parfois très élevées. = = Les députés PS veulent éviter ce genre de mésaventure et assurer une certaine sécurité juridique pour les acheteurs et les vendeurs. Ils proposent donc d’inclure une condition suspensive obligatoire lors de la signature d’un compromis de vente. De ce fait, la vente ne sera parfaite et définitive qu’au moment de la passation de l’acte authentique. = = 3) Protéger l’acheteur en cas de litige sur la superficie du bien immobilier = = A l’heure actuelle, le particulier désirant acquérir un bien immobilier risque bien souvent d’être trompé sur la superficie nette de ce bien. Il arrive en effet souvent que la superficie indiquée sur le contrat de vente ne corresponde par à la superficie réelle. = = Pour le Groupe PS au Sénat, il est impératif de mieux responsabiliser les acteurs du secteur des ventes d’immeubles et d’assurer une information optimale à destination des consommateurs. Les sénateurs socialistes veulent donner la possibilité à l’acheteur lésé sur la superficie de son bien d’obtenir dans les deux ans un remboursement au prorata des mètres carrés constitutifs de la lésion. Une mesure qui ne manquera pas non plus de renforcer la confiance des acheteurs et de stimuler les transactions ! = = 4) Prévoir une information et un devoir de conseil obligatoires en matière de prêts hypothécaires = = Aussi surprenant que cela puisse paraître, la législation actuelle n’offre pas une protection aussi forte en matière de prêts hypothécaires que celle offerte dans le cadre d’un crédit à la consommation. Les organismes de crédit hypothécaires et leurs intermédiaires n’ont pas d’obligation d’information, ni de devoir de conseil envers leurs clients. Des dispositions pourtant essentielles pour garantir à l’emprunteur toute la transparence sur son crédit et éviter des situations de non solvabilité ou de surendettement. = = Pour pallier cette lacune législative, les députés PS proposent d’intégrer dans la loi sur le crédit hypothécaire l’obligation d’information et un devoir de conseil du prêteur à l’égard de ses clients. = = Pour les prêts à taux variables, ils ajoutent aussi la possibilité pour l’emprunteur d’allonger, sans frais, la période de remboursement en cas de variation du taux à la hausse. Aussi, lorsque le prêt hypothécaire est lié à des contrats annexes, le Groupe PS à la Chambre entend obliger le prêteur à fournir le taux annuel effectif global à l’emprunteur afin qu’il soit pleinement conscient de l’ampleur de son crédit et qu’il puisse le gérer au mieux. Par ailleurs, en cas de résiliation anticipée de ces contrats annexes, la proposition PS interdit au prêteur d’augmenter le taux d’intérêt du crédit hypothécaire. = = 5) Instaurer un rendement minimum pour les formules de prêts hypothécaires avec reconstitution du capital emprunté = = Un prêt hypothécaire est un investissement conséquent et inévitable pour bon nombre de personnes désireuses d’acquérir un bien immobilier. Les formules de prêt ne manquent pas, mais l’une des plus courantes consiste à reconstituer le capital emprunté via une assurance-vie. Si les produits d’assurance-vie de la « branche 21 » offre un capital garantit, ce n’est pas le cas de la « branche 23 » qui table sur des spéculations à risque et reste donc très incertaine. A tel point qu’il arrive que le captal reconstitué soit inférieur au captal emprunté ; l’emprunteur doit alors rembourser la différence et risque l’endettement. = = Pour les sénateurs PS, il est dangereux et irraisonnable de spéculer sur le remboursement d’un prêt hypothécaire. Leur proposition de loi vise donc à prévoir un rendement garanti et une obligation d’information pour les emprunts par reconstitution de capital. = = Les auteurs de ces propositions de loi sont les députés PS Thierry GIET, Karine LALIEUX, Valérie DÉOM, André PERPÈTE, André FRÉDÉRIC et Colette BURGEON, ainsi que les sénateurs PS Philippe MAHOUX, Joëlle KAPOMPOLE et Christiane VIENNE. Plus d'info? Nicolas GersdorffAttaché de Presse = =Groupe PS à la Chambre = = ngersdorff@pslachambre.be = =www.pslachambre.be
14:46 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : contrat, terrain, vendeur, acheteur, rendement, endettement, clients, compromis, acquisition, indemnites, prets, litige |
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02.02.2009
LA NOUVELLE BELGIQUE, QUELLE FORME ?...
Faut pas rêver aux embrassades entre le coq wallon et le lion flamand, un bouquet d’iris à la « patte ». Il est puéril de croire que l’on reviendra en arrière, à la Belgique de grand-papa et de papa ! Les Flamands l’ont tuée en 1962, lors d’un vote majoritaire à la Chambre des Représentants sur la fixation des frontières linguistiques. Le vote a été obtenu quasi exclusivement par la majorité numérique flamande, seules quelques voix égarées wallonnes se sont jointes aux voix flamandes. Le tracé des frontières linguistiques n’a donc pas été le fruit d’un accord de communauté à communauté ; il est le résultat d’un coup de force des Flamands qui voulaient « s’emparer » des Fourons pour ouvrir une voie vers la région de langue allemande et « endiguer » la tache d’huile francophone qui s’étendait en périphérie bruxelloise. Le coup de force des parlementaires flamandes fut une grande victoire du Mouvement flamand : un élargissement de la Région unilingue flamande. + + Faut pas rêver à un retour géographique d’avant 1962. Pour le Mouvement flamand et pour la Flandre tout entière, les frontières linguistiques sont intangibles dans le sens d’une rétrocession de territoires francisés acquis. + + Faut pas rêver que les Flamands accepteront des compromis forts pour aboutir à une huitième réforme de l’Etat, fondamentale et équilibrée de la Belgique, comme la souhaite Béatrice Delvaux, rédactrice en chef du quotidien Le Soir : « La solution qui fait concomitamment s’élargir Bruxelles et s’accroître les compétences régionales, en garantissant les droits des minorités et un financement dans chaque région, est tout sauf stupide. Elle a même beaucoup d’allure. Elle demande créativité, courage, mais surtout sens des responsabilités… » + + Faut pas rêver à la (re)constitution d’un véritable espace politique « belge » tel que l’on voulu le définir deux citoyens fédéraux, Charles Bricman et Henri Simons, en partant du constat que « dans sa configuration actuelle, la Belgique est d’ores et déjà en confédération ». La Flandre, forte de sa puissance numérique, ne voudra jamais nipper la « Nouvelle Belgique » avec des costumes que d’autres auront coupés. Elle dote déjà Bruxelles , « sa » capitale, de « cinematek », « bootik », « bozar », « kiosk » et revêt ses moyens de transport d’habits aux couleurs germaniques, le gris, le noir et jaune (quelque peu orangé). Elle « subsidie les Flamands de Bruxelles comme s’ils étaient 300 000 alors qu’ils ne sont que 70 000 » constate Luc Van der Kelen, journaliste au Het Laatste Nieuws. + + Le dialogue Nord-Sud est au point mort. La déclaration de Didier Reynders, M R, vice-Premier ministre, ministre des Finances, président du M R, à la RTBF du dimanche 31 août 2008 : « La réforme de l’Etat n’aura pas lieu avant les élections régionales de 2009 » n’effraie pas Karel De Gucht, Open VLD, ministre des Affaire étrangères : « A terme, la loi du nombre l’emportera toujours ». + + L’arrogante Flandre ! Faut pas rêver à une « Nouvelle Belgique » équilibrée.
15:22 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lion, coq, didier reynders, compromis, frontieres, mouvement flamand, cinematek, bootik, bozr, kiosk |
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01.09.2008
COMMUNAUTAIRE / LE DEVENIR DE DEMAIN...
Au cours d'une interview au quotidien Le Soir, publiée dans le numéro des samedi 9 et dimanche 10 août 2008, Karl-Heinz Lambertz, PS, ministre-président de la Région germanophone, a présenté une photographie nette de la situation politique. ++ Que nous fait-il savoir ? ++- La Belgique a un besoin impérieux et inévitable d'une importante réforme supplémentaire ++ La Belgique a besoin d'un nouvel équilibre, d'un modèle de réforme où chaque entité fédérée a les conditions objectives mais aussi le sentiment subjectif qu'elle vit dans un Etat qui lui donne les pleines possibilités de développement. Il faut aussi que chacun se retrouve dans un Etat où le niveau fédéral a une vraie valeur ajoutée. ++ - La Belgique a besoin d'un dialogue interinstitutionnel. Un dialogue entre le fédéral et les entités fédérées. Il faut un dialogue avec un niveau fédéral solidement impliqué…Il faut un rôle substantiel pour chaque entité fédérée. Mais toutes ne peuvent assumer le même rôle. ++ - Une grande réforme veut dire aussi des grands compromis, et des grands compromis ne peuvent fonctionner qu'avec de grandes concessions. ++ - Il faut que le dialogue démarre avant la rentrée parlementaire pour discuter. C'est le défi.Voilà un langage comme on aime ! Un langage pur, cristallin. Un langage respectueux des citoyens d'en bas. Wallonie-Bruxelles a besoin de grands commis, d'hommes et de femmes d'Etat d'envergure. Nous les attendons. Nous serons derrière eux.
16:38 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : belgique, dialogue, federal, communautaire, compromis, reforme, karl-heintz lambertz |
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16.08.2008
COMMUNAUTAIRE - LE COMPROMIS BHV AVORTE DE 2005. QUID ? ...
Le « blocage » de BHV serait-il levé si l’Orange bleue, CD&V/N-VA, Open Vld, M R-FDF, CDH, se reconstituait et acceptait les propositions de Verhofstadt refusées par Spirit (rassemblant des ex-partisans « modérés » de la Volksunie) associé au SP.A, parti socialiste flamand ? Spirit et SP.A ne font pas partie de l’Orange bleue ! Voire, Spirit est remplacé par la N-VA composée du noyau dur d’anciens de la Volksunie. ++Base du préaccord de 2005 : Révision de l’arrondissement BHV en fonction de l’importance de la population francophone. ++ Composition de BHV : 54 communes dont 19 communes bilingues bruxelloises, 6 communes flamandes à facilités linguistiques, 16 communes flamandes a forte population francophone, 13 communes à dominance flamande. ++ Portée du préaccord de scission en deux arrondissements : 41 communes (19 + 6 +16) formeront un arrondissement de Bruxelles, 12 communes du Brabant flamand seraient intégrées dans l’arrondissement de Hal-Vilvorde. ++ Maintien de la frontière linguistique : La frontière linguistique devient une frontière de région. Pas question dans la logique flamande de céder un pouce de territoire flamand. ++ Compétences de la Communauté française : Elargissement aux communes à facilités. Les francophones obtiennent de déroger, dans les faits, au principe flamand de territorialité. ++Facilités renforcées : Abolition des circulaires restrictives Peeters et Martens. ++ Refinancement de Bruxelles : La Région de Bruxelles obtenait le montant total du précompte immobilier dû par les bâtiments publics fédéraux contre 72 % actuellement. ++Assouplissement des règles de bilinguisme : Dans les services publics bruxellois. ++ Dédoublement de la Justice : Un nouveau tribunal aurait été offert aux Flamands de Hal-Vilvorde. Davantage de magistrats francophones par l’assouplissement des contraintes linguistiques. ++ Remarque : Pour le FDF, le préaccord de 2005 était mieux que le Pacte d’Egmont de 1977 parce que les francophones des six communes à facilités auraient gardé la possibilité de voter pour des candidats se présentant sur le territoire de Bruxelles. Maigre compensation car, selon nous, l’accord ne stipule pas une intégration pleine et entière des six communes à facilités dans une Région de Bruxelles élargie ; de plus les facilités ne sont pas étendues aux nouveaux arrivants.
15:31 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fdf, bhv, spirit, m r, compromis, orange bleue, facilites, sp a, blocage |
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