07.12.2010

ET LE PETIT JEU « INDIGNE » CONTINUE…Titre de la note

 

 

Celui de dramatiser, de faire peur aux citoyens d’en bas, celui de leur mentir en bout de chaine…

Paul-Henri Spaak, dans un mémorable appel à la résistance, à la veille du scrutin législatif du 7 novembre 1971, le dénonçait déjà : « … De bons esprits, qui sont aussi de bons apôtres, nous disent : d’autres problèmes sont bien plus importants. Pensez à la situation économique qui se dégrade, aux questions sociales qui se posent,  à l’environnement, à la jeunesse, aux Universités… Les partis dits nationaux… présentent… les mêmes solutions… Les Flamands vont multiplier leurs efforts pour atteindre leur but…La vérité c’est que nous nous trouvons à la veille de nouveaux combats… Je le répète, on ne peut pas se résigner, il faut se battre. »

Et le scénario décrit par Paul-Henri Spaak en 1971 se renouvelle. Qu’entendons-nous ? Le glas… Que lisons-nous ? Les angoisses… Le monde économique crie au loup ; le monde politique s’agite…

Le Voka, organisation patronale flamande, veut un gouvernement fédéral de toute urgence pour éviter le pire au pays. Le patronat wallon lui emboite le pas. Elio Di Rupo, président du PS, agite le drapeau « catastrophe » et concède de nouvelles avancées au Mouvement flamand. Joëlle Milquet, présidente du CDH, scotchée au PS, accentue le la : « Il faut un gouvernement de plein exercice. Nous devons prendre une série de mesures socio-économiques structurelles pour réussir la sortie de crise ». Et d’appuyer sur le traditionnel « Il faut » : Un. « Il faut un gouvernement issu des dernières élections ». Deux. « Il faut un accord constitutionnel dans les trois semaines ». Trois. « Il faut redonner tout de suite des perspectives positives ». Quatre. « Il faut prendre ses responsabilité ». Cinq. « Il faut s’oublier quand on fait de la politique, oublier son parti, les critiques… ». Didier Reynders, président du MR, s’en va faire bombance avec Bart De Wever dans un restaurant réputé de Bruxelles, puis revient « guignolant » : « Ils (les partis négociateurs) ne veulent rien nous dire ». Guy Quaden, gouverneur de la Banque Nationale de Belgique, tendance socialiste, appelle à la constitution d’un gouvernement pour respecter le programme de stabilité : « Il serait bon d’avoir un gouvernement stable qui indique rapidement à la population et aux marchés financiers comment nous allons atteindre cet objectif… Plus on tarde, plus les mesures à prendre seront brutales et douloureuses ».

Pour couronner le tout, on nous annonce un taux d’inflation supérieur au taux de croissance, une dette publique frisant les 100 % du PIB, Produit Intérieur Brut, et un déficit public atteignant les 4,7 % du PIB. Des jours sombres en perspective.

Cerise sur le gâteau : les journalistes étrangers marquent leur scepticisme sur l’avenir de la Belgique. Pour Alain Franco, correspondant pour la Radio Télévision Suisse, RTL (France) et Le Point, « la seule chose qui soit claire, c’est que si cette réforme de l’Etat n’est pas faite et bien faite…ne se contentait pas de rajouter des tuyaux à une usine à gaz qui ne fonctionne déjà pas, il est certain que le pays disparaitra ».

Voilà comment on écrit l’Histoire.

Ne vous laissez pas envahir par les sombres nuages de la résignation. Luttez. Indignez-vous. Résistez.

30.04.2009

WALLONIE : UN VENT DE SUET...

… souffle sur l’économie wallonne. Le rapport 2008 de l’AWEX montre une Wallonie créative, une Wallonie que l’on aime, une Wallonie dans laquelle on se retrouve, une Wallonie toute de fierté et de grandeur ! + + C’est tout sourire que son administrateur général, Philippe Suinen, se fait chantre de l’optimisme : « crise et opportunités vont de pair. Notre rôle n’est pas d’encourager le repli sur soi mais bien de dynamiser les entreprises, de les inciter à prendre maintenant des initiatives afin d’être prêtes pour la reprise. A l’AWEX, nous avons pris la décision stratégique de ne pas participer à la crise ! » + + Certes, les résultats des deux premiers mois de l’année 2009 sont en recul par rapport à ceux e l’année 2008 respectivement de 19 % en janvier et de 20 % en février. Cela n’émeut pas Philippe Suinen : « Nous pensons comme d’autres que la reprise interviendra avant la fi n de l’année. Et ce, souligne-t-il, du fait que la nature des exportations wallonnes est essentiellement constituée de produits intermédiaires… Nous ne constatons en tout cas aucune fuite des investissements ». Au contraire, car depuis janvier 2009 une trentaine de dossier ont été conclus, engendrant 544 nouveaux emplois. + + Il n’y a aucune raison de se replier sur soi parce que 2009 accuse la crise. L’export wallon affiche une croissance annuelle moyenne de 8,4 %, supérieure à celle de la Flandre (7,8 %). + + Un bel acte de foi. + + La Wallonie se redresse, lentement bien sûr, mais en continu. Des esprits vétilleux diront qu’elle peut faire mieux. Facile à dire du haut du balcon ! Nous, nous disons : bravo !

28.02.2009

LA WALLONIE AU COEUR DE L'EUROPE ...

PHOTOGRAPHE + + La Wallonie est une région de petite taille à l’échelle européenne. Avec une superficie de 16 844 km2, elle représente un peu moins de 0,4 % du territoire de l’Europe des Vingt-sept. Sa population d’environ 3,4 millions d’habitants correspond à 0,7 % de la population de l’UE-27. La population active wallonne se compose de 1,425 million d’individus en 2006, soit 0,6 % de la population active de l’UE-27. En termes de densité de population, elle compte un peu plus de 200 habitants au km2. + + … L’objectif de croissance le plus connu que s’est fixé le Gouvernement wallon ces dernières années est sans contexte celui qui fut mentionné dans le Contrat d’Avenir pour la Wallonie, à savoir tout mettre en œuvre pour que le PIB wallon par habitant tende vers celui de la moyenne européenne à l’horizon 2010… En ces temps de ralentissement de l’activité économique, un tel objectif mérite d’être maintenu, même s’il doit désormais être davantage considéré comme un idéal à atteindre à moyen terme. + + LE PRODUIT INTERIEUR BRUT (PIB) + + … La croissance économique wallonne en termes réels n’est pas systématiquement inférieure à celle de la Flandre ou à celle de la moyenne de l’Union européenne des 27 (UE-27) ; il faut toutefois admettre qu’entre 1996 et 2006, la croissance wallonne a été plus souvent inférieure que supérieure à la moyenne européenne… Le différentiel de la croissance économique en défaveur de la Wallonie par rapport à la moyenne des 27 pays européens atteint jusqu’à 1 % en termes réels ! Le produit intérieur brut par habitant en Wallonie, comparé à la moyenne de la zone euro, poursuit sa progression d’année en année depuis 2000 ; il s’établit à 81,0 % en 2006 contre 112,8 % pour la Belgique. + + LE TAUX DE L’EMPLOI + + Le taux d’emploi wallon a évolué en dents de scie entre 200 et 2004 pour ensuite se stabiliser autour de 56 % en 2005 et 2006 et faire un bond à 57 % en 2007. On notera que la Wallonie est la seule région du pays qui a vus son taux d’emploi des jeunes augmenter sensiblement entre 2006 et 2007. Par contre, le taux d’emploi des plus âgés (tranche d’âge 54-64 ans) est pour sa part plus faible en Wallonie (33,6 %) qu’en Flandre (34,2 %). + + LE TAUX DE CHOMAGE + + Le taux de chômage en Wallonie est structurellement supérieur à celui de la moyenne de l’Union européenne. Toutefois, en termes d’évolution, la Wallonie est entrée dans une phase de résorption du chômage, son taux de chômage passant de 12 à 10,5 % en 2007. On relèvera que le taux de chômage des jeunes Wallons a fortement régressé ces dernières années passant de 33,1 % en 2004 à 27,8 % en 2007.+ + Source : Rapport « Regards sur la Wallonie 2008 ». Conseil économique et social de la Région wallonne

28.01.2008

CES FLAMANDS QUI "TRAVAILLENT DUR"...

Nous, francophones, les admirons. Qu’ils nous permettent de rendre hommage à nos concitoyens wallons qui, eux aussi, ont « travaillé dur » et continuent à travailler dur pour que la Belgique soit grande, pour que ses habitants soient bien de Nieuport à Arlon ! Ils ont donné et donnent leur vie, leur santé pour que les filles et les fils de Belgique de La Panne à Welkenraedt s’épanouissent ! –C’est bien d’être fier de sa Région. Tous, devons l’être. Mais, il faut que cette fierté soit une fierté pure, non une fierté moulée dans l’égoïsme, la condescendance, l’outrecuidance. –Lorsque Dirk Van Mechelen attribue les bons résultats à la « bonne gouvernance flamande », encore faut-il garder raison. Michelle Lamensch, journaliste, souligne dans le quotidien Le Soir du 13 janvier 2008, quatre raisons qui concourent aux bons résultats de la Flandre. Le regard est autre. –Première raison : une croissance économique supérieure à 2 %, ces trois dernières années. –Deuxième raison, les effets des accords du Lambermont. Conclus en 2001, à la demande des francophones, ils ont refinancé les Communautés et Régions. Mais ils profitent davantage à la Flandre car les moyens complémentaires versés à l’enseignement sont, depuis lors et jusqu’en 2012, basés sur le rendement régional de l’IPP. Soit 34 % pour la Communauté française et 66 % pour la Flandre. –Troisième raison : la réforme des droits d’enregistrement et de donation. Qui ont entraîné une hausse de recettes de 3,95 milliards en 2006 à 4,26 milliards en 2007. –Quatrième raison : des transferts financiers accrus de l’Etat fédéral. Chaque pour cent de croissance économique introduit 169 millions supplémentaires dans le circuit régional.— La richesse de la Flandre puisée dans l’incompétence des négociateurs francophones. Davantage due à la soi-disant « bonne gouvernance flamande »