18.10.2010
C'EST ECRIT DEPUIS 1917 : LA GERMANISATION DE LA BELGIQUE...
Un compromis flamando-flamand
Le "compromis", présenté par Bart De Wever, est une application pure et simple de la Flamenpolitik élaborée en 1917 avec la collaboration de l'occupant allemand, affinée en 1999 et en 2003 par le Parlement flamand à travers la déclaration "Octopus". L'objectif arrêté en 1917 sous l'autorité du général allemand Moritz von Bissing de couper la Belgique en deux : d'une part, la Flandre avec Bruxelles comme capitale, et, d'autre part, la Wallonie, avec Namur comme centre administratif et Liège comme centre culturel, placée dans l'aire d'influence de l'Allemagne afin de permettre à celle-ci un facile accès aux ports maritimes flamands ouverts vers les océans.
Que propose la Flandre par la plume de Bart De Wever ? Cinq chapitres.
I. Loi de financement en quatre points :
1.1 - Régionalisation de 45 % de l'impôt sur les personnes physiques, IPP, transféré aux Régions sous la formule du "double taux".
1.2 - Solidarité entre Régions basée sur le revenu imposable par tête d'habitant, sans jamais annuler complètement la différence entre Régions.
1.3 - Responsabilisation des Régions pour les montants transférés du fédéral vers les Régions en matière d'énergie, de logement et en termes d'emploi
1.4 - Financement des Communautés par le biais des dotations TVA en passant par les Régions ; l'impôt des sociétés, ISOC, est provisoirement laissé de côté tout en prévoyant cependant des possibilités de crédit ou de réduction d'impôt.
II. Arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde en quatre points :
2.1 - Scission verticale entre l'arrondissement électoral provincial du Brabant flamand et celui de Bruxelles avec des modalités particulières pour les habitants des six communes à facilités de la périphérie bruxelloise. Maintien de l'apparentement à Bruxelles.
2.2 - Consécration légale de deux principes dans les six communes à facilités de la périphérie bruxelloise :
- le néerlandais pour les contacts avec les services locaux avec possibilité, à la demande, d'utiliser la langue française lors de chaque contact
- l'obtention possible d'une copie bilingue des documents officiels par demande individuelle pour maximum trois ans, renouvelable sur simple demande expresse.
Les Chambres flamandes du Conseil d'Etat sont seules habilitées à recevoir les recours.
2.3 - Adjonction, sur simple demande, d'un membre francophone du Conseil d'Etat à la Chambre flamande chargée d'examiner le recours d'un bourgmestre "dont la nomination est refusée par l'autorité de tutelle flamande".
2.4 - Scission de l'arrondissement judiciaire sur la base des modalités d'une proposition de loi CD&V.
III. Bruxelles : mise sous tutelle
3.1 - Un financement supplémentaire échelonné de 600 millions d'euros conditionné à une proposition portant sur "une organisation administrative plus transparente et plus efficace des dix-neuf communes Bruxelles…validée par le gouvernement fédéral et une prime de 50 millions d'euros annuels de plus".
3.2 - Acceptation d'un statut spécifique en matière de Justice.
3.3 - Acceptation d'une forme de cogestion en matière d'allocations familiales. - Possibilité d'envisager une politique commune à travers la Cocom, à condition que les ministres des Communautés flamande et française puissent y exercer un droit de vote complet.
3.4 - Renvoi à un groupe de travail de la demande francophone d'un assouplissement des lois linguistiques.
IV. Justice en quatre points :
4.1 - Transfert des tribunaux de première instance et deuxième instance vers les Communautés.
4.2 - La Cour de Cassation, le Conseil d'Etat, la Cour constitutionnelle et le Parquet fédéral restent de compétence fédérale.
4.3 - Possibilité aux Communautés et aux Régions d'instaurer leur propre juridiction administrative, avec participation des entités fédérées aux décisions d'application des peines.
4.4 - Compétence aux Communautés en matière de protection de la Jeunesse par la "fixation de peines et de mesures d'accompagnement, la fixation de règles de dessaisissement et des règles de placement en centres fermés".
V. Emploi, familles, soins de santé
5.1 - Emploi
- Compétence aux Régions pour le contrôle des chômeurs et la politique axée sur les groupes cibles.
- Transfert aux Régions du budget fédéral dont la répartition évoluera selon la capacité fiscale.
- L'ONSS et le cadre normatif restent au Fédéral.
5.2 - Familles
- Transfert aux Communautés des allocations familiales, budget et compétence. Sauf pour Bruxelles où les allocations familiales sont cogérées par la Flandre et la Wallonie.
5.3 - Soins de santé
- INAMI et la politique tarifaire restent au niveau fédéral.
- Compétence totale aux Communautés en matière de maisons de repos et de soins, soins à domicile, soins palliatifs, soins de santé mentale et assuétudes, et en matière d'infrastructures hospitalières.
Conclusion
La proposition de Bart De Wever peut être assimilée à un appel aux partis flamands de reconstituer un front flamand centré sur la réalisation de l'objectif 1917 de flamandisation généralisée de la Belgique. Au demeurant, cela devient une réalité dans certaines contrées de la Wallonie avec l'arrivée massive de Flamands et de Néerlandais.
Aux partis francophones d'avoir la sagesse de mettre sur le métier une "Fédération Wallonie-Bruxelles". Ne devraient-ils pas, dans la situation actuelle, convoquer des Etats généraux ? Les citoyens d’en-bas ont droit à une information complète et correcte. Nous pouvons craindre un coup de force des Flamands.
Raymond WATRICE
15:28 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : flamenpolitik, germanisation, octopus, flandre, wallonie, bruxerlles, coup de force |
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03.01.2008
LA BELGIQUE FRANCOPHONE SOUS TUTELLE PERMANENTE DE LA FLANDRE
La Chambre des Représentants compte 150 parlementaires dont 88 parlementaires flamands et 62 parlementaires francophones. Les Flamands détiennent donc 59 % des sièges, les francophones 41 % des sièges. --A tout moment, la Flandre peut imposer sa loi ! Elle ne s'en est pas privée dans le passé, même lointain. Rappelons qu'en 1913, le Parlement a voté, à la majorité flamande, un projet de loi interdisant aux Wallons d'avoir un grade dans l'armée s'ils ne connaissaient pas le flamand ! Le "coup de force" BHV – sans aucune riposte francophone sérieuse sinon un aboiement de basset enroué - n'est pas surprenant ! - -"La Flandre d'abord !", cri de ralliement d'Yves Leterme, CD&V, Premier ministre désigné, chargé notamment de la préparation d'un projet de réforme institutionnelle profonde de l'Etat, auquel les parlementaires francophones répondront positivement, comme d'habitude, avec soumission, pour ne pas sombrer avec le gouvernement dont ils font partie. - - Ignorant l'appel de détresse du peuple wallon et du peuple bruxellois.
10:55 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : bhv, reforme, belgique, tutelle, flandre, coup de force, parlementaires |
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29.12.2007
LA GRANDE GERMANIE EN MARCHE ACCELEREE...
Il fut beaucoup question du "coup de force" des Flamands lors du vote de la scission de l'arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde en Commission de l'Intérieur de la Chambre des Représentants. - - "Coup de force ?". Non. Expression de la puissance dominatrice de la Flandre ! L'application pure et simple de l'arithmétique électorale. - -"Rupture des relations consensuelles franco-flamandes ?". Oui. Non-respect du Pacte de solidarité entre les Communautés. - - La Flandre, économiquement et financièrement forte, veut se libérer de ce Pacte qu'elle considère comme un carcan à son expansion territoriale dictée par l'ancestrale doctrine germanique d'un regroupement des populations d'origine germanique et d'un accès aux océans via les ports de la Mer du Nord. - -Le moment est venu pour le Mouvement flamand de réaliser le rêve de la Grande Germanie : les traités du Benelux arrivent à terme en 2010 ; il faut les renouveler ; le Land allemand de Rhénanie du Nord-Wesphalie, le plus important d'Allemagne, sollicite son adhésion au Benelux ; il ne faut pas l'écarter. Il reste à la Flandre de faire sauter le bouchon qu'est la Wallonie. Elle doit le faire dans les deux ans qui viennent. D'où le vouloir immédiat d'une "Réforme profonde de l'Etat". - -Le Mouvement flamand a l'atout majeur en main : la majorité absolue à la Chambre des Représentants. Il y occupe 88 sièges sur 150. Tous les partis flamands font bloc, sans exception. "La Flandre d'abord". - -Face à ce bloc flamand sans faille, un "Front francophone" fissuré, miné par l'égocentrisme et par le particularisme curial des dirigeants des partis francophones que la crise gouvernementale, parfaitement orchestrée par le Mouvement flamand, a accentués. - -Le fruit blettit ; il peut être cueilli. La phase préparatoire de l'application du plan flamand peut être lancée. Anesthésier les francophones et attiser les braises de la haine entre eux : un gouvernement "provisoire" paritaire est mis en place. Le tournage peut commencer. Yves Leterme rentre en scène. Verhofstadt III lui confie le coaching du groupe de travail chargé de la réforme institutionnelle de l'Etat. Les francophones ferrailleront dans le groupe de travail socio-économico-écologiste dirigé par le très libéral Reynders. Autrement dit : la Flandre, les mains libres, a la charge de la mise en place de son indépendance de gouvernance et de la vassalité de la Wallonie…- -La Grande Germanie en marche…
14:47 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : expansion, germanie, en marche, reforme, flamand, anesthesier, coup de force, rupture, flandre, puissance |
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31.10.2007
LE WALLON N'A RIEN AVOIR...
LE WALLON N’A RIEN A VOIR DANS LES TENSIONS FLAMANDO-FLAMANDES… - Noël Slangen, dans le quotidien Le Soir du 12 septembre 2007, a ses raisons de penser « qu’on n’a pas été gentil avec les Flamands. Les jeunes Flamands envoyés à la mort par des supérieurs francophones, l’interdiction du néerlandais dans l’enseignement ne sont pas des faits dont nos concitoyens francophones peuvent être fiers ». Il sait et, il le souligne, que « les classes sociales flamandes (naguère) modestes ont eu de bons motifs de se retrouver chaque année à la tour de l’Yser : les générations passées ont été véritablement brimées par des francophones… flamands ! Par les bourgeois du Nord d’expression française qui s’adressaient en patois flamand à leurs domestiques ». Noël Slangen ajoute « … si l’on se rappelle que de nombreux parents de Flamands désormais enrichis étaient au service d’autres Flamands s’exprimant en français, ce complexe d’infériorité prend tout son sens : les enfants des valets ont hérité de la rancune du père qui a dû courber l’échine pour nourrir sa famille ».Le clergé flamand s’est glissé dans la fracture ouverte entre les deux classes sociales flamande : la bourgeoise et l’ouvrière en diabolisant la langue et la culture françaises, présentées comme des propagandistes de la « franse perversiteit » (la perversité française)… jusque dans les tranchées de la guerre 1914-1918.Noël Slangen reconnaît que le « Wallon n’a rien à voir dans les tensions flamando-flamandes » qui ont débouché sur le mépris du Flamand envers le Wallon et le Bruxellois francophone.Les Wallons n’ont jamais « agressé » la Flandre. Au contraire. Les exemples sont multiples allant de la construction et du développement des ports d’Anvers, de Gand, de Zeebruges en passant par la défense de la classe ouvrière flamande. Par contre la Flandre, dans son aveuglement, n’a de cesse de verser son fiel sur Bruxelles la francophone et sur la Wallonie. Pourquoi ? Le clergé pour défendre sa position dominante dans les esprits du peuple ? La bourgeoisie francophile pour détourner les légitimes rancunes du peuple à son égard ? Quoi qu’il en soit la Flandre intransigeante, rancunière, menace les Francophones de voter la scission de l’arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde sans concession en s’appuyant sur sa majorité à la Chambre des Représentants ! Au demeurant, cela ne serait pas son premier coup de force au Parlement. Il le fut le 12 mai 1910 lors du vote de la loi Frank-Seghers germanisant l’enseignement moyen ; il fut suivi le 23 mai 1913 par le vote de la loi excluant de tout grade dans l’armée les Wallons ignorant le flamand, par le vote de la majorité flamande du Sénat le 13 mai 1921 de la loi von Bissing qui, pour la première fois dans l’histoire de la Belgique, introduisit le flamand dans l’administration de la Wallonie…L’Histoire repasse les plats
14:37 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : guerre 1914-1918, langue et culture francaises, chambre des representants, coup de force, wallon, tensions flamando-flamandes, interdiction du neerlandais, classes sociales, generations, nord, bourgeois, clerge flamand, bourgeoisie, ouvriere, franse perversiteit |
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12.10.2007
BHV - COUP DE FORCE FLAMAND !
Les partis flamands et la Flandre de La Panne à Tongres veulent la scission de l’arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde (BHV) SANS CONTREPARTIE ET SANS DELAI. Le mercredi 10 octobre 2007, ils ont tenté – et réussi - un coup de force : mettre à l’ordre du jour l’examen article par article de la proposition CD&V de la scission de BHV et ensuite de mettre au vote la proposition du Vlaams Belang de terminer le débat général et la discussion de tous les articles des propositions acceptées de scinder BHV.Trop, c’est trop pour les francophones. Imbuvable. Olivier Maingain (FDF), député MR, président du FDF, sonne la révolte : Je demande aux francophones de ne pas jouer dans cette mauvaise pièce. Thierry Giet (PS), député, enchaîne : Ce qui se passe témoigne d’un manque de respect élémentaire de la communauté francophone. Melchior Wathelet (CDH), député, vice-président du CDH, tempête : Il faut se faire respecter. On ne peut pas accepter cette manière de travailler. Les francophones quittent la réunion. Deux d’entre eux rentrent peu après.Les Flamands n’ont que foutre ! Ils poursuivent l’examen des propositions nonobstant la demande pressante des députés Daniel Bacquelaine (MR) et de Melchior Wathelet (CDH), revenus en réunion, de suspendre la séance. Les deux députés francophones sortent, enfin.Un hold-up flamand ? Nenni ! Les Flamands sont majoritaires à la Chambre des Représentants et à la Commission de l’Intérieur ; ils usent et abusent de leur majorité sans respect de la Communauté française ! « Miserie, miserie » murmure Pieter De Crem, CD&V, président de la Commission de l’Intérieur.Que les francophones se mettent bien en tête : les Flamands veulent imposer leur programme commun ! Ils le feront appliquer ! Point à la ligne. Pourquoi n’ont-ils pas, face à la Flandre arrogante et méprisante, une position unanime ? Pourquoi ?Comme toujours les politiciens francophones sont divisés, montrant leur vrai visage de baronnets locaux plus soucieux de leurs intérêts personnels et partisans que de l’intérêt général de leurs concitoyens. David Coppi, journaliste au quotidien Le Soir, décrit très bien les courants partisans qui traversent la vie politique dans la Francophonie belge : Par la force des choses, l’« unité » francophone, proclamée, implorée, exaltée parfois, a montré une fois encore ses limites, in situ ». Misère, misère !
14:45 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : francophones, bhv, coup de force, flamand, scision, vlaams belang, partis flamands, flandre, respect, cd v, fdf, imbuvable |
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