21.01.2009

PERIPHERIE BRUXELLOISE : NON-NOMINATION DE TROIS BOURGMESTRES FRANCOPHONES...

Voici comment, présente Perspectives francophones dans son numéro 49, le ministre Marino Keulen explique son point de vue dans le refus qu’il manifeste de nommer les trois bourgmestres : « Les hommes politiques des partis francophones militent régulièrement pour la nomination des bourgmestres faisant fonction de Crainhem, Linkebeek et Wezembeek-Oppem. Ils utilisent même cette nomination comme condition pour d’autres démarches dans l’avancement de la réforme de l’Etat. En agissant de la sorte, ils font comme s’il n’y avait pas eu de réforme de l’Etat en 2001 sous le gouvernement Verhofstadt I, qui a transféré la compétence, entre autres, de la nomination des bourgmestres vers les régions ; + + Concrètement, cela signifie que le gouvernement fédéral n’a plus rien à dire, à demander ou à exiger concernant la nomination des bourgmestres en Région flamande (ou région wallonne ou bruxelloise). Ces six communes à facilités pour les francophones de la périphérie flamande font partie de la Région flamande. Un point c’est tout. » = = C’est faux évidemment, car le statut spécial fait toute la différence. Au demeurant, le Congrès des Pouvoirs locaux du Conseil de l’Europe, dans une recommandation datée du 2 décembre 2008, demande aux autorités belges d’encourager le ministre régional flamand Marino Keulen à nommer sans délai les trois bourgmestres de la périphérie bruxelloise. L’Europe est outrée de constater que trois bourgmestres, élus démocratiquement, ne sont toujours pas nommés plus de deux ans après le scrutin.