25.08.2008
DES PAROLES PREMONITOIRES... FAUDRA-T_-IL SONNER LE GLAS DES POWS-POWS...
• UYTTENDAELE Marc, avocat, professeur de droit constitutionnel à l'ULB. Carte blanche – Le Soir du 18 octobre 2004 : … Si on estime que le gouvernement fédéral doit assumer une mission de pacification nationale, qu'il est le garant des grands équilibres nationaux et d'un intérêt interfédéral, il est hautement souhaitable de privilégier la logique des coalitions symétriques… Si, en revanche, on estime que le gouvernement fédéral n'a d'autre mission que d'exercer ses compétences propres, sans se préoccuper de ce qui se passe dans les Région et les Communautés, la logique asymétrique ne doit pas résolument être écartée. Il en va d'autant plus qu'elle permet à chaque entité d'être gouvernée par une coalition qui reflète sa réalité sociologique, ce qui constitue, il ne faut pas l'oublier, l'une des raisons d'être d'un régime fédéral… Il faudra oser répondre à cette question avant de remettre le couvert pour de nouvelles réformes institutionnelles, car la réponse qui y sera donnée conditionnera fondamentalement la manière de dessiner le futur paysage institutionnel de notre pays. Si le gouvernement doit jouer cette mission d'intérêt global, il faudra oser lui donner les moyens de sa politique. A l'inverse, si c'est chacun chez soi, le chacun pour soi qui prédomine, il faudra revoir la répartition des compétences pour que chaque partenaire ne soit pas paralysé par un autre lorsqu'il essaie d'élaborer une politique cohérente. Il faudra sonner le glas des "pows-pows". Il n'est qu'une conclusion : le statu quo risque bien de transformer l'ensemble des partenaires de la Belgique fédérale – l'autorité fédérale comme les Régions et les Communautés – en autant de chèvres de monsieur Seguin… ++ • COPPI David, journaliste. Edito du quotidien Le Soir des mercredi 04 mai et jeudi 05 mai 2005 : " Il faut que tout change pour que rien ne change, et pour que ce soit pire qu'avant. C'est un peu le cas dans l'"affaire" BHV, où certains envisagent le retour aux urnes anticipativement comme une solution en dernier ressort mais une solution quand même après l'échec des négociations entre Flamands et francophones… Des élections législatives, donc : mais pour quoi faire, et avec quelles conséquences ? ++ Le nœud Bruxelles-Hal-Vilvorde ? Il restera entier, et sera plus serré encore qu'il ne l'est aujourd'hui après que les nationalistes flamands (de tous partis) auront tenu la vedette dans une campagne électorale extrêmement agressive sur le plan communautaire… ++ Tout ça ne promet rien de bon. Tenez, tant qu'à noircir le tableau : imaginez un moment que la France dise non par référendum le 29 mai à la Convention européenne (ce qui fut le cas, ndlr)… Cela ne rouvrira-t-il pas une période d'instabilité sur le Vieux Continent, favorisant les "nations" au détriment de l'Union, le "chacun pour soi" contre l'interdépendance ? ++ Dans un tel contexte, celui d'un affaiblissement du "cadre" européen, il ne serait pas soit de croire que la Belgique, livrée à elle-même, deviendrait le théâtre d'une crise de régime prolongée, accompagnée d'un accroissement brutal des tensions entre les communautés, à et autour de Bruxelles notamment. Un cauchemar ". ++ Des élections, il n'y en eut point en 2005. Les élections législatives du 10 juin 2007 ont parfaitement donné raison à David Coppi (Ndlr).• BOUILLON Pierre, journaliste. Le Carnet du Samedi, du quotidien Le Soir des 12 mars et dimanche 13 mars 2005 : … C'est une question de temps : on y viendra (l'élargissement de BHV, Ndlr). En tout cas : qu'il s'agisse de "bruxelliser" six communes flamandes ou un demi-arpent, le mot élargissement figurera dans le compromis ou le compromis n'existera pas. L'élargissement est officiellement exigé par PS, M R, CDH et ECOLO en échange de BHV – c'est le sens de leur accord de janvier, qu'il sera difficile de faire oublier. Et on ne voit pas d'autre monnaie d'échange? Bétonner les facilités, comme y songe Verhofstadt ? La Flandre est prise à son propre jeu : les facilités ont été bétonnées deux fois (1988 et 1993) et ça n'a servi à rien. On dit qu'un âne ne bute pas deux fois contre la même pierre; à partir de trois, l'acharnement s'ajoute à la bêtise. ++ • LUCHTENS Roger, Bruxelles. Le Munich bruxellois. Courrier du quotidien Le Soir : … Bruxelles est – sans rire – la troisième ville francophone du monde, mais elle est entourée de communes flamandes. Les partis flamands tentent de ce fait de faire croire qu'il s'agit d'une ville flamande francisée, ce qui est faux historiquement… ++ Ceux qui pensent que l'apaisement est une solution ont la mémoire courte. Si les partis francophones capitulent une fois encore, la seule issue possible sera de créer, bon gré mal gré, une nation francophone avec Bruxelles, la Wallonie et les six communes à facilités. Cela pourrait arriver plus tôt que ne le pensent certains…
15:25 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : elections, belgique, federal, union, bouillon, coalition, coppi david |
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09.12.2007
INS ONT... ILS ONT ECRIT...
Florilège des déclarations du monde politique et de la société civile … - • ONGENA Tom, porte-parole de l’Open VLD, - : … Nous n’avons jamais changé d’avis. Nous nous sommes toujours opposés à une tripartite classique. Nous ne refusons aucune autre piste et nous privilégions toujours celle de l’Orange bleue, même si sa clef est entre les mains de la famille sociale-chrétienne… - • VANDENBERGHE Hugo, CD&V, sénateur - : … La piste qui conduirait dans un premier temps à voir un gouvernement violet suivi quatre mois plus tard d’une tripartite englobant le CD&V est une construction que nous ne soutenons pas ! - • MICHEL Etienne, directeur général du Secrétariat général de l’Enseignement catholique (SEGEC) - : … Sur base des réponses de 177 directions (Ndlr sur 240 questionnées), il s’avère que 40 % des écoles secondaires ont été confrontées à des files anormales… les conditions du dialogue entre parents et école ont été perturbées par la logique de la file d’attente… - • LAMBERMONT Thierry, président de l’UFAPEC - : … Notre réseau (Ndlr : du libre) a été plus affecté. En réalité le décret « inscriptions » était dirigé contre le libre. Deux ou trois écoles considérées comme élitistes ont été prises pour cibles. Et le décret censé mettre fin à ces situations a été étendu à toutes les écoles… - • LIAGRE Guy, pasteur, président de l’EPUB - : … Il est clair que certaines de nos églises locales vont pratiquer des bénédictions nuptiales de couples homosexuels. Tout comme certains de nos pasteurs accompagnent des divorcés, voire des fidèles qui s’engagent dans la voie d’une euthanasie… Le débat est ouvert : les personnes concernées savent qu’elles peuvent désormais en parler sérieusement avec leur pasteur, qui les renverra, le cas échéant, vers des communautés plus libérales… - • HENROTTE Joseph – Wallons non coupables - : … La vérité, c’est qu’au début de la Belgique, 90 % des Wallons parlaient des patois wallons et 90 % des Flamands des patois flamands. La « francophonie », c’était de 10 à 15 % de notables et propriétaires plus instruits ou plus snobs qui parlaient français tant en Flandre qu’en Wallonie, et évidemment à Bruxelles… Franchement, un francophone d’aujourd’hui, à moins que son arrière-grand-père n’ait été un « fransquillioen » mal embouché, ne doit montrer aucune repentance et n’a aucune dette morale à racheter. En outre, dès le début, loin d’obliger les Flamands à vivre en français, il a été décidé, sous la pression du clergé flamand, que l’enseignement primaire en Flandre serait donné en néerlandais. En Wallonie, c’est le français qui est devenu la langue de l’enseignement obligatoire. C’est comme cela… que nous avons presque perdu l’usage de nos wallons… - • COPPI David, journaliste, dans son billet Humeur publié dans le quotidien Le Soir du 04 décembre 2007 - : … est admiratif de « l’art en politique de retomber sur ses pattes ». Prenez, par exemple, la façon dont Didier Reynders aime à balayer l’idée d’une majorité tripartite parce que, répète-t-il, elle provoquerait l’ «immobilisme» pour le pays…. De la part du coresponsable, avec Yves Leterme, les deux grands patrons des partis dominants de l’Orange bleue d’un surplace (tendance recul) de six mois, poser de telles exclusives, avec de tels arguments, on reste paf !…
15:39 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : homosexuels, coppi david, majorite, tripartite, orange bleue, ongenae, vandenberghe hugo, michel etienne, segec, ufapec, epub, pasteurs, euthanasie, fideles |
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