27.11.2007

LES BELGES ROMANS PARLENT AUX BELGES ROMANS...

Apophtegmes : Paroles visionnaires… • J.-P. LETOR, La Louvière - : (…) Se disant offensés, les responsables politiques francophones ont résolument exigé un geste d’apaisement, voire une improbable palinodie flamande et, ne voyant rien venir, ils font bravement les premiers pas, MR en tête. On attendait une riposte de nos fiers paladins, on a droit à des palabres oiseuses et dérisoires ! Alors quoi ? Les politiciens wallons sont-ils des coqs ou des chapons ? Ou des perruches ? Moralité : éternels dindons de la farce, les Wallons se feront encore plumer (…)• Jules GHEUDE, essayiste politique - : (…) Disons-le clairement, tout dialogue de communauté à communauté visant à réformer l’Etat belge est d’emblée voué à l’échec ? Pour la simple raison que l’une des Communautés, en l’occurrence la flamande, s’est transformée au fil du temps en une véritable Nation. Le terme figure d’ailleurs expressément dans le projet de Constitution flamande déposé par le CD&V. En d’autres termes, une Nation flamande s’est installée au sein même du contexte étatique belge empêchant par la force des choses, la survie de celui-ci… Le grand tort des francophones est sans doute de ne pas vouloir reconnaître l’émergence de cette Nation flamande et d’avoir sous-estimé l’ampleur des revendications flamandes (…). Aujourd’hui, force est de reconnaître que la fiction a rejoint la réalité. La responsabilité des responsables francophones est de préparer d’urgence l’après-Belgique. Parmi les diverses formules qui se présentent – Etat wallo-bruxellois, Etat wallon, réunion à la France, réunion à une autre composante européenne que la France – mon choix, après mûre réflexion, se porte sur la troisième (…) Sauver la Belgique, c’est la sauver du nationalisme flamand. Et cela est proprement impossible.