21/12/2009

QUE CHERCHE KAREL DE GUCHT ? QUE CHERCHE 7VES LETERME ? QUE CHERCHE LA DIPLOMATIE A LA FLAMANDE?

A abaisser leurs interlocuteurs au nom de la « bonne gouvernance » à la flamande ? A humilier la République démocratique du Congo, RDC ? A sortir la RDC de la francophonie ? A maintenir, sous tutelle de la Belgique, un pays 80 fois plus grand, aux multiples communautés, un pays qui tente de se refaire une unité nationale ? A humilier l’Afghanistan, un pays martyr ? Pourquoi ces gifles répétées ? <><>En avril 2008, Karel De Gucht, Open VLD, ministre des Affaires étrangères, avait déconcerté les autorités congolaises en les accusant de mal géré leur pays. Il s’estimait « moralement en droit de critiquer les autorités congolaises lorsqu’il y a mauvaise gestion des caisses de l’Etat et violation des droits humains ». <><>Le 16 décembre 2009, au moment où les relations belgo-congolaises se rétablissaient dans un climat détendu, Karel De Gucht, en tant que Commissaire européen à l’Economie et au Développement, remet une couche. ; il adresse à la RDC une baffe de première grandeur devant le Parlement européen. Il déclare : « La Commission européenne fait beaucoup pour l’aide humanitaire et pour les programmes de rétablissement de l’Etat de droit. Plus de cent millions d’euros par an. Le problème, c’est : quelle est l’efficacité de tout ça si vous n’avez pas un interlocuteur approprié dans l’arène politique ? … L’énorme gâchis qu’est devenue la RDC, un pays où presque tout est à refaire, à commencer par la reconstruction de l’Etat, dont l’absence est au cœur du problème… » <><>De quel droit Karel De Gucht se permet-il de tels écarts de langage à l’égard d’un pays souverain, démocratique ? Il est permis de se demander au nom de quel pays il parle ? De l’Union européenne ou de la Belgique ou de sa Flandre ? <><>Les questions se bousculent à l’esprit. Existe-t-il encore une diplomatie du respect de la souveraineté, du respect de l’autre ? Mais que cherche Karel De Gucht ? Le bannissement du français dans la RDC, l’expulsion des entreprises belges ou la rupture définitive des relations entre la RDC et la Belgique ? Pour qui court-il ? <><>Le porte-parole du Gouvernement congolais, Lambert Mende, ne tarde pas à réagir. Il mouche Karel De Gucht et lui donne une belle leçon d’humilité et de respect : « Nous nous demandons, s’interroge-t-il, de quel pays M. De Gucht parle. Est-ce de la RDC d’il y a 10 ou 15 ans, est-ce le Congo belge ou la RDC, un pays qui a ses difficultés, qui essaie de se reconstruire et qui exige du respect et de la dignité ? ». <><>Y aurait-il un virus « sermon » au sein de la gent politicienne flamande ? C’est au tour de Yves Leterme, CD&Vlaams, Premier ministre, de sermonner Hamid Karzaï, Président de l’Afghanistan, en sa présence. Que s’est-il permis de dire ? « … Il faut s’attaquer à la corruption, déclare-t-il, et c’est très important pour nous de voir des progrès dans la bonne gouvernance… Nous comptons sur la volonté politique du Président Karzaï pour qu’il combatte la corruption et qu’il donne à ce pays l’avenir qu’il mérite… ».<><>Yves Leterme était-il couvert par le Kern ou par le Conseil des Ministres ? Dans l’affirmative pourquoi les ministres francophones approuvent-ils une politique négative ?

14:32 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gouvernance, rdc, humilier, abaisser, gachis, karzai, corruption, diplomatie |  Facebook |

09/09/2009

ECHANGE D'IDEES : LES 20 ANS DE LA REGION DE BRUXELLES...BON ANNIVERSAIRE...

Le dossier porte sur les 20 ans de la Région de Bruxelles. Il pose en conclusion trois questions : Quel statut donneriez-vous à la Région bruxelloise ? Quelle doit être son étendue ? Quel avenir de Bruxelles ? <><>X X X - Alain LOYENS, par courriel. - Il est évident que la Région de Bruxelles aurait depuis longtemps dû empêcher les Flamands de construire leur capitale dans une autre région que la leur. <><>Il est évident que la Région bruxelloise doit être étendue à son hinterland pour plusieurs raisons logiques et rationnelles Quitte dans ce cas à ne pas disposer de son autonomie constitutive car elle reprendrait effectivement du territoire aux deux grandes régions. <><>Il est également évident que tout cela est irréaliste. Donc : ACTION please ! = =• Ramener Namur à Bruxelles (pas seulement pour faire comme eux mais pour être moins con)• Faire payer les impôts où l'on travaille• Consultation populaire "50 Communes" (c'est nécessaire lors de la création d'un nouvel Etat, donc c'est les Flamands qui le demandent ! (indirectement))• "Brussel, waar internationale bedrijven thuis zijn", j'aime assez cette monnaie de leur pièce ! • Accessoirement : construire les pendants francophones des banques de données flamandes déjà scindées dans les ordinateurs des institutions fédérales: Sécu, Banque carrefour des Entreprises et Registre national (ils y ont ajoutés plein d'infos qui leur permettent de mieux gérer leurs compétences et ils pourraient détruire sans vergogne les banques de données actuellement nationales ou seulement la partie des infos flamandes) X X X - Carlos del MARMOL, par courriel - J'ai trouvé la lecture de cet article intéressant. Il remet les pendules à l'heure. <><>Pour moi cependant, il oppose des points de vue complémentaires. <><>Une redéfinition des plans d'aménagement et la simplification administrative (autre mot pour dire diminution de la corruption) et l'élargissement (prioritairement aux communes à facilités puis à son hinterland économique et la redéfinition comme région à part entière et le refinancement concomitant sont tous là des objectifs louables complémentaires à mettre sur une échelle de priorité et de faisabilité. Une des pistes concernant le refinancement de Bruxelles serait le paiement des impôts sur le revenu, le ou les revenus ont été générés. C'est le cas de New York city, ville économique phare de l'Etat de New York (et non sa capitale) dont une partie importante des travailleurs vit en dehors de la ville. C'est mon cas... <><>Evidemment comme le financement de la région doit être agrée au niveau fédéral, je verrais mal que la Flandre et la Wallonie d'ailleurs acceptent ce concept.En tout cas, je vous remercie pour cet état des lieux intéressant. <><>XXX - Philippe LANGE, par courriel - Dans le futur, Bruxelles ne sera plus la capitale de la Belgique mais une ville-région soit française à statut spécial (comme la Corse ou la Nouvelle-Calédonie), soit internationale (quasi-indépendante) comme Monaco ou Andorre, et sera peut-être encore (même pas sûr) la capitale de l'Europe. <><>Dans ce cas son extension territoriale serait à mon avis judicieuse si elle est envisagée de la façon suivante := = = Annexer de vastes territoires de la Flandre ou du Brabant Wallon est exclu, sinon cela aboutirait à faire du Grand Bruxelles un petit Brabant donc une nouvelle Mini-Belgique miniature. Et de toute façon tant la Flandre que la Wallonie y seront hostiles. <><>Par contre un alignement des frontières de Bruxelles sur le tronçon du ring serait le plus logique : tout ce qui est à l'intérieur du ring y compris l'assiette des terrains du ring = Bruxelles, tout ce qui est à l'extérieur = la Flandre, la Wallonie n'étant pas concernée car au-delà de la Forêt de Soignes. <><>Ainsi Bruxelles aurait la maitrise de son réseau routier y compris la gestion du ring. Une jonction entre la Wallonie et Bruxelles par Rhode-St-Genèse serait une bonne chose pour désenclaver la ville-région de la Flandre.<><>Ceci est mon avis et n'engage que moi, bien entendu, mais comme je suis wallon et liégeois, je pense que mon avis compte peu et c'est aux Bruxellois à déterminer ce qu'il en sera. Sauf sur le point de savoir si des communes wallonnes seraient annexées à Bruxelles (voir propositions du FDF) personnellement je n'y suis pas favorable et de toute façon cela devrait passer par une consultation des communes concernées qui se sentent wallonnes ! X X X =P.S. : Le texte du dossier portant sur les 20 ans de la Région de Bruxelles, qui a lancé cet échange d’idées, peut vous être communiqué par e-mail sur simple demande. Bien à vous.

09/02/2009

WALLONS, ETES-VOUS VRAIMENT DES FAINEANTS ? ...

En avril 2006, cinq jeunes CD&V, sociaux chrétiens flamands, dans une carte blanche publiée conjointement dans De Morgen et Le Soir stigmatisaient la « culture politique francophone » faite selon eux de corruption et de passe-droit. En substance, ces jeunes Flamands estimaient que les Wallons souffraient de la malgouvernance d’une Belgique en « évaporation » ; ils invitaient les jeunes Wallons à se révolter, à se secouer. Des dires de jeunes Flamands manifestement imprégnés d’une « culture nationaliste flamande », nourrie de préjugés véhiculés par le cénacle politique flamand. = = Pour la Flandre nationaliste, la Wallonie est flemmarde, paresseuse, gréviste, adoratrice du dieu Chômage. Pire, elle s’accommode du « scandale du chômage wallon » que trois économistes wallons ont dénoncé : Pierre Pestiaux de l’Université de Liège, Michel Mignolet des Facultés universitaires Notre Dame de la Paix à Namur, Henri Capron de l’Université libre de Bruxelles. Ces trois personnalités relayaient le constat du sénateur Alain Destexhe, M R, dans un rapport intitulé « Wallonie ». Faut-il dès lors s’étonner des propos, pour le moins présomptueux, de ces jeunes Flamands issus du CD&V ? La gent économique et politique leur donne l’eau qui alimente leur moulin nationaliste. = = La réaction immédiate des jeunes CDH, sociaux chrétiens francophones, aux donneurs de leçon du Nord nous a réjoui ; elle montre que notre jeunesse ne reste pas passive, qu’elle est bien vivante, bien structurée dans sa tête. Elle renvoie les jeunes CD&V à leurs fléaux extrémistes et se dit ne pas comprendre comment ils peuvent se permettre « d’insulter le monde francophone et caricaturer l’ensemble de son monde politique ». = = Charles Michel, M R, ne mâche pas ses mots, lui non plus ; il renvoie la jeunesse flamande à ses vieux démons tout en admettant que la Wallonie ne se redresse pas assez vite : « Je ne suis pas étonné. La jeune génération de politiques flamands est très nationaliste. Elle n’a rien à envier à ses ancêtres, et c’est surtout pour la famille sociale-chrétienne. Pour ce qui concerne la prose des jeunes CD&V, je dirais qu’on est à certains moments à la frontière de propos fascisants ! … J’invite les jeunes CD&V à passer une journée avec moi en Wallonie pour voir que notre Région n’est pas ce cliché qu’ils colportent avec leurs a priori ». = = Tomé Andrade, président du Mouvement des Jeunes socialistes, MJS, tient des propos dignes : « Nous allons inviter l’ensemble des Mouvements de jeunesse politiques et démocratiques flamands à faire le tour de Bruxelles et de Wallonie. On verra alors s’ils auront toujours la même arrogance ». = = Guido Fonteyn, ancien envoyé du De Standaard en Wallonie a une explication à la persistance en Flandre des clichés du « Wallon paresseux », du « Wallon profiteur » : « Cela s’explique, dit-il, par le fait que les Flamands qui ont immigré vers la Wallonie étaient engagés pour la basse besogne, creuser les tranchées, ramasser les foins, etc. Alors que le Wallon, lui, utilisait les outils. Le Flamand, qui ne connaissait pas ces technologies, avait l’impression que le Wallon ne faisait rien. La machine était dans son esprit quelque chose de suspect, contraire à sa conception d’un travail dur, les deux mains dans la terre ». = = Une vision d’avenir est apportée par Elio Di Rupo : « Pour retrouver un dynamisme économique à celui de la Flandre, dix ans est un objectif raisonnable. Ca peut aller vite si les investisseurs ont une chose essentielle : la confiance en la Wallonie. C’est ça qu’il faut créer. On n’est ni plus bête ni moins travailleur que n’importe quel autre peuple".Après les cinq jeunes flamands du CD&V, un autre Flamand , venu s'installer en Wallonie et y déposer des listes aux élections régionales, Rudy Aernoudt, LiDé, tient quasi le même langage : les Wallons sont des chômeurs, ne savent pas gérer leur Région...