05.07.2010

LE REFINANCEMENT DE BRUXELLES : QUEL PRIX A PAYER ?

…"Un prix énorme, selon Michel Legrand, président du Gerfa (site web : www.gerfa.be; courriel : mgjlegrand@yahoo.fr). Il aurait pour seul et unique nom la fixation des frontières de la Flandre et l'épuration linguistique dans l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde. Ce prix est énorme, car il phagocyterait définitivement Bruxelles, la priverait de son hinterland culturel et économique et hypothéquerait l'avenir non seulement du peuple francophone mais également de la Wallonie qui se verrait privée de sa ville principale, avec son poids économique et de son rôle de vitrine internationale. + +Il faut dire NON à toute remise en cause des arrondissements, électorat judiciaire de BHV, et naturellement des facilités administratives dans les six communes périphériques […] Mais soyons de bon compte : on ne peut quand même pas reprocher à un peuple de ne pas consentir à l'abandon de ses minorités et de refuser de négocier des frontières internationales à l'intérieur d'un Etat sans consultation des populations concernées ; de plus, l'acharnement flamand à vouloir la scission de BHV est fondé sur une certaine idée de pureté linguistique et sur une interprétation abusive d'un arrêt de la Cour d'Arbitrage, qui, rappelons-le, rejette le recours contre la loi maintenant l'arrondissement électoral de BHV, tout en émettant une réserve dans un simple considérant. Dès lors, à côté de la scission, il existe d'autres solutions permettant de sortir du problème et de tenir compte de la situation complexe de cet arrondissement."

12.08.2009

BRUXELLES-HAL-VILVORDE : SCISSION OU PAS ?

BRUXELLES-HAL-VILVORDE : SCISSION OU PAS ?On sait que la Cour d’Arbitrage n’impose pas la scission de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde, BHV ; elle relève même qu’il n’épouse pas le territoire de la province comme les autres arrondissements. Il serait donc possible de revenir aux anciennes limites ! + + Mais – un Mais avec une majuscule – les Flamands veulent sa scission, ou plus prosaïquement, ils s’en servent pour faire des avancées territoriales significatives à très bon compte, sans bourse déliée. Les Flamands tablent sur la division des francophones, sur l’ego démesuré des chefs des partis francophones, sur l’étranglement financier de Bruxelles. + +En 2005, un compromis avait été élaboré : scission de l’arrondissement contre élargissement des compétences de la Communauté française à la périphérie, bétonnage des facilités dans les communes du même nom. Un compromis mort-né à la suite du « Neen » du SP.A ; ce compromis pourrait ressusciter avec « gommage » de la perte prévisible, par la Flandre, d’un voire de deux élus à la Chambre des Représentants. + + Le Ministre président, Herman Van Rompuy, CD&V, en tout cas, prône un compromis : « Ma conviction, dit-il, est qu’il faut une solution négociée. Car il y a eu, d’une part, un vote unilatéral en commission de la Chambre et, d’autre part, une procédure de conflit d’intérêts. Le dossier reviendra donc au gouvernement, et sans solution, ce sera la crise. Il faudra donc, finalement, une solution négociée... ». Et Herman Van Rompuy avance une solution comportant quatre volets : = = 1) Création de trois circonscriptions, Brabant flamand, Brabant wallon, Bruxelles, avec possibilité d’utiliser l’article 89 du code électoral pour les six communes à facilités = = 2) Organisation d’une circonscription électorale fédérale = = 3) Création d’une communauté urbaine par le biais d’un accord de coopération avec la Flandre, la Wallonie et la Région de Bruxelles = = 4) Conclusion d’un accord de coopération entre les deux Communautés flamande et française pour résoudre les problèmes des communes à facilités. = = La Flandre a dit ! Les francophones au pied du mur. La balle est dans leur camp. + + Louis Michel, ancien président du MR, ancien commissaire européen, actuel député européen, a suggéré le 2 mars 2009 une formule institutionnelle pour résoudre le problème BHV : « Une circonscription englobant Bruxelles et le Brabant wallon d’un côté, une autre constituant un grand Brabant flamand ». + + Que pensez-vous de l’idée de Louis Michel ?

26.09.2008

INEGALITES ENTRE FRANCOPHONES DE FLANDRE ET FLAMANDS DE WALLONIE...

COMMUNIQUE DE PRESSE DE L'A.P.P.F., asbl = De Haan (Belgique), le 25 septembre 2008 - Dans le numéro de rentrée des "Nouvelles de Flandre", l’association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF) pointe du doigt les "inégalités entre Francophones de Flandre et Flamands de Wallonie". = = Et à l’APFF de préciser: "Il y a de part et d'autre de la frontière linguistique, une population minoritaire importante. Nous réclamons aujourd'hui, avec plus de force que jamais, la reconnaissance de ces minorités et la garantie d'une équivalence de traitement. (…) = = Jusqu'ici la Flandre a toujours refusé de reconnaître l'existence de la minorité francophone sur son territoire. Une minorité pourtant reconnue par le Conseil de l'Europe! La position de la Flandre est devenue intenable. Et la justesse de notre position est confirmée par le 'Centre d'étude des francophones en Flandre' composé de chercheurs de plusieurs universités, parmi lesquels de nombreux Flamands. (…) = = Notre position à l'APFF est, depuis toujours, celle de la conciliation, de l'entente, du respect des citoyens à quelque communauté qu'ils appartiennent. Nos trois langues et nos trois cultures doivent pouvoir s'exprimer librement partout en Belgique. Pour cela, il est indispensable qu'un esprit d'accueil se substitue à une inimitié venue d'une obsession passéiste. Or, la vérité, c'est que les Flamands sont bien accueillis en Wallonie, sans tracasseries d'aucune sorte, ce qui n'est pas le cas des Francophones en Flandre. (…) = = Toutes les communes wallonnes peuvent bénéficier d'une aide régionale pour financer des projets visant à faciliter l'emploi des langues dans les services rendus aux citoyens. (…) Et quelle réponse donne-t- on du côté flamand à cette attitude d'ouverture? La commune de Zaventem, sur le territoire de laquelle se trouve l'aéroport national, incite ceux qui ne maîtrisent pas le flamand, à se faire accompagner par un interprète pour leurs rapports avec l'administration. A Renaix le bourgmestre, Luc Dupont, souhaite la suppression des facilités. (…) = = S'agissant de culture, rappelons que les autorités flamandes ont obtenu un arrêt de la Cour d'arbitrage estimant que la Communauté française ne pouvait plus continuer à soutenir financièrement les associations culturelles francophones en Flandre. En même temps, les autorités flamandes ont bien précisé qu'aucun pouvoir de Flandre ne prendrait le relais. Et ce n'est pas tout: = = il n'est quasiment plus possible pour une association francophone d'avoir accès à des locaux publics. Le constat est simple: si rien ne change, les associations francophones sont menacées de disparition! = =Lors d'une émission radio de la RTBF, le 3 septembre dernier, nous avons posé à Rudy Demotte la question que voici: 'Vous connaissez les difficultés rencontrées par la minorité francophone en Flandre. Pouvez-vous nous confirmer que, de votre côté, vous jouez la carte de l'ouverture et que vous ne vous opposez pas à ce que des associations culturelles flamandes actives en Wallonie puissent disposer de subsides et de locaux?' = = Réponse immédiate du ministre-président: 'Mais c'est exactement ce que nous faisons. Et nous disons aux Flamands : nous n'avons pas peur de la diversité culturelle. On a le sentiment de l'inverse parfois. C'est que, du côté flamand, alors que pourtant la région est prospère, a tous les atouts en main, la communauté se replie sur elle- même. Ce choix est en contradiction avec son intérêt réel.' (…) = = L'esprit d'ouverture dont fait preuve la Wallonie à l'égard de la minorité flamande du sud du pays devrait encourager la Flandre à en faire de même. La Flandre a tout intérêt à s'ouvrir aux francophones. Les patrons, les économistes, les hommes politiques le disent: 'Il y a pénurie de main-d'oeuvre en Flandre.' Des milliers de postes sont à pourvoir. Des francophones pourraient fort bien occuper ces emplois, au grand bénéfice de nos deux communautés. Encore faudrait-il qu'ils ne soient accueillis comme des 'impérialistes francophones arrogants'! = = N'en déplaise aux séparatistes, au niveau de l'économie et de l'emploi, 'l'union fait la force'!"