19.12.2008

COMMENT SORTIRONS-NOUS DES CRISES ? ...

De quoi demain sera-t-il fait ? Spip, le petit écureuil s’interroge… + + Nous subissons et subirons trois crises. Fortes, douloureuses. Il ne faut pas se leurrer et appliquer la méthode Coué. Les crises pointent ; elles arrivent. L’horizon est noir, lourd ! Soyons prévoyants. La période des vaches maigres est bien là ! Dans le point de mire depuis deux ans, elles s’appesantiront et déferleront pendant quelque cinq années encore. Au chaos financier s’adosse la récession économique laquelle induit le désastre social. + + La Belgique, comme le signale Michel Legrand, président du Gerfa dans Diagnostic de décembre 2008 n° 263, sera en récession en 2009 et le budget affichera un déficit probable de 2 %, sans compter le déficit des comptes de 2008 dont l’équilibre annoncé est d’ores et déjà compromis. La détérioration des comptes et la récession auront un effet direct sur l’ampleur de la dette publique, qui reprendra rapidement la direction des 100 % du produit national brut. + +La dette publique, qui n’a jamais diminué, se monte à quelque 300 milliards d’euros. Ajoutez-y les montants que l’Etat s’est engagé à couvrir… L’avenir de l’Etat devra supporter une dette colossale à des taux nettement plus élevés qu’actuellement… Hallucinant. + + Ce qui fait dire à Michel Legrand « Le déficit annoncé, couplé à l’augmentation de la dette qui va elle-même requérir de nouvelles recettes pour le paiement des intérêts, constitue pour la Belgique un cocktail particulièrement détonant qui va peser sur l’ensemble des moyens de l’Etat. + + La politique du « laisser-faire » menée par les gouvernements Verhofstadt, entérinée par le Ministre des Finances, Didier Reynders : vente d’actifs patrimoniaux, placements spéculatifs, location de bâtiments… plombent les possibilités d’intervention de l’Etat. + + Que devons-nous faire pour « protéger notre avenir « ? Cultiver la prudence ! Ne s’engager que si l’on a la somme suffisante pour couvrir l’achat. N’effectuer aucune opération à crédit, sauf pour de l’investissement ! + + La sauvegarde viendra, peut-être, de la création de la Caisse d’Investissements par la Région wallonne. « Les citoyens cherchent une certaine sécurité pour leur épargne… on la leur garantit… » déclare Jean-Claude Marcourt, PS, ministre de l’Economie. Engagement appuyé par Rudy Demotte, PS, ministre-président de la Région wallonne et de la Communauté française : « … Il y a une crise de confiance par rapport aux dépôts. Or, on a besoin de moyens pour relancer l’économie. Ce qu’on propose aux gens, c’est de récolter leur épargne en leur offrant une parfaite sécurité de placement ». + + Un argent d’épargne est un argent pouvant être disponible à un moment déterminé. Une disposition libre. Or, si les conditions d’entrée sont très rassurantes, par contre les conditions de sortie sont à déterminer. Attendre des précisions sur les conditions de retrait applicables par une institution sans point d’agences ni de guichets.

10.10.2007

COMMUNIQUE BELGA PRESS RELEASE

Conférence sur la maladie de Ménière (vertiges, acouphènes, perte d'audition) - L'association ENTRAIDE MENIERE ASBL, 87/77 rue des Floralies , 1200Bruxelles organise Le samedi 10 novembre 2007 à 14H30 À Tournai Hôtel Cathédrale, 2 Place Saint Pierre Une conférence- débat sur la maladie de Ménière (Vertiges,acouphènes, perte d’audition)Par le docteur J.P. Dachy O.R.L. (spécialisé en otologie) - Membre: Gratuit + un accompagnant Non membre: PAF 8 euro au compte 360-1153334-10Merci de faire une réservation - par écrit au secrétariat: 87 rue des Floralies BT 77, 1200Bruxelles - par courriel entraidemeniere@hotmail.com- par téléphone (à partir de septembre) au 027629183 Témoignage (auteur Gilles Abel )A 35 ans, Michèle Quoidbach travaille comme assistante en pharmacie. En 2001, un souci de santé, suivi d’une crise. Et sa vie bascule.Ecoutante au sein de l’association Entraide Ménière, elle estaujourd’hui convaincue que son expérience peut être instructive pourd’autres. - Comment avez-vous découvert que vous étiez atteinte de la Maladie deMénière ? - Il y a six ans, j’ai cru que j’avais des bouchons dans l’oreillegauche. Comme je travaille dans une pharmacie d’hôpital, je suisallée à la consultation d’ORL Ils m’ont dit qu’il ne s’agissait pasdes bouchons. Dans le même temps, mon audition a sensiblement chuté,mais je n’avais pas encore tous les autres symptômes, comme lesnausées, les vertiges ou les pertes d’équilibre. Ou bien je les avaiset je n’en savais rien. On m’a fait alors fait passer une séried’examens, pour finalement me dire: "vous avez la maladie deMénière". Mais je ne savais toujours pas ce que c’était. - A quel moment l’avez-vous pleinement réalisé ? - Un jour, au travail, j’ai eu ma première vraie crise. Je ne savaisplus ni marcher ni bouger, j’ai cru mourir. Tout tournait, mais pascomme quand on est saoul, parce qu’ici on ne peut plus bouger. J’aiété mise en congé, pendant 3 mois, pour me remettre. J’ai notammentdu réapprendre à marcher. Et tous les gestes qui font appel àl’équilibresont aujourd’hui délicats à entreprendre. - La découverte de la maladie a-t-elle entraîné des changements dansvotre vie ? - Au niveau professionnel, comme je suis assistante en pharmacie, il ya certaines tâches que je ne fais plus. Effectuer des gardes, fermerdes portes et des volets, monter sur des échelles pour ranger desarchives, ouvrir des colis, sont des gestes que j’essaie d’éviter. Jetravaille essentiellement à un bureau, plus encore que je ne lefaisais avant. - Dans ma vie quotidienne, même en dehors des crises, il y a plein dechoses que je n’oserais plus faire. J’ai dû prendre quelqu’un pourvenir m’aider à nettoyer et faire les vitres par exemple. J’aiencore une voiture, mais je ne l’utilise presque plus, je prendsplutôt le bus à la place. Et quand je fais des trajets en voiture,il vaut mieux que je ne regarde pas par la fenêtre ! - Cette maladie affecte-t-elle également la vie sociale ? - Je sortais beaucoup avant. Disons que j’ai perdu beaucoup deconnaissances, puisque je ne sais jamais dire à l’avance si je peuxou pas aller à un souper ou une fête. En outre, sur le plan social,le fait de perdre de l’audition est quelque chose de difficile, afortiori lorsqu’on sait d’emblée que cette perte va s’aggraver avecle temps. - Par ailleurs, même ma famille proche ne comprend pas toujours masituation. "C’est juste un peu de fatigue", disent-ils. Ils neréalisent pas que ce n’est pas que je ne veux pas faire quelquechose, c’est que je ne sais pas. Quelquefois je culpabilise parrapport à ça. Mais comme mes collègues sont au courant, cela sepasse bien au travail et cela m’aide à relativiser. - Comment avez-vous découvert l’association "Entraide Ménière" ? - J’ai un jour assisté à une de leurs conférences, qui m’a permis decommencer à comprendre la maladie. J’ai rapidement accepté d’êtreécoutante pour ma région, et c’est un rôle que j’apprécie. - Votre travail d’écoutante vous a-t-il permis de mieux comprendre lamaladie ? -Il m’a en tout cas amené à prendre conscience que c’est une maladiecomplexe ! Notamment dans ses conséquences psychologiques. Denombreuses personnes sont par exemple obligées d’arrêter detravailler à cause de la maladie. Moi j’ai la chance de pouvoircontinuer à travailler, cela constitue une raison pour me lever lematin. Mais si vous êtes indépendant, pompier ou ouvrier en toiture,l’impact est nettement plus grave. - Il y a aussi pas mal de gens qui refusent d’accepter la maladie.J’essaie souvent de leur dire : "Ne stressez pas et reposez-vous,c’est tout ce que vous avez à faire". Mais il est clair que j’aiparfois au bout du fil des gens désespérés. Si vous avez 4 enfantset un métier, il est clair que ce sera plus difficile à gérer ! - Extrait du témoignage publiée dans Pharmamagazine septembre-octobre2007 (N° 48 ) et disponible dans les officines du groupe Multipharma.Auteur du reportage : Gilles Abel Communiqué de presse d’Entraide Ménière ASBL publié par V.Berckmans,présidente de l’ASBL Tel 027629183 URL: http://www.entraide-meniere.be