02.12.2007

UN GOUVERNEMENT ? A PAQUES OU A LA TRINITE !...

Les partis flamands unanimement le claironnent : « Pas de gouvernement fédéral sans une grande réforme de l’Etat ». Ils ont raison au ressenti des « 175 jours sans ». Le pays a besoin d’une réforme du mieux-être, d’une réforme en profondeur qui fixe d’une manière définitive le tracé interne d’une Belgique fédérale et les institutions qui géreront chacune de ses composantes. Le pays ne peut plus se payer le luxe de crises tous les quatre ans.Du côté de l’Open VLD, une possibilité de constituer un gouvernement fédéral est inexistante s’il n’y a pas de grande réforme de l’Etat. Du côté du CD&V, c’est la fidélité à Yves Leterme : il n’y aura pas de gouvernement fédéral sans Yves Leterme comme Premier ministre ; il doit y revenir sans céder la moindre syllabe du programme proposé aux francophones. Du côté de la N-VA, son obstination devient légendaire : il faut vider le fédéral de sa substance pour ouvrir la voie à l’indépendance de la Flandre, voire à la conquête de Bruxelles et de la Wallonie. SP.A-Spirit, de son côté, est aux abonnés absents ; mais, il fait inconditionnellement bloc avec les autres partis flamands…Du côté francophone, c’est la cacophonie , comme d’habitude ; c’est la bisbrouille d’enfants gâtés, imbus d’eux-mêmes, imbibés de leur ego, de leur vanité. Nous, citoyens, qu’est-ce que nous leur demandons ? Nous leur demandons : de se débarrasser de la chape « orgueil », d’abandonner leur position infantile « Nous sommes demandeurs de rien » qui a ouvert le grand espace aux revendications institutionnelles flamandes, d’établir un cahier de revendications clair, net, portant sur une réforme profonde de l’Etat, notamment : fixation des frontières de chacune des quatre Régions sur la base du résultat d’une consultation populaire dans les communes contiguës à la frontière linguistique actuelle ; choix aux conseils communaux de faire partie de l’une ou de l’autre Région si une minorité de 30 à 40 % de la population s’est prononcée pour l’autre Région ; au delà de 40 %, appartenance automatique à la Région choisie ; définition des matières réservées exclusivement au gouvernement fédéral, refonte des institutions…Leur travail…Que nos hommes et femmes politiques francophones fassent preuve de maturité ! Un avis citoyen.

06.11.2007

LA QUESTION...

- Le réglement des problèmes linguistiques et territoriaux belges passe-t-il par un changement institutionnel à Bruxelles ?- Le réglement des problèmes belgo-belges passerait-il par une Belgique redessinée comprenant les communes wallonnes, les communes bruxelloises, les communes à facilités de la périphérie bruxelloise et les communes flamandes jouxtant Bruxelles qui exprimeraient, par consultation populaire, leur volonté de former une métropole moderne ?

19.09.2007

Le confédéralisme "belge" vu de Suisse

Les Suisses savent voir clair dans le brouillard entretenu par la plupart des partis flamands (à l'exception des N-VA, Spirit, VB et LDD) - voir cet article dans "Le Temps " de Genève. Les Suisses font ainsi remarquer que les Flamands ne parlent pas de consultation populaire pour déterminer sans la moindre équivoque les frontières des 3 Régions belges, alors que cette voie est souvent utilisée en Suisse, quitte à le faire quartier par quartier pour certaines communes (c'est ainsi que la division du Jura a été faite). La France a aussi une grande tradition en matière de respect de la volonté des populations, et c'est pourquoi je pense qu'une fois la situation encore davantage bloquée qu'actuellement, c'est tout naturellement que les Wallons se réveilleront et retrouveront leurs liens avec la France, probablement d'abord sous forme d'une association avant d'envisager le processus de réunion. Faudra bien sûr que nos hommes politiques soient acculés à suivre l'évolution populaire, ce qui pourrait se faire dès les prochaines élections (les régionales de 2009 ou même avant !) Source : le blogue-notes de Claude Thayse. http://claude-thayse.net/article-12147208.html